19th Mai2014

Saison Casual F1 2013 : E05 Barcelone

by Alphajet

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On dit traditionnellement que dans la saison de F1, le début des grands prix en Europe marque le « vrai » début de la saison. Parce que les équipes maitrisent mieux le règlement de l’année en cours, leur moteur, commencent à développer de nouveaux packages aérodynamiques plus avancés. Pour moi, le Grand Prix d’Espagne aura également marqué un tournant dans ma saison de F1. *Teaser* Avec des joies, des déceptions, du stress, de la frustration et de la concentration… C’est parti sous le soleil catalan.

Le briefing

Cette fois-ci, j’ai joué après le GP officiel. Le mardi pour être exact. Et je n’ai pas exactement joué de manière « casual ». J’ai branché mon volant, reculé ma chaise, ajusté mon pédalier, et j’ai brûlé de la gomme pendant plus de 2 heures. Reprenons au commencement. Sir Franck Williams, brave comme il est, me fixe une 18e place comme objectif de qualification. Mais avant ça, il me faut apprendre le circuit de Montmelò, que je ne connais quasiment pas. Dans la réalité, c’est pourtant l’un des plus connus des pilotes, qui y réalisent de nombreux essais. Moi pas, donc je sors des stands pour les essais libres.

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C’est là que je me dis qu’en vrai, ils sont quand même couillus les pilotes!

Et le temps s’avère menaçant, le temps de faire 6-7 tours et la pluie tombe. Mais pas la bruine hein, non, c’est le déluge avec sortie de pneus pluie. Vraiment le top pour apprendre un circuit sur une patinoire! Mais ce sont les risques du métier, et j’accélère un peu le temps en espérant une amélioration. Peine perdue, on m’avait vendu l’Espagne comme un pays où il fait toujours beau, ben non. Faut bien un peu d’eau pour arroser leurs fraises de Février… bref je passe aux qualifs.

La qualif’

Contrairement à Bahrein, je démarre donc la séance de qualification sans trop de repères. Et ça se ressent clairement sur le chrono, malgré le soleil de retour. J’ai beau faire de mon mieux, quand on a la pression de quelques minutes pour claquer un chrono face à des Hamilton et Alonso, c’est pas de la tarte.

Je commence à maitriser le secteur 1 qui comporte des virages rapides, mais je perds du temps dans les deux autres et notamment le dernier. Mais je n’aurai pas le temps de mieux m’y habituer et je me fais éjecter en Q1 à la 18e position. Mon équipe me félicite pour avoir atteint mon objectif, mais je sais que ça n’est pas un bon résultat.

La course

Et là, il y a eu deux courses. Enfin beaucoup plus en fait. Ayant encore un peu de temps devant moi pour jouer, je prends le départ du GP et me prend une pénalité au premier virage. Je me décide donc à rejouer le départ tant que je n’obtiens pas une position satisfaisante dans le premier tour, ce qui au passage, me donne une bien meilleure connaissance du circuit. Après plusieurs essais plus ou moins fructueux, une tentative m’apporte une opportunité inattendue : un crash entre deux concurrents cause un gros carambolage en milieu de course, et j’y endommage mon aileron avant dans la foulée. C’est là que la safety car sort mais j’ai le temps de rentrer dans les stands alors que mes pneus nécessitaient justement un changement.

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Mon nom en haut de la liste, chose que je ne pensais pas voir arriver !

Et j’ai le temps de recoller au peloton de voitures… la safety car s’écarte et je gagne quelques positions. Et peu à peu je me rends compte que personne parmi mes adversaires n’a saisi l’occasion de s’arrêter aux stands et que l’IA stoppe l’une après l’autre mes concurrents… et je me retrouve en 1ère position pour la première fois de ma carrière !! De plus avec un confortable matelas d’avance. Le problème, c’est que je tourne moins vite que mes adversaires alors que la fin de course approche. Au 16e tour, ils sont dans mon rétro et je les empêche de passer, recroquevillé sur ma 1ère place que je refuse de céder. Au tour suivant, avec des pneus très usés, je fais le mauvais choix. Au lieu de viser une place dans le Top 5, je m’acharne à ne laisser passer personne, et commet du coup une grossière erreur et je sors de la piste. Puis j’essaie d’y rentrer au plus vite et … percute une Ferrari. Puis tout s’enchaine, c’est la spirale de la loose, et rageur je quitte le jeu et laisse tomber pour ce soir là.

Et là c'est le drame de l'avant dernier tour où je me retrouve en sens inverse...

Et là c’est le drame de l’avant dernier tour où je me retrouve en sens inverse…

Mais j’ai pris un engagement sur ce jeu, et quelques jours plus tard, j’ai un peu de temps pour retenter une course, mais pas dix. Certes je refais quelques fois le départ pour ne pas me retrouver à la rue, mais je trouve très vite un bon rythme, et au bout de 2 tours, j’atteins la 3e place !! J’ai beau me rapprocher de la seconde, mais je ne l’atteins pas et me résous à conserver ce très beau podium. Mais un évènement qui m’est déjà arrivé dans les courses précédentes survient à nouveau. Le premier set de pneus est le plus tendre, mais aussi celui qui s’use le plus vite. Et dans F1 2013, un train de pneus usé jusqu’à la corde est juste invivable, IN-JOU-ABLE.

Jetez une savonnette dans une baignoire vous aurez exactement le même effet : aucun contrôle. Incapable de sortir d’un virage correctement, je perds plusieurs secondes d’un tour à un autre, c’est limite binaire. et forcément je me fais dépasser… Mais cette fois-ci je ravale mon orgueil, dit au revoir à la 3e place, et tente de conserver une 8e place avant d’entrer aux stands. Après 3,4 secondes d’arrêt je ressors à la même place, mais la Ferrari de Massa me talonne. Et là, je maudis une fois de plus les « commissaires virtuels » qui m’infligent une pénalité alors que Massa tente un dépassement osé sur moi et me percute, ME percute !! Pénalité de 10 secondes…

Malgré cela, je me décide à aller jusqu’au bout, et si je n’arrive pas à prendre la 7e place, je ne perds pas la mienne pour autant. La fin de course arrivant, mes pneus souffrent également et je me décide à adopter un rythme plus coulé pour les économiser… et je franchis ENFIN la ligne dans les points, à la 8e place. Mon classement final sera 10e après ma pénalité de 10 secondes ce qui me permet glaner mon premier point au championnat et devancer Castor avec la 15e place des pilotes! Au passage, ce ragondin des pistes a du abandonner, TANT MIEUX pour moi !

Une 8e place finale, quand même gâchée par l'improbable accrochage de Massa

Une 8e place finale, quand même gâchée par l’improbable accrochage de Felipe Massa

Bilan de ce premier GP européen : à la fois frustrant mais le meilleur synonyme d’espoir que j’ai eu. En effet, même si j’aurais clairement pu viser un meilleur classement final, ma 18e place en qualifs m’a handicapé. En revanche, je finis la course avec le meilleur temps au tour, ce qui me prouve que j’ai réglé l’IA à un niveau adapté au mien. J’ai également su garder une bonne concentration avec un rythme de course élevé, surtout marqué par mon problème de pneus. Rendez-vous le week-end prochain pour un lieu mythique : le Grand Prix de Monaco ! Et il faudra être bon en qualifs, j’vous le dis !