23rd Avr2017

Jeux Vidéo Pratique : la tristitude du magazine

by Alphajet

Oh ben ça faisait longtemps… Le « test » d’un nouveau magazine ! Oui parce qu’à défaut de trouver du temps pour jouer, il m’arrive d’en consacrer un peu plus à ma lecture vidéoludique ; rare moyen de me garder un minimum informé sur le sujet. Et là, qu’entends-je sur les réseaux sociaux ? Un nouveau magazine déclenche quelques remous. Il s’appellerait même « Jeux Vidéo Pratique », un titre digne des meilleurs magazines de « micro-informatique » des années 90. Alors franchement, est-il vraiment raisonnable de lancer un nouveau magazine dans la catégorie des jeux vidéos en 2017 sur un thème aussi casse gueule que le « pratique ». Non mais sans déconner, ils ont pondu ça en session brainstorming très imbibée d’alcool non ? « Hé Stéphane, et si on lançait un magazine pour tous les joueurs, qui se retrouveraient tous dans un magazine improbable qui arrive à concilier des tests pondus au hasard avec des fiches pratiques qui ne serviront à personne ?! ». C’est l’incroyable défi lancé par ce nouveau trimestriel, qui réalisera peut être l’exploit de mourir après son premier numéro. Mais on y reviendra …

La couv’

J’ai déjà mentionné dans des précédents articles l’importance de la couverture d’un magazine qui représente son identité, sa principale surface commerciale et sa ligne éditoriale. Notre nouvel ami JVP réussit le grand chelem en échouant magnifiquement à tous les niveaux. Petit bilan en 5 points

  1. Le thème rouge qui rappelle, voire permet de le confondre de loin (de très loin) avec JVM. Bref, on sait que le rouge attire l’oeil mais c’est du déjà vu (Video Gamer avait utilisé la même technique à son lancement).
  2. Le choix de Mario en bonne place sur la couverture alors qui est illustré dans le magazine par un article d’une seule page sur Super Mario Run. Assez léger comme justification.
  3. Les énormes encarts flashy, dont celui sur les « 60 fiches pratiques pour mieux jouer » ou « les 101 meilleurs jeux » qui tentent à tout prix d’étoffer un contenu qu’on découvrira en fait assez pauvre
  4. L’humour pathétique. Faut-il acheter la Switch… « La véritié, pitié ! ». Un bref aperçu de la souffrance qui vous attend à l’intérieur.
  5. La police de caractères, bordel, la police !!! Ou plutôt LES polices ! Regardez-moi cette police choisie pour le nom du magazine ! Le Comic Sans est très proche les amis, très proche ! A vue de nez, il y a 5 polices de caractères différentes sur cette couverture… un semblant de cohérence.. Hmm ? Non. Et c’est quoi ce gimmick avec les i dans « NiNTENDO SWiTCH » ??

La ligne éditoriale

Le sieur Stéphane Moreau et son acolyte Henry Treuil nous proposent en édito puis en préambule une sorte de récapitulatif de leur mission très vindicatif. Avec force de points d’exclamation, de majuscules, et d’attaques plus ou moins masquées, ils nous énoncent que la force de leur magazine réside dans leur indépendance, l’absence de publicité, leurs principes incorruptibles. Mais quelle idée leur est passée par la tête d’attaquer un nouveau magazine sur ce plan. La couverture et le début de l’éditorial laissent penser à un magazine pour les néophytes et on se retrouve avec un thème très complotiste des journalistes corrompus. De plus, alors que cette présentation laisse penser à des tests de jeux intransigeants et en quelque sorte sans concession par rapport à ceux qui sont critiqués (mais pas cités), le reste du magazine ne laisse nullement transparaître cette logique.

Bien au contraire, on peut se demander si un magazine qui annonce « ZERO % DE PUB » à côté d’une pub pour PNY ou avec une 4e de couv’ arborant Resident Evil VII est bien sérieux (certes, il n’y a que trois publicités, mais ça n’est pas zéro…).

Non, rendors toi Jeux Vidéo Pratique ! A tout jamais !

Le contenu

C’est forcément une déception puisque l’éditorial revendique que le magazine est conçu pour les « profanes qui se demandent encore comment tenir la manette aux hardcore gamers dévoreurs de pizza en passant par toutes les couleurs de l’arc en ciel ». Toutes les couleurs de l’arc en ciel …?? Bref, un contenu sans ligne directrice claire part forcément dans tous les sens.

Prenez la rubrique « Tests » par exemple. Leur magazine étant nouveau, les rédacteurs on cru bon de proposer les « tests 2017 des »101 meilleurs jeux », promesse de couverture. J’ai beau avoir fouillé le magazine, je n’ai trouvé que 24 tests… Pourquoi ? Il n’y a pas vraiment de cohérence dans cette sélection, et encore moins d’indication de la cible de chacun. On sait juste sur quelle plateforme le jeu est disponible et on nous sert une vague critique en quelques lignes ponctuée d’une note sur 10 points. Pourquoi privilégier la quantité à la qualité ? Pourquoi, quitte à séduire les non-connaisseurs, ne pas avoir proposé une sélection des meilleurs jeux dans chaque genre ? Trop de questions qui resteront probablement sans réponse…

Et puis la question à 101 millions d’euros, qu’est ce que c’est que cette fausse bonne idée de fiches pratiques (encore une fois, on se demande d’où sort le chiffre de 60 alors qu’il n’y en a que 22 dans le magazine…). A mi-chemin entre l’astuce qu’on trouvait dans les années 90 et les « conseils » façon Captain Obvious – « comment s’améliorer ? Ne pas s’énerver, regarder des vidéos en ligne … » c’est juste totalement incongru en 2017. Effectivement, personne ne fait ça, comme ça. Pour une bonne raison : parce que c’est nul et sans intérêt…

Le style

Tout magazine, au delà de sa ligne éditoriale, impose une empreinte, un ton qui le caractérise. On connait Canard PC pour son humour parfois graveleux mais son intransigeance dans les tests, The Game par exemple avec un style concis mais qui va droit au but. Jeux Vidéo Pratique a un style, le point d’exclamation. Jugeant j’imagine que la génération Youtube aime les phrases d’accroche et les bonnes vannes qui tombent à point nommé, les rédacteurs essaient de mimer un ton humoristique et de conclure la quasi-totalité de leurs paragraphes d’une pseudo-blague à deux roubles qui ne fera rire personne.

Je vous laisse juge sur la qualité des « conseils »

D’autre part, la majorité des thèmes sont abordés avec une sorte de naïveté qui fait un peu peine, car comme dit dans mon intro, ces textes ne s’adressent à mon avis à rien. Même pas aux mollusques ou aux arbres… Les dossiers ne sont ni précis, ni exhaustifs, plutôt pour les néophytes mais lesquels ? Quel débutant exploiterait ce JVP comme référence alors qu’on trouve énormément de ressources en ligne ou des sites comme BienDébuter par exemple ?

En conclusion…

…N’achetez pas ce trimestriel, dont j’ai appris qu’un second numéro avait été commis. En fait, je ne vois même pas l’intérêt de vous le déconseiller vu qu’il fait déjà l’objet de lourdes moqueries sur les réseaux sociaux : je pense que sa réputation le précède déjà. Bref, en vieillissant je me rends compte à quel point il devient important de maximiser l’exploitation de son temps pour des choses qu’on aime et qui nous intéressent. Alors profitez-en pour jouer, lire des bons papiers ou tout simplement passer du temps avec vos proches. Quant aux rédacteurs de JVP, rendez-vous service et trouvez un autre métier.

10th Fév2015

Critique magazine : PC Gamer

by Alphajet

PC_Gamer_01Ma générosité envers les magazines de jeu vidéo trouvera-t-elle une limite?? Mais en fin de compte, je n’ai pas trouvé grand chose à propos de ce « nouveau » magazine consacré aux jeux PC. Du coup, ça me semble plutôt opportun de vous en toucher deux mots, histoire de savoir s’il mérite ses quelques euros. Mais passons tout de suite aux présentations : PC Gamer est un spin-off de Video Gamer, qui parait tous les deux mois pour le tarif de 4,90€. Il n’a cependant rien à voir avec les éditions britanniques ou américaines de PC Gamer, desquelles le plus proche parent français était PC Jeux, décédé en 2012 lors de la grande épidémie qui a éradiqué 90% des magazines de jeux du marché avec la liquidation de Mer7.

Le rédacteur en chef est donc le même que pour Video Gamer, et on trouve de toute façon certains noms bien connus parmi les rédacteurs.

La couv’

PC Gamer présente un facial à la fois proche et différent de son frangin Video Gamer. D’une part, il y a un air de ressemblance avec une large illustration d’un jeu dont un focus est fait dans le numéro, mais il s’en démarque par un titre/logo encore plus visible qui barre toute la largeur du haut de la couverture. Une bonne façon de le repérer à coup sûr et de trancher face au rouge de Jeux Vidéo Magazine par exemple. Le reste est relativement classique avec un rappel des principaux titres abordés dans les pages du mag, mais aussi toujours une touche de hardware, un domaine souvent cher au joueur PC. On verra ce qu’il en est réellement plus tard.

L’édito

On en est déjà au second numéro de PC Gamer, et c’est « la rédaction » qui signe l’édito. On sent donc une volonté de parler d’une seule voix pour ouvrir le propos. Quel est le pitch ? En gros que le laboratoire (avec les jeux indépendants, les early-access, le crowdfunding…) et la meilleure expérience de jeu vidéo – graphiquement parlant – se trouve aujourd’hui sur PC. Pas faux en effet, mais cela parait tout de même assez osé à l’heure où les consoles représentent le gros du marché. Mais cela tend aussi à dire qu’on peut retrouver des magazines encore plus spécialisés, du moins s’il rencontre son public. En tout cas la volonté semble être de mettre l’accent sur les forces du PC, ses spécificités (les MMORPG, MOBA, …) et ses avancées côté matériel. Voyons voir si ça se précise par la suite…

Le contenu

PC Gamer se découpe en 4 grandes parties.

La première est surnommée « Actus ». Alors oui, les actus dans un bimestriel, ça peut faire peur. Mais la rédaction, au lieu de traiter succinctement d’un maximum de sujets, se concentre sur quelques nouvelles en étoffant un peu le discours. Une bonne chose, d’autant que les sujets abordés ne sont pas toujours sous les feux des projecteurs. On a principalement droit à des focus d’un peu moins d’une page sur les jeux à venir au cours des prochains mois. Certains comme Overwatch ou Battlefield Hardline par exemple s’étalent sur plusieurs pages et permettent d’en savoir un peu plus sur le jeu en question, même si on n’en apprend pas forcément plus que ce qu’on peut trouver ça et là en ligne. En revanche, c’est assez souvent plutôt un bon condensé, permettant au joueur PC un peu occasionnel de bénéficier d’un panel d’informations assez touffu sur les gros titres à venir, comme Evolve. La sélection des jeux est assez judicieuse car elle n’hésite pas à mettre l’accent sur ceux avant tout – voire exclusivement – destinés au PC.

Day of the Tentacle, monument de l'oeuvre LucasArts

Day of the Tentacle, monument de l’oeuvre LucasArts

La seconde section est constituée des « Focus ». L’occasion de s’attarder sur une thématique au cours de quelques pages. Difficile exercice avec un nombre de pages assez limité. Le premier numéro présentait judicieusement une sélection de jeux indépendants qui valent le détour, mais qui aurait mérité une présentation un peu moins courte de chaque titre. Le second quant à lui revient sur les plateformes de jeu dématérialisé ; sans grande surprise ni réellement exhaustif, mais encore une fois une bonne synthèse des offres principales du marché. Je regrette un peu la maquette qui privilégie les images envahissantes au texte. En revanche, mention très bien aux pages de la section Rétro de Denis Brusseaux qui revient successivement sur les success stories de Lucasarts et de Sierra avec nostalgie et passion.

Coincé entre la poire et le fromage, la rubrique Conso/Matos est celle qui se rapproche le plus du magazine « guide d’achat ». Mais il faut rappeler que le gamer PC est une cible de choix pour les fabricants de clavier, souris, casques et autres accessoires destinés à parfaire son exclusivité. Encore que les joueurs console n’ont plus guère que les composants à leur envier… Justement, les « tests » de matériel sont plutôt un aperçu, ou du moins une opinion générale sur le produit plutôt qu’une succession de benchmarks. A destiner aux joueurs qui veulent se faire un avis rapide sur la dernière génération de cartes graphiques par exemple. Le numéro 2 aborde les récents ultrabooks avec docks, évoqué avec curiosité mais des doutes qu’il m’a semblé juste de soulever. Une double page présente enfin quelques nouveautés en quelques lignes chacune. Bref c’est la partie qui m’a le moins convaincu.

La sélection matos, sympa mais vraiment sans plus...

La sélection matos, sympa mais vraiment sans plus…

Enfin, évidemment, le cœur du poulet ce sont les Tests qui occupent un tiers du magazine. Que dire… Les rédacteurs sont des plumes connues, le style est agréable… Allez faisons un « J’aime/J’aime pas ». J’ai aimé le côté synthétique des critiques qui vont droit au but sans être pour autant trop impersonnelles. J’ai aimé aussi les jeux sélectionnés pour la période de deux mois, qui comprennent forcément les hits incontournables mais aussi des titres typés PC (comme Civilization ou Company of Heroes 2) ou des moins connus, du genre This War is Mine qui mérite de l’être plus (connu). J’ai aussi apprécié le courage d’étaler un test sur 6 à 8 pages pour les coups de cœur comme Alien Isolation… mais beaucoup moins d’en gâcher 2 ou 3 pour y foutre des images pleine page… J’ai trouvé également ridiculement cosmétique d’équilibrer le nombre de points forts et points faibles comme si ça apportait quelque chose au propos. Enfin, petit manque d’audace sur la notation qui navigue très souvent gentiment entre 14 et 18 sur 20. Bon en même temps, on aura rarement vu un magazine se vendre avec un panel complet de jeux médiocres… donc je comprends que la sélection bimestrielle soit plus convenue.

Le mot de la fin

PC Gamer est un peu le cul entre trois chaises. C’est un magazine spécialisé PC, mais pas forcément un magazine de spécialistes avertis, avec des articles assez généralistes. Pour autant, certains focus ou la rubriques rétro sont intéressantes à plus d’un titre. La périodicité pose également question car elle impose de condenser l’actu, les tests et les dossiers dans 100 pages tous les deux mois. Et quand on voit certaines pages sacrifiées sous l’autel de la maquette, on sent que le magazine se cherche encore un peu, et surtout, cherche son public. La cible se trouve probablement vers le trentenaire ou quarantenaire qui n’a pas toujours le temps d’écumer les sites d’informations pour se renseigner (et y trier les 2/3 d’informations poubelles qui y trainent).

Pour toutes ces raisons, je souhaite bonne chance à PC Gamer, en espérant que la rédaction puisse lui insuffler suffisamment de personnalité et de spécificité pour qu’il puisse se démarquer de ses confrères les plus grand public (Jeux Vidéo Magazine ou Jeux Vidéo News) et plus « adultes » comme JV, Games ou The Game. Je crains juste que l’espace dans la presse vidéoludique (et le budget des lecteurs) se restreigne un peu trop pour un titre qui ne manque pourtant pas d’atouts.

03rd Août2014

Jeux Video News : le nouveau vieux mag

by Alphajet

JeuxVideoNews_01

C’est le mois de Juillet, c’est l’été, il fait bon, les lycéens et les étudiants ont fini leurs examens respectifs et profitent d’une pause bien méritée dans leur dur apprentissage de la vie, mais surtout de la glande. Et pour bien faire, rien de mieux que des vacances à écouter Moby, Santana, ou Eminem, chatter sur Caramail avec son modem 56k alors que l’équipe de France de Football devient championne d’Europe. Oui, bienvenue en 2000 les amis, sainte année où sort le magazine Jeux Video News ! Un magazine d’actualité sur le jeu vidéo, prêt à concurrencer Playstation Magazine, Joystick ou Gen4, avec plein de news exclusives que personne n’aura lues ailleurs. Le tout pour le prix modique de 3,80€, welcome in the 21st century !

Voilà l’intro que j’aurais pu écrire il y a 14 ans sur mon vieux site tout fluo « Alphaplay » (pour ceux qui n’ont pas peur de se piquer les yeux https://web.archive.org/web/20030827011406/http://alphajet.free.fr/alphaplay/). Mais il y a un tout petit hic, Jeux Video News sort en 2014, coincé entre Video Gamer ou Jeux Video Magazine d’un côté, et JV ou Games de l’autre. Généreux comme je le suis envers la presse vidéoludique, j’achète ce numéro 1 et je vous le commente en bonne et due forme…

La couv’

Je le rabache à chaque fois, mais c’est toujours aussi vrai aujourd’hui : la couverture d’un magazine, c’est son identité et le premier moyen d’attirer l’œil dans les rayons chargés des buralistes. Concrètement, que nous propose celle de JV News ? Un logo simple dans le coin supérieur gauche, sur fond jaune, un fond coloré avec en très gros du Call of Duty, et juste après Assasin’s Creed, Tomb Raider, Uncharted et Battlefield. Tout en haut, emplacement stratégique qui sera le premier vu dans l’étal : « 6 posters gratuits! » et « Gagnez 1 Piaggio ZIP »… Ca vous résume assez bien la situation ou bien il faut que j’explique? En bref, une couverture qui ne se démarque pas du tout, zéro originalité et un œil non habitué pourrait la prendre pour un autre magazine.

L’édito

L’éditorial d’un premier numéro est censé planter le décor, tracer une ligne directrice pour les prochains numéros, expliquer le concept quoi. La rédaction nous vend « toutes les news qui font le buzz », et l’argument du conseil « à 70€le jeu new-gen, il ne faut pas se tromper ». Du coup la rubrique test ambitionne d’être la plus exhaustive possible. Et … c’est à peu près tout. Franchement, le pitch est tout simplement pauvre. On se retrouve avec un guide d’achat, face à Jeux Video Magazine et Video Gamer qui savent très bien le faire, depuis plus longtemps.

Le contenu

Aucune surprise là encore, le tryptique « New/Preview/Tests » est respecté à la lettre. L’E3 ayant eu lieu en Juin, le magazine en profite logiquement pour rapporter une tonne d’actualités qu’on a déjà lues depuis un mois. La maquette fait la place belle aux images (d’éditeur…) pour cacher la pauvreté du texte, qui n’apprend rien. La plupart des news tiennent sur un petit bout de papier, pas de quoi tirer d’enseignement particulier, ça n’est clairement pas l’objectif. Les pages se suivent et se ressemblent, « dévoilant » les gros titres à venir pour la fin de l’année et pour 2015, mais la manière est toujours la même: une tentative de résumer en quelques phrases les nouveautés du jeu ou ses caractéristiques, et annoncer une date de sortie prévisionnelle.

Encore un grand classique : 4 pages sont dédiées au match FIFA 15 vs PES 2015, où le rédacteur ne se mouille quasiment pas en annonçant la victoire du jeu d’EA d’une courte tête… Une double page shopping propose quelques périphériques à acheter, mais Jeux Video Magazine fait bien mieux dans ce domaine. Ah ça y est j’arrive sur la rubrique Tests! Un petit pavé nous explique comment les jeux sont notés. Hmm, une note sur 5  pour les graphismes, durée de vie, gameplay et bande-son…hmmm le « on aime/on aime pas », un verdict et surtout, surtout… UNE NOTE SUR 100% ! La justification « Nous sommes certains que ça fait des décennies que vous n’aviez pas vu de pourcentages. Et paf! Nostalgie, quand tu nous tiens… » Je suis sur le popotin. JV News assumerait il totalement son côté « ringard »?

JeuxVideoNews_02

Petit extrait : focus sur un test qui vous donne un aperçu de la place du texte au milieu des images.

La promesse d’exhaustivité se reflète en 24 pages dans lesquelles la plupart des jeux sont expédiés en 1/2 pages et quelques lignes. On nous ressort quand même Game Dev Story qui est paru il y a plus de 3 ans! Pour le côté « actus » faudra repasser les gars. Le coup d’éclat, c’est le 98% accordé à Soldats Inconnus d’Ubisoft, ça frappe fort d’entrée; pourquoi pas… Les « dossiers » conseils concernent une sélection pour consoles portables pas mal foutu mais tellement court! 3 pages seulement là où ils auraient pu se démarquer avec un panel plus complet et plus original, et un avis sur la location de jeux… Dommage qu’entre temps EA ait annoncé son pass à 3,99€ par mois, qui du coup n’est pas abordé, décalage de la presse papier oblige.

Le mag’ est complété par les configurations PC recommandées et les posters qui trônent au centre. Toujours sans surprises. Par contre j’ai été surpris par le faible nombre de pubs (environ 9 pages sur 114 dont 2 pour promouvoir l’abonnement au mag) ; à voir si cela restera la norme pour la suite, mais c’est un bon point.

Le mot de la fin

N’achetez pas Jeux Video News. Je suis rarement aussi catégorique mais, je pense que c’est rendre service à la presse jeu vidéo qui se relève à peine de la catastrophe Yellow Media/Mer7. Vous voulez un magazine pas prise de tête pour la plage? Achetez Jeux Video Mag ou Video Gamer : leur formule est connue depuis longtemps, efficace, et en plus ils ont sorti un couv’ orange fluo pour être sûr de ne pas la rater. Vous voulez un magazine de poilus, sans langue de bois et qui cause de jeux en profondeur, et ceux dont tout le monde ne parle pas? Achetez Canard PC. Vous voulez un magazine qui sort de l’ordinaire, qui parle du jeu vidéo d’une autre manière ? Achetez JV le Mag, Games ou le récent The Game.

Jeux Video News aurait été un carton il y a 14 ans. Aujourd’hui, c’est juste 114 pages de papier pas cher, sans originalité, sans passion et sans grand intérêt. Gardez vos thunes pour les autres… ou pour un Humble Bundle.

08th Fév2013

Video Gamer: le radeau de la presse JV

by Alphajet

Video_Gamer_Magazine

Si Mer7 était le Titanic, alors Video Gamer, le nouveau magazine édité par une société indépendante et fondée pour l’occasion, en est définitivement une des bouées de sauvetage. Je ne veux pas affirmer par là qu’il n’est qu’un moyen d’embarquer les naufragés des différents magazines aujourd’hui au fond des abîmes, mais vu de loin ça y ressemble un peu. J’ai laissé sa chance au produit en attendant la sortie du deuxième numéro, et voilà mon avis sur le nouveau venu.

Tout d’abord, comme je le disais, guère d’inconnu dans l’équipe rédactionnelle qui se compose de têtes connues ayant largement fait leurs preuves par ailleurs. Bref, de prime abord, le radeau pourrait ressembler à une fière embarcation de loups de mers, le visage buriné par les années sous le soleil de leurs écrans LCD et le gamepad entre les dents. Et très franchement, ça commence bien. Disons que la première moitié du magazine (je parle du premier numéro) est encourageante de bonnes intentions même si la structure du magazine est elle, ultra-classique.

Les actus, rubrique ô combien décriée – par moi – reprend les bonnes idées que j’avais pu voir dans Joystick nouvelle formule. A savoir éviter 5 pauvres lignes pour annoncer une nouvelle déjà vue sur Twitter 2 mois plus tôt. Non ici, les news se dorent tranquillement la pilule sur une page, se paient même le luxe d’être un peu originales (retour sur Alt-Minds, résumé de l’affaire War-Z ce mois-ci..). Rarement une véritable analyse de l’actualité, mais au moins un coup de radar sur certaines informations qui la constellent. Le numéro 2 y rajoute un utile récapitulatif des dates à ne pas rater dans le mois.

Puis la rédaction retombe un peu dans la facilité des previews, ici plutôt des news déguisées tellement elles sont succinctes, mais bon… C’est un peu contrebalancé par les petits dossiers qui servent de flotteur au radeau: un comparatif très général sur les tablettes, les jeux de Kojima en préparation, une explication sur le succès des Skylanders ou encore un plutôt bon récapitulatif des informations sur GTA V. Grosso modo, ils sont sont souvent une vulgarisation sur un thème particulier : ils n’apprendront pas grand chose à quelqu’un de bien informé mais seront une bonne base pour des parents qui voudraient en savoir plus sur le phénomène des cours de récré, ou le gamer occasionnel qui voudrait un condensé des choses à savoir sur un jeu.

Et c’est bien ce qui m’amène à la question essentielle : à qui se destine ce magazine? Le reste du magazine nous en donne une bonne idée avec de nombreux tests qui occupent au mieux une page. Le numéro 1, lui, essayait de profiter de la place laissée libre par la mort de ses confrères en décembre pour faire un gros dossier sur la Wii U mais aussi les plus gros jeux de fin d’année. ZombiU est le seul titre à bénéficier d’une critique assez complète. Après ça, je n’ai pas aimé le « test » de la nouvelle console de Nintendo. Coller une note à une console qui a un mois, en 2012 ça n’a pas énormément de sens à mon goût, et puis va savoir pourquoi, on nous fait un test de l’interface?? Qu’on parle de ses fonctionnalités, je comprends, mais qu’on essaie de leur donner une note? Par rapport à quoi?

C’est malheureusement un peu le même topo dans le numéro 2, où un tiers du magazine est consacré aux… futurs hits de 2013. Et donc vas y qu’on nous survole 54 titres à paraitre cette année. Encore une fois, ça part d’une bonne intention, mais ça fait un peu catalogue Fnac non? Et j’en reviens précisément au public du magazine. Les 15-25 ans? Bof je les imagine beaucoup plus aller fureter sur le net, les forums et les blogs. Au delà? Ben il y a les gens comme moi, parfois un peu nostalgiques des magazines des années 90, et qui aimeraient désormais trouver plus de recul dans un support papier (là il y a IG Mag ou Canard PC). Il reste donc les gens qui sont suffisamment éloignés de l’actu jeu vidéo, des parents qui voudraient se renseigner sur les jeux, des gamers occasionnels qui aimeraient une lecture condensée de temps en temps.

Sauf que… sauf que pour ces derniers, il y a déjà Jeux Vidéo Magazine qui a fait son retour sur la scène, lui aussi édité par une société indépendante. Et qu’il a déjà une grosse base de lecteurs (et 50cts de moins, c’est la crise je vous rappelle!) installée, et propose en gros la même chose. Et puis sans dec’, le maquettiste manquait d’inspiration en créant leur logo et leur charte? Parce qu’en voyant la couverture, là aussi c’est un peu trop similaire. Alors en ce qui me concerne, je passe mon tour sur Video Gamer, mais je souhaite quand même que les naufragés trouvent une île solide, pour pouvoir construire une identité et une valeur ajoutée à leur magazine. Bonne chance!

09th Nov2012

Mort7

by Alphajet

Réaction à chaud ce soir après l’annonce du placement en liquidation judiciaire du groupe Mer7, société éditrice de nombreux magazines de jeu vidéo et d’informatique en général, qui comprennent papy Joystick, Jeuxvideo Magazine, ou encore Consoles+, sans parler de feu Joypad. A ce jour, il est difficile de savoir si tous ces titres retrouveront une maison d’édition, ou bien s’ils disparaitront tout simplement des kiosques à journaux à tout jamais.

Alors, j’ai déjà vu des gens réagir en écrivant « de toute façon, qui les lisait encore?« . Moi entre autres, mais certes la question mérite d’être posée. S’ils en sont là aujourd’hui, c’est en partie car dans un marché de technophiles avertis, le papier apparait parfois comme désuet, hors du temps face à une armada de sites et de blogs qui « flashnewsent » plus vite que leur ombre. Clairement, l’émergence des actualités en ligne a porté un gros coup aux magazines, quand ils accusent un mois voire parfois deux de retard pour tester un jeu vidéo. C’est forcément rédhibitoire pour beaucoup qui n’iront pas payer 3 à 7€ un magazine pour avoir un article pas si éloigné de ce qu’ils ont déjà lu sur internet.

Dans ma série d’articles de cet été, j’ai également soulevé les grosses difficultés qu’avaient certains magazines à se renouveler, à réécrire une nouvelle histoire pour survivre. Mais c’est un peu la débâcle françaises de 1940: trop peu de nouveautés sont arrivées trop tard… C’était pourtant à mon avis un des rares moyens de survivre puisque tenter de concurrencer la presse internet sur les mêmes contenus était perdu d’avance.

Mais à tous ceux qui restent de marbre face à cette annonce, j’aimerais leur rappeler que les Joy’ et consorts font partie à tout jamais de l’Histoire du jeu vidéo. Si ce média en est là où il est en France, c’est pour une petite partie grâce à ces passionnés qui pendant des années ont su décortiquer des centaines de titres, des sombres étrons aux merveilles qui ont jalonné notre enfance/adolescence/et plus si affinités. Il est aussi important de rappeler que bon nombre des testeurs, journalistes ou ménestrels qui officient aujourd’hui sur les sites les plus connus ont fait leurs armes dans ces rédactions de magazines pendant longtemps. Et que sans ces bandes de joyeux drilles au ton souvent décalé voire loufoque, et ben il n’y aurait peut être pas sur internet ce regard côté plaisir et fun qui prime avant tout, et tous ces blogs qui ont poussé comme des champignons. C’est un peu leur flamme qui s’est transmise chez tous ces gens et qui s’éteint aujourd’hui.

Certainement que je ne serais pas là à vous écrire si dans les années 90, je n’épluchais pas chaque page de mes magazines en me disant que … »Bordel, ils font un des plus beaux métiers du monde quand même! ». Malheureusement peut être pas suffisamment rémunérateur et gratifiant pour qu’il survive à 2012.

12th Oct2012

PC Jeux : la vieille école

by Alphajet

2012 : évolution de la presse vidéoludique (Part 3)

Après avoir évalué deux magazines qui ont considérablement évolué cette année, prenons aujourd’hui le contrepied avec PC Jeux. J’ai donc acheté le numéro 174 de Septembre 2012 pour voir où en était cet autre vénérable ancêtre de la presse PC. Pour moi, il représente assez franchement le magazine « à l’ancienne » tel qu’on pouvait le concevoir il y a 10 ans.

La couverture:

Si on ne voit pas le titre en police 150 dans les rayonnages, c’est qu’on a un sérieux besoin d’un rendez vous chez l’ophtalmo! La couverture, à mon humble connaissance, a très peu évolué ces derniers temps. Elle fait la part belle à un titre en particulier qui fait l’actu du moment. Ici, c’est Call of Duty Black Ops 2 qui fait la tête d’affiche et qui occupe 8 pages à l’intérieur.

On note aussi que PC Jeux fournit toujours un jeu gratuit, mais depuis quelques temps il est proposé en téléchargement au lieu de supporter les coûts de pressage du DVD. Une excellente idée, mais… on constate que le prix du magazine ne baisse pas pour autant. Au moins il n’augmente pas. Mais y a-t-il encore un intérêt pour ce genre de bonus? Ici c’est The Secrets of Da Vinci, qui date de début 2006 et a par ailleurs déjà été proposé dans Joystick.

On sent que ce genre d’offres commence à tourner en rond, et qu’il permet aux éditeurs d’écouler de vieilles licences à bas prix et aux magazines de s’offrir un moyen d’appâter le lecteur occasionnel.

Les nouveautés:

Quoi de neuf pour PC Jeux? Il faut déjà rappeler que le magazine fait partie du même groupe que Joystick, Mer7 qui détients tous les principaux titres depuis le début d’année (Consoles+, Jeux Vidéo magazine, …). Mais honnêtement, la seule rubrique qui rappelle qu’on lit des articles de 2012, c’est la rubrique « Deux Point Zéro ».

Elle consiste à évoquer quatre news issues principalement de Twitter… et qui sont donc un poil plus fraiches. Mouais. Encore une fois, ça permet aux non initiés de se faire une idée de ce qui se trame sur les réseaux sociaux, mais c’est tellement survolé sur une seule page que c’est limite sans intérêt.

Le contenu/rubriques:

Le magazine comporte une centaine de pages, avec peu de publicité au final, le tout pour un prix de 6,95€. Mais là où le bât blesse, c’est que toutes les rubriques sont dramatiquement « classiques ». Quelques actualités triées parmi la masse déjà publiée sur le net, des zooms de 2 pages sur certains jeux, des « dossiers », les habituels tests et une rubrique hardware informatique.

Pourquoi pas, après tout il semble qu’il y ait toujours des amateurs. Mais c’est à mon goût beaucoup trop plat. Prenons l’exemple des zooms ou des dossiers. Je veux bien que les images tirées du jeu méritent d’être bien vues, mais je trouve abusé de se retrouver avec 2 pages dont un tout petit quart à peine est couvert de texte. Le fameux dossier CoD Black Ops 2? 8 pages dont les deux premières sont remplies d’une image double page… Au final, on a un très court survol d’un jeu à venir alors qu’il y a de la matière à creuser. Dommage.

Voilà la couverture du numéro 101 de … 2006.

Un autre exemple encore plus triste : le dossier « Dématérialisation : où acheter vos jeux à moindre coût? ». Je m’attendais à trouver un vrai comparatif entre plateformes de téléchargement, une analyse un peu poussée quoi qui permette de sonder le marché actuel. Et je me retrouve avec un artwork de Darksiders 2 en première page (euh où est le rapport?) et un criant constat de l’évidence (noooon, Steam est le leader du marché, désormais talonné par Origin? Incroyable!!!). Les alternatives? Le pigiste évoque Good Old Games, Desura ou Green Man Gaming (que je ne connaissais pas)… où sont les Metaboli, DLGamer?? Aucune analyse des prix moyens? Et quasiment la moitié de l’article consacrée au Cloud Gaming qui n’a rien à voir avec le « où acheter vos jeux à moindre coût » vanté en sous-titre.

Bref, les articles ont tendance à s’éparpiller et à finalement noyer les informations intéressantes dans un marais d’approximations.

Le plus étonnant dans tout ça ? C’est que le rédacteur en chef est l’expérimenté Cyril Dupont, ex PC Team, ex Joystick, et que son équipe est composée quasi-exclusivement des membres de Joystick. Le style plus austère, moins fun, plus succinct et moins précis frappe quand on le compare à son magazine frère.

Hmm…non toujours pas:

Le test de Secret World avec des images expliquant le système de compétences. Hmm, ça ressemble vachement à Diablo ! Ah ben… ce sont les screenshots de Diablo III qui y sont mis par erreur…

Les notations sur 100%. Autant ça me plaisait assez quand j’étais adolescent, autant je trouve ça profondément inutile aujourd’hui de faire autant de différenciation artificielle. Quelle différence entre un jeu noté 82% et un jeu noté 84%? D’ailleurs, ce système de notation est affecté du terrible « syndrome du 50% » qui veut que quasiment tous les jeux se retrouvent notés au dessus de 50%. Et oui, ce système rend tout testeur trop tendre et mielleux. Honnêtement? Un mauvais jeu ne mérite pas la moyenne tout simplement, ce qu’on observe beaucoup mieux sur une échelle sur 5, 10 ou 20 points.

Verdict:

C’est typiquement le genre de magazine qui ne m’intéresse plus du tout aujourd’hui. Encéphalogramme plat côté nouveautés, plat comme le magazine lui-même d’ailleurs qui doit peiner à financer ses pages et son jeu gratuit. Alors que les sites internet voient eux, leur popularité continuer de grandir, PC Jeux parait sortir d’une autre époque et se destine à mon avis aux nostalgiques de ce titre « vintage » de la presse vidéoludique.

13th Sep2012

Joystick : mort et résurrection

by Alphajet

2012 : Évolution de la presse vidéoludique (part 2)

Il y a quelques mois j’écrivais une critique un peu (et volontairement) incendiaire sur le magazine Joystick, à la hauteur de ma déception. Déception de voir cette légende de la presse jeu vidéo s’enfoncer mois après mois dans une sorte de rigidité cadavérique. Je veux dire par là un manque d’évolution criant, la dernière « nouvelle formule » en date s’étant révélée au mieux un restylage léger. Un nouveau skin quoi… Alors j’accueillais avec scepticisme le Joystick nouveau, déjà presque résigné de le voir suivre une trajectoire tragique à la Gen4.

La couverture:

C’est à la fois l’identité, la marque de fabrique, le signe distinctif d’un magazine. Celle de Joystick n’avait pas vraiment changé ces dernières années, héritage d’une rédaction dorée jusqu’au début des années 2000 pas vraiment facile à renier. Et pourtant, c’est une rupture intelligente qui a été choisie. Le logo garde sa police emblématique, mais se rétrécit dans le coin supérieur gauche.

Elle est globalement plus aérée, plus lisible avec son fond blanc, des accroches plus discrètes et mieux espacées. Bref, j’aime beaucoup.

Et quoi de mieux qu’une bonne polémique pour relancer les ventes d’un magazine, ici superbement illustrée par l’artwork de Lara Croft qui orne cette couverture? Certes, le magazine s’en serait passé, et j’en reparlerai prochainement.

Les nouveautés :

Du nouveau pour être honnête, il y en a pas mal. Et les plus visibles sont étroitement liées : l’augmentation du nombre de pages et la disparition tragique du DVD.

Depuis des années, Joy souffrait d’une grave crise d’anorexie. Moi qui l’ait connu bien en chair, certes enrobé d’un peu de gras publicitaire, je l’ai vu lentement fondre comme neige au soleil. Bien loin d’être un régime positif, cet amaigrissement forcé a continué de dégrader la qualité du contenu au profit de … ben de pas grand chose. Si ce n’est ce fameux DVD garni d’un jeu complet. Et là, je retrouve cette odeur de papier en tournant les pages, l’impression de tenir un vrai petit bouquin de 150 pages (+50% tout de même) et pas un fascicule Altaya…

La contrepartie, c’est donc l’abandon du DVD sur l’autoroute des vacances. Mais au contraire de votre chien ou de votre chat, est-ce que vous le regretterez vraiment? Les jeux proposés étaient ils vraiment encore un facteur important d’achat? Pour moi plus vraiment, même si occasionnellement un titre m’intéressait réellement. Pour l’essentiel, ils devenaient un peu obsolètes : trop vieux pour être des hits récents, trop jeunes pour être des classiques rétro, et malheureusement souvent trop moyens pour être indispensables.

Avec un prix qui reste fixé à 6,95€, moi je signe pour ce troc de la galette contre du papier. Nouvelle mise en page aussi, qui tranche réellement de l’ancienne. Le texte est le centre de l’attention, et ça se voit.

A titre d’exemple, le Top 5 des news. Je trouve bien plus pertinent de se focaliser sur l’analyse de 5 évènements particuliers, qui sont expliqués et critiqués, plutôt que l’énumération de nouvelles pas fraiches et autres communiqués de presse sans aucun intérêt dans un magazine papier de nos jours (à part pour les malheureux qui disposent toujours d’une connexion internet 56k).

Autre reflet des temps, l’apparition de la double page « La pêche à la tweet » qui fait une sélection des citations les plus marquantes des éminents acteurs du monde vidéoludique. Pas indispensable, mais un brin plus intéressante que celle de Jeux Vidéo Magazine car elle a le mérite d’être brute de décoffrage avec la version originale du tweet.

Les rubriques / contenu:

La refonte totale des news dont je parlais plus haut est un bonheur, entre le Top 5, reportages, interviews, et une rubrique culture. Plus concentrée et plus intéressante tout simplement.

Les essais de beta versions et les tests sont certes proches de l’ancienne formule, mais il y a ce petit je-ne-sais-quoi qui fait que la sauce se relie. Ce ton décalé propre à Joystick sonne à nouveau plus juste alors qu’il ne me faisait plus rire depuis bien longtemps. Les critiques vont à l’essentiel et ça n’est pas plus mal.

La création d’une véritable rubrique « Jeux indé » est une bonne nouvelle. C’est justement sur ce genre de contenu que le magazine peut réellement se démarquer. Parce qu’à l’inverse des plus gros titres, il est plus difficile de s’y retrouver dans la jungle des jeux indépendants, qui disposent d’une couverture médiatique bien plus faible. Et même sur Internet il n’est pas évident de trouver des informations ou des critiques.

Je trouve aussi pertinent d’avoir ajouté la rubrique « S.A.V. ». Elle regroupe les nouvelles et les avis sur les patchs, mods, DLC et autres extensions. Judicieux pour les jeux PC qui sont parfois finis à la truelle, mais très bien suivis par leurs géniteurs ensuite. Ou par exemple pour des titres comme GTA IV très mal optimisés et pour lesquels cette rubrique permettra de faire un guide.

J’aime aussi les pages « Jeux rétro » qui revisite le passé pour nous rappeler que le jeu vidéo a désormais une véritable histoire. Ce numéro d’été présente par exemple les origines de Max Payne et de ses développeurs, le studio Remedy.

Et pour finir les dossiers, pour le coup, sont plutôt pas mal fichus. Celui sur les Free 2 Play ne balaie évidemment pas tous ceux qui existent, mais en présente une sélection assez pertinente. Pour moi c’est du contenu qui ne sera pas juste similaire à ce qu’on trouve sur internet, comme c’est le cas pour les tests qui s’adaptent particulièrement bien au support web dans lequel les rédacteurs peuvent se faire plaisir sans limite de texte. Sur papier, chaque page coûte cher…

Hmm… non toujours pas:

La rubrique « Au jour le jour », qui conte les aventures des pigistes au fil de la création du magazine. Je la trouvais inutile avant et ça n’a pas changé. La tentative de faire participer le lecteur à la vie du magazine aurait eu un sens avant les années 2000 quand il était presque encore artisanal, quand ses rédacteurs étaient vraiment libres de faire tout et n’importe quoi comme des jeunes chiens fous et surtout que leur lectorat était majoritairement constitué d’adolescents rêvant de prendre leur place. Aujourd’hui, ça n’est plus le cas.

La rubrique matos doit elle encore subsister? Joystick a publié un hors-série spécialisé su le hardware il y a quelques temps, peut être que pour creuser ce domaine en profondeur, le magazine devrait amorcer le même virage que Canard PC qui publie des numéros moins souvent mais beaucoup plus complets et précis.

Le verdict:

Voilà un magazine qui a su évoluer dans le bon sens. L’augmentation du volume de papier s’est faite au profit d’un contenu intelligent, et pas simplement une redite de ce qu’on peut déjà trouver par ailleurs sur les plus gros sites de jeu vidéo français ou étrangers.

Ceux qui ont déjà tiré un trait sur la presse papier n’y reviendront peut être pas pour autant, mais de mon côté j’ai plutôt été convaincu par cette nouvelle formule qui n’a rien à voir avec le fiasco de 2010. Finalement, Joy ressuscite en se concentrant sur son cœur de métier, le contenu, et non pas sur des jeux gratuits ou une masse d’artifices 2.0.

28th Jan2012

Joystick bouge encore

by Alphajet

Il faudra bien du gros poil de Wookie pour que Joy passe l'hiver!

En tout cas c’est ce qu’il paraît. Il y a un peu plus de 3 mois j’arrêtais mon abonnement et je déplorais l’orientation que prenait ce magazine légendaire qui perdait chaque mois un peu plus en qualité. Il y a quelques temps, j’apprenais par l’ami Bob que Yellow Media, le groupe de presse qui avait englouti à peu près tous les magazines de high tech et de jeux vidéo sur le marché était enfin mort. Je dis « enfin », car il est de notoriété commune que cette société avait plutôt sclérosé le milieu et poussé de nombreux journalistes vers les sites web comme Gameblog, Gamekult, ou d’autres magazines indépendants du style Canard PC.

J’avoue qu’à un moment je pensais vraiment que Joy’ allait crever la bouche ouverte au crépuscule de 2011 dans un caniveau verglacé. J’ai l’impression que l’approvisionnement des derniers numéros de 2011 chez les marchands de journaux a été assez chaotique car il n’y a rien eu pendant un moment, puis soudainement deux numéros quasi consécutifs. Et au début du mois, le numéro anniversaire 250 est finalement sorti, édité par le groupe M.E.R.7. Alors quoi de neuf pour 2012?

Et bien, première victime de la crise, le Courrier des Lecteurs a disparu. Ca ne m’étonne pas du tout vu que cette rubrique, que j’adorais étant jeune, n’était plus qu’un zombie unijambiste : plus personne n’écrivait à la rédaction et ça se sentait le sapin. Ensuite, j’aurais pensé que pour ce numéro qui célèbre tout de même 22 ans d’existence, le jeu offert serait un peu plus exceptionnel que ce « The Secrets of Da Vinci : Le Manuscrit Interdit » qui ne me rappelle rien. Un Google rapide m’a fait comprendre pourquoi. Il s’agit d’un jeu d’aventure, certes potable, mais sorti il y a quand même 6 ans! Même le rédacteur de cette rubrique semble se moquer allègrement du titre qui sent bien le formol…

Passons rapidement sur les 11 pages concernant Star Wars The Old Republic, et fonçons sur le dossier spécial numéro 250 qui m’a fait acheter le magazine. « Les 10 numéros qui ont marqué Joystick« . C’était une belle occasion de rendre hommage à l’illustre histoire de la rédaction et le résultat est frappant. Sur les 10 numéros retenus, 8 proviennent de la grande époque du magazine entre 1990 et 2000. Sur les deux numéros restants, le n°164 évoque la sortie de WoW qui a effectivement été le cheval de bataille des différentes rédactions qui se sont succédées pendant les années suivantes pour faire vendre du papier.

Symbole des temps, SavonFou évoque aussi le test d’anthologie de Dungeon Keeper en 1997 par Seb et déclare « je n’ai pas connu le Seb en question, mais s’il était pigiste, il a dû gagner de quoi passer de chouettes vacances au soleil ». Sans vouloir passer pour un vieux con, c’est un peu une grosse gifle pour tous ceux qui connaissent l’histoire du magazine, et du Seb en question. Pour mémoire, Seb c’est l’inventeur des vidéos à la con fourrées sur leurs CD dans les années 90 et surtout du fameux slogan « Chez nous à Joystick, les jeux vidéo c’est notre passion! ». Un motto qui semble désormais franchement loin… Bon courage quand même à la nouvelle équipe pour cette nouvelle année, ça va être dur!

23rd Oct2011

Joystick : autopsie d’une lente agonie

by Alphajet

Le dernier numéro acheté chez mon libraire, presque coupable d'abandonner le plus ancien magazine français

Nos quelques lecteurs réguliers l’auront probablement remarqué, Torment et moi jouons sur console, mais nous sommes tout de même d’assidus joueurs sur PC. Or s’il est un monument du magazine de jeu PC par excellence, encore incontournable il y a quelques années, c’est bien Joystick (en tout cas en France, je le note pour nos amis belges et québécois!). Or il n’y a pas si longtemps que ça, j’annonçais la mort du magazine Joypad, son frère spirituel pour les consoles et autre légende qui aura vu passer de fines plumes tout au long de son existence (dont un certain nombre sont toujours actifs sur Gameblog). Bref, une preuve, s’il en fallait une, que nul n’est irremplaçable, même les plus grands. Aujourd’hui, dans une sorte de lettre ouverte c’est un peu mon désaveu pour ce magazine que je fais, pour lequel j’ai pourtant une affection particulière.

Petit retour en arrière, nous sommes en 1988. C’est encore l’époque des consoles 8 bits, et les ordinateurs personnels qui commencent à se démocratiser bénéficient de plus de puissance, et séduisent un public croissant. C’est l’ère de gloire du jeu d’aventure à l’ancienne, le Point’n Click comme on l’appelle maintenant, mais également le bouillon de culture de nombreux genre de jeux qui se sont développés plus tard, avec des titres juste mythique comme SimCity, Populous, Prince of Persia… Joystick nait dans cet environnement doré, tout d’abord sous la forme d’un hebdomadaire. Mais cette formule délicate à gérer laissera sa place un an plus tard au mensuel qu’on connait encore aujourd’hui. Autour d’une équipe qui ne lésine pas sur la déconne, et qui a inspiré pas mal de rédactions, le magazine lègue sa partie consoles à Joypad pour s’imposer dans les années 90 comme la référence papier du jeu vidéo sur PC.

Canard PC, l'ex cœur de ton équipe et principal concurrent aujourd'hui, qui lui, a mieux su s'adapter au marché

Voilà pour la partie historique. Mais il faut conclure cette page de gloire en 2003, quand la grosse majorité des membres historiques de Joy s’éclipsent, suite au rachat du magazine par le terrible Yellow Media (à l’époque Hachette Médias). S’ensuit une difficile réorganisation pour retrouver un rythme de croisière, qui n’arrivera finalement jamais, car la rédaction ne sera dès lors plus jamais vraiment stable. Le problème, c’est que pendant ce temps, on est passé dans un nouveau millénaire et que la formule s’épuise progressivement. J’étais déjà prêt à quitter le navire il y a 2 ans, mais la nouvelle formule sortie en janvier 2010 a réussi à redonner un petit coup de peps salvateur… mais ce n’était malheureusement qu’un sursis. Mon abonnement est terminé, je ne le renouvellerai pas, et le numéro de novembre annonce un renouvellement d’équipe de plus. Alors je m’adresse directement à toi, cher magazine.

« Cher Joystick, je ne te reconnais plus. J’ai passé des années formidables avec toi, les kilos de papier que je stocke encore dans une cave en témoignent! Mais il y a des amours qui ne durent pas éternellement, et le notre s’est épuisé. Autrefois, je t’attendais impatiemment au début de chaque mois, prêt à déchirer ton enveloppe plastique pour sentir tes pages fraiches! Mais tu me sembles tout flétri désormais. Ce post aurait pu se retrouver dans le Courrier des Lecteurs que j’affectionnais particulièrement. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un petit pavé inintéressant où quelques nostalgiques te courtisent encore tandis que d’autres t’abandonnent également. Est-ce vraiment le seul échange que tu as à proposer à tes lecteurs?

Joystick.fr en 2001, c'était tout simplement un des plus gros sites de jeu vidéo, loin, très loin du blog creux d'aujourd'hui

Parlons-en de l’échange : te souviens-tu du formidable site web que tu avais créé – issu de la digne lignée du BBS et du minitel – largement capable de concurrencer les Jeuxvideo.com et autres Gamekult ? Aux oubliettes! Il ne reste que ce pauvre semblant de blog même pas à jour sur jvn.com. Ridicule par le contenu, et pauvre par la communauté qui t’a délaissé pour d’autres horizons du web. Tu n’as donc pas su t’adapter au virage du web, mais le papier… tu connaissais ça sur le bout des doigts non? Non, tu persistes à diffuser des news qui n’en sont pas voire complètement à la rue (normal quand on écrit le numéro de Novembre fin-Août non?), à cultiver une opposition Mac-PC digne des années 90, ou t’enfoncer dans une lutte consoles versus PC qui n’a plus lieu d’exister aujourd’hui. Doit on par exemple vraiment attendre ton test de F1 2011 pour le numéro de Décembre, plus de 2 mois après sa sortie?

Et d’où viennent ces stupides approximations, ultime sacrifice de l’information sur l’autel du sensationnalisme, dont l’exemple suivant : « Et comme, historiquement, Blizzard sort ces jeux entre mars et avril, vous pouvez déjà commencer à fourbir vos armes […] » écris-tu à propos la date de sortie de Diablo III. A ma connaissance, le seul jeu Blizzard sorti en Mars, c’est Starcraft en 1998. Au contraire, le studio est plutôt connu pour avoir sorti des gros hits en pleine saison creuse (Diablo II, Warcraft III, Starcraft II, rien que ça…). Heureusement que ta nouvelle formule m’a au moins laissé un dossier de fond, le « Pour ou Contre » dont je me suis inspiré ici, une interview ou la rubrique « jeux indé ». Car pour le reste… A quoi bon persister avec ta « Babe du Mois » qui n’excite personne? Un « Up & Down » galvaudé au point de devenir un artifice de maquettiste pour caler 2 ou 3 news? A quoi rime ton « Top du mois », vestige des années 90 devenu caduque? Et je comprends encore moins la survie de ton « Au jour le jour », qui s’évertue à devenir complètement insipide mois après mois, entre anecdotes sur le mojito et League of Legends….

100 numéros! Un sacré "Achievement" pour l'époque. Je ne suis pas sûr que le mag arrive aux 300 désormais

Même tes tests, autrefois référence pour moi, battent de l’aile sous le poids de ton éditeur. Pourquoi imposer 8 pages de test à ce pauvre Deez sur FIFA12 alors qu’il tente désespérément de le meubler par une image pleine page d’un côté, et remplissage pathétique mais assumé sur la totalité de la seconde page? Quel avenir pour la rubrique hardware, autrefois chapeautée par des pontes comme Kant ou Caféine, qui périclite aujourd’hui entre informations en retard (tu parles à peine d’une date de sortie indéterminée pour le Bulldozer… qui est déjà testé sur le net) et dossiers techniques autrement plus complets ailleurs. Regarde ton pote Canard PC, il a tranché en créant deux magazines distincts! Ce n’est pas en feuilletant ta gloire passée dans « Et Poke et Peek » que tu écriras ton avenir.

Non, tu aurais pu l’inscrire dans le renouveau en proposant plus articles qui nous feraient voir le Jeu Vidéo sous un regard différent. Profiter de ta longue histoire pour développer des thématiques ou des rétrospectives comme IGMag a su le faire. Mais non, entre tes 6,95€ mensuels pour 88 pages (hors pubs) et les 8,50€ tous les 2 mois pour 260 pages vraiment originales, j’ai désormais fait mon choix et tu as fait le tien : celui de la facilité. Aujourd’hui, le contenu lambda que me proposes, je peux le trouver aussi bien et plus vite sur de multiples sites web alors notre histoire commune s’arrête là. Oh je sais très bien qu’occasionnellement, je craquerai encore chez mon libraire pour toi, mais ça restera une aventure d’un soir. Je te quitte en même temps que Death Pote, Sundin et Lucky, en souhaitant malgré tout bonne chance à la nouvelle équipe pour colmater les brèches du navire Joystick qui coule inexorablement. Mais dans le contexte actuel très morose de la presse, je crois que ton avenir se conjugue au passé. »

PS: j’ai quelques kilos d’anciens numéros à écouler, si ça intéresse quelqu’un!

08th Sep2011

R.I.P Joyapd

by Alphajet

En tout cas un sympathique hommage à Epic Mickey 🙂

Vous le savez, j’aime bien vous causer lecture jeu vidéo de temps en temps, et régulièrement j’aborde des magazines parmi ceux qui forment la presse vidéoludique. On reste dans la continuité de l’article de Torment qui critiquait le manque d’audace des journalistes, avec cet avis de décès que j’ai appris via le post de Bobdupneu. Joypad a vécu 20 ans. C’est très long dans notre univers, mais apparemment pas suffisant pour être éternel.

Joypad était à sa naissance le petit frère de Joystick, et s’est rapidement imposé comme la référence des magazines console, à côté de Consoles + (qui lui subsiste encore pour quelques temps). Alors que dire de cette mort qui est passée assez inaperçue cet été? Je vous renvoie volontiers vers cette interview de JulienC de Gameblog, mais ex-membre des rédactions de Joypad et Consoles+. En substance, elle rappelle que la presse papier dans son ensemble subit de plein fouet la concurrence sur Internet. Difficile de lutter face à la réactivité et à la compartimentalité d’un site web ou d’un blog. Là où on pioche les articles qui nous intéressent online, on achète un magazine entier ou on ne l’achète pas.

Et dans le cas de Joypad c’était malheureusement l’option 2: les ventes n’ont cessé de chuter ces derniers mois. Personnellement, je n’ai pas du lire Joypad depuis les années 90, alors forcément je ne me permettrai pas de juger de la qualité du magazine. Ce qui est sûr, c’est que le rachat massif des titres de la presse high-tech par Yellow Media n’est pas un bon signe. Ni pour l’indépendance des médias, ni pour la liberté d’action des rédactions, car il semble bien que le groupe n’ait pas trop laissé carte blanche à Joypad. Or ces magazines se doivent d’évoluer pour conserver leurs lecteurs, voire capter un nouveau public!

La presse papier n’a plus de valeur ajoutée sur l’actualité, hormis quelques rares exclus. Mais plus ça va et plus le net étendra son emprise sur les news fraiches. Aux rédactions de prouver enfin qu’elles peuvent rédiger des articles de fond originaux, analyser des tendances, peut être mieux faire ce que disait Torment, à savoir insister sur des jeux dont on a peut être pas assez parlé. A ce titre, le très bon exemple est IG Mag, qui arrive à gagner de plus en plus de lecteurs, avec d’abord un très beau magazine, mais surtout un autre regard sur le jeu vidéo.

Désolé Joypad, mais ton esprit avait probablement déjà disparu au début de ce siècle quand tes rédacteurs mythiques se sont envolés un à un…

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