17th Mai2011

Lecture: Joystick

by Alphajet

Mon premier numéro d'abonné... 244 pages !!!

Aaahh Joystick… Une longue histoire entre ce magazine, moi et ma relation au jeu vidéo. Mais revenons au commencement. Joystick était à ses débuts un hebdomadaire généraliste sur le jeu vidéo. Mais la formule a changé au bout de quelques temps pour passer sous forme mensuelle. Je n’ai pas connu ce démarrage, mais peu à peu Joystick s’est mué en spécialiste du jeu PC là où tous ses concurrents finirent par s’essouffler, puis disparaitre. Pourtant, au milieu des années 90, la presse vidéoludique était au top du top, avec de nombreux titres comme PC Loisirs, CD Loisirs, PC Team, Player One, PC Fun, Consoles +, Joypad et le grand concurrent de Joystick : Génération 4. Et malgré toute sa bonne volonté – et le million de pubs qui finirent par le remplir à la fin de sa vie – même ce dernier a fini par crever par manque de fonds.

 

Joystick est donc un rescapé d’une époque révolue, mais pour s’adapter, il a du changer. Même s’il reste léger, le ton était encore plus à la déconne avec ce qu’il convient d’appeler « l’ancienne équipe » du magazine. Vidéos à la con (RIP Seb et ses « Chez nous à Joystick, les jeux vidéo c’est notre passion! »), acharnement systématique sur Steve Jobs et Bill Gates, dessins débiles, bref, rien n’arrêtait la fine équipe de Moulinex, Lord Casque Noir, Cooly, Bob Arctor, Gana, Mr Pomme de Terre et bien sûr Seb. A une époque ou le web était encore peu répandu, et où même le Minitel faisait encore de la résistance, Joy’ représentait quand même une des meilleures sources sur les jeux testés ou à venir.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin (sauf le saucisson qui en a 2), le début des années 2000 et la crise de la presse sont passées par là. La majorité de l’équipe historique a scandaleusement fui le capitalisme des gros groupes de presse pour créer Canard PC, et ce sont de petits nouveaux qui ont repris le flambeau… tant bien que mal. La sauce a presque failli prendre, mais eux aussi ont majoritairement rendu la main, à une autre équipe. Je dois dire que j’ai failli arrêter mon abonnement à ce moment là. Mais la nouvelle formule du magazine, sortie il y a un an, a relancé mon intérêt: une vraie restructuration, plus de contenu « utile » comme des Pour/Contre, des dossiers spécifiques. Enfin le mag redevenait recommandable. Même si tout n’est toujours pas parfait, et ne le redeviendra probablement jamais, je vous suggère d’en bouquiner un à l’occasion, pour découvrir cette légende de la presse jeu vidéo que j’ai encore du mal à abandonner.

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