22nd Fév2014

Les maîtres du carnage

by Alphajet

produit-27

Ça n’est pas le titre officiel de la traduction française, et c’est probablement l’élément que je trouve le moins réussi dans ce livre de David Kushner. Publié donc sous le titre « Les maîtres du jeu vidéo », il s’agit d’un récit assez ancien puisqu’il date d’une dizaine d’années. Ca n’affecte pour autant pas du tout son intérêt ou sa pertinence ; je dirais même que je le trouve d’autant plus passionnant aujourd’hui, tant cela permet de prendre du recul sur l’évolution de l’industrie du jeu vidéo. Bref, c’est donc le parcours de deux John, depuis leur enfance pas toujours drôle jusqu’aux milliards et aux Ferrari.

On parle ici de John Romero et John Carmack, deux noms que les années 90 ont consacré parmi les plus grands concepteurs de jeu vidéo de tous les temps. Le premier s’est pourtant égaré au tournant des années 2000, quand le second fait toujours l’actualité, ayant récemment rejoint la société Oculus VR pour soutenir leur innovant casque de réalité virtuelle. Mais reprenons au commencement. Kushner retrace l’enfance de Carmack et Romero dans les années 80 qui permet de comprendre leur passion, voire leur addiction pour le jeu vidéo. Mais aussi dès le départ leur façon différente de l’envisager : Romero est un extrémiste du jeu à proprement parler, quand Carmack est avant tout obnubilé par la technologie. Mais tous deux se complètent et lancent une des sociétés les plus mythiques de notre secteur : iD Software.

Le bouquin ne se démarque pas particulièrement par son écriture, il comporte même un certain nombre de coquilles, mais il m’a pourtant accroché du début à la fin. Parce que le destin de ces deux gars raconte un peu le rêve de tous les férus du jeu vidéo qui ont vécu la sortie de Wolfenstein 3D ou Doom. Il m’a replongé dans mon adolescence avec Torment, quand on imaginait quel jeu vidéo on aurait aimé créer, qu’on confrontait nos idées et qu’il me montrait son carnet de dessins remplis de vaisseaux spatiaux ou de personnages. Sauf que contrairement à nous, les deux John sont allés au bout de ce rêve et ont fait de leur passion un boulot, et en réalisant les jeux auxquels ils auraient aimé jouer, ils ont révolutionné le marché.

Mais David Kushner explique aussi très bien comment leur égo respectif et leur vision finalement très différente de la conception d’un jeu, les ont mené au clash et à une séparation irréversible. On traverse ainsi trois époques, et trois situations différentes : la construction de leur passion des les années 70-80, la consécration dans les années 90, et la séparation et leur radicalisation à tous les deux à la fin du siècle dernier jusqu’au début 2000. Je n’aurais d’ailleurs pas été contre la suite de cette aventure tellement certains passages étaient prenants! Mais en toute honnêteté, elle aurait probablement été moins intéressante.

Deux John donc, qui sont à l’origine de jeux de légende, et qu’on découvre réellement au travers des 360 pages de cette histoire qui raconte comment ils sont passés d’une enfance modeste à un statut de millionnaire. Le livre se parcourt sans difficulté, et je le conseille tout autant à ceux qui ont connu cette époque dorée des années 90 qu’à ceux qui sont des joueurs du XXIe siècle et qui voudraient découvrir les origines de nombreux jeux modernes. Je dirais aussi que c’est un très bon témoignage de l’évolution des joueurs, et du développement du marché de masse. C’est vraiment une mine d’informations et un très beau portrait de ces deux personnalités, mais plutôt qu’en rajouter encore une couche, je vous laisse les découvrir par vous même.

Je vais maintenant continuer avec un autre bouquin de Kushner qui retrace l’histoire de GTA et de ses créateurs.

« Les maîtres du jeu vidéo » de David Kushner, édité en France par Ecole/Ecole Loisirs.

04th Déc2011

Une heure sur… Rage

by Alphajet

Sorti au moins d’Octobre, le dernier bébé d’iD Software a plutôt  reçu un bon accueil général dans la presse. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’ai envie de préciser que j’ai beaucoup joué aux précédents jeux du studio, Wolfenstein 3D, Doom, Quake, autant de sagas mythiques. Mais assez paradoxalement, je n’ai jamais testé Doom III qui est pourtant le dernier « vrai » jeu d’iD sorti en 2004, ni aux derniers épisodes des autres licences comme Quake IV et Ennemy Territory : Quake Wars. C’est donc à la fois avec curiosité et quelques doutes que je lançais Rage, puisque pour la première fois depuis longtemps, la bande de John Carmack inaugure un territoire vierge.

Honnêtement, les premiers pas dans l'univers de Rage en jettent, malgré le lag d'affichage des textures

Vierge et assez désert, c’est un peu l’impression que m’ont laissé les premières minutes de jeu. Dans un Wasteland supposément immense, je me suis vite rendu compte que les zones où il y a quelque chose à faire sont très proches, en tout cas dans les débuts de l’aventure. L’univers de Rage m’avait séduit immédiatement, avec notre Terre dévastée et dans laquelle quelques humains à peu près normaux, sauvés par l’Arche, se retrouvent confrontés un siècle plus tard à des bandes de sales types dégénérés. Mais après Fallout, Mad Max ou Borderlands, on ne peut pas dire que ça soit hyper original, même si ça n’est pas non plus surexploité. Pour l’instant c’est plutôt le scénario que j’aurais aimé un peu plus chiadé, je plante le décor.

Pssschhh !! Le caisson cryogénique s’ouvre devant moi… j’ouvre péniblement les yeux. Devant moi l’ordinateur de contrôle débite ses alertes de sécurité. Je me souviens, je suis un membre de l’Arche et je suis … Je suis qui bordel? Et qu’est ce qui se passe ici? Tous les autres types pourrissent dans leurs caissons… Est ce que je les connaissais au moins? Est ce que je suis censé ressentir quelque chose parce que là j’ai l’impression que je m’en tape complet. Bon déjà, je peux accéder au monde extérieur alors je ne vais pas m’en priver!

Rhaaaaa!!! Mauvaise idée, le soleil me crame les yeux! Ils auraient pas pu prévoir des lunettes de soleil dans leur combinaison soit disant High Tech?! Bon apparemment, la civilisation n’a pas fait son retour, c’est ruines et canyons. Je fais 5 mètres et une espèce de tronche de cake à la noix de coco me tombe dessus, puis un deuxième! Même pas le temps de réfléchir que les deux gus se prennent une balle chacun. C’est un type prénommé Dan Hagar qui vient de me sauver. Comme je suis apparemment malpoli, je ne le remercie pas et ça n’a pas l’air de le déranger. En fait, probablement qu’il s’en fout aussi, il me dit qu’on n’a pas le temps de taper la discute maintenant.

Gloire à Duke !... Ah non c'est pas lui

On n’est apparemment pas en sécurité, alors on s’enfuit… 400m plus loin, pour se retrouver dans un mini-camp, genre celui qui résiste encore et toujours à l’envahisseur et Dan m’explique :
« – Ecoute mon gars, je t’ai sauvé et ça m’a foutu dans la merde, alors vu que j’ai envie de rester pépère dans mon garage, ben… t’as qu’à aller buter tous les bandits, ça devrait être du gâteau pour toi! »
Et dans sa grande bonté, il me file un vieux flingue de western tout rouillé. Genre il est pas du tout en train de se foutre de ma gueule lui non? Bon… de toute façon vu qu’il n’y a rien à faire ici… y’a plus qu’à…

Bon vous l’aurez compris, Rage c’est mission sur mission, et pas vraiment du style intrigue complexe. Les 3 que j’ai eu le temps d’effectuer consistaient simplement à aller un endroit, buter les méchants et revenir. Mais bon, par contre je me suis tout de suite senti bien dans mes bottes avec le gameplay, très iD. C’est fluide, évident, et les quelques types de monstr’humains que j’ai eu l’occasion de croiser avaient un comportement différent d’une espèce à l’autre, même si tous partagent pour l’instant leur QI de 12. Pas 2011 non plus les cadavres qui disparaissent au bout de 2 secondes.

J’attends d’en voir un peu plus pour me forger un avis plus solide pour le jeu, mais il me fait d’ores et déjà beaucoup penser à Borderlands, le côté action/RPG en moins. Du coup, j’espère vraiment que le reste sera un peu plus original et me donnera plus envie d’y passer quelques heures. Côté casual, Rage semble tout à fait jouable en niveau normal (2 sur 4) sans être frustrant, avec une progression qui devrait être assez régulière. L’aspect qui m’enthousiasme le plus, c’est que les munitions ne tombent pas par containers entiers, assurant quand même un challenge sympa et obligeant par la même occasion à ne pas bourriner stupidement.

Impressions

Visuellement sexy, sensations au rendez vous, mais l’aventure doit clairement faire preuve de plus de rythme sur la durée pour espérer accrocher le joueur occasionnel.
01st Juil2011

Rage: une bonne Id ?

by Alphajet

En voilà un qui a bien la rage 😀

Je ne sais pas quoi penser de Rage. Je suis passé de la curiosité à l’impatience, puis à l’indifférence pour finir au doute. Pourtant, il y a d’excellentes raisons de croire dans ce concept, que ce soit ses concepteurs ou son univers. Mais commençons par le commencement pour le resituer dans son contexte. Rage sera le dernier né d’une lignée de FPS développé par, on peut clairement le dire, les inventeurs du genre. Id Software s’est même fait une spécialité d’être un maître étalon de ce style de jeu. Wolfenstein 3D, Doom, Quake, autant de références qui ont marqué durablement les esprits dans les années 90. Mais l’héritage vidéoludique dont les développeurs parlent dans la vidéo au bas de l’article suffit il à présumer du succès de leur nouveau jeu?

 

Doom 3, sorti en 2004 (il y a 7 ans si je calcule bien) a été le dernier jeu référence d’Id. Pourquoi? Car la société a toujours capitalisé sur ses moteurs graphiques développés par sa grande star John Carmack et il s’agit du dernier moteur créé avant celui de Rage. Depuis, Quake IV ou Ennemy Territory, développés par d’autres studios ont poussé l’IdTech4 un peu plus loin, mais n’ont clairement pas laissé une trace indélébile dans l’histoire du FPS. D’une part car ils n’ont pas mis une claque graphique comme Crysis a pu en coller et d’autre part car leur gameplay innovait assez peu. 7 ans, c’est long et je suis persuadé qu’encore une fois, le génie de Carmack nous pondra un moteur qui envoie du bois. Pas de problème non plus pour la finition, ces gars là sont connus pour leur rigueur. Mais entre temps, les standards ont largement évolué, et le joueur attend plus qu’un FPS juste efficace. Et Rage devra clairement faire son trou face aux deux mastodontes de l’automne Battlefield 3 et Modern Warfare 3

Alors bien sûr, l’univers post-apocalyptique, les combats de voiture à la Mad Max, l’originalité des armes sont très éloignées de la guerre moderne, mais il n’empêche qu’un FPS reste un FPS et qu’il devra séduire sa communauté de joueurs par d’autres atouts que sa seule technique. Originalité? Les images que j’ai vues pour l’instant laissent apparaitre un monde sensiblement proche de celui de Borderlands par exemple (en plus fouillé bien sûr). On pense encore au même jeu quand on voit les phases de combats en caisse… Certes un virage à 180° par rapport aux couloirs sombres des jeux précédents, mais en contrepartie j’ai trouvé les quelques phases de combat bien mollassonnes pour l’instant, et ça, ça me rend inquiet. Id Software, oui, oui, ceux qui ont conçu l’énorme Quake III Arena et son gameplay hyper précis (de mon point de vue, aucun autre jeu n’a égalé la fluidité de mouvement de Q3). Alors dans le cas de Rage, le but semble bien de mettre en scène une vraie histoire, mais j’espère sincèrement que le studio aura eu l’intelligence de créer cette histoire et de l’illustrer par un bel univers, et pas de concevoir un scénario autour d’un moteur graphique

Rendez vous en Octobre pour vérifier si la coquille est vide… ou pas 🙂

01st Juil2011

Les soldes contrent attaquent !

by Alphajet

Steam aime décidément ceux qui ne partent pas de vacances 😉

Attention, il y a du lourd pour les joueurs PC ou Mac. Les soldes d’été sont de retour chez Steam et encore une fois, c’est l’avalanche de bonnes affaires. Pourquoi? Tout simplement car quasiment TOUT le catalogue est soumis aux promotions. Oui, pas juste 2 ou 3 jeux démodés. A part quelques sorties récentes non soldées comme F.3.A.R ou Duke Nukem Forever, vous trouverez forcément de quoi satisfaire votre appétit. Ce 30 Juin marque le premier jour et vous aurez une nouvelle sélection de produits encore plus soldés chaque jour.

Les bons plans d’aujourd’hui comprennent par exemple:
Operation Flashpoint: Red River qui s’affiche à -35% et tombe à 29,24€
– Le très fun Lead and Gold pour une bouchée de pain à 1,35€ !
– Le très encensé et tout frais The Witcher 2 qui perd 33% et se monnaye pour 33,49€
Borderlands : GOTY Edition, donc avec tous ses DLC pour 12,50€
Blood Bowl: Legendary Edition prend aussi une claque et tombe à 13,59€
– Ou encore Test Drive Unlimited 2 au prix saccagé de 4,99€

Il y en a vraiment pour tous les goûts, mais le pire… c’est que ça ne s’arrête pas à ça! Vous pourrez également acheter des packs éditeur, comme par exemple le Square Enix Summer Collector Pack avec 50 jeux inclus pour 74,99€, qui contient entre autres Batman Arkham Asylum, les deux premiers Deus Ex, les Hitman, Kane&Lynch, Tomb Raider… Même genre d’offres pour THQ, Valve, Telltale, Rockstar ou encore Id software (avec Commander Keen! :D), bref là aussi difficile de ne pas satisfaire les amateurs.

Mais vous me direz « et ceux qui ont déjà une partie des jeux ces packs?? ». Et là encore, Steam vous proposera de vous rabattre sur les soldes de catalogue éditeur, valables durant toute la période avec des réductions de -25% à -75% selon les marques. Il y a vraiment du choix et de très bons jeux dans le lot. Par contre, si vous visez un jeu en particulier, je vous conseille d’attendre le dernier jour des soldes pour vérifier s’il n’apparait pas en tant que deal du jour, qui sont systématiquement plus intéressants que les soldes du catalogue éditeur. C’est là que vous ferez les meilleures affaires, mais il vous faudra surveiller !

Au passage, j’en profite également pour dire qu’Amazon propose aussi quelques soldes sympas en 2e démarque, avec Homefront à 15€ pour ceux qui seraient tentés par l’aventure, ou Final Fantasy XIII sur Xbox360 à 26,54€. Bon shopping !