14th Sep2014

Ghosts in the city

by Alphajet

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La ville tient une place privilégiée dans les jeux de course. Hormis quelques simulations de 4×4 et autres jeux typés « cross », rares sont ceux qui n’évoquent pas de près ou de loin une cité à traverser, des pâtés de maison à contourner et des monuments célèbres à admirer (mais alors très très vite). Pourtant, tous n’ont pas logé leur ville à la même enseigne. D’un GTA, certes un peu hors sujet, mais tellement centré autour de ses cités au dernier Ridge Racer Unbounded, un grand écart s’est formé. J’aimerais justement revenir sur ce dernier qui m’a occupé dernièrement et témoigne de la différence entre ancrer un jeu dans la ville et s’en servir de décor de théatre.

Revenons pour commencer aux sources, à ce qui fait l’essence d’un jeu de course. Dans les années 80, la faible puissance des machines de l’époque fait défiler un paysage et une route face à une voiture paradoxalement immobile. Dans ces conditions, la ville fait son apparition comme une toile de fond, un mirage inatteignable qui rappelle pourtant que les routes sont faites pour relier les villes entre elles. OutRun chez Sega ou F1 Race sur Gameboy sont deux bons exemples de jeux qui l’exposent comme un décor en carton pâte de théâtre.

Outrun et son décor qui défile devant la voiture, astuce technique incontournable des premiers jeux de course

Outrun et son décor qui défile devant la voiture, astuce technique incontournable des premiers jeux de course

Mais elles nécessitent d’être parcourues, et il faudra attendre les années 90 pour que ça soit réellement le cas. Deux jeux avaient alors marqué mes yeux d’adolescents : Screamer et Need For Speed. Le premier était pour moi un des premiers jeux sur PC à pouvoir se rapprocher de l’expérience d’une borne d’arcade. Même si ses villes étaient loin d’être crédibles, elles cherchaient à meubler l’univers d’éléments lumineux et dynamiques. Car la ville a aussi pour ambition d’apporter de l’animation, de la distraction au pilote autour de la route qui constitue la limite de son espace de jeu.

A l’inverse, Need For Speed proposait une vision beaucoup plus sérieuse et réaliste de la ville. Le fait de proposer des tracés allant d’un point A à un point B rendait déjà l’expérience crédible pour une conduite de voiture de sports en liberté. Les villages et cités traversées n’en étaient qu’un prolongement pour faire croire au conducteur à un monde qui pourrait réellement exister dans la « vraie vie ». Dans les deux cas, un soin particulier du détail était apporté aux décors, même si on sait pertinemment que derrière la première couche de carton-pixels, c’est le vide absolu et non un univers construit.

Nous sommes en 1994 et NFS s'affiche alors au mieux en 640x480. Mais il y avait déjà un réel effort de crédibilité sur les routes

Nous sommes en 1994 et NFS s’affiche alors au mieux en 640×480. Mais il y avait déjà un réel effort de crédibilité sur les routes

Cette première impression de monde ouvert, que l’on peut parcourir sans être enfermé dans un circuit, c’est Midtown Madness (1999) qui me l’a offerte. Une ville inspirée de la réalité dans laquelle on reproduit l’architecture et les monuments célèbres. Ce principe, GTA III (2001) l’a sublimé en singeant New York avec Liberty City. Je l’ai pour ma part découvert 1 an plus tard avec Vice City, ses canaux, sa plage, son soleil couchant, et donc son faux Miami qu’on parcourt de long en large, le bras sur la portière d’une décapotable volée quelques instants plus tôt. Pourtant, on pourrait rétorquer que les bâtiments ne se visitent pas ou peu, que les frontières virtuelles de la ville sont bien présentes, et qu’elle présente un visage un peu grossier. Peut être, mais jamais auparavant on a autant pensé sillonner aussi « réellement » les rues d’une cité au volant. Et GTA reste encore à ce jour la référence à ce niveau, même si des titres comme Mafia ou Driver par exemple s’y sont essayés.

Midtown Madness proposait déjà une ville avec sa circulation, sa police, ses feux rouge !

Midtown Madness proposait déjà une ville avec sa circulation, sa police, ses feux rouge !

C’est pourquoi, lorsque j’ai joué l’année dernière à Ridge Racer Unbounded, j’ai été frappé par la pauvreté des décors. Alors que la série a suivi les évolutions graphiques pendant 20 ans, ce dernier épisode a concentré tous ses atouts dans les effets de lumière. Et si le jeu a été semi-échec, je pense que sa ville imaginaire de Shatter Bay n’y est pas pour rien. Impersonnelle, brunâtre, morte, tous les efforts que d’autres développeurs avaient pu mettre pour faire croire à leur vision de la ville sont ici anéantis. Shatter Bay est un patchwork plus qu’une œuvre de composition. Ses différents quartiers – centre-ville, port, quartier résidentiel, chinatown – font évidemment penser à une cité américaine, mais sans pour autant arriver à en tirer l’essence. Les immeubles se ressemblent, rien ne ressemble plus à une station essence qu’une autre station essence, à tel point qu’on est parfois confus dans toute ce marron grisâtre qui envahit l’écran. Et quand je percutais un des rares véhicules censés habiter cet environnement, c’était immédiatement pour me rendre compte de leur lobotomisation totale, rivés sur leur rail imaginaire et sans aucune réaction au choc. Cela m’a justement ramené pas loin de deux décennies en arrière avec le premier NFS dans lequel les autres voitures protestaient au moins d’un coup de klaxon rageur.

Shatter Bay et ses teintes sombres, ternes, pour mieux faire ressortir les effets lumineux des voitures...

Shatter Bay et ses teintes sombres, ternes, pour mieux faire ressortir les effets lumineux des voitures… Au détriment de la qualité des circuits et de l’ambiance générale

L’exemple Unbounded nous rappelle donc à quel point la ville, et l’environnement en général, occupent donc une place importante dans le plaisir que peut éprouver le joueur à conduire dans ses rues. Proposer un cadre crédible, et surtout cohérent est un gage de voir le pilote retourner avec plaisir dans tel ou tel lieu qui lui a flatté la rétine, ou l’a marqué par son architecture ou sa conception. Certes ce n’est pas l’objectif d’un jeu de F1 où toute la concentration doit être portée sur la piste et les adversaires, mais c’est pour moi indissociable des jeux plus arcade, où la qualité des tracés doit être presque aussi importante que la jouabilité.

04th Mai2011

En Mai, achète ce qu’il te plait!

by Alphajet

La nouvelle tour de Pise 😉

Allez c’est parti pour le petit tour des promos de la semaine, avec au programme de la stratégie, du sport, de la connerie et de la course !

Pour tous les fans de DoTA, l’ami Chris Taylor (Total Annihilation, Supreme Commander…) a sorti il n’y a pas si longtemps Demigod sur PC qui est exactement dans cette veine. De grandes arènes, un héros gigantesque qui doit monter en niveau pour repousser le flux incessant d’ennemis. Le jeu n’a pas super bien marché, mais à 2,99€, ça me semble un petit prix raisonnable pour le tester. En tout cas pour les amateurs de stratégie, même si on y passera pas des heures et que les serveurs multi ne doivent pas être très remplis.

Hop, un tour sur la console de Microsoft pour les amateurs de Tennis. D’après les récents tests, il semble que Top Spin 4 soit la meilleure option pour rejouer Roland Garros dans votre salon, alors si ça vous tente, la FNAC (pour une fois) le propose pour 30€ sur XBox 360 alors qu’il est sorti il y a à peine un mois. Un bon moyen de faire semblant de faire du sport 😉

Pour ceux qui ne les auraient pas encore connu, voilà sûrement la meilleure occasion de les découvrir. Alors on les adore ou on les déteste, mais les Lapins Crétins laissent rarement indifférent, et je trouve que c’est de toute façon un très bon petit party game à tester au moins une fois entre amis. Amazon vous propose un pack des 3 premiers épisodes pour seulement 21,53€ (livraison offerte au dessus de 20€ comme toujours)! Par contre si vous êtes joueur ou joueuse solo, laissez tomber c’est nul.

Pour finir, vous serez des gamers de très bon goût en allant faire un tour sur Steam pour profiter de la semaine Electronic Arts (oui, EA si vous préférez). Chaque jour un nouveau deal ! Malheureusement, comme je suis un vilain garçon, je ne vous préviens pas à temps pour profiter du très bon Dragon Age (et pas sa suite) qui était à -50%. Mais vous avez encore du temps pour vous jeter sur le deal du jour avec la saga NFS : NFS Hot Pursuit à 24,99€, NFS Shift à 6,80€ et NFS Undercover à 5€ tout rond. Et à mon avis, surveillez la suite de la semaine, il y aura encore probablement du lourd…