24th Jan2016

La Wii U, pire console de Nintendo ?

by Alphajet

wii-u-2012

Ces derniers jours fleurissent régulièrement des news sur la remplaçante de la Wii U, connue sous le nom de code « Nintendo NX« . Ce projet, initié sous la direction du regretté Satoru Iwata, est censé relever la situation commerciale décevante de la Wii U. Je me passerai pour l’instant de commenter ces « informations » qui font avant tout le jeu des sites d’actualité sur le jeu vidéo, et se basent bien souvent sur des bribes de rumeurs, étirées et amplifiées… La seule chose qui semble à peu près certaine, c’est que Nintendo s’apprête effectivement à annoncer sa nouvelle console de jeu cette année, et qu’a priori, elle entend bien remplacer la Wii U.

Or la Wii U a tout juste un peu plus de 3 ans, et si les rumeurs anticipant une sortie fin 2016 s’avéraient juste, cela représenterait le cycle inter-génération le plus court dans l’activité de Nintendo. Alors que la Wii U n’a franchi le cap des 10 millions d’unités vendues que l’année dernière, elle semble loin de pouvoir rattraper la mal-aimée Gamecube, écoulée à plus de 21 millions d’exemplaires. Comment expliquer ce naufrage industriel – en tout cas en apparence – dont le remplacement potentiellement précipité ressemble tout de même à un aveu d’échec de la part de Nintendo ? J’y vois plusieurs raisons, mais de mon point de vue la cause principale s’explique par une mauvaise stratégie marketing et commerciale de Big N…

1. Un concept encore et toujours mal expliqué

Je l’ai dit quand elle est sortie, et le constat n’a toujours pas changé, la Wii U a bénéficié d’un mauvais nom et d’une piètre définition de ses spécificités. En fait, l’erreur de Nintendo aura été de rester le cul calé entre deux chaises, tel un Jean-Claude Van Damme, mais sans les muscles. Et ça fait mal. En effet, comment renier les ventes démentielles d’une Wii (plus de 100 millions vendues !) et de son concept casual gaming qui aura su séduire un public plus large, tout en cherchant à reconquérir le coeur des « purs gamers », ceux qui s’étaient entretemps reportés sur la Xbox 360 et la PS3? Et bien en conservant un nom quasi-identique à la Wii, en communiquant dessus en insistant sur la rétrocompatibilité des accessoires et des jeux Wii tout en tentant d’expliquer la révolutionnaire « mablette », le Wii U Gamepad et son écran tactile. Cette communication confuse, la Wii U l’a trainée comme un boulet auprès du grand public jusqu’à aujourd’hui, mais bien pire, auprès des développeurs tiers à mon avis.

Le problème, c’est que pour populariser un concept, il faut qu’il soit limpide aux yeux des gens, en plus d’être évidemment attirant, sinon c’est la gamelle assurée.

2. Un Gamepad encore et toujours sous-exploité

En dehors de performances améliorées, LA différence entre la Wii et la Wii U : c’est le gamepad. La promesse de jeux avec un gameplay asymétrique, où un joueur pourrait en affronter d’autres en jouant au stylet sur l’écran tactile, ou encore de situations ou l’apport d’un second écran apporterait un plus incomparable par rapport aux autres consoles en étant dépourvues. Mais c’est la plus grosse claque que Nintendo ait prise depuis le Virtual Boy…

Quand je pense qu’un des jeux ayant le mieux su exploiter cette manette particulière est … Zombi U, développé par Ubisoft, j’en pleure encore des larmes de sang ! Non pas parce qu’un développeur tiers avait compris l’intérêt de cet écran supplémentaire, mais parce que l’échec commercial de ce jeu – en grande partie du au mauvais positionnement de Nintendo selon moi – a conditionné la défection de tous les gros éditeurs tiers l’un après l’autre… et n’a toujours pas attiré de développeurs indépendants audacieux par ailleurs, virage que la Xbox One et la PS4 ont clairement su négocier, elles. Quel est le seul titre du Top 10 des ventes de jeux Wii U a vraiment exploiter le Gamepad ? Super Mario Maker, hit critique et commercial, sorti… fin 2015. Non, mais bravo Nintendo, vous avez vraiment su montrer la voie aux autres avec un médiocre Nintendo Land ou un tellement classique New Super Mario Bros U.

ZombiU_Gamepad

Et si Zombi U avait été mieux fini et vendu, la carrière de la Wii U aurait elle connu une autre trajectoire?

Pourtant, j’aurais tant rêvé de jeux de stratégie, tel un Dungeon Keeper-like version Wii U, ou même pour taper dans le classique triptyque FPS-Militaro-Moderne, un shooter où un rôle serait consacré à l’organisation de l’équipe sur la map. Vous n’avez jamais imaginé un CounterStrike où un commandant se chargerait de mobiliser ses troupes en fonction de sa large visualisation du terrain, pouvant amener support et munitions sur le terrain ? Bon ok… certains l’ont déjà fait, mais pas vraiment sur console ! Même des jeux du type gestion/construction de villes comme Cities Skylines ou Rollercoaster Tycoon auraient pu trouver leur place sur cet écran. C’est MA plus grande déception. Nintendo n’a tout simplement pas su vendre son gamepad, ni dans ses propres jeux, ni à ses partenaires.

3. Une image passéiste

Cela n’a pas échappé à grand monde, Nintendo est le seul développeur à pousser sa Wii U, recyclant à tour de bras ses licences les plus célèbres en espérant attirer le public sur sa console. Stratégie de l’échec pour ne pas tomber dans l’oubli, abreuver régulièrement les fans pour rassurer la base d’acheteurs et tenter de l’élargir. Avec le 28e épisode de Mario, le come-back de Donkey Kong, un nouveau remake de Zelda ou le classique Mario Kart promis à chaque génération. Ne nous méprenons pas, il y a d’excellents titres parmi eux, la grande majorité même, mais sans surprise… Quelle nouvelle licence aura su marquer cette génération? Splatoon probablement, quasi seul nouveau titre qu’on peut espérer revoir sur la NX. C’est tout.

Nintendo a surtout révélé son incapacité à surprendre avec ses jeux, trop coincée qu’elle est par la volonté de ne pas perdre la frange la plus jeune des joueurs – et des plus nostalgiques – en proposant des Mario, MarioKart, Donkey Kong, Kirby et autres Super Smash Bros assez consensuels, et n’apportant bien souvent qu’un lifting graphique et quelques améliorations par-ci, par-là. Même une non-joueuse comme ma femme aura su s’en rendre compte ! Un constat confirmé par les sorties régulières de vieilles gloires sur l’eshop, ratissant du catalogue de la NES jusqu’à la N64 pour gratter quelques euros aux vieux gamers.

Le plus gros challenge pour Nintendo ?

Après le semi-échec de la Gamecube, Iwata avait permis au constructeur d’effectuer un splendide come-back, avec la DS puis la Wii. Paradoxalement, ces succès sont en partie la cause de la déchéance de la Wii U. Car au fond, la console en elle-même n’est pas mauvaise, elle avait même de sérieux atouts pour s’imposer et marquer sa différence : la promesse d’un gameplay encore renouvelé et un prix d’appel intéressant. Mais Nintendo s’est retrouvé à l’évidence coincé entre deux générations, entre deux types de public, et entre deux façons de jouer. La Wii U cristallise l’impossible pari de concevoir une « Wii pour joueurs hardcore », deux philosophies visiblement trop opposées pour fonctionner. Du moins, pas avec un concept si mal expliqué et un gamepad original si sous-exploité.

Je suis réellement triste de cette situation car le marché des consoles à trois constructeurs me semble plus sain qu’un monde où seuls Microsoft et Sony viendraient à lutter sur le marché du jeu vidéo. Nintendo reste un acteur majeur et j’aimerais qu’il le reste, pour éviter de suivre la même trajectoire que feu-Sega, disparu il y a une quinzaine d’années maintenant. Ce qui me fait d’ailleurs penser que la lutte Playstation/Xbox dure désormais depuis plus longtemps que la période sur laquelle l’ancienne guéguerre Nintendo/Sega avait pu s’étendre. Une page s’est vraiment tournée, et Nintendo a bien intérêt à s’en rendre compte…

Je ne sais pas si la NX saura retrouver le chemin du succès, mais ce qui est certain c’est qu’un destin similaire à la Wii U pourrait probablement enterrer définitivement Nintendo. Jusqu’à maintenant, la firme a toujours sur rebondir après ses échecs, se remettre en question et se renouveler à travers des idées originales et différentes. Je suis effectivement convaincu que c’est la seule voie que Kimishima, Miyamoto et leur bande devront emprunter pour donner un nouvel élan à la marque. Wait and see…

Pour illustrer mon propos, revoyez une des premières vidéos commerciales de la Wii U, et de ses nombreuses promesses non tenues…

19th Oct2014

Critique : Mario Kart 8

by Alphajet

MarioKart8_01

Mario Kart 8

Sortie
Mai 2014 Supports Wii U
Par les mêmes gars Bah… tous les Mario, Zelda, Donkey Kong, F-Zero
Alternatives Sonic & All Stars Racing Transformed

Je viens de me rendre compte que ça fait déjà un peu plus d’un an que je n’ai pas publié de critique de jeu. Cétait pour Ridge Racer Driftopia et c’était un peu pourri. Bon d’un côté ça reflète un peu mon activité sur le blog, et le peu de jeux auxquels j’ai joué ces derniers mois. Donc Mario Kart 8, a priori le 8e épisode du célèbre jeu de course de Nintendo, évidemment une exclusivité sur Wii U. Pour une fois, c’est un jeu que j’ai eu dès sa sortie (à quelques jours près), parce que quand on a une console Nintendo c’est un peu un incontournable. Mais est ce que ce dernier épisode mérite réellement de l’être, ou reflète-t-il juste un succès du à la rareté d’autres bons jeux sur Wii U ? Et puis surtout, correspond-il à mon rythme de jeu ?

Très honnêtement, au départ quand j’ai vu la liste des nouveautés de ce 8e épisode, j’ai pris peur et je n’étais pas très enthousiaste. 4 nouveaux grands prix comme d’habitude, une poignée de nouveaux personnages, très peu de nouveaux objets, et les fameuses sections « anti-gravité » qui sont le symbole de cette version. Pas hyper original. En fait, Nintendo laissait l’impression de prendre un minimum de risques pour vendre juste un jeu efficace qui plaise au plus grand nombre sans révolutionner sa formule. Et pourtant… MK8 recèle plus de surprises qu’il n’en laisse paraitre.

Tout d’abord, on retrouve des courses à 12 comme sur Wii, et c’est déjà sympathique au niveau de l’animation des courses. Parce que ça laisse plus de possibilité de se foutre sur la gueule et de remonter une partie a priori mal engagée. Cependant, et c’est une des choses que j’ai le plus apprécié dans cette édition, le talent fait un peu plus la différence qu’auparavant. J’entends par là que même si les remontées fantastiques sont évidemment possibles (grâce aux items notamment) et que les carapaces bleues fusent toujours, les pilotes les plus experts seront un peu plus avantagés. En effet, avec la collecte des pièces, toutes les techniques de mini-boost (dérapages, sauts, etc) les moyens d’aller le plus vite possible demandent une certaine expérience et dextérité. En multijoueurs par exemple, les pilotes débutants et moyens peuvent facilement viser le milieu de tableau, mais le Top 3 revient souvent aux plus expérimentés. Dans un sens, sans pour autant perdre le côté injustice rageante si typique de Mario Kart, cet épisode trouve un certain équilibre très agréable. Jamais frustrant mais tellement gratifiant quand on obtient une victoire difficile.

MarioKart8_02

A noter qu’on peut jouer en mode Gamepad seulement, ce qui permet de se faire des parties vite fait sur le canapé pendant que la TV est occupée. Toujours un + pour moi!

Au niveau des objets également, l’apparition du Super Klaxon met un terme au côté inévitable des terribles carapaces bleues. Ca laisse une cartouche quand on a la chance d’en obtenir un. J’ai moins aimé le Super 8 (déjà vu dans MK7), parce que je le trouve souvent inefficace. Il faut à la fois maitriser son pilotage et essayer de tirer un item au bon moment. Résultat, je me fais plus souvent péter la gueule avec une bombe partie au lieu d’une carapace rouge, et un boost mal placé et c’est la sortie de piste… j’ai trouvé le boomerang qui peut être utilisé plusieurs plus quelconque. Quant aux véhicules, ils sont finalement suffisamment variés avec toutes les combinaisons possibles pour que tout le monde y trouve son compte. A noter que les motos ne sont plus ultra dominatrices comme dans l’épisode Wii.

Le mode multijoueurs quant à lui, qu’il soit en ligne ou en local, est toujours aussi accessible et efficace. Les parties sont organisées avec des joueurs d’un niveau habituellement similaire, et on peut s’amuser rapidement sans se prendre la tête. Je fais parfois des parties assez tôt le matin (merci mon fils!!!), et on trouve toujours des joueurs. Il est très rare de tomber sur des parties peu remplies ; on joue la plupart du temps contre 8 à 11 adversaires. Le niveau est souvent plus plus relevé que les courses solo, mais c’est aussi ce qui fait son sel !

En fait, plutôt que l’épisode de l’absence de risques, Mario Kart 8 est celui de l’équilibre. Comme Nintendo sait si bien le faire, MK8 est un best-of géant de toutes les meilleures idées des précédents épisodes. Je me suis fixé un challenge d’ici la fin de l’année : terminer le mode solo complètement avec 3 étoiles dans tous les Grand Prix. Pour l’instant, le mode 150cc me donne du fil à retordre 🙂

Quelle dose ?

A volonté
Mario Kart 8, c’est comme ces menus à volonté qu’on trouve dans certains restos : on peut s’en gaver jusqu’à se péter le bide, comme on peut décider de déguster les meilleurs morceaux. Mais au contraire de ces restaurants en général assez cheap, là on a du contenu de qualité, hyper bien calibré. Donc on y revient volontiers. Le lendemain, ou la semaine suivante. Ou un mois après. Et toujours avec un grand plaisir.

Quelle complexité?

Simple
Le gameplay de Mario Kart est toujours resté volontairement simple pour permettre à n’importe qui de s’y essayer. Novices, enfants ou pros du gamepad peuvent tous y trouver leur compte. Après bien sûr, truster les podiums demandera plus d’expérience que juste envoyer des carapaces au pif et compter sur la chance pour chopper l’item Bullet Bill qui fait rattraper son retard.

J’en verrai le bout ?

Oui! Défi 2014 J’ai fini toutes les coupes dans les 3 niveaux de difficulté, mais j’espère maintenant les terminer avec 3 étoiles ce qui signifie finir chaque course en 1ère place. J’ai aussi passé pas mal de temps sur le mode multijoueurs en ligne, donc oui, on peut dire que j’ai bien écumé le jeu.

Quel prix ?

~45 €
Comme la plupart des jeux Nintendo, Mario Kart 8 sera vendu au prix fort pendant toute sa carrière. Pas de raison d’attendre une éventuelle baisse à moins de le prendre en occasion. En même temps, il s’imposera clairement comme un classique de la Wii U

Le multi? Les bonus?

Efficace
Lancez le jeu, choisissez multijoueur en ligne et vous y êtes. Le plaisir est immédiat, et surtout on peut s’arrêter quand on veut! Les parties s’enchainent rapidement et chaque course ne durant qu’environ 5 minutes, c’est vraiment un atout qui permet à tout le monde d’en profiter. Sans parler bien sûr du multijoueur en local de 2 à 4 joueurs, qui reste toujours aussi sympa si on a quelques potes avec qui le partager.

Mon impression

Excellent
La réponse est oui : Mario Kart 8 est un incontournable de la Wii U, pour peu qu’on ne soit pas allergique aux jeux de course. Même si les nouveautés ne sont pas forcément au rendez-vous, ce premier épisode en HD bénéficie juste d’une finition exemplaire et d’une efficacité à toute épreuve. On peut y jouer souvent, comme espacer largement ses parties tout en prenant un plaisir incontestable. MK8 est un des jeux qui auront fait décoller la Wii U cette année, et c’est mérité. 

 

25th Juin2014

E3 2014 : quelques impressions

by Alphajet

 

E3_2014_banner

L’Electronic Entertainment Expo version 2014 ferme ses portes, tandis que la Coupe du Monde de football prend ses marques. Un évènement en chasse un autre dans l’actualité, mais le premier aura-t-il pour autant laissé une trace indélébile dans cette première moitié d’année? Est ce que les 3 principaux pourvoyeurs de jeux vidéo du moment ont réussi leur opération communication ? Et plus généralement, quelle est aujourd’hui la place et l’importance de l’E3 dans l’esprit des joueurs ?

Les constructeurs de console

Les 3 constructeurs survivants – principaux, j’exclus la Ouya par exemple, ne m’en voulez pas pour ça – ont fait leur show, avec plus ou moins de réussite. Sony et Microsoft sont opposés frontalement, disposant d’à peu près les mêmes consoles, mais pas nécessairement des mêmes atouts.

Du côté de Sony, avec une conférence axée sur sa PS4 qui réalise un très bon démarrage de carrière, on ne peut pas parler d’énormes surprises. Uncharted 4, c’est d’ailleurs tout sauf un émoi tant la licence était attendue comme le messie. Bon et ensuite du Little Big Planet (on s’en serait douté) et beaucoup de titres multi-plateformes. D’autre part, Sony a laissé champ libre à la 3DS sur le marché des consoles portables ; certes la Vita n’est pas très populaire aux US, mais on sent un certain laisser aller sur la com’ de cette console, qui peut bénéficier d’excellents jeux ou portages (Grim Fandango est un bon exemple) mais reste pourtant un demi succès. Sony focalise donc l’attention sur sa console de salon, qui elle bénéficie d’une très bonne notoriété depuis le très bon coup de Sony l’année dernière. En revanche, Sony mise toujours sur une certaine innovation pour susciter l’envie, avec le projet de casque de réalité virtuelle Morpheus ou la Playstation TV. Pour ma part, je considère que ce sont pour l’instant plus des arguments marketing que de vrais atouts, mais à Sony de prouver qu’ils sont capables d’en faire des compléments indispensables. Bref, Sony joue intelligemment ses cartes, mais de façon très classique, presque prudente je dirais. Étant donné le succès actuel de la PS4, Sony a pris le rôle du chassé et garde donc une position défensive pour être prêt à répondre si nécessaire.

Du côté de Microsoft, on joue la prudence. Sa conférence était axée sur le concept « Games only » : en clair, « on a compris votre message de l’année dernière ; vous voulez des jeux? Vous en aurez ». Exit Kinect, relégué comme un accessoire à proprement parler, pas de vagues, pas de surprises. Microsoft a décidé d’ouvrir le bal des conférences, probablement pour couper l’herbe sous le pied de Sony, pour présenter nombre de grosses licences et suites (Halo, Forza, Call Of Duty, Assassin’s Creed…) qui ne sont pour la plupart pas des exclusivités. Est ce que Microsoft a présenté des jeux enthousiasmants? Oui… Certainement, mais très peu d’originalité dans tout ça.

Pour finir, chez Nintendo, et bien on a eu droit à … du Nintendo. Mister Iwata évitant désormais de faire le déplacement avec tout le tralala direction Los Angeles, c’est un Nintendo Direct qui a permis de présenter les « nouveautés ». Pour nos amis japonais, l’heure n’est pas trop à la fanfaronnade, même si le ton de leur conférence était globalement humoristique. Mais au final, il n’y a qu’une seule priorité : vendre des palettes de Wii U pour espérer continuer à attirer des gros développeurs à faire l’effort de publier leurs jeux sur sa console, voire même y produire des exclusivités. Car si on peut reprocher à cette console la faiblesse de son hardware comparée à la PS4 et la Xbox One, on ne peut pas lui enlever les promesses de son gameplay asymétrique avec son gamepad.
En revanche, on peut toujours autant blâmer Nintendo de ne pas montrer la voie, avec visiblement des jeux qui ne l’exploitent pas plus que come un gadget. Bref, Satoru Iwata et Reggie Fils-Aime l’ont joué « rouleau compresseur pour fans », en commençant par une large couche de Smash Bros, puis en passant une bonne sauce de Zelda, un peu de Captain Toad par ci, de Bayonetta par là, et des petites cerises façon Yoshi ou Splatoon. Ah oui et les fameuses figurines NFC dont on ne sait pas grand chose, à part qu’elles sont censée apporter du bénéfice à Nintendo… et qu’elles ont plutôt l’air réussies au passage.

Les éditeurs, les à-côtés

Du côté d’Ubisoft, EA and co, et bien rien de très neuf sous le soleil non plus. Facr Cry 4, blabla Mass Effect, blabla Dragon Age, blabla Tomb Raider, blabla Battlefield… etc. J’ai l’air complètement blasé, mais je développe ça juste après. Il y a deux choses que j’ai retenues. La première, c’est que j’aimerais vraiment bien tester l’Occulus Rift un de ces quatre. Non pas que l’E3 l’ait particulièrement mis en valeur, mais ça reste quand même une des technologies les plus originales… et merde, des plus kiffantes de ces dernières années, non?? Non pas que ça soit une révolution, après tout ça n’est que déterrer et remettre au goût du jour un projet sorti trop tôt. Mais quand même, j’aimerais bien voir si c’est l’avenir du jeu vidéo, ou bien juste une étoile filante qui s’éteindra comme le premier Virtual Boy venu.

D’autre part, il y a un jeu qui me fait envie, c’est Evolve. Non pas qu’il innove complètement, après tout ça reste un FPS coopératif, plus ou moins dans la lignée de Left 4 Dead. Mais alors que le titre de Valve opposait 4 humains contre une nuée de morts vivants relativement faiblards, Evolve fait le pari inverse, qui me rappelle Giants : Citizen Kabuto pour ceux qui s’en souviennent. Quelque part, il y a du King Kong dans ce pitch de la grosse bête traquée, mais très puissante. Et de façon générale, j’aime bien qu’un jeu propose un gameplay asymétrique, ça permet de varier les parties et les situations.

La conclusion

Ca, c'était de mémoire à l'E3 1999 l'annonce de Duke Nukem Forever. A l'époque, le genre de grosse révélation qui n'avait pas fuité...

Ca, c’était de mémoire à l’E3 1999 l’annonce de Duke Nukem Forever. A l’époque, le genre de grosse révélation qui n’avait pas fuité…

Personnellement, je trouve que les E3 réservent de moins en moins de surprises. Entre les leaks volontaires ou involontaires des éditeurs, les annonces qui pleuvent tout au long de l’année pour vendre des précommandes, les actus incessantes des sites de jeux vidéo… finalement qu’est ce qu’on apprend sur un tel évènement? Il y a le show, le spectacle, certes, mais ça a toujours été le cas depuis les années 90. Mais à l’époque, tout n’allait pas encore aussi vite que la fibre optique…

Donc oui, quitte à passer pour le vieux con, je trouve que l’E3 n’est plus l’évènement qu’il était, mais c’est finalement le cas pour tous les salons. TGS, PGW, GamesCom … Les constructeurs de machines, comme les éditeurs cherchent avant tout à rentabiliser leurs investissements, et à prendre un minimum de risques. Vous voulez un exemple? Mirror’s Edge 2. EA en a teasé un bout, pour tester si vraiment il y avait un public prêt à acheter derrière. Mais il suffirait que la demande paraisse plus faible pour que le projet passe à la trappe à mon avis.

En bref, l’E3 reste une date importante du calendrier du jeu vidéo, mais plus vraiment cruciale.

26th Nov2012

Wii U la mal nommée

by Alphajet

La campagne publicitaire de Nintendo pour lancer sa nouvelle console en Europe a commencé assez tard, ce qui n’a pas manqué de surprendre beaucoup de monde. C’est donc depuis moins d’un mois, parmi le gavage crânien monumental mais désormais habituel de la période pré-Noëlique, que tout un chacun découvre le nouveau bébé d’un blanc immaculé (ou d’un noir poussiérigène au choix). Ce qui ne m’avait pas frappé au début, c’est mon entourage qui me l’a fait sauter aux yeux.

Je me suis rendu compte que Nintendo avait fait la même « erreur » pour ses deux dernières consoles en date, cette Wii U donc et la 3DS. Comme d’habitude depuis la Wii, les différentes pubs mettent tout particulièrement le joueur en scène, la convivialité des séquences de jeu à plusieurs, et les nouveautés de gameplay que permet le gamepad avec son écran. D’ailleurs, soit dit en passant, l’originalité du gameplay asymétrique n’est pas réellement bien expliquée dans les spots TV. En tout cas, je suis à peu près certain que la plupart des parents qui vont se poser la question d’acheter la console pour une livraison sous le sapin n’ont pas complètement saisi le concept.

Comme à l’E3, c’est plutôt Zombie U qui tire son épingle du jeu, alors que les passages sur NintendoLand ou New Super Mario Bros Wii U restent finalement trop classiques. Honnêtement, le coup d’avoir un deuxième joueur qui crée des plateformes pour le premier, ça me rappelle vaguement l’inintérêt de jouer à Super Mario Galaxy à deux pour collecter des fragments d’étoile. Et ce manque de clarté… il est juste sublimé par le choix d’un nom passablement mal choisi. En voulant innover tout en conservant un héritage de l’immense succès de la Wii (qui faut-il le rappeler est la plus vendue de la génération actuelle), Nintendo a choisi de conserver « une marque »: Wii.

Or, c’est un choix à double tranchant, car cet héritage est lourd de conséquences. J’étais surpris au début quand mes ami(e)s m’ont demandé ce qu’était la Wii U. Un truc qui se branche sur la Wii? Une sorte de mise à jour? Une tablette pour la Wii ? Est-ce qu’on peut garder sa console? Loin d’être naïves, ces questions prouvent qu’à force de mettre en avant telle ou telle fonctionnalité, Nintendo en oublie qu’il sort une véritable nouvelle console! NES, Super Nintendo, Gameboy, Nintendo 64, Gamecube, autant de noms qui ont fièrement construit l’Histoire de la marque japonaise… et celle du jeu vidéo.

Mais quand la 3DS est sortie, le grand public n’y a vu que la dernière venue d’une gamme composée de la DS, DS Lite, DS XL, DSi. Une simple mise à jour avec un écran 3D, finalement pas si révolutionnaire. Le nouveau stick analogique ou la puissance largement revue à la hausse sont complètement passés inaperçus au point qu’elle n’est pas restée dans l’esprit des gens comme une nouvelle console. C’est exactement la route que suit la Wii U, avec sa promotion trop proche de celle de sa grande soeur.

A force de matraquer son originalité, Nintendo fait l’erreur de négliger l’effet nouveauté. Attention, je ne dis pas que je n’approuve pas cette politique qui ne mise pas tout sur des graphismes bandants et une puissance à faire chialer des supercalculateurs de la NASA  (cf PS3). En revanche, ne pas en parler du tout est à mon avis préjudiciable pour marquer sa différence. On ne voit quasiment pas la console en elle même, planquée derrière sa « tablette »,  on ne se rend pas compte que la résolution est désormais HD… A côté de ça, Sony n’hésitera certainement pas à coller un 4 derrière son célèbre PlayStation, et Microsoft fera surement dans la même veine.

Bref, même « Wii 2 » ou « New Wii » aurait moins fait de mal à l’image de cette nouvelle console, à défaut d’être original…

28th Juin2012

3S XL mais minimum

by Alphajet

Esthétiquement je trouve que le pari est réussi

Nintendo n’avait donc pas eu assez de l’E3 pour caser ses annonces. Ou plutôt n’a pas voulu jouer avec le feu et a concentré tous ses spotlights multicolores sur la Wii U. C’est donc une dizaine de jours plus tard seulement que la 3DS XL est annoncée pour une disponibilité en plein milieu de l’été. Alors bien sûr, au delà de l’étirement des écrans, c’est l’absence du 2e stick analogique qui est au coeur des débats. Véritable drame pour certains, amputation pour cause d’économie pour d’autres, volonté de Nintendo de ne pas décevoir (une fois de plus… souvenez vous du prix de 250€ au lancement) les possesseurs de 3DS qui se sentiraient lésés autrement.

Pour moi, la question cruciale c’est quand même de savoir s’ils oseront le Circle Pad XL !  Et surtout le jean XXL nécessaire pour pouvoir ranger tout ça dans une poche…. Bon le pire c’est que les dernières news sorties tendent à dire que oui. Décidément Nintendo a l’art et la manière d’essayer de concilier tout le monde. Mais comparons son attitude par rapport à la sortie de la DS première du nom. A l’époque, le concept du double écran est très original et surtout très novateur au niveau gameplay. Combiner l’écran tactile avec un autre écran au dessus rappelait à la fois les Game & Watch, mais proposait surtout d’explorer de nouvelles possibilités de jeu. Quand le papa de Mario revoit sa copie, c’est en profondeur avec la DS Lite (c’est la version que j’ai achetée). Design entièrement revu pour être plus compact, mieux fini, plus classe, c’est encore une réussite totale. Et un certain nombre parmi ceux qui avaient investi dans celle qu’on a appelé la « DS Tank » ont fini par racheter une DS Lite, DS XL ou DSi.

En comparaison, la 3DS apportait beaucoup moins au niveau gameplay qu’au niveau technique. Après tout, la 3DS est un peu une sorte de DSi boostée à laquelle on aurait greffé un écran 3D. Mais ça serait méchant de dire ça…quoique, je suis un peu méchant 🙂 ! Bref, après un an d’utilisation, j’apprécie ma 3DS mais fondamentalement ça n’est pas une révolution. Et qu’apporte cette version maxi? Le confort de deux écrans plus grands évidemment, ça a déjà été constaté sur la DS XL. Mieux, l’effet 3D semble plus supportable sur cette version – j’avoue que j’ai parfois les yeux qui pleurent avec ma 3DS! En dehors de ça, pas grand chose à signaler? Et bien moi j’ajouterai que le confort des mains doit certainement être amélioré. Je ne sais pas pour vous, mais même si je n’ai pas des mains de gorille, mes doigts ont tendance à se fatiguer en jouant à la 3DS, un peu recroquevillés sur eux même. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça me filera de l’arthrose, mais il est très probable que la version XL soit plus agréable de ce côté là.

Au final, est ce que ce « Maxi Best Of 3DS » me tenterait? Certainement pas. C’est une sorte de version canapé de l’originale, plus destinée à profiter d’un Mario ou d’un Layton vautré sur un pouf que pour jouer dans le métro. Et si elle est tout à fait valable pour quelqu’un qui ne possède pas encore la 3DS, elle n’apporte rien d’attirant pour les autres. Nintendo a donc changé d’optique et préfère stabiliser sa base désormais solide de joueurs en attendant encore un ou deux ans pour faire évoluer sa portable plus en profondeur. Probablement que le succès très modéré de la PS Vita joue en sa faveur…

17th Fév2012

Critique Casual/Hardcore: Mario Kart 7

by Alphajet

Et l’enfant prodigue arriva. Aidé de son fidèle destrier Super Mario 3D Land, le dernier Mario Kart a été le héros des ventes de la 3DS au dernier Noël. Comme quoi, si la preuve devait encore en être faite, une console se vend bien à partir du moment où des jeux incontournables débarquent. Et là en l’occurrence, Zorro est arrivé!

Trêve de bavardages! Presque tous les joueurs ont un jour vu ou touché de près ou de loin à un Mario Kart, la série ayant cartonné sur toutes les consoles Nintendo depuis 1992. Et clairement, c’est un des éléments qui fait sa force, mais j’y reviendrai plus tard. Honnêtement, avant de l’essayer j’avais des doutes sur ce 7e épisode. Pas sur sa qualité, ce genre de licence étant incontournable pour Nintendo, mais plutôt sur son intérêt. Je me disais « bah, c’est juste un MK de plus avec un nouveau panel de circuits, mais pas de grands changements à l’horizon ». Bref un très bon jeu, mais pas exceptionnel.

Et je n’avais pas tout à fait tort. La 3D est très bien exploitée dans le jeu, mais pas indispensable, les graphismes sont très mignons, mais ça n’est jamais très important dans Mario Kart, il y a quelques petits changements dans les armes, mais pas fondamentaux… Oui mais un peu comme l’épisode sur DS que j’avais adoré, ce MK7 améliore tout un tas de petites choses qui boostent l’expérience. Les deltaplanes et les hélices que j’imaginais très gadget proposent en réalité des passages très sympas et parfois techniques, la gestion des dérapages a été affinée, le StreetPass permet aux plus hardcore de chasser le chrono pendant des heures. Le multi online m’a semblé d’ailleurs très réussi, sans parler de la possibilité de « partager son jeu » pour jouer en local avec une seule cartouche!

MK7, comme certains de ses prédécesseurs, synthétise la quintessence de ce jeu de course ou le fun est toujours gagnant. Qu’on soit joueur occasionnel ou acharné, il offrira d’excellents moments, de la petite dizaine de minutes pour finir un GP 100cc jusqu’à la traque des trajectoires idéales pour gagner 1 dixième de seconde. C’est ce que je trouve exceptionnel, dans ce Mario Kart : il est nouveau, mais tout le monde le connait déjà. Et pour autant, toujours aussi addictif, c’est sa formule magique!

-30min Durée de session:
On peut finir un GP en un quizaine de minutes, et s’arrêter là. Mario Kart 7 est juste idéal à ce niveau là. J’ai progressé par petites étapes, finissant les 50cc, puis 100cc, et j’en suis désormais aux 150cc. A la limite, je trouve même que que c’est beaucoup plus sympa d’y jouer par courtes sessions que de longues parties.
Long Intervalle de partie:
J’aime beaucoup ce MK7 et ça ne m’empêche pas de poser ma 3DS pendant 2 semaines et la reprendre sans sentir le moindre inconfort en rejouant. Les réflexes ne disparaissent pas, et on prend toujours autant plaisir à relancer une partie de temps en temps.
Aisé Complexité:
Comme je le dis plus haut, Mario Kart 7 reste Mario Kart. Si la quête des meilleurs temps ou des 3 étoiles dans toutes les courses requiert une maitrise certaine, ça n’empêche pas de s’amuser dès la première course. Même un débutant total s’éclatera très vite et assimilera rapidement le gameplay très accessible
10-20h Durée de vie:
J’indique entre 10 et 20h mais compte tenu du mode multijoueurs, les plus accrocs pourront encore passer quelques dizaines d’heures à se fritter en ligne. Faire le tour du mode solo demandera déjà un certain temps, sans pour autant frustrer si on n’en vient pas à bout.
+30€ Prix conseillé:
Typiquement le genre de hit dont le prix ne baissera pas avant des années. On le trouve sur internet aujourd’hui pour un peu moins de 35€. Mais pour tous ceux qui ont une 3DS, c’est un bon investissement même à ce prix.

Casual

Hardcore

Mario Kart 7 est exemplaire en tout point côté Casual. Accessible, jouable en courtes parties, sans nécessiter d’y jouer régulièrement. Nintendo a su balayer mes doutes avec cet excellent épisode 3DS. S’il n’atteint pas la note maximale, c’est juste qu’après tout ça reste un Mario Kart de plus sans révolutionner la formule. Mais après tout, en a-t-elle vraiment besoin… tant qu’on s’amuse!
01st Fév2012

Enfin un big N…etwork!

by Alphajet

Le nom n'est pas original, mais tant que ça marche...!

C’était l‘une de mes plus fortes attentes pour la Wii U (si elle garde ce nom…) et Nintendo est (enfin) en passe de l’exaucer! Nintendo et ses plateformes connectées WiiWare et DSiWare, ça aurait un peu été le top moumoute du online… en 2002 avec la Gamecube. Malheureusement, on est en 2012, et clairement, elles ont un train enfin plusieurs sur le Xbox Live et le PSN.

On a eu beaucoup de polémique sur la sécurité du PSN en 2011, mais c’est clair qu’en contrepartie Sony, comme Microsoft, propose une vraie interface connectée. Nintendo a toujours eu une politique un peu frileuse à suivre les nouvelles tendances, comme par exemple proposer la lecture de DVD ou de mp3 sur ses consoles. Souvent, la raison invoquée était de se protéger du piratage, d’où l’utilisation de la cartouche sur N64, ou de mini-DVDs sur Gamecube. Mais avec les années, ce genre de barrière a sombré dans le ridicule, en causant bien plus de problèmes (capacités trop faibles) sans pour autant être infaillible. A l’inverse, la PS3 de Sony a résisté très longtemps au piratage, avec son lecteur Blu-ray et tout en proposant un PSN très efficace.

En fait le lancement du Nintendo Network est peut être aussi déterminant pour le succès de la Wii U que ses propres fonctionnalités. Et pourtant, il semble bien qu’on ne sache pas encore tout sur les capacités de la console. Mais en 2012, se priver d’un multijoueurs efficace, d’un magasin en ligne digne de ce nom ou d’applications connectées aurait à mon avis signé l’arrêt de mort de la console malgré tous les atouts qu’elle pourrait présenter. Si certains jeux ont réussi à rester populaires en ligne, comme Mario Kart Wii, c’est avant tout par la qualité du jeu bien avant la qualité du mode multijoueur.

Sérieusement, combien d’heures avez vous passées en ligne sur Wii ou DS/DSi/3DS ? Perso, j’ai du réussir une ou deux fois à faire un Mario Kart avec quelqu’un que je connaissais vu que personne n’arrive à se souvenir de ces foutus codes-amis! Et pourtant MK, c’est quand même plus fun quand on balance une carapace bleue sur son pire ami!

Bref d’une part, il est temps que Nintendo s’offre une plateforme commune pour ses consoles, et pas deux différentes à maintenir. Apparemment ça semble être l’objectif même si tout n’est pas encore très clair. Ensuite, avec la volonté de re-séduire les hardcore gamers sur Wii U, ils ne peuvent définitivement plus passer à côté d’un online décent. Imaginez un Battlefield 3 sur Wii U avec les capacités online de la Wii? Non laissez tomber vous en feriez des cauchemars. Et pour finir, je pense que les casual gamers ne seront pas délaissés pour autant. Au contraire, c’est un énorme atout pour les conserver aussi : regardez le succès de jeux indépendants ou des « Social games » comme Farmville? Zynga ferait mieux de s’associer à Nintendo pour assurer sa survie, car Facebook comme seul modèle risque de le tuer.

J’espère qu’ils embauchent une équipe de génies du code réseau et de l’ergonomie, parce qu’honnêtement, à part un foirage de ce genre, je ne vois que du bon dans cette annonce.

11th Déc2011

La Wii U édition dorée à 900€ !

by Alphajet

Elle est pas belle mon édition limitée?

Non sérieusement, vous y avez cru une seconde? J’en ai juste un peu ras le bol du sensationalo-journalisme, où la moindre rumeur est rapportée sans analyse, facebookée, retwittée. Tout ça pour histoire de ne pas être le dernier à parler du dernier ragot en date au cas où il se révèlerait exact. A quand Closer Games edition, Paris Consoles Match ou Voiwii ? Cette semaine, c’est l’annonce d’un tarif pour la Wii U qui a animé les unes de tous les grands sites et excité les gamers en manque de news fraiches sur la prochaine console de Nintendo. Tout ça parce que pendant un court moment, le site de Carrefour a affiché une précommande pour la Wii U à 450€.

Quand je vois le nombre de commentaires que ça a généré sur JeuxVideo.com, je me dis qu’au moins ils ont atteint leur objectif ! Ce qui me gène le plus, ce n’est pas tant l’annonce en elle même ; après tout, rien n’indique pour le moment que ce prix est totalement ridicule. C’est plutôt le fait de relayer une information sans aucun recul, sans analyse. Rien ne dit non plus que cette précommande n’est que l’oeuvre d’un stagiaire qui a fait une bonne blague ou un beau test foiré (c’est toujours la faute des stagiaires). Certains ont tout de même avancé comme explication que le tarif serait à mettre en rapport avec un processeur quad-core à 3Ghz. Mais là encore, ça ne veut pas dire grand chose sur la puissance réelle de la console.

On aurait pu aussi parler de la « gametab« , cette tablette-manette qui risque bien de couter un rein à Nintendo au départ. Alors si le prix se révèle finalement élevé, il est certain qu’elle en sera en partie la cause. D’ailleurs, je doute que 2 exemplaires soient inclues d’office dans le package, et l’achat à l’unité risque de dépasser largement les 50€ d’une Wiimote Plus. Au final, je pense que le jour où on aura des véritables fuites sur la Wii U n’arrivera pas avant l’année prochaine, et ne viendra probablement pas en premier d’un site comme Carrefour. Je doute que des mois avant la commercialisation de la console, Nintendo s’amuse à donner des tarifs indicatifs à ses distributeurs. Finalement, il n’y a qu’un seul fait plus ou moins sûr, c’est qu’à mon avis la Wii U ne pourra pas coûter 249€ comme sa devancière, à moins de la vendre très largement à perte. Or on sait que ça n’a jamais été la politique de Nintendo jusqu’à aujourd’hui. CQFD

30th Nov2011

Réalité diminuée

by Alphajet

Exemple typique de ce qui est proposé : un mini-monde qui semble s'animer dans nos mains

Ces derniers temps, on entend forcément beaucoup parler de la PS Vita. Elle débarque peu avant Noël au Japon, et en Février dans nos contrées européennes, ça je pense que vous le saviez déjà. Mais je suis récemment tombé sur cette nouvelle possibilité de la PS Vita de faire de la réalité augmentée (voir la vidéo en bas). Loin de moi l’idée de vouloir critiquer le principe, j’ai plutôt un regard très positif à l’égard de cette technologie, mais il faut admettre qu’en matière de jeux vidéo… C’est naze. Non pas parce que c’est inimaginable de trouver du fun là dedans, mais parce que pour l’instant du côté des constructeurs, c’est créativité zéro.

C’est Nintendo qui a ouvert le bal en premier, avec ses cartes de réalité augmentée fournies avec la 3DS. J’ai été bluffé au départ, le rendu est vraiment très sympa. Mais c’est la première et la dernière fois que je les ai utilisées puisque Nintendo a laissé tout ça à l’état de concept pour l’instant. Du coup, on se retrouve avec une fonctionnalité mise en avant au lancement de la console qui fait gadget (une spécialité de Nintendo, il faut bien l’avouer). Et là Sony nous sort de son chapeau sa vision de la réalité augmentée. Est ce qu’on peut s’attendre à un vrai jeu qui mette l’environnement autour du joueur à contribution? Ou ne serait-ce qu’une application qui tire parti à la fois du tactile ou des capteurs gyroscopiques ET de cette foutue caméra? Non, que dalle, juste du très classique, même si la qualité de l’image impressionne… enfin dans ce teaser en tout cas. Mais au final on n’est pas très loin d’un jeu Chocapic

Je ne sais pas, je suis peut être le seul à ne voir qu’un argument commercialo-marketing dans tout ça, mais il faudra me montrer que Sony comme Nintendo sont capables de pondre autre chose qu’une démo technologique. J’ai l’impression qu’avec la concurrence des téléphones portables et leur puissance accrue tous les 3 mois, les deux grands constructeurs flippent à mort et cherchent à convaincre que leurs bébés ne sont pas has-been. Au point d’entendre des rumeurs assez étranges, comme ces 25% de puissance supplémentaire débrayables sur la 3DS (vont ils inventer le DLC matériel??). Je préfèrerais qu’ils laissent des développeurs indépendants laisser libre court à leurs expériences, en créant des applications gratuites et librement distribuées, comme ça a pu être fait avec Kinect même si c’était un détournement à la base. Mais si aujourd’hui Microsoft encourage ces pratiques, c’est bien qu’elles motivent la découverte d’expériences de jeu positives. Kinect n’a pas encore révélé tout son potentiel, et clairement, ni la 3DS ni la Vita n’ont pour l’instant dégainé les cartes qui leur permettraient de se démarquer.

 

04th Nov2011

8 conseils pour la Wii U

by Alphajet

Allez courage Reggie, 2012 ne peut pas être pire que 2011! (on l'espère en tout cas)

Dans l’actualité Nintendo en ce moment, on parle principalement des pertes récemment annoncées par la société. Mais ça serait vraiment dommage de s’arrêter à ça. D’ailleurs Sony vient également d’annoncer des résultats financiers pas terribles, preuve que la crise mondiale ne s’attaque pas qu’aux plombiers! Il y a donc Super Mario Land 3D et Mario Kart 7 qui sortiront prochainement sur une 3DS qui se vend de mieux en mieux. Noël approche et je pense que la petite console portable se vendra bien en cette fin d’année. Mais 2012 marquera (probablement) l’arrivée de la Wii U, pour venir remplacer à point nommé une Wii qui commence sérieusement à s’épuiser. Et pour lui garantir une carrière qui démarre bien, pourquoi ne pas gommer les défauts de sa devancière?

1 – Meilleure expérience Internet : la Wiimote est probablement l’accessoire console le plus adapté à l’utilisation d’internet (hormis le clavier bien sûr). Pourtant, malgré un navigateur Opera Wii plutôt bien foutu, la Wii a un peu raté le coche. De véritables applications, comme c’est la mode en ce moment sur les TV connectées pourraient donner un vrai coup de polish à la Wii U, et réellement la faire basculer dans l’ère Internet. Plus généralement, pour retrouver sa place au coeur du salon, la console se doit d’être de suivre un minimum les tendances du moment.

2 – Supprimer les codes ami : les brûler même ! Pour une console connectée, la Wii a montré l’exemple à ne pas suivre… Ces codes imbitables n’ont jamais convaincu personne : comment voulez vous vous souvenir de cette série de 12 chiffres?? C’est complètement obscur et il n’y a même pas d’annuaire? Vraiment une idée pourrie que Nintendo doit absolument revoir pour proposer ENFIN une vraie plateforme multijoueur unifiée!

3 –  Toujours dans le registre online, je n’ai jamais trop aimé le Wii Shop. Trop vide au départ, sûrement pas assez mis en valeur, et avec parfois des prix excessifs pour des remakes de jeux anciens. Pour Nintendo qui est pourtant un as du gameplay hyper précis, est ce si difficile de trouver un ergonome doué pour remettre un vrai coup de neuf dans le futur magasin en ligne?

4 – Laisser tomber le système d’étoiles : alors on a le Club Nintendo dans lequel on cumule des étoiles, qu’on peut échanger contre des Wii Points, qui eux mêmes représentent un certain nombre d’Euros … Non mais on marche sur la tête? Si commercialement parlant, le fait d’instaurer un système de points est compréhensible (il atténue la prise de conscience du prix réel d’un jeu, le montant parait moins concret en points), de grâce, ne mettez qu’un seul système au moins!

5 – Arrêter la politique du 100% casual. Vous savez bien que je n’ai rien contre le « casual » gaming, forcément. Mais axer toute la communication de la console et donc des jeux autour de ça n’a pas toujours payé. Passé les 3 premières années d’exploitation, ce sont les mêmes jeux qui ont fini par se répéter inlassablement sans vraiment innover (12 Lapins Crétins, 36 jeux de sport et de fitness…). Et les joueurs plus chevronnés ont fini par laisser la Wii de côté, malgré certains excellents titres qu’elle a connu.

6 – Repenser les chaînes Wii. Idée vraiment sous exploitée par Nintendo, les multiples écrans de chaines que je pensais se voir remplir au fil des mises à jour sont restés désespérément vides. Passé la découverte initiale de la place Mii ou des votes… Bof bof! Nintendo doit apprendre à mieux communiquer PAR sa console, proposer plus de dynamisme, comme Steam sait le faire sur PC avec des jeux gratuits pendant un week end, ou des évènements promotionnels.

7 – Des bonnes batteries. Même si des dizaines de constructeurs tiers l’ont fait depuis pour la Wii, ça serait bien d’avoir d’emblée un moyen de recharger ses manettes sans avoir à sortir des piles, les charger, puis les remettre dans la manette. Surtout que vu la taille de la tablette/pad et son écran, il vaudra mieux assurer de ce côté là! Une autonomie faiblarde et ça ferait clairement tâche au lancement.

8 – Compatibilité et rétro-compatibilité. Si les périphériques Wii semblent d’ores et déjà tous supportés, ce n’est apparemment pas le cas de la Gamecube… Un peu dommage quand on sait que ce bridage est probablement juste logiciel. D’autre part, avec le temps j’ai appris à détester l’inébranlable aptitude de Nintendo à faire du format propriétaire. Ports propriétaires, formats propriétaires, lecteurs propriétaires, pfff… De toute façon, la Wii a fini par être crackée alors que la PS3 avec ses ports USB2 et son lecteur Blu-Ray a très largement mieux résisté. Imposer des non-standards, c’est finalement prendre le problème à l’envers : faire chier la masse pour emmerder un peu plus les quelques hackers… Pendant ce temps, la console reste une brique à poussière alors que ses concurrentes servent de plateforme multimédia.

 

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