Critique Casual: World of Tanks
Il n’y a pas énormément de jeux différents auxquels j’ai joué ces derniers temps. En revanche, il en est un sur lequel j’ai passé beaucoup (trop) d’heures, c’est World of Tanks dont j’ai parlé il y a quelques temps. D’autant plus étonnant pour moi que c’est un Free to Play, a priori pas forcément le type de jeu qui me correspond. Sauf que les a priori, ça sert justement à être brisé.
On appelle aussi ça un freemium, c’est à dire qu’on peut y jouer de façon illimitée, sans restriction, mais que les joueurs qui payent obtiennent des bonus. Allez mettons les pieds dans le plat direct, est ce que ça désavantage ceux qui s’en tiennent au 0€ communiste? La réponse est clairement non, mais avec un bémol. Autant je n’avais pas beaucoup de recul quand j’ai commencé à jouer, autant je commence à avoir de la bouteille maintenant. Tant qu’on est dans les premières phases de la progression, on avance rapidement et très rares sont les joueurs qui paient pour des obus à haute pénétration qui donnent un petit avantage durant les parties
En revanche, quand on arrive dans la seconde moitié de la progression, c’est à dire au delà du Tier V (les chars sont classés par niveau ; il y en a 10 au total), là on rame un peu. Parce qu’accéder à chaque niveau supplémentaire demande un large effort en temps de jeu pour collecter l’expérience nécessaire. Mais je dis que ça n’est qu’un bémol, car on peut très bien continuer à profiter du jeu sans que ça soit pénible de « stagner » à un Tier donné. De plus, on peut facilement renouveler l’expérience en essayant d’autres classes ou d’autres nations (comme les Grands Bretons rajoutés récemment).
Bon après si vous vous prenez au jeu et que vous visez les chars de Tier X ou pire, les guerres de clans, au demeurant très bien fichues, là il vous faudra certainement investir quelques vrais euros pour tenir la cadence. Car le tank coûte cher monsieur, oui c’est la crise!
Bon maintenant que la parenthèse « casual » est faite, comment résumer l’expérience en quelques mots? WoT ce sont des matchs de 15 contre 15 (tanks évidemment!) sur 15 minutes maximum (oui les biélorusses doivent aimer ce chiffre). Le mode le plus courant est une capture de la base ennemie, mais à plus haut niveau on trouve aussi des modes où une seule base doit être conquise, ou bien un camp doit être défendu jusqu’au dernier bout de chenilles. Est ce que ça le fait? Carrément! Sous ses modes « basiques » et la simplicité du gameplay, WoT cache une grande finesse. Un peu comme Team Fortress 2, chaque partie est différente et recèle beaucoup de subtilités. Il faut apprendre à gérer chaque classe, et même chaque tank avec intelligence, comprendre les techniques de camouflage, de positionnement, de mouvement…
C’est vrai que ceux qui recherchent le plaisir immédiat seront peut être déçus de l’expérience et risquent de se retrouver frustrés après 5 parties enchainées à se faire transpercer de toutes parts (pas d’allégorie graveleuse ici). Il y a en effet une courbe d’apprentissage digne d’un col de montagne hors catégorie au départ. Mais dès qu’on a un peu pigé le concept, et qu’on apprend à jouer avec précaution, on a du mal à ne pas relancer « une petite dernière pour la route ».
World of Tanks est un jeu pour amateurs d’huile moteur et canons de 88mm. Certes, mais pas que. Ceux qui apprécient jouer en finesse et en réflexion pourraient vraiment y trouver leur compte aussi.
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Casual |
Hardcore |
| WoT n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Son apprentissage long et difficile, son contexte limité à des tanks pas hyper sexy, et les longues heures de jeu nécessaires à la progression n’en font pas vraiment un candidat idéal au jeu occasionnel. Pourtant, il est sauvé par sa gratuité non pénalisante et ses courtes sessions de jeu qui m’ont même permis d’y jouer au petit matin avec un bol de céréales… | Wargaming.net, l’éditeur du jeu, ne s’attendait certainement pas à un succès si monumental. C’est bien simple, à toute heure de la journée ou de la nuit, il y a des milliers de joueurs connectés. Au delà des amateurs d’univers militaire, World of Tanks séduit vraiment par son gameplay et son équilibrage très bien pensés, et l’intensité de ses batailles. Jouez y et vous vous surprendrez à avoir le cœur qui s’agite au moment d’asséner le coup de grâce au dernier adversaire, tapi dans un gros buisson avec un canon de 88mm |


























