30th Août2013

Critique Casual : Duck Tales Remastered

by Alphajet

Duck-Tales-Remastered_01

Duck Tales Remastered

Sortie
Août 2013 Supports PC, PS3, Wii U, Xbox360
Par les mêmes gars Double Dragon Neon, Mighty Switch Force, The Smurfs 2
Alternatives Rayman Legends, Trine 2, Epic Mickey : le retour des héros

C’est l’plus grand boss de toute la ville, Picsouuuu, Picsouuu ! Ah ce vieux générique Disney résonne encore dans ma tête, toute comme l’excellente bande son réalisée par Capcom à l’époque sur Duck Tales, sorti sur NES en 1990… ouïe ouïe ça ne me rajeunit pas, une fois de plus, parce que c’était un de mes titres préférés sur la console de Nintendo. Et pour lui rendre hommage, c’est donc sur Wii U que je m’y suis essayé, après avoir craqué au préalable sur l’eshop à mon retour de vacances…

Duck Tales Remastered reprend de façon très proche le concept de son ancêtre. Il s’agit d’un jeu de plateformes qui a pour particularité de ne posséder « que » 5 niveaux (plus un dernier accessible une fois les autres terminés), tous accessibles dès le départ et dans n’importe quel ordre, un peu à la manière d’un Megaman. Ces « tableaux »  – comme on disait à l’époque – sont assez vastes et une carte permet de s’y repérer. Mais la principale caractéristique du jeu, conservée à l’identique, est qu’il s’agit d’un pur « Die and Retry« , autrement dit « crève et recommence charogne » en français dans le texte.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’idée, il s’agit de ne proposer aucun point de sauvegarde dans les niveaux. Par conséquent, chaque fois que les 2 ou 3 vies sont épuisées, il faut refaire le niveau dans son intégralité! Et oui ce qu’on pourrait considérer aujourd’hui comme une facilité du développeur pour augmenter artificiellement la durée de vie du jeu pouvait à l’époque se justifier par la plus grande difficulté à gérer des sauvegardes sur cartouche. Aujourd’hui, je pense qu’il s’agit à la fois de conserver le gameplay tel qu’il était, mais aussi d’éviter de devoir rendre le jeu trop facile si des checkpoints étaient ajoutés, ou bien d’avoir à développer des niveaux supplémentaires. Pas vraiment l’idée d’une « remasterisation ».

Le vieux papy Picsou (Scrudge Mc Donald en VO) a toujours un bon swing malgré les années!

Le vieil oncle Picsou (Scrudge Mc Donald en VO) a toujours un bon swing malgré les années!

Le gameplay de DTR est assez simple, NES oblige, mais pas pauvre. En effet, il faudra manier le saut pogo avec précaution lors des passages de plateforme délicats, et faire preuve d’une grande précision et dextérité pour éliminer les hordes d’ennemis, qui parfois réapparaissent à l’infini. Petit apparté sur le pogo, il est possible de l’effectuer « à l’ancienne » en appuyant simultanément sur bas et un bouton pendant le saut, ou de façon plus simple à l’aide d’un simple bouton. J’ai commencé avec la vieille méthode, mais j’ai laissé tombé quand je me suis rendu compte que la précision et le timing demandés étaient parfois difficiles à conjuguer. Il faut dire que parfois les sauts et le positionnement par rapport aux ennemis sont limites punitifs, mais bon…

En revanche, j’ai sincèrement apprécié le fait que le gameplay et l’ambiance originales soient vraiment respectées. Un gros bravo pour les musiques qui sont remixées avec goût et m’ont rappelé de bons souvenirs (ah le niveau Moon!) – de toute façon la fibre retrogaming est exploitée à fond!! Esthétiquement c’est réussi aussi, et je dirais que tout le monde, des plus jeunes aux … moins jeunes peuvent apprécier le style cartoon.

D’ailleurs, pour moi ce remake se destine avant tout aux anciens qui veulent retrouver leurs sensations d’antan, ou aux jeunes qui voudraient découvrir un bon plateformer à l’ancienne. Les plus petits peuvent le tenter en facile, en revanche les niveaux de difficulté supérieur offrent un challenge plus corsé. Attention, je trouve que tous les niveaux ne sont pas égaux ; la mine me semble être celui à attaquer en premier pour se faire la main.

Au final, ce Duck Tales Remastered m’a quand même plutôt réjoui, même si j’ai un peu crisé au départ sur la maniabilité parfois frustrante, mais au moins fidèle à l’original.

Quelle dose ?

Assidu Principe de « Die and Retry » oblige, ce Duck Tales Remastered vous imposera de jouer au minimum 30 minutes pour espérer venir à bout d’un niveau. Mais comme on n’y arrive pas forcément du premier coup, cela peut vite déraper sur une bonne heure.En conséquence, ça n’est pas le jeu occasionnel parfait, il vaut mieux se prévoir un peu de temps au calme, pour éviter de s’arracher les cheveux sur les passages les plus ardus.Pour ceux qui ont le plus de temps, la découverte de tous les passages secrets et objets cachés leur donnera un os à ronger.

Quelle complexité?

Die and Retry
Le gameplay du jeu est facile à assimiler. Les directions, les 2 sauts et le coup de canne, on a vu plus complexe. Seul le saut pogo demande une bonne précision, surtout sur les bords de plateforme.3 niveaux de difficulté sont disponibles : si le niveau facile est à réserver aux enfants, les deux autres offrent un challenge tout à fait respectable.
En conclusion, une maniabilité très accessible mais le principe du Die and Retry ne plaira peut être pas à tous.

J’en verrai le bout ?

Certainement J’ai pour l’instant achevé 3 niveaux sur 6, et raté de peu la fin du 4e… Le jeu en lui même est vraiment court pour les acharnés de la plateforme, mais le fait de recommencer plusieurs fois rallonge la durée de vie à 5 à 6 heures. Je pense sincèrement en venir à bout, et c’est finalement presque motivant que le jeu soit court car son système punitif aurait pu être frustrant à la longue (qui a dit Dark Souls??!!)

Quel prix ?

Intéressant 14,99€ sur consoles et 13,99€ sur Steam. Un compromis raisonnable pour une refonte complète du jeu, mais qui conserve globalement la trame de l’original. A 10€ ça aurait été juste parfait.Mais ça reste un bon investissement à ce prix là pour profiter d’un classique dépoussiéré.

Le multi? Les bonus?

Basique Pas de multijoueurs, comme à l’époque!Concernant les bonus, ils consistent en des images et autres musiques qu’on peut débloquer au fur et à mesure dans le jeu en amassant de l’argent. Peut être un peu léger, mais à vrai dire… je ne vois guère ce qu’ils auraient pu rajouter d’autre. Peut être un mode permettant de jouer avec les graphismes originaux à la limite?

Mon impression

Du bon foie gras! Duck Tales Remastered est une petite madeleine de Proust. A petite dose, il ravivera des souvenirs délicieux de moments passés à s’épuiser sur la manette de la NES pour maitriser le saut pogo pour enfin achever ses 6 niveaux. Pas trop mal placé au niveau prix, je le conseille à tous ceux qui veulent (re)découvrir ce vieux classique, mais attention au temps nécessaire à consacrer qui impose d’y jouer sur une bonne soixantaine de minutes consécutives pour terminer un niveau.A part ça, vive les canards!
05th Mai2013

Retour vers le futur III

by Alphajet

Ca n’est pas le meilleur épisode de la saga… mais ça n’est pas du tout le propos !

Le "Archeopterix présente" me fait bien marrer, mais le gars est sympa et plein de bonnes intentions!

Le « Archeopterix présente » me fait bien marrer, mais le gars est sympa et plein de bonnes intentions!

Juste un petit mot pour rappeler à mes colocataires sudistes – pour faire clair, les gens qui vivent à moins de 60 bornes de Marseille ou alors des gens très très motivés – que la 3e édition du Retrogaming Show se déroulera les 1er et 2 Juin 2013, comme d’hab aux Docks des Suds (ça tombe bien c’est juste en face de mon boulot … ah merde je ne travaille pas le week end, tant pis!).

J’ai rien contre la JapanExpo Sud et tous les autres salons du genre, mais j’ai plus envie de donner un coup de pouce à Archeopterix et sa troupe qui essaient de faire un salon de qualité avec pas beaucoup de moyens mais une très bonne ambiance.

Pour ceux qui découvriraient, sachez qu’on y trouve tout un tas de vieilles machines jouables et accessibles à tous, dont certaines merveilles vidéoludiques plus exotiques que d’autres, mais aussi:

– une bibliothèque Pix’n Love pour les amateurs de lecture de qualité
– une bourse d’échange / brocante retrogaming
– divers concours, du style Street Fighter 2 ou Super Smash Bros
– une initiation à la création de « micromusic », ou comment composer la 5e symphonie sur une Gameboy
– et cette année on a droit à quelques invités Deluxe, genre le Joueur du Grenier & Seb, Usul, Dorian, Coeurdevandale (même mal orthographié sur le flyer ^^) et Realmyop pour des « conférences »
– un concert « Origine » le samedi soir à 22h (mais ne me demandez pas ce qui passera comme musique, j’imagine un trip retro 8 bits? Ou les musiques les plus marquantes du jeu vidéo? Le mieux c’est encore d’y aller!)

Je précise que l’ambiance est très sympa, que vous pouvez y amener vos enfants, c’est même conseillé si vous voulez leur faire découvrir que Mario a aussi existé quand vous étiez jeunes. De mémoire, l’entrée était à 8€ l’année dernière, j’ose espérer que ça n’a pas trop bougé.

Allez, bon dimanche pluvieux!

23rd Fév2012

Le retrogaming a le vent dans le dos

by Alphajet

Le retrogaming s'invite même sous vos pieds!

S’il y a bien une tendance qui s’affirme depuis quelques années dans notre petit monde, c’est celle du retrogaming. Cantonnée au départ aux collectionneurs et accrocs nostalgiques, elle s’est développée pour être désormais accessible au commun des (joueurs) mortels. Personnellement, je vois ça ça plutôt d’un bon oeil. D’abord parce que faisant partie de cette génération qui a grandi en même temps que les jeux vidéo entamaient leur âge d’or, et que mon âme d’enfant est toujours quelque part par là bas. Ensuite parce que c’est un média qui évolue tellement vite qu’on a un peu trop tendance à oublier son histoire.

Et finalement, ça n’est pas que de la nostalgie de relancer un vieux Zelda ou Street Fighter 2. C’est aussi un moyen de se souvenir que cette génération a posé des bases bien solides sur lesquelles la plupart des jeux actuels s’appuient encore aujourd’hui. Citez moi un seul genre de jeu totalement novateur sorti depuis 2000? On doit certainement les compter sur les doigts d’une main de zombie, le seul qui me vient à l’esprit c’est peut être Minecraft. Alors c’est plutôt cool de voir des solutions débarquer de nos jours pour profiter de nos vieux jeux sans pour autant galérer à installer des émulateurs et télécharger des ROMs (ce qui n’est pas légal a priori) ou devoir disposer d’une cave aménagée pour stocker toutes nos anciennes consoles comme le joueur du grenier.

Récemment j’ai découvert Retrode (dans sa 2e version), cet adaptateur USB génial qui permet tout simplement de brancher une cartouche de jeu SNES ou MegaDrive dessus, ses vieux gamepads, et hop! Pas d’installation de drivers, pas de configuration, on rejoue à nos jeux préférés immédiatement! Certes le prix n’est pas donné – un peu plus de 70€ frais de port compris – mais ça ne me parait pas complètement excessif. Et puis ça ne prend pas la poussière. Mais ce qui serait vraiment idéal, ce serait le développement de l’émulateur Retrode pour la Freebox ou autre FAIbox suffisament puissante, pour pouvoir brancher l’adaptateur directement dessus. Ce qui rendrait son utilisation encore plus simple en évitant le PC ou le Mac.

Je viens également de remarquer que Nintendo et Sega n’auront jamais été aussi proches puisque dès le mois prochain, des titres de la mythique Game Gear paraitront sur le Nintedo eShop. De façon plus générale, les plateformes de téléchargement des trois grands constructeurs proposent désormais un beau catalogue de vieilles gloires du jeu vidéo. Certes, c’est pour eux un excellent moyen de faire du bénéfice en surfant sur la vague et en écoulant un produit déjà rentabilisé depuis Mathusalem. Mais encore une fois, c’est quand même bien pratique de les retrouver avec autant de facilité, même si je trouve leur prix souvent un peu trop élevé.

Mais ça n’est rien comparé à cette très vilaine manoeuvre de Sony, qui avait d’abord annoncé que les possesseurs de jeux PSP sur UMD pourraient télécharger leur version sur PS Vita pour une somme raisonnable. Un retrogaming juvénile en quelque sorte! Que nenni, ça ne sera possible qu’au Japon, pour des raisons que le constructeur n’a pas jugées utiles de communiquer… Ah ben si bien sûr: réserver ces jeux pour des futurs remakes « pseudo HD » qui seront vendus au prix fort??

Pour finir ce minuscule tour d’horizon du retrogaming, je rappelle l’existence depuis quelques numéros du magazine Retro Games. Vu l’état de la presse vidéoludique en ce moment, c’est un petit exploit que de voir un tel titre paraitre!

12th Sep2011

On relance le débat n°8 : les remakes et rééditions

by Alphajet

Beaucoup de maquillage pour marketer certaines rééditions

Depuis quelques années, le retrogaming s’installe comme une tendance montante sur le marché. Les éditeurs ont alors pris conscience que c’est parfois la vieille soupe avariée au fond du congélo qui est meilleure que les boissons toutes fraiches. Ils se sont donc comment convertir des « vieux » à repasser à la caisse pour rejouer aux vieilles gloires passées, et mieux encore, comment inviter les plus jeunes à le faire aussi? En gros, convertir la vieille soupe en milliers de dollars. Les rééditions sont donc de plus en plus récurrentes ces derniers mois, et on commence à voir presque autant de nouvelles sorties que de remakes.

Pour

– Pouvoir rejouer à de bons jeux sans se casser la tête avec des émulateurs parfois récalcitrants
– Un vieux jeu n’est pas forcément dépassé et on peut redécouvrir un jeu exceptionnel auquel on n’aurait pas joué
– Conserver une sorte de patrimoine du jeu vidéo en ne rendant pas obsolètes certains titres mythiques

Contre

Prix souvent excessifs
– La voie de la facilité : faire une adaptation rapide et rentable au lieu d’une vraie création
– Travail parfois bâclé

Mon avis

Personnellement, je suis dans l’ensemble assez positif vis à vis de cette tendance des éditeurs. Pour l’instant, on ne peut pas non plus dire qu’ils se limitent à ne faire que des rééditions, et ils continueront probablement tant qu’elles auront du succès. Et si elles ont du succès, c’est qu’il y a de la demande. En fait, je pense même qu’il faut se ravir de remakes comme Monkey Island 1 et 2 qui sont pour moi l’exemple idéal de ce qu’ils devraient tous être. C’est à dire une version retravaillée de l’original. Le jeu d’aventure mythique a été entièrement redessiné, re-sonorisé (ahh le thème du jeu!) et il est disponible pour pas mal de joueurs (PC et XBox360). En plus on pouvait le trouver pour un prix très raisonnable de 5€ environ en soldes sur Steam, et même le prix officiel est justifié.

Pour autant toutes les rééditions ne sont pas à mettre dans le même sac et certaines sont limite scandaleuses. Quand je vois la réédition des jeux NES sur 3DS sans aucune amélioration ni possibilité de sauvegarde, je pleure. Pour rester sur Nintendo, la politique de réédition de titres N64 sur 3DS est là aussi juste limite vu le prix de vente. Alors OK il y a l’ajout de la 3D, des graphismes plus fins, mais c’est vendu 40€! Je suis pour, ça permet de découvrir ou redécouvrir des hits toujours excellents, mais il faut trouver le juste compromis entre l’investissement fourni et le prix de vente. Si on prend l’exemple de God of War Collection, c’est une bonne réédition HD pour ceux qui n’ont pas joué aux versions PS2, mais sans intérêt pour autres.

Faudrait pas non plus que ça devienne une habitude systématique, surtout quand on se rappelle que la PS3 émulait au départ ses deux grandes soeurs. Retirer la rétrocompatibilité pour vendre du retrogaming, en voilà une bonne idée marketing!

18th Juin2011

Theme Hospital en HD !

by Alphajet

Bon le conseiller est un peu saoulant, mais on est habitué depuis le trombonne de Word...

Une news qui fera plaisir à Torment … s’il arrive à retrouver son CD original de Theme Hospital 😉 . De généreux foufous se sont motivés pour modder le jeu mythique de feu Bullfrog sorti en 1997 histoire de le rendre compatible avec nos derniers PCs monstrueux, leur Windows 7 et leur écran Full HD. Pour rappel, le jeu ne permettait que le 640×480 à l’époque, ce qui en fait une pure oeuvre pixel art de nos jours.

Pour ceux qui n’auraient pas connu Theme Hospital, je précise que c’est un Sim-like qui permet de gérer un hôpital comme son nom le laisse entendre. Mais plutôt qu’une simulation sérieuse et barbante, les développeurs ont mis l’accent sur le fun, comme ils l’avaient fait pour Theme Park et ses parcs d’attractions. On va donc se retrouver à gérer des maladies improbables, soignées par des techniques médicales tout aussi imaginaires : par exemple des patients qui ont la tête qui gonfle? Une bonne aiguille pour exploser tout ça comme un ballon et voilà!

C’est un peu dommage qu’il n’y ait jamais eu de suite, et je pense que c’est entre autres du au départ de Peter Molyneux parti créer Lionhead Studios. Du coup, ce Corsix-TH est un peu un bol d’air frais pour tous les amateurs de jeux de gestion qui n’ont guère que les Anno à se mettre sous la dent. Mais les jeux allemands ne sont pas spécialement réputés pour leur côté fun 😉 . Et je vais vous faire plaisir en vous évitant de rechercher ce vieux CD paumé quelque part : Theme Hospital se trouve en abandonware, ici par exemple.

Même si les rouages ont un peu vieilli depuis, c’est une très bonne opportunité de faire remettre ce titre au goût du jour et lui offrir une seconde vie… ou de le découvrir tout simplement!

06th Juin2011

Dépixélisation!

by Alphajet

Alors lequel vous préférez au final?

Bon, je suis rentré de New York samedi, alors le réveil de ce lundi est plutôt difficile! Ne m’en voulez pas trop de redémarrer en douceur 😉 Comme je n’ai pas encore lu les tonnes de news dans mon Reader, je vais réagir à une news vue dans le dernier CanardPC du mois de Juin. Des scientifiques auraient créé un algorithme de dépixélisation assez impressionnant (voyez les images) puisque d’une vilaine marmelade de pixels on atteint un zouli dessin qu’on croirait peint à la main.

D’où l’empressement de CPC à dire qu’une fois opérationnel (calculable en temps réel), il pourrait pourquoi pas être appliqué à de vieux jeux vidéo des années pixels. Mais moi je dis non! Ne nous volons pas nos pixels! Ces jeux étaient magiques avec leur style graphique, c’est quasiment une forme d’art à part entière qui mérite de rester intacte. Je vais vous prendre un exemple : Harry Potter. Toutes les personnes qui ont lu les bouquins se sont imaginées le personnage, les décors avec leur propres traits uniques. Puis les films sont arrivés, en collant la tête d’intello de Daniel Radcliffe sur Harry. Ca n’a pas dérangé certains, mais d’autres n’ont pas du tout aimé le personnage malgré l’assez bonne fidélité des films. Donc, laissez nous notre Double Dragon pixélisé, il était très bien comme ça.

Non, là où cet algorithme vaudra vraiment le coup, c’est pour enfin donner un minimum de crédit aux énormités débilisantes des séries comme les CIS et autres NCIS qui nous font croire qu’on peut dépixéliser une image dégueulasse en 640×480 d’une caméra de sécurité en niveaux de gris pour arriver à un résultat hyper net qui permet de voir si l’assassin avait un poil pubien coincé dans sa braguette… Mais bon, entre nous, on sait que l’armée américaine va mettre le grappin sur ces chercheurs, les faire disparaitre dans la zone 51 et que la technologie servira à espionner Kadhafi en train de siroter un cocktail aux Bahamas.

15th Mar2011

Le jeu vidéo rentre dans l’Histoire

by Alphajet

Longtemps, le jeu vidéo n’est resté qu’un loisir « contemporain« , c’est à dire qu’il n’exisait qu’au présent. Les vieilles consoles, bornes d’arcades et ordinateurs disparaissaient au profit des nouveaux, plus beaux, plus puissants. Mais depuis quelques années, deux phénomènes surgissent pour nous rappeler que le jeu vidéo n’est plus qu’une question d’actualité.

D’une part, le rétrogaming, qui sévit depuis quelques années et dont de nombreux développeurs indépendants s’inspirent en sortant des jeux aux mécaniques ou au design directement issues de vieux jeux (le très populaire Angry Birds par exemple, est principalement un restylage de jeux comme Scorched Earth). Et il faut bien avouer que certains gameplays des 80s ou 90s n’ont absolument pas vieilli !

D’autre part, on commence à se rentre compte que ce qu’on considérait jusqu’alors comme un vieux tas de déchets sans plus de valeurs qu’une vieille boite de cassoulet William Saurin était en fait une partie de l’Histoire. Amiga, Atari, Commodore, Sega, autant de marques quasi disparues aujourd’hui mais qui méritent de survivre dans la mémoire collective. Et c’est justement l’initiative de certaines associations qui cherchent à protéger ce « patrimoine » qui parait futile mais a marqué de nombreuses personnes depuis 1980. Elles ont donc commencé à retrouver à droite et à gauche les vieilles machines de notre enfance.

L’initiative la plus célèbre est le Musée du Jeu Vidéo à l’Arche de la Défense à Paris, qui est a priori très sympa d’après ce que j’en ai lu. Mais aujourd’hui, une amie (si vous êtes une fille, je vous conseille un détour sur Littlemissbeauty) m’a montré un article paru dans Metro qui m’a prouvé que même à Marseille on avait des gens bienveillants pour poursuivre le concept ailleurs que dans la capitale. Alors sauvegardons nos vieilleries (ma NES marche encore) au lieu de les jeter! Je compte donc bien aller jeter un oeil à la collection d’Archéoptérix, parce que je pense que c’est le genre d’initiatives à encourager si on ne veut pas que dans quelques années, le seul « vieux jeu » que nos enfants connaissent soit Pokemon…