15th Juin2011

Lecture : PC Gamer

by Alphajet

Le meilleur magazine PC du monde (d'après eux)

En grand fan de magazines que je suis, je n’ai évidemment pas raté l’occasion de jeter un œil à ce qu’on trouvait outre Atlantique lors de mon séjour à New York. Mais chez eux les grands marchands de journaux ne sont pas si simples à trouver, par contre ils ont beaucoup de kiosques dans les rues ou le métro. Le choix est donc plus faible mais j’ai trouvé LA référence du jeu sur PC , le très célèbre PC Gamer.

Un bémol pour commencer, le prix de 8,99$, carrément excessif à mon goût même si le taux de change donne un prix comparable à Joystick par exemple. Surtout que les publicités ne manquent pas, majoritairement pour du matériel informatique. Fermons la parenthèse et parlons du contenu. Il y a forcément du classique, avec l’éditorial, les previews ou encore les tests. La rédaction est de bonne qualité, parsemée de petites touches d’humour ; c’est clair et souvent concis : les articles sont relativement courts. Comparé à nos barèmes de notation qui sont pour la plupart sur 5, 10 ou 20 points, je trouve que PC Gamer est resté sur un système un peu à l’ancienne sur 100 points. Autant j’appréciais ce barème il y a plusieurs années, autant je ne le trouve plus très cohérent aujourd’hui. Sur un site comme Metacritic qui agrège les notes de nombreux tests, ça passe, mais je ne vois pas quelle différence un testeur met entre un 83% et un 84%…

Ceci dit, j’ai trouvé de nombreux points sympathiques dans PC Gamer, comme certains dossiers d’une page sur un thème. Par exemple, l’analyse du mode coopératif dans les STR, qui permet à Supreme Commander 2 de proposer une expérience différente et moins stressante que la compétition que peuvent proposer d’autres jeux du genre. C’est le genre d’analyse que j’aimerais plus souvent lire dans des magazines français… Ou encore la réinstallation de vieux jeux comme Freespace 2 histoire de montrer qu’un titre sorti il y a 11 ans peut encore tenir la route. Ou enfin ce très intéressant article à propos des RPG qui m’a fait comprendre que de nombreux jeux de rôle européens n’étaient pas ou mal importés aux USA. J’y ai même trouvé un brillant hommage à un mod français pour Richard Burns Rally !

J’ai aussi noté qu’il n’y avait carrément pas de news dans le magazine, ce qui montre que le décalage entre la presse écrite et l’actualité online est déjà devenu trop grand chez nos amis américains. Il y a donc plus d’espace pour d’autres sujets, ce qui n’est finalement pas si mal et pourrait inspirer certains de nos magazines. En bref, j’ai plutôt trouvé un mag de bonne qualité, pas prétentieux et plutôt inspiré même si j’ai trouvé quelques notes assez optimistes. A découvrir… aux Etats Unis uniquement 😉

17th Mai2011

Lecture: Joystick

by Alphajet

Mon premier numéro d'abonné... 244 pages !!!

Aaahh Joystick… Une longue histoire entre ce magazine, moi et ma relation au jeu vidéo. Mais revenons au commencement. Joystick était à ses débuts un hebdomadaire généraliste sur le jeu vidéo. Mais la formule a changé au bout de quelques temps pour passer sous forme mensuelle. Je n’ai pas connu ce démarrage, mais peu à peu Joystick s’est mué en spécialiste du jeu PC là où tous ses concurrents finirent par s’essouffler, puis disparaitre. Pourtant, au milieu des années 90, la presse vidéoludique était au top du top, avec de nombreux titres comme PC Loisirs, CD Loisirs, PC Team, Player One, PC Fun, Consoles +, Joypad et le grand concurrent de Joystick : Génération 4. Et malgré toute sa bonne volonté – et le million de pubs qui finirent par le remplir à la fin de sa vie – même ce dernier a fini par crever par manque de fonds.

 

Joystick est donc un rescapé d’une époque révolue, mais pour s’adapter, il a du changer. Même s’il reste léger, le ton était encore plus à la déconne avec ce qu’il convient d’appeler « l’ancienne équipe » du magazine. Vidéos à la con (RIP Seb et ses « Chez nous à Joystick, les jeux vidéo c’est notre passion! »), acharnement systématique sur Steve Jobs et Bill Gates, dessins débiles, bref, rien n’arrêtait la fine équipe de Moulinex, Lord Casque Noir, Cooly, Bob Arctor, Gana, Mr Pomme de Terre et bien sûr Seb. A une époque ou le web était encore peu répandu, et où même le Minitel faisait encore de la résistance, Joy’ représentait quand même une des meilleures sources sur les jeux testés ou à venir.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin (sauf le saucisson qui en a 2), le début des années 2000 et la crise de la presse sont passées par là. La majorité de l’équipe historique a scandaleusement fui le capitalisme des gros groupes de presse pour créer Canard PC, et ce sont de petits nouveaux qui ont repris le flambeau… tant bien que mal. La sauce a presque failli prendre, mais eux aussi ont majoritairement rendu la main, à une autre équipe. Je dois dire que j’ai failli arrêter mon abonnement à ce moment là. Mais la nouvelle formule du magazine, sortie il y a un an, a relancé mon intérêt: une vraie restructuration, plus de contenu « utile » comme des Pour/Contre, des dossiers spécifiques. Enfin le mag redevenait recommandable. Même si tout n’est toujours pas parfait, et ne le redeviendra probablement jamais, je vous suggère d’en bouquiner un à l’occasion, pour découvrir cette légende de la presse jeu vidéo que j’ai encore du mal à abandonner.