06th Mar2012

Après Ubi, EA s’y met…

by Torment

Voilà ce que je pense d'Origin

Mass Effect 3 est sorti aujourd’hui aux US…. Et il sortira jeudi en France.

La question que je me pose est si il sera disponible sur Steam? Sur le net, j’ai lu que non, mais attendons de voir.

La raison d’EA serait que Valve a une politique de services restrictive (? « restrictive terms of service » ?)… Si vous savez ce que cela veut dire, n’hésitez pas à partager.

On est pas naïfs, on sait que Valve ne vend pas les jeux des développeurs par charité.
Cependant, au vu de la quantité de petits développeurs qui n’ont aucun mal à éditer leurs jeux sur Steam, je suis persuadé que les conditions de Steam ne sont pas infaisables ou déraisonnables.

Selon la rumeur, on sera obligé d’installer Origin, rien que pour activer ME3.
Donc en fait, le jeu n’a pas besoin d’Origin, mais on est obligé d’installer Origin, rien que pour avoir le droit de jouer….
Voilà ce qui fait la différence en un MRD (Origin), et un DRM (Steam).

Contrairement à Alphajet, je suis plutôt positif au fait que Steam ait un peu de compétition.
Un compétition saine entraine une baisse de prix, et une meilleure offre de services.
Cependant, EA joue la carte de la restriction, au lieu de l’accès; en nous empêchant d’accéder à un service qui devrait être universel (jouer au jeu qu’on a acheté).

Cette tactique de compétition est vraiment très malsaine:
1) favorise le monopole, car c’est l’éditeur qui pourra le plus restreindre son service qui sera en position de force.
2) Cela n’apporte pas un meilleur service au consommateur, mais un service amoindri.

J’espère aussi que les législateurs auront leur mot à dire là dessus.

J’espère donc que Steam ait de la compétition… Mais j’espère aussi que ce ne sera pas venant Origin.

EA commence vraiment à ressembler à Ubisoft… Et j’espère ne pas avoir à les boycotter aussi.

21st Sep2011

A l’Origin du mal

by Alphajet

On dirait pas une scie circulaire leur logo là?

Vous savez tout le « bien » que je pense de la multiplications des plateformes de téléchargement sur PC … Non? Pour ceux qui l’auraient ratée, je vous invite à lire mon opinion. Mais pour faire court, je pense que c’est un non-sens pour la sauvegarde du PC comme plateforme de jeu, face à la concurrence des consoles. Mais même si Steam a ma préférence car c’est le pionnier, le plus complet mais aussi le plus expérimenté, il ne faut pas cracher dans la soupe avant de l’avoir goutée! Petit tour d’horizon d’Origin, la plateforme d’Electronic Arts.

Bon d’entrée, EA l’a jouée un peu bourrin en migrant sans avertissement tous les comptes utilisateurs EA (genre mon compte sur Command & Conquer) en comptes Origin. Ça n’est pas si grave que ça au final, mais il aurait été moins agressif commercialement parlant de poser la question au joueur. Parce que là, ça ressemble clairement à une méthode très rapide et facile pour EA de revendiquer 4 millions d’adeptes sur sa nouvelle plateforme!! Pour compenser et nous convaincre d’utiliser Origin, l’éditeur nous propose généreusement de choisir une vingtaine de jeux « bradés » à 4,99€ (cherchez plus, c’était jusqu’à hier). Plutôt sympa, même si cette liste est plutôt composée de vieilles gloires (SimCity 4), quelques jeux très moyens (les 2 Need For Speed parmi les plus pourris de la série), et pas mal que j’avais déjà. J’ai donc porté mon dévolu sur Spore, histoire de le découvrir avec la plateforme.

Avant d’installer le logiciel, lisons un peu les conditions d’utilisation. Comme sur Steam, chaque licence acquise est strictement personnelle et liée au compte utilisateur. Pas de possibilité de revente donc. On doit également accepter qu’EA collecte des données sur notre matériel en vue de mises à jour, et que ces dernières se fassent automatiquement. Là aussi Steam fait de même. EA nous assure également ne pas vendre nos informations personnelles à des tiers: y’a intérêt! Originalité, j’apprends que la plateforme est disponible sur les mobiles, pas mal comme idée, surtout vu qu’EA vient de racheter PopCap Studios auteur notamment du hit Plants VS Zombies. Ahh j’arrive au point 7, où on apprend que si EA cesse le support d’Origin, on perdra tout simplement le droit d’utiliser nos jeux achetés sur la plateforme… Et qui dit multiplication de la concurrence dit des gagnants et des perdants. Je crains que dans les années à venir on ait malheureusement à se confronter à ce genre de cas.

Bon allez, j’accepte, de toute façon j’ai pas le choix si je veux tester pour vous! Connexion… OK. Faut choisir un avatar parmi une liste prédéfinie issue de jeux EA, dommage qu’on ne puisse pas en créer un. On gère ensuite les options de confidentialité, avec la possibilité ou non d’ajouter son nom réel ou encore d’être recherché sur Origin via son profil Facebook, XBox live, ou son email.

Fight!

L’interface se lance enfin et je remarque qu’elle est apparemment toujours en bêta. Très simple et épurée, elle est pour l’instant assez vide : la boutique est strictement limitée à des produits EA : Dragon Age, Mass Effect, Need For Speed, FIFA, Battlefield, Medal of HonorLes Sims! Par contre, bonne nouvelle, Battlefield Bad Company 2 que j’avais acheté via EA Download Manager il y a plus d’un an est immédiatement récupéré et transféré sur mon compte Origin. Là j’applaudis. Par ailleurs, la vitesse de téléchargement est similaire à celle de Steam sur ma connexion (825Ko/s), pas de problème apparent de stabilité.

Electronic Arts semble donc avoir correctement dimensionné ses ressources matérielles pour gérer sa plateforme. Reste à savoir si elle saura durablement séduire des utilisateurs choyés par Valve. Par exemple, Origin propose déjà quelques promotions, mais rien de bien transcendant et quand Steam propose souvent -10% en pré-commande sur des jeux neufs, on se retrouve ici avec Battlefield 3 à 60€… Je trouve ça vraiment excessif pour du dématérialisé, alors qu’on ne sait pas encore quelle sera la pérennité d’Origin. Pour l’instant, je ne suis pas séduit par une plateforme qui ne fait que copier Steam en moins bien.

25th Août2011

Multiplication des plateformes de jeux: pourquoi ça sent mauvais sur PC

by Alphajet

Dans ce joyeux bordel, Steam est toujours leader, mais...

L’année 2011 marquera certainement la tentative des éditeurs du marché de fragmenter le marché PC. A l’heure où certains fabricants affirment leur attachement cette plateforme et où même le très célèbre éditeur de Gears of War se retournent vers elle, c’est vraiment très dommage que ça tombe maintenant. Très dommage aussi car le PC a une réelle chance à saisir dans cette période ou les consoles « Next-Gen » arrivent dans la phase de maturité de leur existence…

Si Steam s’est imposé comme un leader incontesté depuis plusieurs années, c’est avant tout car il s’agit du pionnier en la matière. Même si Battle.net existait déjà depuis quelques années, il se limitait à l’époque à des ladders, deux jeux et pas d’achat en ligne. Mais Steam malgré son statut de « prem’s », a aussi du essuyer les plâtres! Pour rappel, la plateforme est née pour la sortie de Half-Life 2, jeu que j’avais eu à l’époque en bundle avec une carte ATi (une autre époque!). Et très honnêtement, je l’ai rapidement détestée – Steam, pas le jeu! Hyper lourde, pas pratique, débits de téléchargement trop fluctuants… A tel point que j’ai fini par laisser tomber HL2. Donc si la plateforme de Valve en est là aujourd’hui, ça ne s’explique pas uniquement par sa place d’ancêtre.

Non, ce que j’essaie de dire, c’est que Steam ne s’est pas faite en un jour. Et brique après brique, c’est son évolution permanente qui l’a rendue incontournable. En 7 ans, c’est l’arrivée successive d’un catalogue qui s’est ouvert aux éditeurs tiers, l’anti-cheat, SteamWorks, SteamCloud, les jeux indépendants, les promotions… Tout s’est amélioré au point que l’application est presque toujours ouverte sur mon PC. Et c’est bien ce qui a agacé les autres éditeurs : trop longs à se lancer, ils ont été mis sur la touche par la croissance insolente de Steam. Mais si Valve ne publie jamais ses chiffres de vente, personne ne doute désormais qu’ils sont faramineux. Stardock, puis Microsoft, EA, Ubisoft, Microsoft et Activision-Blizzard se sont cette année tous jetés dans la bataille. Mais cette guerre, à mon avis, ne bénéficie à personne.

Le succès de Battlefield 3 risque d'être à double tranchant: il pourrait confirmer la tendance des exclusivités...

Alors qu’EA distribuait jusqu’à présent ses jeux via Steam, les relations entre ces deux larrons ont du considérablement se refroidir pour aboutir à l’exclusivité de Battlefield 3 sur Origin. Les joueurs ont tout à perdre à subir ce genre d’attitude. Alors que le marché des consoles est typiquement fragmenté entre les 3 constructeurs, le PC avait au moins la force de l’unité de Windows : à l’origine, le label Games for Windows devait servir à renforcer cette image. Mais Microsoft ayant échoué à rassembler autour d’une vraie plateforme, c’est bien Steam et ses nouveaux potes qui ont occupé l’espace laissé libre. Microsoft a clairement manqué de flair sur ce coup là, car elle aurait pu imposer (comme d’hab) sa plateforme en la livrant presque d’office avec Windows. Le MarketPlace sorti cette année ne fait que rajouter au bordel qui s’installe actuellement.

Mauvais pour les joueurs donc, aussi par la multiplication des applications résidentes. C’est pas parce que la RAM est à prix plancher en ce moment qu’il faut la gaver à coup de dizaines de Mo par plateforme chargés en mémoire! Non seulement, c’est lourd, mais en plus c’est pénible. Vous imaginez le tableau? « Alors, Starcraft 2 sur Battle.net, Battlefield sur Origin, attends euh Civilization je l’ai acheté où déjà? et meeeerde! » Voilà, moi j’en gerbe d’avance. C’est d’autant plus stupide que la génération actuelle de consoles perd du terrain en termes technique et que le jeu PC pourrait en profiter. Et d’ailleurs leurs exclusivités se font plus rares qu’il y a quelques années. Même si effectivement la concurrence est souvent favorable pour stimuler un marché, je crois que dans ce cas précis ce ne sera pas le cas: d’une part les prix ne baisseront absolument pas et d’autre part chaque plateforme voudra tirer la couette vers elle…

Ma lueur d’espoir? Mon récent essai de From Dust. Je l’ai acheté sur Steam mais c’est bien Uplay qui s’est installé et se lance au démarrage du jeu. Ce n’est pas la panacée, mais ça permet au moins de concentrer tous ses jeux sur la même plateforme. Mais il faudrait pousser ce concept plus loin, et je rêve d’une application qui pourrait servir de plateforme de plateformes de jeu. En gros, une méta-plateforme qui pourrait accueillir les différents stores des éditeurs. Un peu comme les différents kiosques de VOD sont proposés sur nos TV HD (mais en mieux). Mais je n’y crois pas vraiment, et plus pragmatiquement, je préfèrerais que les nouveaux venus se cassent tout simplement la gueule et conserver mon Steam en solo.

02nd Avr2011

Windows 8 peut-il faire oublier l’échec « Games for Windows »?

by Alphajet

Des jeux taggés Games for Windows, mais rien derrière...

Les nouveaux Windows sont toujours sujets de nombreuses rumeurs avant leur sortie. Windows 8, prévu quelque part en 2012 (avant la fin du monde?) ne fait pas exception à la règle, et il y a quelques mois, il était question de raviver la flamme Gaming sur Windows. En clair, réhabiliter Windows comme vraie plateforme de jeu.

Il faut avouer que les consoles ont toujours un avantage certain sur le PC, c’est qu’on fout le CD/DVD/Blu-Ray (rayez la mention inutile) dans le lecteur, et hop, roule ma poule, on joue en quelques secondes. Bon ce constat n’est plus tout à fait aussi vrai avec les consoles Next Gen qui se mettent à jour à tout va, mais quand même. Admettons, j’achète un nouveau jeu sur PC: « je dois d’abord m’assurer que la configuration est suffisante pour pouvoir faire tourner le jeu. Ensuite il faut l’installer. Ah mais il met à jour DirectX d’abord. Ok, j’attends. Ah en fait une mise à jour est déjà disponible pour le jeu, et nécessaire pour le lancer, sinon mes sauvegardes ne seront plus valides après. Bon ok… je télécharge…

Allez je lance c’est parti! Ah, maintenant le jeu me demande un identifiant « Games for Windows Live »… Qu’est ce qu’il veut lui?? Ah mais il faut en plus installer le logiciel qui va avec… Ah mais il est où cet installeur… » Ce résumé est assez caractéristique de certains jeux, je l’ai vécu avec Flatout : Ultimate Carnage vendu pourtant sur Steam. Bref, le joueur PC galère quand même plus que le joueur console. Pourtant Microsoft avait voulu simplifier l’expérience en faisant la promotion des jeux « Games for Windows ».

Qu’y avait il derrière ce nom? Un extrait du communiqué officiel : « La présence de la marque Games for Windows sur les jeux signifie quatre choses : qualité, compatibilité, fonctions de sécurité et convivialité ». Résultat, de bien belles promesses non tenues et un label inutile de plus.  Ce n’est que récemment, l’année dernière pour être exact, que Microsoft a lancé son application concurrente de Steam, Games for Windows Marketplace. Et pour l’instant je dois dire que je ne suis ni convaincu par ce Marketplace, ni par Games for Windows Live, qui devient pourtant obligatoire pour un certain nombre de jeux.

Alors oui, encore une fois Microsoft force le passage en tentant de s’associer avec de nombreux éditeurs, et d’imposer SA plateforme sur SON Windows. L’intention est louable au départ : mieux profiter des jeux pour PC pour redynamiser ce marché. Je ne suis pas contre, mais je ne tiens pas à ce que ça se fasse à grands renforts de standards imposés sur ce nouveau Windows 8. Promouvoir le jeu sur PC, OUI ! Honnêtement, vous avez envie vous d’installer un logiciel pour chaque éditeur (EA, Ubisoft, Valve, Microsoft…). Alors un peu de ménage ne fera pas de mal, mais imposer un modèle alors que Steam est déjà très implanté pourrait au contraire déstabiliser encore plus les joueurs…