06th Août2016

Lost in Battlefront

by Alphajet

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A l’occasion des promotions Origin d’il y a quelques semaines (et de mon anniversaire, il faut bien l’avouer), j’ai sauté sur l’occasion pour acquérir Star Wars Battlefront, sorti il y a plus de six mois désormais. Ayant brièvement goûté au jeu sur PS4 en début d’année, j’avais été bluffé par la fidélité de l’ambiance de la saga, et il faut l’avouer, une superbe réalisation. Même si je suis plus sensible à l’esthétique qu’à la qualité graphique pure, les environnements du jeu sont tout de même assez bluffants. J’avais donc bien envie de tester ce dernier gros jeu Star Wars de façon un peu plus approfondie.

Il faut bien avouer que mes premiers contacts avec le jeu ont été laborieux… Avant même de lancer le jeu en réalité. Je le précise pour tous les joueurs qui utilisent un laptop gamer MSI, si vous avez l’application Nahimic préinstallée (surcouche pour la gestion du son), il va faudra la quitter absolument pour pouvoir lancer le jeu. Dans le cas contraire vous resterez bloqué sur une vieille erreur bien dégueulasse du genre « Star Wars Battlefront a rencontré une erreur ». Oui c’est irritant, mais le jeu sur PC, c’est aussi ça. Quand j’ai enfin pu accéder au jeu, c’était le lendemain de la grosse mise à jour qui apportait le mode solo… Et vas y qu’on télécharge une mise à jour de plusieurs gigaoctets. Bref, avant de pouvoir tirer le moindre coup de blaster, j’en ai chié un peu.

Mais une fois le jeu enfin prêt, cette frustration s’estompe pour … une autre. Même si je n’ai que peu joué jusqu’à maintenant, j’avais envie de partager mon ressenti sur ce jeu qui est tout de même devenu le jeu Star Wars le plus populaire depuis longtemps. Il faut rappeler le contexte à plusieurs égards : le jeu est sorti en guise de hors-d’œuvre pour le 7e épisode de la saga, et a été développé par la grosse machine de guerre qu’est devenue DICE. Une saga revigorée et un expert du jeu multijoueurs, a priori la sauce avait de quoi prendre. Et commercialement, c’est le cas, malgré la politique de DLC classique mise en oeuvre par Electronic Arts.

Je reviens sur mon expérience en jeu… J’ai fait quelques missions du didacticiel, dont certaines que j’avais déjà faites il y a six mois. Franchement, ces missions, si elles ne sont pas intéressantes sur le long terme, ont le mérite de bien introduire les mécaniques du jeu et de permettre à peu près à n’importe qui ayant déjà posé les mains sur un FPS de s’en sortir et de maîtriser les principes de base et les différents modes de jeu proposés. De mon point de vue, la plus grande réussite de Star Wars est d’avoir réussi à mettre en place un univers cohérent tout en étant complètement dépaysant (et ce, à la fin des années 70). Cet univers est parfaitement dépeint dans le jeu également. Des plaines glacées de Hoth aux magnifiques forêts d’Endor, on profite d’une reproduction fidèle de ce que les trois premiers films pouvaient proposer. Le level-design, pour ce que j’en ai vu, manque un peu d’audace, mais reste assez efficace, avec des zones de combat qui évoluent au fil du match dans les batailles de marcheurs notamment.

Mais que se passe-t-il? Me voilà à parler des aspects purement techniques au lieu de parler de mon ressenti ! En fait, j’ai vraiment kiffé (je ne vois pas d’autre mot, désolé) mes premiers moments sur le jeu. Des combats de X-Wing dans les canyons aux bastons contre des AT-AT au milieu des arbres millénaires, la sensation est juste terrible. On a juste l’impression de prendre part aux films et de pouvoir renverser le cours d’une bataille qu’on pensait désespérée. On retrouve des moments de bravoure, comme cette partie où parmi les rebelles, nous avons réussi à terrasser le gigantesque quadripode de l’Empire quelques mètres avant l’atteinte de son objectif. Il manquait un peu de trompettes de John Williams pour célébrer la victoire, mais c’était pas mal. SWB est un jeu fait pour les fans de la saga avant tout… et également pour séduire les nouveaux fans de l’univers Star Wars. De ce point de vue là, c’est une pure réussite. C’est le jeu auquel la majorité des ados de mon âge aurait aimé jouer dans les années 90.

En vrai, c'est pas aussi joli que ça, mais c'est quand même impressionnant

En vrai, c’est pas aussi joli que ça, mais c’est quand même impressionnant

…Et je pèse mes mots car là où mon impression est restée mitigée, c’est au niveau des sensations de jeu. Je ne suis plus qu’un vieux gamer rouillé, mais ceci dit, après quelques parties j’ai trouvé que le jeu n’était pas très profond dans ses mécaniques. Il n’incite pas toujours à la coopération malgré la possibilité de jouer en équipe de deux, et le fait que les objectifs sont bien plus simples à atteindre avec une bonne cohésion. On a droit à un piou-piou (oui c’est le nom d’un fusil dans le langage de mon fils) et quatre accessoires/compétences qui se débloquent au fur et à mesure. C’est bien, on sent que c’est volontairement épuré pour faciliter l’accès à tous et focaliser l’attention sur le côté épique des parties. Du coup, c’est le genre de jeu qui se consomme comme un repas les soirs de matchs entre potes (ou de tout autre activité impliquant des pizzas et de la bière/coca). On picore ce qu’il y a de bon, on laisse les vieilles croûtes de pizza de côté et même si le match est un peu pourri on est content d’avoir passé une bonne soirée entre copains/copines.

L’exemple le plus symptomatique est le combat de chasseurs, où on est très, très loin de ce que pouvaient proposer les sagas X-Wing jusqu’à la fin des années 90. C’est cool, mais on s’emmerde un peu ; ça m’a laissé la même sensation que World of Warplanes. Le côté tactique s’efface au profit d’un dogfight assez bourrin au final, mais qui se manipule avec une facilité déconcertante. On lance une partie mais on l’oublie assez rapidement ensuite… Bref, SWB reste plus intéressant pour son mode principal, notamment celui à 40 joueurs qui propose le mieux de s’immerger dans les batailles de la plus célèbre des lointaines galaxies.

Pour conclure ce petit tour d’horizon de mes impressions sur Star Wars Battlefront, je dirais que DICE et EA ont réussi à créer le parfait apéro Star Wars. Une boîte de Pringles. C’est bon, ça se croque tout seul, on finit rapidement le tube de ces crackers addictifs, et puis on se rend compte qu’au delà des arômes artificiels que les pubs nous vendent comme irrésistibles, on a juste un peu le bide pété avec un cracker qui manque de saveur. Apéritif aussi, car geeks, amis Jedis et Siths, réjouissez-vous car le trio infernal (les deux déjà cités + Disney) ne vont certainement pas s’arrêter en si bon chemin et on verra sûrement poindre bientôt suite et spin-offs sur Star Wars.

Crédit photos : EA – j’ai eu la flemme de faire mes propres screenshots 🙂
06th Mar2012

Après Ubi, EA s’y met…

by Torment

Voilà ce que je pense d'Origin

Mass Effect 3 est sorti aujourd’hui aux US…. Et il sortira jeudi en France.

La question que je me pose est si il sera disponible sur Steam? Sur le net, j’ai lu que non, mais attendons de voir.

La raison d’EA serait que Valve a une politique de services restrictive (? « restrictive terms of service » ?)… Si vous savez ce que cela veut dire, n’hésitez pas à partager.

On est pas naïfs, on sait que Valve ne vend pas les jeux des développeurs par charité.
Cependant, au vu de la quantité de petits développeurs qui n’ont aucun mal à éditer leurs jeux sur Steam, je suis persuadé que les conditions de Steam ne sont pas infaisables ou déraisonnables.

Selon la rumeur, on sera obligé d’installer Origin, rien que pour activer ME3.
Donc en fait, le jeu n’a pas besoin d’Origin, mais on est obligé d’installer Origin, rien que pour avoir le droit de jouer….
Voilà ce qui fait la différence en un MRD (Origin), et un DRM (Steam).

Contrairement à Alphajet, je suis plutôt positif au fait que Steam ait un peu de compétition.
Un compétition saine entraine une baisse de prix, et une meilleure offre de services.
Cependant, EA joue la carte de la restriction, au lieu de l’accès; en nous empêchant d’accéder à un service qui devrait être universel (jouer au jeu qu’on a acheté).

Cette tactique de compétition est vraiment très malsaine:
1) favorise le monopole, car c’est l’éditeur qui pourra le plus restreindre son service qui sera en position de force.
2) Cela n’apporte pas un meilleur service au consommateur, mais un service amoindri.

J’espère aussi que les législateurs auront leur mot à dire là dessus.

J’espère donc que Steam ait de la compétition… Mais j’espère aussi que ce ne sera pas venant Origin.

EA commence vraiment à ressembler à Ubisoft… Et j’espère ne pas avoir à les boycotter aussi.

24th Nov2011

Une heure sur… Burnout Paradise

by Alphajet

Profitant de l’offre gratuite sur Origin (à propos, je ne sais pas si elle est toujours valide, ça n’était pas très clair), je me suis essayé à Burnout Paradise : The Ultimate Box pendant un peu plus d’une heure, histoire de voir ce qu’il avait dans le ventre. Burnout est une série amorcée sur PS2, XBox et Gamecube et dont ce dernier épisode en date est sorti en 2008 sur Xbox360 et PS3. Il s’agit donc d’une réédition sur PC, sortie en 2009. Autant le dire tout de suite, le jeu accuse un peu son âge. Paradise City, la ville ouverte dans laquelle on évolue, est mignonne sans être spécialement aguicheuse.

Alors il nous propose quoi ce Burnout Paradise? D’abord un excellent générique puisque c’est Paradise City de Guns’n Roses qui ouvre le bal, suivi par pas mal de morceaux sympas. Mais de la bonne musique on trouvera beaucoup de caisses (75), et chose assez rare pour être remarquée, des motos! Et des dizaines de kilomètres de bitume. Loin du concept de course fermée sur un circuit ou une portion de route bien délimitée, ici c’est toute la ville qui s’offre à nous à volonté. Et c’est bien ce sentiment de liberté que j’ai apprécié.

A tous les carrefours on a la possibilité de faire une course dans un des différents modes : course à classement, poursuite où il faut défoncer un maximum d’adversaires, cascades… Honnêtement pour l’instant j’ai trouvé ça suffisamment varié pour ne pas s’ennuyer. Et puis on peut tout simplement rouler pour le plaisir de traverser les différentes zones de la cartes ou tenter de remplir des objectifs comme trouver tous les raccourcis, ou tous les méga-sauts. Alors bien sûr la conduite est hyper arcade, on s’en serait douté ! Mais je m’en tape, je fonce au volant de mon bolide, de toute façon au pire on se crashe et la seconde d’après, la voiture est réparée (si seulement ça pouvait être pareil dans la réalité…).

Des sauts improbables mais qui font toujours plaisir

Ce monde sans contrainte, c’est la caractéristique principale du jeu. Alors évidemment, c’est pas du GTA, il n’y a bien que des courses de véhicules ici, mais ça n’était pas l’objectif. Le but, c’est offrir un vrai jeu au sens propre : pas de simulation, pas de contrôles complexes à maitriser, juste accélérer, tourner et enclencher le boost. Criterion a voulu offrir du fun et de mon point de vue ils ont réussi. Alors Burnout Paradise n’est pas un grand jeu, mais c’est un défouloir sympa quand vous rentrez le soir après vous être payés les embouteillages. C’est l’assurance de passer 15, 30 minutes ou plus sans se prendre la tête, vautré dans son canapé, une canette à côté de la souris et le paquet de chips derrière le clavier. C’est le jeu qui donne envie de repenser à l’été en plein hiver, et qui m’a imprimé dans la tête du Guns’n Roses toute la journée.

« Take me home to Paradise City! »

18th Nov2011

Chez Origin, c’est déjà Noël

by admin

Je me demande quand même en quoi cette ville est censée être un paradis...

C’est quand même assez rare pour être signalé, mais EA nous fait un cadeau. En effet, pour la modique somme de 0€ vous pourrez obtenir Burnout Paradise Ultimate Box pour PC sur la plateforme de téléchargement Origin. Je me suis donc courageusement dévoué pour télécharger le jeu et le tester quelques minutes. Alors ce n’est certainement pas le jeu ultime mais ça semble être un défouloir sympa, entre cascades, courses et destructions de véhicules en tous genres.

Mais venant de la part d’un éditeur comme EA, on se doute bien que ça n’est jamais tout à fait gratuit. C’est évidemment un moyen de promouvoir Origin en tentant de collecter un certain nombre de nouveaux utilisateurs. Histoire de se gargariser dans les bilans de fin d’année en déclarant fièrement  « +354% de nouveaux inscrits » pour camoufler le fait que pour l’instant, le catalogue est encore peu étoffé. Hormis les grosses affiches EA – genre Battlefield 3 pour ne pas le citer – il faut bien avouer que les titres disponibles sont un peu anciens, et à des prix pas spécialement intéressants.

Mais bon on ne va pas non plus trop cracher dans la soupe, faire un donc, c’est toujours une initiative à saluer même si les intentions ne sont pas philanthropiques! Ca me donnera l’occasion de me balader un peu dans Paradise City pour voir ce qu’elle a à offrir. Rendez vous sur Origin donc pour ceux qui veulent tailler la route.

04th Oct2011

Une heure sur… Battlefield 3 Beta

by Alphajet

Les joies de la beta ! Espérons que ce genre de mise à jour se fasse plus rare avec la version commerciale

Etant donné que je me suis résolu à installer Origin, autant en profiter pour essayer la Beta ouverte de Battlefield 3, disponible en libre téléchargement jusqu’au 10 Octobre. Pendant que les quelques Go se téléchargent tranquillement, quelques infos sur cette beta. Il faut savoir qu’elle est uniquement multijoueur et ne propose qu’une seule map, « Opération Métro » qui se passe dans un Paris un brin dévasté. On peut y jouer jusqu’à 32 joueurs sur PC et 24 sur console (même si des petits malins ont voulu contourner les règles). Pas de mal pour trouver un serveur occupé, il y a déjà des milliers de joueurs qui se canardent, preuve s’il en fallait encore une que le jeu est très très attendu.

 

C’est plutôt une bonne idée de la part de DICE d’avoir voulu faire une première couche de tests en Open Beta, qui devrait permettre de peaufiner considérablement le jeu d’ici sa sortie. Revenons à Origin: jeu téléchargé? OK. Je lance le jeu, et il m’ouvre une page internet… qu’il est impossible d’atteindre. Je réessaie plusieurs fois avant de comprendre qu’il essaie de se logger sur Battlelog. J’utilise donc Google mon ami pour l’atteindre et j’arrive sur ce magnifique écran de mise à jour. — Musique d’ascenseur — De retour une heure plus tard, je me rends compte que pour lancer le jeu, il faut installer un plugin Origin dans son navigateur Web, pour enfin pouvoir lancer le jeu depuis le Battlelog. Euh, les gars, c’est pas un peu compliqué votre truc là?

Comme je n'ai pas eu le temps de faire de screenshot de mes parties, vous aurez un bel aperçu de mes stats pourries 🙂

Bon j’imagine que c’est prévu pour centraliser tout sur une même page, peut être pour sécuriser les connexions aux serveurs aussi, mais j’aurais cru qu’Origin (indispensable pour lancer le jeu) suffirait! Bon du coup je parle en deux mots de Battlelog qui est une sorte de Facebook du combattant. Chaque nouvel achievement et vos statistiques complètes se mettront automatiquement à jour sur cet espace. Bon et le jeu alors? Je vais commencer par l’unique map, assez sympathique et qui donne une bonne impression d’ouverture dans la partie extérieure. La partie souterraine , dans le métro parisien, est plus linéaire (en même temps, c’est souvent le cas dans le métro), mais offre quand même plusieurs passages. Côté visuel, ça flatte l’oeil, les modèles de personnage sont détaillés, et l’environnement assez crédible et suffisamment varié. Côté ambiance sonore, ça alterne entre du bon (explosions) et du moins bon (certains sons d’armes manquent de pêche je trouve)

Mais pour le reste, BF3 promet-il d’être un investissement viable pour des parties occasionnelles? Et bien pour l’instant je suis partagé. Le gameplay est je pense assez définitif, et assez réaliste comme dans tout bon Battlefield qui se respecte. Mais je pense qu’il faudra pas mal d’investissement pour en profiter. Pour suivre la tendance amorcée dès Battelfield 2, les parties jouées feront gagner des points, qui procureront au fur et à mesure de nouveaux grades, armes et objets. Alors malgré mon départ de zéro et mon M16 de base, j’ai parfois réussi à faire de beaux cartons, mais un joueur occasionnel pourra-t-il rivaliser à terme avec des joueurs assidus armés comme Schwarzenegger? De plus, je n’ai pas encore capté si être chef d’une escouade de 4 joueurs sert à quelque chose, et si on peut donner des ordres ou des objectifs. Bref, au bout d’une heure, on appréhende un gameplay assez touffu, qui encourage le travail d’équipe (on récompense les tirs de suppression ou le fait de permettre à autres joueurs de l’équipe de respawner à côté de soi); mais à l’inverse d’un Team Fortress 2, je dirais qu’il est possible qu’un risque de déséquilibre se crée entre joueurs réguliers et occasionnels.

Réponse le 27 Octobre… enfin si vous me l’offrez ! 😉

21st Sep2011

A l’Origin du mal

by Alphajet

On dirait pas une scie circulaire leur logo là?

Vous savez tout le « bien » que je pense de la multiplications des plateformes de téléchargement sur PC … Non? Pour ceux qui l’auraient ratée, je vous invite à lire mon opinion. Mais pour faire court, je pense que c’est un non-sens pour la sauvegarde du PC comme plateforme de jeu, face à la concurrence des consoles. Mais même si Steam a ma préférence car c’est le pionnier, le plus complet mais aussi le plus expérimenté, il ne faut pas cracher dans la soupe avant de l’avoir goutée! Petit tour d’horizon d’Origin, la plateforme d’Electronic Arts.

Bon d’entrée, EA l’a jouée un peu bourrin en migrant sans avertissement tous les comptes utilisateurs EA (genre mon compte sur Command & Conquer) en comptes Origin. Ça n’est pas si grave que ça au final, mais il aurait été moins agressif commercialement parlant de poser la question au joueur. Parce que là, ça ressemble clairement à une méthode très rapide et facile pour EA de revendiquer 4 millions d’adeptes sur sa nouvelle plateforme!! Pour compenser et nous convaincre d’utiliser Origin, l’éditeur nous propose généreusement de choisir une vingtaine de jeux « bradés » à 4,99€ (cherchez plus, c’était jusqu’à hier). Plutôt sympa, même si cette liste est plutôt composée de vieilles gloires (SimCity 4), quelques jeux très moyens (les 2 Need For Speed parmi les plus pourris de la série), et pas mal que j’avais déjà. J’ai donc porté mon dévolu sur Spore, histoire de le découvrir avec la plateforme.

Avant d’installer le logiciel, lisons un peu les conditions d’utilisation. Comme sur Steam, chaque licence acquise est strictement personnelle et liée au compte utilisateur. Pas de possibilité de revente donc. On doit également accepter qu’EA collecte des données sur notre matériel en vue de mises à jour, et que ces dernières se fassent automatiquement. Là aussi Steam fait de même. EA nous assure également ne pas vendre nos informations personnelles à des tiers: y’a intérêt! Originalité, j’apprends que la plateforme est disponible sur les mobiles, pas mal comme idée, surtout vu qu’EA vient de racheter PopCap Studios auteur notamment du hit Plants VS Zombies. Ahh j’arrive au point 7, où on apprend que si EA cesse le support d’Origin, on perdra tout simplement le droit d’utiliser nos jeux achetés sur la plateforme… Et qui dit multiplication de la concurrence dit des gagnants et des perdants. Je crains que dans les années à venir on ait malheureusement à se confronter à ce genre de cas.

Bon allez, j’accepte, de toute façon j’ai pas le choix si je veux tester pour vous! Connexion… OK. Faut choisir un avatar parmi une liste prédéfinie issue de jeux EA, dommage qu’on ne puisse pas en créer un. On gère ensuite les options de confidentialité, avec la possibilité ou non d’ajouter son nom réel ou encore d’être recherché sur Origin via son profil Facebook, XBox live, ou son email.

Fight!

L’interface se lance enfin et je remarque qu’elle est apparemment toujours en bêta. Très simple et épurée, elle est pour l’instant assez vide : la boutique est strictement limitée à des produits EA : Dragon Age, Mass Effect, Need For Speed, FIFA, Battlefield, Medal of HonorLes Sims! Par contre, bonne nouvelle, Battlefield Bad Company 2 que j’avais acheté via EA Download Manager il y a plus d’un an est immédiatement récupéré et transféré sur mon compte Origin. Là j’applaudis. Par ailleurs, la vitesse de téléchargement est similaire à celle de Steam sur ma connexion (825Ko/s), pas de problème apparent de stabilité.

Electronic Arts semble donc avoir correctement dimensionné ses ressources matérielles pour gérer sa plateforme. Reste à savoir si elle saura durablement séduire des utilisateurs choyés par Valve. Par exemple, Origin propose déjà quelques promotions, mais rien de bien transcendant et quand Steam propose souvent -10% en pré-commande sur des jeux neufs, on se retrouve ici avec Battlefield 3 à 60€… Je trouve ça vraiment excessif pour du dématérialisé, alors qu’on ne sait pas encore quelle sera la pérennité d’Origin. Pour l’instant, je ne suis pas séduit par une plateforme qui ne fait que copier Steam en moins bien.

25th Août2011

Multiplication des plateformes de jeux: pourquoi ça sent mauvais sur PC

by Alphajet

Dans ce joyeux bordel, Steam est toujours leader, mais...

L’année 2011 marquera certainement la tentative des éditeurs du marché de fragmenter le marché PC. A l’heure où certains fabricants affirment leur attachement cette plateforme et où même le très célèbre éditeur de Gears of War se retournent vers elle, c’est vraiment très dommage que ça tombe maintenant. Très dommage aussi car le PC a une réelle chance à saisir dans cette période ou les consoles « Next-Gen » arrivent dans la phase de maturité de leur existence…

Si Steam s’est imposé comme un leader incontesté depuis plusieurs années, c’est avant tout car il s’agit du pionnier en la matière. Même si Battle.net existait déjà depuis quelques années, il se limitait à l’époque à des ladders, deux jeux et pas d’achat en ligne. Mais Steam malgré son statut de « prem’s », a aussi du essuyer les plâtres! Pour rappel, la plateforme est née pour la sortie de Half-Life 2, jeu que j’avais eu à l’époque en bundle avec une carte ATi (une autre époque!). Et très honnêtement, je l’ai rapidement détestée – Steam, pas le jeu! Hyper lourde, pas pratique, débits de téléchargement trop fluctuants… A tel point que j’ai fini par laisser tomber HL2. Donc si la plateforme de Valve en est là aujourd’hui, ça ne s’explique pas uniquement par sa place d’ancêtre.

Non, ce que j’essaie de dire, c’est que Steam ne s’est pas faite en un jour. Et brique après brique, c’est son évolution permanente qui l’a rendue incontournable. En 7 ans, c’est l’arrivée successive d’un catalogue qui s’est ouvert aux éditeurs tiers, l’anti-cheat, SteamWorks, SteamCloud, les jeux indépendants, les promotions… Tout s’est amélioré au point que l’application est presque toujours ouverte sur mon PC. Et c’est bien ce qui a agacé les autres éditeurs : trop longs à se lancer, ils ont été mis sur la touche par la croissance insolente de Steam. Mais si Valve ne publie jamais ses chiffres de vente, personne ne doute désormais qu’ils sont faramineux. Stardock, puis Microsoft, EA, Ubisoft, Microsoft et Activision-Blizzard se sont cette année tous jetés dans la bataille. Mais cette guerre, à mon avis, ne bénéficie à personne.

Le succès de Battlefield 3 risque d'être à double tranchant: il pourrait confirmer la tendance des exclusivités...

Alors qu’EA distribuait jusqu’à présent ses jeux via Steam, les relations entre ces deux larrons ont du considérablement se refroidir pour aboutir à l’exclusivité de Battlefield 3 sur Origin. Les joueurs ont tout à perdre à subir ce genre d’attitude. Alors que le marché des consoles est typiquement fragmenté entre les 3 constructeurs, le PC avait au moins la force de l’unité de Windows : à l’origine, le label Games for Windows devait servir à renforcer cette image. Mais Microsoft ayant échoué à rassembler autour d’une vraie plateforme, c’est bien Steam et ses nouveaux potes qui ont occupé l’espace laissé libre. Microsoft a clairement manqué de flair sur ce coup là, car elle aurait pu imposer (comme d’hab) sa plateforme en la livrant presque d’office avec Windows. Le MarketPlace sorti cette année ne fait que rajouter au bordel qui s’installe actuellement.

Mauvais pour les joueurs donc, aussi par la multiplication des applications résidentes. C’est pas parce que la RAM est à prix plancher en ce moment qu’il faut la gaver à coup de dizaines de Mo par plateforme chargés en mémoire! Non seulement, c’est lourd, mais en plus c’est pénible. Vous imaginez le tableau? « Alors, Starcraft 2 sur Battle.net, Battlefield sur Origin, attends euh Civilization je l’ai acheté où déjà? et meeeerde! » Voilà, moi j’en gerbe d’avance. C’est d’autant plus stupide que la génération actuelle de consoles perd du terrain en termes technique et que le jeu PC pourrait en profiter. Et d’ailleurs leurs exclusivités se font plus rares qu’il y a quelques années. Même si effectivement la concurrence est souvent favorable pour stimuler un marché, je crois que dans ce cas précis ce ne sera pas le cas: d’une part les prix ne baisseront absolument pas et d’autre part chaque plateforme voudra tirer la couette vers elle…

Ma lueur d’espoir? Mon récent essai de From Dust. Je l’ai acheté sur Steam mais c’est bien Uplay qui s’est installé et se lance au démarrage du jeu. Ce n’est pas la panacée, mais ça permet au moins de concentrer tous ses jeux sur la même plateforme. Mais il faudrait pousser ce concept plus loin, et je rêve d’une application qui pourrait servir de plateforme de plateformes de jeu. En gros, une méta-plateforme qui pourrait accueillir les différents stores des éditeurs. Un peu comme les différents kiosques de VOD sont proposés sur nos TV HD (mais en mieux). Mais je n’y crois pas vraiment, et plus pragmatiquement, je préfèrerais que les nouveaux venus se cassent tout simplement la gueule et conserver mon Steam en solo.