25th Juin2014

E3 2014 : quelques impressions

by Alphajet

 

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L’Electronic Entertainment Expo version 2014 ferme ses portes, tandis que la Coupe du Monde de football prend ses marques. Un évènement en chasse un autre dans l’actualité, mais le premier aura-t-il pour autant laissé une trace indélébile dans cette première moitié d’année? Est ce que les 3 principaux pourvoyeurs de jeux vidéo du moment ont réussi leur opération communication ? Et plus généralement, quelle est aujourd’hui la place et l’importance de l’E3 dans l’esprit des joueurs ?

Les constructeurs de console

Les 3 constructeurs survivants – principaux, j’exclus la Ouya par exemple, ne m’en voulez pas pour ça – ont fait leur show, avec plus ou moins de réussite. Sony et Microsoft sont opposés frontalement, disposant d’à peu près les mêmes consoles, mais pas nécessairement des mêmes atouts.

Du côté de Sony, avec une conférence axée sur sa PS4 qui réalise un très bon démarrage de carrière, on ne peut pas parler d’énormes surprises. Uncharted 4, c’est d’ailleurs tout sauf un émoi tant la licence était attendue comme le messie. Bon et ensuite du Little Big Planet (on s’en serait douté) et beaucoup de titres multi-plateformes. D’autre part, Sony a laissé champ libre à la 3DS sur le marché des consoles portables ; certes la Vita n’est pas très populaire aux US, mais on sent un certain laisser aller sur la com’ de cette console, qui peut bénéficier d’excellents jeux ou portages (Grim Fandango est un bon exemple) mais reste pourtant un demi succès. Sony focalise donc l’attention sur sa console de salon, qui elle bénéficie d’une très bonne notoriété depuis le très bon coup de Sony l’année dernière. En revanche, Sony mise toujours sur une certaine innovation pour susciter l’envie, avec le projet de casque de réalité virtuelle Morpheus ou la Playstation TV. Pour ma part, je considère que ce sont pour l’instant plus des arguments marketing que de vrais atouts, mais à Sony de prouver qu’ils sont capables d’en faire des compléments indispensables. Bref, Sony joue intelligemment ses cartes, mais de façon très classique, presque prudente je dirais. Étant donné le succès actuel de la PS4, Sony a pris le rôle du chassé et garde donc une position défensive pour être prêt à répondre si nécessaire.

Du côté de Microsoft, on joue la prudence. Sa conférence était axée sur le concept « Games only » : en clair, « on a compris votre message de l’année dernière ; vous voulez des jeux? Vous en aurez ». Exit Kinect, relégué comme un accessoire à proprement parler, pas de vagues, pas de surprises. Microsoft a décidé d’ouvrir le bal des conférences, probablement pour couper l’herbe sous le pied de Sony, pour présenter nombre de grosses licences et suites (Halo, Forza, Call Of Duty, Assassin’s Creed…) qui ne sont pour la plupart pas des exclusivités. Est ce que Microsoft a présenté des jeux enthousiasmants? Oui… Certainement, mais très peu d’originalité dans tout ça.

Pour finir, chez Nintendo, et bien on a eu droit à … du Nintendo. Mister Iwata évitant désormais de faire le déplacement avec tout le tralala direction Los Angeles, c’est un Nintendo Direct qui a permis de présenter les « nouveautés ». Pour nos amis japonais, l’heure n’est pas trop à la fanfaronnade, même si le ton de leur conférence était globalement humoristique. Mais au final, il n’y a qu’une seule priorité : vendre des palettes de Wii U pour espérer continuer à attirer des gros développeurs à faire l’effort de publier leurs jeux sur sa console, voire même y produire des exclusivités. Car si on peut reprocher à cette console la faiblesse de son hardware comparée à la PS4 et la Xbox One, on ne peut pas lui enlever les promesses de son gameplay asymétrique avec son gamepad.
En revanche, on peut toujours autant blâmer Nintendo de ne pas montrer la voie, avec visiblement des jeux qui ne l’exploitent pas plus que come un gadget. Bref, Satoru Iwata et Reggie Fils-Aime l’ont joué « rouleau compresseur pour fans », en commençant par une large couche de Smash Bros, puis en passant une bonne sauce de Zelda, un peu de Captain Toad par ci, de Bayonetta par là, et des petites cerises façon Yoshi ou Splatoon. Ah oui et les fameuses figurines NFC dont on ne sait pas grand chose, à part qu’elles sont censée apporter du bénéfice à Nintendo… et qu’elles ont plutôt l’air réussies au passage.

Les éditeurs, les à-côtés

Du côté d’Ubisoft, EA and co, et bien rien de très neuf sous le soleil non plus. Facr Cry 4, blabla Mass Effect, blabla Dragon Age, blabla Tomb Raider, blabla Battlefield… etc. J’ai l’air complètement blasé, mais je développe ça juste après. Il y a deux choses que j’ai retenues. La première, c’est que j’aimerais vraiment bien tester l’Occulus Rift un de ces quatre. Non pas que l’E3 l’ait particulièrement mis en valeur, mais ça reste quand même une des technologies les plus originales… et merde, des plus kiffantes de ces dernières années, non?? Non pas que ça soit une révolution, après tout ça n’est que déterrer et remettre au goût du jour un projet sorti trop tôt. Mais quand même, j’aimerais bien voir si c’est l’avenir du jeu vidéo, ou bien juste une étoile filante qui s’éteindra comme le premier Virtual Boy venu.

D’autre part, il y a un jeu qui me fait envie, c’est Evolve. Non pas qu’il innove complètement, après tout ça reste un FPS coopératif, plus ou moins dans la lignée de Left 4 Dead. Mais alors que le titre de Valve opposait 4 humains contre une nuée de morts vivants relativement faiblards, Evolve fait le pari inverse, qui me rappelle Giants : Citizen Kabuto pour ceux qui s’en souviennent. Quelque part, il y a du King Kong dans ce pitch de la grosse bête traquée, mais très puissante. Et de façon générale, j’aime bien qu’un jeu propose un gameplay asymétrique, ça permet de varier les parties et les situations.

La conclusion

Ca, c'était de mémoire à l'E3 1999 l'annonce de Duke Nukem Forever. A l'époque, le genre de grosse révélation qui n'avait pas fuité...

Ca, c’était de mémoire à l’E3 1999 l’annonce de Duke Nukem Forever. A l’époque, le genre de grosse révélation qui n’avait pas fuité…

Personnellement, je trouve que les E3 réservent de moins en moins de surprises. Entre les leaks volontaires ou involontaires des éditeurs, les annonces qui pleuvent tout au long de l’année pour vendre des précommandes, les actus incessantes des sites de jeux vidéo… finalement qu’est ce qu’on apprend sur un tel évènement? Il y a le show, le spectacle, certes, mais ça a toujours été le cas depuis les années 90. Mais à l’époque, tout n’allait pas encore aussi vite que la fibre optique…

Donc oui, quitte à passer pour le vieux con, je trouve que l’E3 n’est plus l’évènement qu’il était, mais c’est finalement le cas pour tous les salons. TGS, PGW, GamesCom … Les constructeurs de machines, comme les éditeurs cherchent avant tout à rentabiliser leurs investissements, et à prendre un minimum de risques. Vous voulez un exemple? Mirror’s Edge 2. EA en a teasé un bout, pour tester si vraiment il y avait un public prêt à acheter derrière. Mais il suffirait que la demande paraisse plus faible pour que le projet passe à la trappe à mon avis.

En bref, l’E3 reste une date importante du calendrier du jeu vidéo, mais plus vraiment cruciale.

24th Nov2011

Une heure sur… Burnout Paradise

by Alphajet

Profitant de l’offre gratuite sur Origin (à propos, je ne sais pas si elle est toujours valide, ça n’était pas très clair), je me suis essayé à Burnout Paradise : The Ultimate Box pendant un peu plus d’une heure, histoire de voir ce qu’il avait dans le ventre. Burnout est une série amorcée sur PS2, XBox et Gamecube et dont ce dernier épisode en date est sorti en 2008 sur Xbox360 et PS3. Il s’agit donc d’une réédition sur PC, sortie en 2009. Autant le dire tout de suite, le jeu accuse un peu son âge. Paradise City, la ville ouverte dans laquelle on évolue, est mignonne sans être spécialement aguicheuse.

Alors il nous propose quoi ce Burnout Paradise? D’abord un excellent générique puisque c’est Paradise City de Guns’n Roses qui ouvre le bal, suivi par pas mal de morceaux sympas. Mais de la bonne musique on trouvera beaucoup de caisses (75), et chose assez rare pour être remarquée, des motos! Et des dizaines de kilomètres de bitume. Loin du concept de course fermée sur un circuit ou une portion de route bien délimitée, ici c’est toute la ville qui s’offre à nous à volonté. Et c’est bien ce sentiment de liberté que j’ai apprécié.

A tous les carrefours on a la possibilité de faire une course dans un des différents modes : course à classement, poursuite où il faut défoncer un maximum d’adversaires, cascades… Honnêtement pour l’instant j’ai trouvé ça suffisamment varié pour ne pas s’ennuyer. Et puis on peut tout simplement rouler pour le plaisir de traverser les différentes zones de la cartes ou tenter de remplir des objectifs comme trouver tous les raccourcis, ou tous les méga-sauts. Alors bien sûr la conduite est hyper arcade, on s’en serait douté ! Mais je m’en tape, je fonce au volant de mon bolide, de toute façon au pire on se crashe et la seconde d’après, la voiture est réparée (si seulement ça pouvait être pareil dans la réalité…).

Des sauts improbables mais qui font toujours plaisir

Ce monde sans contrainte, c’est la caractéristique principale du jeu. Alors évidemment, c’est pas du GTA, il n’y a bien que des courses de véhicules ici, mais ça n’était pas l’objectif. Le but, c’est offrir un vrai jeu au sens propre : pas de simulation, pas de contrôles complexes à maitriser, juste accélérer, tourner et enclencher le boost. Criterion a voulu offrir du fun et de mon point de vue ils ont réussi. Alors Burnout Paradise n’est pas un grand jeu, mais c’est un défouloir sympa quand vous rentrez le soir après vous être payés les embouteillages. C’est l’assurance de passer 15, 30 minutes ou plus sans se prendre la tête, vautré dans son canapé, une canette à côté de la souris et le paquet de chips derrière le clavier. C’est le jeu qui donne envie de repenser à l’été en plein hiver, et qui m’a imprimé dans la tête du Guns’n Roses toute la journée.

« Take me home to Paradise City! »

18th Nov2011

Chez Origin, c’est déjà Noël

by admin

Je me demande quand même en quoi cette ville est censée être un paradis...

C’est quand même assez rare pour être signalé, mais EA nous fait un cadeau. En effet, pour la modique somme de 0€ vous pourrez obtenir Burnout Paradise Ultimate Box pour PC sur la plateforme de téléchargement Origin. Je me suis donc courageusement dévoué pour télécharger le jeu et le tester quelques minutes. Alors ce n’est certainement pas le jeu ultime mais ça semble être un défouloir sympa, entre cascades, courses et destructions de véhicules en tous genres.

Mais venant de la part d’un éditeur comme EA, on se doute bien que ça n’est jamais tout à fait gratuit. C’est évidemment un moyen de promouvoir Origin en tentant de collecter un certain nombre de nouveaux utilisateurs. Histoire de se gargariser dans les bilans de fin d’année en déclarant fièrement  « +354% de nouveaux inscrits » pour camoufler le fait que pour l’instant, le catalogue est encore peu étoffé. Hormis les grosses affiches EA – genre Battlefield 3 pour ne pas le citer – il faut bien avouer que les titres disponibles sont un peu anciens, et à des prix pas spécialement intéressants.

Mais bon on ne va pas non plus trop cracher dans la soupe, faire un donc, c’est toujours une initiative à saluer même si les intentions ne sont pas philanthropiques! Ca me donnera l’occasion de me balader un peu dans Paradise City pour voir ce qu’elle a à offrir. Rendez vous sur Origin donc pour ceux qui veulent tailler la route.