29th Sep2011

La famille Belmont fête ses 25 ans

by Alphajet

Ce qui est bien avec Dracula, c'est que comme il revient tous les 100 ans, c'est pas compliqué d'écrire le scénario de chaque Castlevania!

Après les anniversaires de Mario, Zelda et Sonic, c’est dans cette année 2011 décidément chargée en évènements que Konami célèbre les 25 ans de Castlevania. J’avoue que je n’ai pas beaucoup de souvenirs du premier épisode sur NES. Je ne l’avais pas à l’époque, et j’ai à peine joué au 2e épisode, Simon’s Quest dont je me souviens surtout de l’ambiance sombre qui collait très bien à un jeu de vampires. C’est surtout Castlevania IV sur SNES qui m’a plus marqué, avec Torment à la manette 🙂 La variété des armes dont le légendaire fouet, la fluidité de l’animation, et puis il était vraiment beau pour l’époque.

J’avoue qu’après, je n’ai plus du tout suivi la saga qui a connu de nombreux autres épisodes dont le très populaire Symphony of the Night sur Playstation. Ce qui reste assez rare pour une série, c’est le nombre de plateformes différentes sur lesquelles Konami a sorti au moins un épisode : NES, Gameboy, Megadrive, Super Nintendo, Playstation, Nintendo 64, Gameboy Advance, Playstation 2, DS, Xbox, PSP, Playstation 3, Xbox360 et Wii ! Je ne crois pas qu’une seule autre saga a traversé autant de générations de console sur 25 années. Du coup, elle a eu la possibilité de toucher beaucoup de joueurs, jeunes ou moins jeunes et je me demandais ce que vous, lecteurs, gardez comme souvenirs marquants de Castlevania. La parole est à vous!

En tout cas, l’année prochaine sera celle des 25 ans de Megaman, et j’aimerais bien un vrai nouvel épisode pour Wii… ou Wii U?

17th Juin2011

Le jeu vidéo japonais à la peine?

by Alphajet

Dr Kawashima, exemple de concept original à succès

Ces derniers temps, on entend assez régulièrement que les studios de jeu japonais sont trop dépassés par les éditeurs américains, voire même européens. En effet, les mastodontes que sont Electronic Arts, Activision-Blizzard ou encore 2K font beaucoup d’ombre, même à des des grands noms japonais comme Square Enix. Ce sont les développeurs japonais eux mêmes qui faisaient ce constat encore lors du dernier E3 et déplorent une industrie qui n’est plus en adéquation avec son marché.

Il y a plusieurs raisons qui mènent à ce gendre de déclaration. Tout d’abord, il faut bien se rendre compte que d’un secteur de niche dans les années 80, le marché du jeu vidéo a explosé durant les 20 dernières années pour devenir un mammouth digne du cinéma. Qui dit gros marché, dit gros sous, dit… USA. Donc si les japonais ont évidemment tiré parti de leur savoir faire de pionniers en matière de jeux vidéos, il était quelque part évident qu’ils seraient un jour ou l’autre rattrapés par des concurrents aux dents longues. La concurrence est donc tout simplement plus forte, mais le mal n’est il pas plus profond?

C’est en substance ce que certains développeurs stars des studios japonais (Capcom, Square Enix, Konami pour ne citer qu’eux…) évoquent. Il faut savoir que d’un marché hyper dynamique à l’origine, le jeu vidéo a atteint sa maturité au pays du soleil levant depuis un moment. Et les immenses succès qu’ont pu connaitre la Super Famicom ou encore la PS2 ne se reproduisent plus aujourd’hui. Cela s’explique là aussi par plusieurs phénomènes qu’il est difficile de tous mesurer, mais qui comprennent :
– une société qui vieillit beaucoup: l’espérance de vie est la plus grande dans le monde alors que le taux de natalité est environ de 1,3 enfant/femme
– le confort de vie qui a tendance à se réduire: les japonais passant beaucoup de temps au travail et dans les transports en commun, leurs loisirs se limitent dans la durée
– l’émergence des smartphones: très férus de technologie, les nippons adorent leurs smartphones…et par conséquent les jeux pas chers qui vont avec, et qui inquiètent beaucoup les développeurs. En comparaison, le marché des jeux vidéo est devenu mature.

Il semble que l’industrie du jeu vidéo nippone fasse sa psychanalyse et réfléchisse aux moyens nécessaires pour lui rendre ses lettres de noblesse. Il est de toute façon clair que les studios doivent se tourner plus vers l’extérieur. Non pas pour pomper allègrement les jeux occidentaux, mais plutôt pour y trouver des sources d’inspiration pour renouveler des genres qui tournent un peu en rond… Resident Evil, Devil May Cry, Street Fighter, Final Fantasy, Gran Turismo, autant de licences qui devraient peut être laisser plus de place à de nouvelles licences plus fraiches et innovantes. Shadow of the Colossus, Ico ou encore Okami ont su convaincre la critique et remporter un certain succès, et ouvrent la voie à d’autres. Dans un autre style plus déjanté, No More Heroes a su aussi tirer son épingle du jeu, et cela même sur la Wii, console réputée pour les non gamers.

Dans un autre registre, celui des constructeurs, c’est bien Nintendo qui a senti le vent tourner en premier, et a justement ouvert sa DS et sa Wii vers des marchés en croissance : le casual, représenté par les plus jeunes, les personnes âgées ou tout simplement ceux qui n’avaient pas été attirés par le jeu jusque là. Mais je serais un oiseau de bien mauvaise augure si j’annonçais la mort du jeu nippon, et je n’y crois pas. Pas de la part d’une nation qui a engendré Mario ou Sonic, et qui sait se relever des tremblements de terre, tsunamis et autres bombes atomiques…