01st Juil2011

Les soldes contrent attaquent !

by Alphajet

Steam aime décidément ceux qui ne partent pas de vacances 😉

Attention, il y a du lourd pour les joueurs PC ou Mac. Les soldes d’été sont de retour chez Steam et encore une fois, c’est l’avalanche de bonnes affaires. Pourquoi? Tout simplement car quasiment TOUT le catalogue est soumis aux promotions. Oui, pas juste 2 ou 3 jeux démodés. A part quelques sorties récentes non soldées comme F.3.A.R ou Duke Nukem Forever, vous trouverez forcément de quoi satisfaire votre appétit. Ce 30 Juin marque le premier jour et vous aurez une nouvelle sélection de produits encore plus soldés chaque jour.

Les bons plans d’aujourd’hui comprennent par exemple:
Operation Flashpoint: Red River qui s’affiche à -35% et tombe à 29,24€
– Le très fun Lead and Gold pour une bouchée de pain à 1,35€ !
– Le très encensé et tout frais The Witcher 2 qui perd 33% et se monnaye pour 33,49€
Borderlands : GOTY Edition, donc avec tous ses DLC pour 12,50€
Blood Bowl: Legendary Edition prend aussi une claque et tombe à 13,59€
– Ou encore Test Drive Unlimited 2 au prix saccagé de 4,99€

Il y en a vraiment pour tous les goûts, mais le pire… c’est que ça ne s’arrête pas à ça! Vous pourrez également acheter des packs éditeur, comme par exemple le Square Enix Summer Collector Pack avec 50 jeux inclus pour 74,99€, qui contient entre autres Batman Arkham Asylum, les deux premiers Deus Ex, les Hitman, Kane&Lynch, Tomb Raider… Même genre d’offres pour THQ, Valve, Telltale, Rockstar ou encore Id software (avec Commander Keen! :D), bref là aussi difficile de ne pas satisfaire les amateurs.

Mais vous me direz « et ceux qui ont déjà une partie des jeux ces packs?? ». Et là encore, Steam vous proposera de vous rabattre sur les soldes de catalogue éditeur, valables durant toute la période avec des réductions de -25% à -75% selon les marques. Il y a vraiment du choix et de très bons jeux dans le lot. Par contre, si vous visez un jeu en particulier, je vous conseille d’attendre le dernier jour des soldes pour vérifier s’il n’apparait pas en tant que deal du jour, qui sont systématiquement plus intéressants que les soldes du catalogue éditeur. C’est là que vous ferez les meilleures affaires, mais il vous faudra surveiller !

Au passage, j’en profite également pour dire qu’Amazon propose aussi quelques soldes sympas en 2e démarque, avec Homefront à 15€ pour ceux qui seraient tentés par l’aventure, ou Final Fantasy XIII sur Xbox360 à 26,54€. Bon shopping !

18th Avr2011

Le jeu d’aventure : ses origines et l’âge d’or (Part I)

by Torment

Je n’y croyais certainement plus, mais après plus de 20 ans d’attente, Steve Purcell a pu enfin sortir la suite de Sam n Max. En effet, Steve Purcell est un des titans de l’âge d’or de Lucasarts (Indiana Jones, Day of the Tentacle, Monkey Island,…) et la licence leur appartenait.

Cette série est réputée pour son humour décalée, voire absurde. Les protagonistes sont un chien en costard et un lapin légèrement psychopathe, qui vivent parmi les humains (sans que ça ne perturbe personne), et résolvent des mystères loufoques (qui a enlevé Bigfoot du cirque?).

 

Rétrospective sur un point’n Click: le chien et le lapin


Le scénario du premier: Sam’n Max, détectives en tout genres, sont appelés au cirque, on a enlevé Bigfoot. Après un passage à travers le tunnel de l’amour où ils rencontre un homme-taupe, celui ci leur raconte ce qu’il s’est passé:
Trixie, la femme girafe, aurait demandé au cracheur de feu de décongeler Bigfoot de qui elle est tombé amoureuse.
Sam’nMax partent à leur poursuite en traversant le pays, d’où le titre complet: Sam’n Max Hit the Road. Ils visiteront les lieux les plus sacrés des États Unis: la plus grosse pelote de laine du monde, la ferme où les légumes ressemblent aux visages de célébrités, …
Ils s’adonneront à du sport: Golfe avec des poissons en Floride, saut à l’élastique des narines du Mt Rushmore…

 

Finalement, Sam n Max découvriront que le couple est séquestré par un chanteur country minuscule, portant un sublime toupet blond mal attaché. Il veut torturer le couple en leur forçant de devenir des célébrités country! Ils piègeront celui ci dans un gros glaçon, alors qu’il enfilait un costume de sasquatch et le donneront au cirque. Le maître du cirque prendra le méchant en costume dans le glaçon pour son bigfoot manquant, résolvant la quête principale de nos héros et permettant aux 2 abérations monstrueuses de continuer leur histoire d’amour révoltante.
Au passage, pour permettre aux autres bigfoot rencontrés de vivre en paix, Sam’n Max réuniront les ingrédients nécessaires pour un rituel mystique pour renvoyer l’Ouest des États-Unis à un état primitif recouvert d’arbre et de verdure, détruisant le peu de civilisation qui était déjà présent là.
Bref, Sam’n Max était toute une aventure, qui aura marqué sa génération de par sa qualité artistique, et son script excellent.

Sam n max: Hit the Road était sorti juste avant que les jeux point’n Click (que l’on appelait les jeux d’aventure en ce temps là, je vais par nostalgie y référer par ce terme) ont entamé un déclin quasi immédiat. Pour comprendre la situation il faut faire un gros retour en arrière. Les PCs avaient très très peu de puissance comparée à aujourd’hui, le calcul d’environnements en temps réel, comme dans Doom, ou même encore Mario, n’étaient pas encore possibles. Aussi, on n’avait même pas de couleur… Enfin, si 2 couleurs: noir et blanc, et des fois même noir et vert. La seule chose possible à faire sur beaucoup de PC était de sortir du texte. Ainsi naquit, de l’esprit de programmeurs qui n’avaient surement pas envie de travailler, les aventures interactives, dont Zork reste le plus grand exemple.

 

Naissance du jeu d’aventure

Le grand classique du jeu d’aventure… Mais imaginez sans l’image.
L’équipe dev de Zork

« Welcome to Zork. West of House. You are in an open field west of a big white house with a boarded front door.  »
Maintenant vous devez taper du texte pour déclencher une action. « ouvrir porte » et le texte continue. Évidement, si vous tapez « Marcher vers porte », ou que vous faites une faute d’orthographe, ou même une tournure que le programmeur n’avait pas anticipée (ou même une majuscule), du genre « Ouvrir la porte »…. Une ligne s’affiche pour vous dire: « Je ne comprends pas ce que vous voulez faire ». Une phrase qui se répètera 2000 fois au moins au cours de l’aventure. Ces petits jeux, d’une extrême facilité à réaliser par un seul programmeur, même junior, étaient peut être le premier »genre » du jeu vidéo à apparaitre

En fait, ce jeu affichait une image fixe, mais donnait l’illusion que la voiture avance, en alternant les lignes blanches sur la route.

Nouvelle technologie bouleversante:
la nouvelle norme VGA débarque, et c’est la révolution: 320×240 pixels!!! 256 couleurs!!! L’arc en ciel prend vie dans le PC!
Maintenant les PCs avaient acquis la possibilité d’afficher de belles (!) images statiques (pas encore des photos quand même). Les jeux du genre Zork avaient maintenant comme support des images pour raconter l’histoire et renforcer l’immersion. On avait par exemple une image fixe, avec des objets, et on tapait sur le clavier une action à entreprendre: « Ramasser marteau », et comme par magie, le marteau disparaissait de la table pour indiquer qu’il était dans notre inventaire.
Tout simplement magique. J’avoue que je n’ai pas traversé cette époque, je n’était pas né (Nd Alphajet, en fait si il était né, mais il ne veut pas avouer qu’il est si vieux 😀 ).
Quand la puissance des machines a augmenté, on a pu ensuite afficher le personnage à l’écran et le faire naviguer avec le clavier. Ce fut le premier King’s Quest, de Roberta Williams, et la percée de Sierra comme Microsoft dans le jeu vidéo de l’époque. Ce fut mon tout premier jeu, et je ne savais pas écrire, finalement je finissais tout le temps noyé dans les douves. :'(

ARGH, les douves!!!
Le premier combat épique contre un dragon

 

 

 

 

 

 

Quelques temps plus tard, la souris nous permit de nous dispenser complètement du clavier, où il fallait conjuguer des verbes et ne pas faire des fautes d’orthographe. Cette interface a encore révolutionné le genre, qui avait atteint à ce moment là, son apothéose. L’interface SCUMM, de Lucasarts, utilisée dans Maniac Mansion, Indiana Jones et The Secret of Monkey Island a grandement contribué à en faire le rival de Sierra.

Le plus beau coucher de soleil que j’avais vu en 1990

 

 

 

 

 

 

Les jeux d’aventure étaient donc maintenant devenus plus intuitifs, accessibles, et la compétition assez intense a assuré d’excellents crus. A l’époque je voyais ça comme le futur, et ça restait mon genre favori. On est arrivé à l’âge d’or des jeux d’aventure.

 

L’age d’or

Quelques jeux remarquables de l’âge d’or:
King’s Quest V: Le jeu qui m’a filé la plus grosse claque graphique de ma vie.
Legend of Kyrandia: Le plus beau vert jamais utilisé
Monkey Island: Le jeu le plus drôle jamais sorti (si, si ,aujourd’hui encore)
Day of the Tentacle: Lucasarts était le Pixar de l’époque, et c’est à partir de ce jeu que j’ai commencé à vouloir changer de machine.

Avouez qu’aujourd’hui encore Legend of Kyrandia a du charme

 

 

 

 

 

 

 

Le jeu d’aventure régnait en maitre sur PC. Son concurrent principal, Mario, restait sur console qui était destiné à un public beaucoup plus jeune. Le PC, et les jeux d’aventure en particulier, étaient généralement destinés à un public beaucoup plus mûr. Je me souviens de titres comme Beneath a Steel Sky, Myst et Gabriel Knight qui racontaient des histoires très matures, du genre qui n’existaient pas du tout sur console à l’époque. En fait, même aujourd’hui, il y a assez peu de jeux qui atteignent le niveau de maturité d’un Gabriel Knight. De plus, l’avènement du temps réel, ne semblait pas nuire au jeu d’aventure, au contraire. Les animations renforçaient davantage l’expérience jusqu’à en faire une expérience comparable, sinon bientôt meilleure que les films. La preuve avec Myst, sorti en 1993, qui alliait plan fixes et animations et fût le jeu le mieux vendu de l’histoire pendant 9 années avec 6 millions d’exemplaires. The 7th Guest de son coté, alliait films et graphismes informatiques, et a carrément poussé la vente des CDs dans les demeures.

Même le CD de Myst était beau. Celui-ci a grandement contribué à vendre les lecteurs CD-Roms à l’époque.

 

 

 

 

 

Avec King’s Quest VII (si seulement ça pouvait être le dernier), Sierra montrait clairement son ambition de devenir le nouveau Disney sur PC.
Bref, pour un genre dont la lignée est peut être la plus ancienne, et qui a pratiquement fait vendre le PC, on s’attend à un plutôt bon avenir.
Pourtant, malgré un air d’invincibilité, la chute fût, le moins qu’on puisse dire, surprenante. En l’espace de quelques années, les jeux d’aventure qui dominaient le paysage n’existaient pratiquement plus. Les 2 seuls survivants étaient Sierra et Lucasarts, qui ont essayé tant bien que mal de faire survivre le genre, mais sans succès.

Bien que ce soit un jeu d’aventure, Myst était en 3D, mélangeait des vidéos avec de vrais acteurs, c’était un jeu passionnant, et il est resté le jeu le mieux vendu jusqu’aux Sims en 2002 (9 ans plus tard!!!)

Quelques grand jeux lors du déclin:
Gabriel Knight 2: Resté mon jeux favori pendant des années. Peut être bien le meilleur scénario dans un jeu vidéo de tous les temps
King’s Quest 6: Un très beau jeu à l’ancienne (même pour l’époque), qui malgré son grand classicisme m’a marqué.
Discworld: Un jeu très injustement mis de coté, en grosse partie à cause de sa difficulté extraordinaire. Il regroupait les meilleurs gags des livres Discworld, et m’a d’ailleurs motivé à les lire par la suite. Discworld montre d’ailleurs que les jeux d’aventure parviennent à retranscrire fidèlement un livre tiré d’un univers complexe mieux que n’importe quel autre médium aurait pu.

Utilisant de vrais acteurs, et un réalisme photographique, Gabriel Knight 2 avait une personnalité incroyablement forte

Lucasarts a abandonné après le succès mitigé de Full Throttle et Grim Fandango (hormis des suites à Monkey Island trop longtemps après).
Sierra a essayé de propulser le genre dans le futur avec l’usage intensif de la vidéo dans Fantasmagoria et la 3D dans Gabriel Knight 3. Fantasmagoria tenait sur 7 Cds à l’époque (un record de taille qui fut très long à battre), et racontait un des premiers classiques de l’horreur du jeux vidéo bien avant Resident Evil. Certains diraient d’ailleurs que Phantasmagoria était plus un film interactif qu’un jeu vidéo.
Gabriel Knight 3 et Grim Fandango (de Lucasarts) ont essayé de propulser le jeu d’aventure dans la 3D, mais le succès fut modeste. La 3D nécessitait de faire naviguer le personnage avec le clavier, et non la souris. Je pense qu’en grande partie, cette nécessité de lâcher la souris, fut une des décisions qui a tué le genre.

Grim Fandango, un titre excellent, mais qui a commis le péché de la 3D et du retour au clavier

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet, à ce stade, personne ne suspectait que ce genre, pourtant le plus populaire et le plus ancien, allait très bientôt disparaître.
Dans une semaine, la partie 2 du dossier!