19th Oct2014

Critique : Mario Kart 8

by Alphajet

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Mario Kart 8

Sortie
Mai 2014 Supports Wii U
Par les mêmes gars Bah… tous les Mario, Zelda, Donkey Kong, F-Zero
Alternatives Sonic & All Stars Racing Transformed

Je viens de me rendre compte que ça fait déjà un peu plus d’un an que je n’ai pas publié de critique de jeu. Cétait pour Ridge Racer Driftopia et c’était un peu pourri. Bon d’un côté ça reflète un peu mon activité sur le blog, et le peu de jeux auxquels j’ai joué ces derniers mois. Donc Mario Kart 8, a priori le 8e épisode du célèbre jeu de course de Nintendo, évidemment une exclusivité sur Wii U. Pour une fois, c’est un jeu que j’ai eu dès sa sortie (à quelques jours près), parce que quand on a une console Nintendo c’est un peu un incontournable. Mais est ce que ce dernier épisode mérite réellement de l’être, ou reflète-t-il juste un succès du à la rareté d’autres bons jeux sur Wii U ? Et puis surtout, correspond-il à mon rythme de jeu ?

Très honnêtement, au départ quand j’ai vu la liste des nouveautés de ce 8e épisode, j’ai pris peur et je n’étais pas très enthousiaste. 4 nouveaux grands prix comme d’habitude, une poignée de nouveaux personnages, très peu de nouveaux objets, et les fameuses sections « anti-gravité » qui sont le symbole de cette version. Pas hyper original. En fait, Nintendo laissait l’impression de prendre un minimum de risques pour vendre juste un jeu efficace qui plaise au plus grand nombre sans révolutionner sa formule. Et pourtant… MK8 recèle plus de surprises qu’il n’en laisse paraitre.

Tout d’abord, on retrouve des courses à 12 comme sur Wii, et c’est déjà sympathique au niveau de l’animation des courses. Parce que ça laisse plus de possibilité de se foutre sur la gueule et de remonter une partie a priori mal engagée. Cependant, et c’est une des choses que j’ai le plus apprécié dans cette édition, le talent fait un peu plus la différence qu’auparavant. J’entends par là que même si les remontées fantastiques sont évidemment possibles (grâce aux items notamment) et que les carapaces bleues fusent toujours, les pilotes les plus experts seront un peu plus avantagés. En effet, avec la collecte des pièces, toutes les techniques de mini-boost (dérapages, sauts, etc) les moyens d’aller le plus vite possible demandent une certaine expérience et dextérité. En multijoueurs par exemple, les pilotes débutants et moyens peuvent facilement viser le milieu de tableau, mais le Top 3 revient souvent aux plus expérimentés. Dans un sens, sans pour autant perdre le côté injustice rageante si typique de Mario Kart, cet épisode trouve un certain équilibre très agréable. Jamais frustrant mais tellement gratifiant quand on obtient une victoire difficile.

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A noter qu’on peut jouer en mode Gamepad seulement, ce qui permet de se faire des parties vite fait sur le canapé pendant que la TV est occupée. Toujours un + pour moi!

Au niveau des objets également, l’apparition du Super Klaxon met un terme au côté inévitable des terribles carapaces bleues. Ca laisse une cartouche quand on a la chance d’en obtenir un. J’ai moins aimé le Super 8 (déjà vu dans MK7), parce que je le trouve souvent inefficace. Il faut à la fois maitriser son pilotage et essayer de tirer un item au bon moment. Résultat, je me fais plus souvent péter la gueule avec une bombe partie au lieu d’une carapace rouge, et un boost mal placé et c’est la sortie de piste… j’ai trouvé le boomerang qui peut être utilisé plusieurs plus quelconque. Quant aux véhicules, ils sont finalement suffisamment variés avec toutes les combinaisons possibles pour que tout le monde y trouve son compte. A noter que les motos ne sont plus ultra dominatrices comme dans l’épisode Wii.

Le mode multijoueurs quant à lui, qu’il soit en ligne ou en local, est toujours aussi accessible et efficace. Les parties sont organisées avec des joueurs d’un niveau habituellement similaire, et on peut s’amuser rapidement sans se prendre la tête. Je fais parfois des parties assez tôt le matin (merci mon fils!!!), et on trouve toujours des joueurs. Il est très rare de tomber sur des parties peu remplies ; on joue la plupart du temps contre 8 à 11 adversaires. Le niveau est souvent plus plus relevé que les courses solo, mais c’est aussi ce qui fait son sel !

En fait, plutôt que l’épisode de l’absence de risques, Mario Kart 8 est celui de l’équilibre. Comme Nintendo sait si bien le faire, MK8 est un best-of géant de toutes les meilleures idées des précédents épisodes. Je me suis fixé un challenge d’ici la fin de l’année : terminer le mode solo complètement avec 3 étoiles dans tous les Grand Prix. Pour l’instant, le mode 150cc me donne du fil à retordre 🙂

Quelle dose ?

A volonté
Mario Kart 8, c’est comme ces menus à volonté qu’on trouve dans certains restos : on peut s’en gaver jusqu’à se péter le bide, comme on peut décider de déguster les meilleurs morceaux. Mais au contraire de ces restaurants en général assez cheap, là on a du contenu de qualité, hyper bien calibré. Donc on y revient volontiers. Le lendemain, ou la semaine suivante. Ou un mois après. Et toujours avec un grand plaisir.

Quelle complexité?

Simple
Le gameplay de Mario Kart est toujours resté volontairement simple pour permettre à n’importe qui de s’y essayer. Novices, enfants ou pros du gamepad peuvent tous y trouver leur compte. Après bien sûr, truster les podiums demandera plus d’expérience que juste envoyer des carapaces au pif et compter sur la chance pour chopper l’item Bullet Bill qui fait rattraper son retard.

J’en verrai le bout ?

Oui! Défi 2014 J’ai fini toutes les coupes dans les 3 niveaux de difficulté, mais j’espère maintenant les terminer avec 3 étoiles ce qui signifie finir chaque course en 1ère place. J’ai aussi passé pas mal de temps sur le mode multijoueurs en ligne, donc oui, on peut dire que j’ai bien écumé le jeu.

Quel prix ?

~45 €
Comme la plupart des jeux Nintendo, Mario Kart 8 sera vendu au prix fort pendant toute sa carrière. Pas de raison d’attendre une éventuelle baisse à moins de le prendre en occasion. En même temps, il s’imposera clairement comme un classique de la Wii U

Le multi? Les bonus?

Efficace
Lancez le jeu, choisissez multijoueur en ligne et vous y êtes. Le plaisir est immédiat, et surtout on peut s’arrêter quand on veut! Les parties s’enchainent rapidement et chaque course ne durant qu’environ 5 minutes, c’est vraiment un atout qui permet à tout le monde d’en profiter. Sans parler bien sûr du multijoueur en local de 2 à 4 joueurs, qui reste toujours aussi sympa si on a quelques potes avec qui le partager.

Mon impression

Excellent
La réponse est oui : Mario Kart 8 est un incontournable de la Wii U, pour peu qu’on ne soit pas allergique aux jeux de course. Même si les nouveautés ne sont pas forcément au rendez-vous, ce premier épisode en HD bénéficie juste d’une finition exemplaire et d’une efficacité à toute épreuve. On peut y jouer souvent, comme espacer largement ses parties tout en prenant un plaisir incontestable. MK8 est un des jeux qui auront fait décoller la Wii U cette année, et c’est mérité. 

 

30th Août2013

Critique Casual : Duck Tales Remastered

by Alphajet

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Duck Tales Remastered

Sortie
Août 2013 Supports PC, PS3, Wii U, Xbox360
Par les mêmes gars Double Dragon Neon, Mighty Switch Force, The Smurfs 2
Alternatives Rayman Legends, Trine 2, Epic Mickey : le retour des héros

C’est l’plus grand boss de toute la ville, Picsouuuu, Picsouuu ! Ah ce vieux générique Disney résonne encore dans ma tête, toute comme l’excellente bande son réalisée par Capcom à l’époque sur Duck Tales, sorti sur NES en 1990… ouïe ouïe ça ne me rajeunit pas, une fois de plus, parce que c’était un de mes titres préférés sur la console de Nintendo. Et pour lui rendre hommage, c’est donc sur Wii U que je m’y suis essayé, après avoir craqué au préalable sur l’eshop à mon retour de vacances…

Duck Tales Remastered reprend de façon très proche le concept de son ancêtre. Il s’agit d’un jeu de plateformes qui a pour particularité de ne posséder « que » 5 niveaux (plus un dernier accessible une fois les autres terminés), tous accessibles dès le départ et dans n’importe quel ordre, un peu à la manière d’un Megaman. Ces « tableaux »  – comme on disait à l’époque – sont assez vastes et une carte permet de s’y repérer. Mais la principale caractéristique du jeu, conservée à l’identique, est qu’il s’agit d’un pur « Die and Retry« , autrement dit « crève et recommence charogne » en français dans le texte.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’idée, il s’agit de ne proposer aucun point de sauvegarde dans les niveaux. Par conséquent, chaque fois que les 2 ou 3 vies sont épuisées, il faut refaire le niveau dans son intégralité! Et oui ce qu’on pourrait considérer aujourd’hui comme une facilité du développeur pour augmenter artificiellement la durée de vie du jeu pouvait à l’époque se justifier par la plus grande difficulté à gérer des sauvegardes sur cartouche. Aujourd’hui, je pense qu’il s’agit à la fois de conserver le gameplay tel qu’il était, mais aussi d’éviter de devoir rendre le jeu trop facile si des checkpoints étaient ajoutés, ou bien d’avoir à développer des niveaux supplémentaires. Pas vraiment l’idée d’une « remasterisation ».

Le vieux papy Picsou (Scrudge Mc Donald en VO) a toujours un bon swing malgré les années!

Le vieil oncle Picsou (Scrudge Mc Donald en VO) a toujours un bon swing malgré les années!

Le gameplay de DTR est assez simple, NES oblige, mais pas pauvre. En effet, il faudra manier le saut pogo avec précaution lors des passages de plateforme délicats, et faire preuve d’une grande précision et dextérité pour éliminer les hordes d’ennemis, qui parfois réapparaissent à l’infini. Petit apparté sur le pogo, il est possible de l’effectuer « à l’ancienne » en appuyant simultanément sur bas et un bouton pendant le saut, ou de façon plus simple à l’aide d’un simple bouton. J’ai commencé avec la vieille méthode, mais j’ai laissé tombé quand je me suis rendu compte que la précision et le timing demandés étaient parfois difficiles à conjuguer. Il faut dire que parfois les sauts et le positionnement par rapport aux ennemis sont limites punitifs, mais bon…

En revanche, j’ai sincèrement apprécié le fait que le gameplay et l’ambiance originales soient vraiment respectées. Un gros bravo pour les musiques qui sont remixées avec goût et m’ont rappelé de bons souvenirs (ah le niveau Moon!) – de toute façon la fibre retrogaming est exploitée à fond!! Esthétiquement c’est réussi aussi, et je dirais que tout le monde, des plus jeunes aux … moins jeunes peuvent apprécier le style cartoon.

D’ailleurs, pour moi ce remake se destine avant tout aux anciens qui veulent retrouver leurs sensations d’antan, ou aux jeunes qui voudraient découvrir un bon plateformer à l’ancienne. Les plus petits peuvent le tenter en facile, en revanche les niveaux de difficulté supérieur offrent un challenge plus corsé. Attention, je trouve que tous les niveaux ne sont pas égaux ; la mine me semble être celui à attaquer en premier pour se faire la main.

Au final, ce Duck Tales Remastered m’a quand même plutôt réjoui, même si j’ai un peu crisé au départ sur la maniabilité parfois frustrante, mais au moins fidèle à l’original.

Quelle dose ?

Assidu Principe de « Die and Retry » oblige, ce Duck Tales Remastered vous imposera de jouer au minimum 30 minutes pour espérer venir à bout d’un niveau. Mais comme on n’y arrive pas forcément du premier coup, cela peut vite déraper sur une bonne heure.En conséquence, ça n’est pas le jeu occasionnel parfait, il vaut mieux se prévoir un peu de temps au calme, pour éviter de s’arracher les cheveux sur les passages les plus ardus.Pour ceux qui ont le plus de temps, la découverte de tous les passages secrets et objets cachés leur donnera un os à ronger.

Quelle complexité?

Die and Retry
Le gameplay du jeu est facile à assimiler. Les directions, les 2 sauts et le coup de canne, on a vu plus complexe. Seul le saut pogo demande une bonne précision, surtout sur les bords de plateforme.3 niveaux de difficulté sont disponibles : si le niveau facile est à réserver aux enfants, les deux autres offrent un challenge tout à fait respectable.
En conclusion, une maniabilité très accessible mais le principe du Die and Retry ne plaira peut être pas à tous.

J’en verrai le bout ?

Certainement J’ai pour l’instant achevé 3 niveaux sur 6, et raté de peu la fin du 4e… Le jeu en lui même est vraiment court pour les acharnés de la plateforme, mais le fait de recommencer plusieurs fois rallonge la durée de vie à 5 à 6 heures. Je pense sincèrement en venir à bout, et c’est finalement presque motivant que le jeu soit court car son système punitif aurait pu être frustrant à la longue (qui a dit Dark Souls??!!)

Quel prix ?

Intéressant 14,99€ sur consoles et 13,99€ sur Steam. Un compromis raisonnable pour une refonte complète du jeu, mais qui conserve globalement la trame de l’original. A 10€ ça aurait été juste parfait.Mais ça reste un bon investissement à ce prix là pour profiter d’un classique dépoussiéré.

Le multi? Les bonus?

Basique Pas de multijoueurs, comme à l’époque!Concernant les bonus, ils consistent en des images et autres musiques qu’on peut débloquer au fur et à mesure dans le jeu en amassant de l’argent. Peut être un peu léger, mais à vrai dire… je ne vois guère ce qu’ils auraient pu rajouter d’autre. Peut être un mode permettant de jouer avec les graphismes originaux à la limite?

Mon impression

Du bon foie gras! Duck Tales Remastered est une petite madeleine de Proust. A petite dose, il ravivera des souvenirs délicieux de moments passés à s’épuiser sur la manette de la NES pour maitriser le saut pogo pour enfin achever ses 6 niveaux. Pas trop mal placé au niveau prix, je le conseille à tous ceux qui veulent (re)découvrir ce vieux classique, mais attention au temps nécessaire à consacrer qui impose d’y jouer sur une bonne soixantaine de minutes consécutives pour terminer un niveau.A part ça, vive les canards!
23rd Juin2013

Critique: Ridge Racer Unbounded

by Alphajet

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Ridge Racer Unbounded

Sorti en Mars 2012 Supports PC, PS3, Xbox360
Par les mêmes gars FlatOut (2004), FlatOut 2 (2006), FlatOut Ultimate Carnage (2007)
Alternatives NFS Hot Pursuit (2010), Burnout Paradise (2008)

Ah Ridge Racer. Quel vieux crouton ne se souvient pas du premier Ridge à la sortie de la Playstation?! Véritable vitrine pour la première machine de Sony, c’était la borne d’arcade dans son salon (le PC avait également Screamer qui n’était pas mal non plus dans son genre à la même époque). Que reste-t-il de ce noble héritage aujourd’hui?

Ridge Racer Unbounded est sorti un an avant que je l’essaie à l’occasion d’une promo Steam – comme souvent. Chose assez rare pour moi ces derniers temps, j’ai fini le jeu, voire même plus car je n’étais pas loin de l’avoir terminé de fond en comble. Pourtant, ça partait moyen. Le style graphique de RRU est assez particulier, le designer devait être dans un régime mono-aliment à base d’oranges pour avoir autant utilisé cette couleur dans le jeu. Du coup, pour faire ressortir ce détail, les tracés et les décors en général sont volontairement ternes, ce que j’ai trouvé un peu … vilain. Ou disons, pas aussi dépaysant qu’un jeu de bagnoles qui nous fait parcourir des paysages très différents, voire paradisiaques (Test Drive Unlimited).

Là par exemple, il n'y a pas beaucoup d'orange. N'oubliez pas vos lunettes de soleil quand vous jouez

Là par exemple, il n’y a pas beaucoup d’orange. N’oubliez pas vos lunettes de soleil quand vous jouez

D’autre part, Ridge Racer a longtemps été connu pour être un jeu très arcade avec un feeling plein de dérapages contrôlés. Unbounded l’est aussi, mais dans un genre très différent. La conduite se joue pas mal en s’appuyant lourdement sur les concurrents, le poids de la voiture se sent beaucoup plus,  et il faut un certain temps d’adaptation pour maitriser les virages au frein à main. J’ai d’ailleurs évité complètement certaines caisses qui avaient un comportement juste atroce. A propos engins, sachez que même si certains ont vaguement un air de ressemblance avec des modèles réels, la plupart sont juste inventées et plutôt dans un style japonais assez impersonnel encore une fois.

Donc là, vous vous dites qu’on ne peut pas dire que ce soit l’ambiance, ni le scénario (enfin les 3 lignes de pitch qui le constituent) qui m’ont attiré. Non, je crois que la période à laquelle j’y ai joué, peu avant la naissance de mon bébé, a contribué à créer une sorte de lien affectif avec un des derniers jeux que j’aurais fini avant de passer en mode insomnie/biberon/aucun répit. Mais ça serait injuste de ne le limiter qu’à ça, car au final pour le joueur occasionnel que je suis, le jeu propose différents styles de courses qui évitent de trop s’installer dans des courses monotones. Et j’ai bien aimé que les adversaires sortent un petit peu du carcan « je roule comme pépé-bérêt quand t’es derrière, et je suis le Sebastian Vettel des rues mal famées quand tu es en tête ».

Je conseille Unbounded aux amateurs de course qui auraient épuisé leur quota de gomme brulée : pas un premier choix, mais un second couteau pas désagréable à pratiquer de temps en temps si on oublie son manque criant de personnalité.

Quelle dose ?

Cool RRU est un jeu de course pas très exigeant en temps. On y joue 10 minutes comme on y joue une heure, sans aucun problème. Une course dure 3-4 minutes en moyenne. En fait, à petite dose, ça passe, mais je ne conseillerais pas trop d’en faire des sessions bourrines de 3 heures. Chacun son truc hein, mais il y a trop peu de variété ensuite pour ne pas se lasser.

Quelle complexité?

Abordable  Chaque véhicule a beau avoir des caractéristiques spécifiques, il n’y a pas non plus des différences flagrantes entre la quinzaine de voitures disponible. Bon évidemment, le camion du mode crash se joue un peu plus bourrin, et en fonction des épreuves et des tracés on aura ses préférences. Mais c’est simple à prendre en main.
Concernant la difficulté, elle n’est pas réglable.  Pour les amateurs de courses, le jeu se corse légèrement au fil de la progression, sans pour autant devenir infinissable. Bizarrement, certaines courses sont aléatoirement bien plus dures que la moyenne. En revanche, pour les moins expérimentés, sachez que les concurrents ne vous feront pas de cadeau, et n’ont pas le syndrome Mario Kart : ils ne vous attendront pas une fois en tête. Vous risquez donc de refaire plusieurs fois la même course, au risque de vous ennuyer.

J’en verrai le bout ?

C’est fait J’ai mis une dizaine d’heures à faire le tour du jeu, c’est à dire finir toutes les courses mais sans chercher à faire un 3 étoiles systématique. Depuis, j’ai fait 2h de plus pour en finir quelques unes de plus avec les honneurs.
Mais je ne jouerai pas plus de 2 ou 3 heures supplémentaires. Après c’est juste trop répétitif. Cela dit, c’est le genre de jeu qui ne vous frustrera pas trop si vous n’en voyez pas la fin…

Quel prix ?

Pas cher Je l’ai eu pour 6,79€ précisément, promo Steam oblige. Honnêtement, le jeu les vaut. Il vaut même le coup en prix budget (15-20€ en fonction du support), mais pas plus.

Le multi? Les bonus?

A oublier  Oubliez le multijoueur online en 2013! Les serveurs sur Steam étaient vidés, je pense que le constat n’est pas mieux sur console. De plus, les parties manquent de fun pour s’amuser vraiment.
Le jeu vous propose aussi de construire vos circuits avec des blocs. Vous voulez la vérité? J’ai même pas essayé.

Mon impression

Sympa sans plus Très honnêtement, je ne sais pas ce qui m’a accroché avec ce jeu, probablement le challenge assez relevé qui est un défi intéressant sans être non plus trop frustrant à mon goût. Par contre, pour ceux qui aimaient vraiment le « style Ridge Racer », ce Unbounded n’a rien à voir. Visuellement très impersonnel, et avec des sensations de conduite très différentes de la savonnette Ridge, il marque une vraie différence. Pas désagréable, mais pas 100% convaincante non plus.
13th Déc2012

Critique Casual: World of Tanks

by Alphajet

Il n’y a pas énormément de jeux différents auxquels j’ai joué ces derniers temps. En revanche, il en est un sur lequel j’ai passé beaucoup (trop) d’heures, c’est World of Tanks dont j’ai parlé il y a quelques temps. D’autant plus étonnant pour moi que c’est un Free to Play, a priori pas forcément le type de jeu qui me correspond. Sauf que les a priori, ça sert justement à être brisé.

On appelle aussi ça un freemium, c’est à dire qu’on peut y jouer de façon illimitée, sans restriction, mais que les joueurs qui payent obtiennent des bonus. Allez mettons les pieds dans le plat direct, est ce que ça désavantage ceux qui s’en tiennent au 0€ communiste? La réponse est clairement non, mais avec un bémol. Autant je n’avais pas beaucoup de recul quand j’ai commencé à jouer, autant je commence à avoir de la bouteille maintenant. Tant qu’on est dans les premières phases de la progression, on avance rapidement et très rares sont les joueurs qui paient pour des obus à haute pénétration qui donnent un petit avantage durant les parties

En revanche, quand on arrive dans la seconde moitié de la progression, c’est à dire au delà du Tier V (les chars sont classés par niveau ; il y en a 10 au total), là on rame un peu. Parce qu’accéder à chaque niveau supplémentaire demande un large effort en temps de jeu pour collecter l’expérience nécessaire. Mais je dis que ça n’est qu’un bémol, car on peut très bien continuer à profiter du jeu sans que ça soit pénible de « stagner » à un Tier donné. De plus, on peut facilement renouveler l’expérience en essayant d’autres classes ou d’autres nations (comme les Grands Bretons rajoutés récemment).
Bon après si vous vous prenez au jeu et que vous visez les chars de Tier X ou pire, les guerres de clans, au demeurant très bien fichues, là il vous faudra certainement investir quelques vrais euros pour tenir la cadence. Car le tank coûte cher monsieur, oui c’est la crise!

Bon maintenant que la parenthèse « casual » est faite, comment résumer l’expérience en quelques mots? WoT ce sont des matchs de 15 contre 15 (tanks évidemment!) sur 15 minutes maximum (oui les biélorusses doivent aimer ce chiffre). Le mode le plus courant est une capture de la base ennemie, mais à plus haut niveau on trouve aussi des modes où une seule base doit être conquise, ou bien un camp doit être défendu jusqu’au dernier bout de chenilles. Est ce que ça le fait? Carrément! Sous ses modes « basiques » et la simplicité du gameplay, WoT cache une grande finesse. Un peu comme Team Fortress 2, chaque partie est différente et recèle beaucoup de subtilités. Il faut apprendre à gérer chaque classe, et même chaque tank avec intelligence, comprendre les techniques de camouflage, de positionnement, de mouvement…

C’est vrai que ceux qui recherchent le plaisir immédiat seront peut être déçus de l’expérience et risquent de se retrouver frustrés après 5 parties enchainées à se faire transpercer de toutes parts (pas d’allégorie graveleuse ici). Il y a en effet une courbe d’apprentissage digne d’un col de montagne hors catégorie au départ. Mais dès qu’on a un peu pigé le concept, et qu’on apprend à jouer avec précaution, on a du mal à ne pas relancer « une petite dernière pour la route ».

World of Tanks est un jeu pour amateurs d’huile moteur et canons de 88mm. Certes, mais pas que. Ceux qui apprécient jouer en finesse et en réflexion pourraient vraiment y trouver leur compte aussi.

30-60min Durée de session:
Je dirais que la durée moyenne d’une partie est de 8 minutes, bien que certaines durent effectivement 15 minutes mais c’est rare. Disons qu’une session rapide peut très bien se faire en moins de 30 minutes, mais qu’après avoir acquis un certain nombre de chars on y passe souvent plus, histoire de réussir le bonus x2 d’expérience pour la première victoire de chaque tank.
Moyen Intervalle de partie:
World of Tanks est un jeu assez addictif dans son genre. Une fois qu’on a aimé le goût de la poudre, on aura du mal à la lâcher. Mais c’est aussi la progression dans le jeu qui fait qu’on y revient. Personnellement, j’y joue habituellement plusieurs fois par semaine, mais je dirais qu’un joueur occasionnel pourrait y consacrer une grosse session toutes les deux semaines et en profiter largement, ou bien plusieurs courtes sessions plus rapprochées.
Complexe Complexité:
Les tanks sont très simples à piloter, mais vraiment durs à maîtriser. Sous son apparence de jeu de shoot, WoT est en fait extrêmement tactique, et requiert beaucoup de patience pour assimiler tous ses concepts et ses subtilités. D’autant plus que chaque char est très différent d’un autre et rend nécessaire une phase d’apprentissage à chaque fois. Mais c’est jouissif quand on commence à enchainer transformer les adversaires en carcasses fumantes.
30h+ Durée de vie:
WoT saura clairement vous occuper pendant vos longues soirées d’hiver!! A ce jour j’ai participé à 1246 batailles, et je suis pourtant très loin d’avoir fait le tour du jeu. J’arrive aux chars de niveau VI… et sachant que la progression est encore plus lente pour attendre le niveau X, on peut facilement passer la centaine d’heures. De fait, cette lente évolution peut lasser à la longue. Pour les plus mordus, les batailles de clans sauront répondre à leur besoin.
-15€ Prix conseillé:
Étant gratuit, il n’y a évidemment aucune obligation d’achat. Le jeu est suffisamment bien fait pour en profiter sans débourser un euro. En revanche, acheter occasionnellement du « Gold » (la monnaie virtuelle) peut se révéler judicieux pour booster sa progression. Je conseillerais de s’en tenir à une quinzaine d’euros maximum pour un joueur du dimanche. Les accrocs pourront eux se droguer à coup de 99€ par an…voire plus!

Casual

Hardcore

WoT n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Son apprentissage long et difficile,  son contexte limité à des tanks pas hyper sexy, et les longues heures de jeu nécessaires à la progression n’en font pas vraiment un candidat idéal au jeu occasionnel. Pourtant, il est sauvé par sa gratuité non pénalisante et ses courtes sessions de jeu qui m’ont même permis d’y jouer au petit matin avec un bol de céréales… Wargaming.net, l’éditeur du jeu, ne s’attendait certainement pas à un succès si monumental. C’est bien simple, à toute heure de la journée ou de la nuit, il y a des milliers de joueurs connectés. Au delà des amateurs d’univers militaire, World of Tanks séduit vraiment par son gameplay et son équilibrage très bien pensés, et l’intensité de ses batailles. Jouez y et vous vous surprendrez à avoir le cœur qui s’agite au moment d’asséner le coup de grâce au dernier adversaire, tapi dans un gros buisson avec un canon de 88mm
04th Oct2012

Critique Casual: New Super Mario Bros 2

by Alphajet

Comme à mon habitude, j’arrive après l’été et la sortie de New Super Mario Bros 2 sur 3DS. Pourtant, c’est l’un des rares jeux que j’ai acheté dès sa sortie, un peu sur un coup de tête, en prévision de mes vacances. Un jeu de vacances, c’est peut être précisément la meilleure définition de NSMB2…

Mais revenons un peu en arrière. En 2006, je me fais un cadeau pour mes 25 ans en m’offrant la DS Lite et New Super Mario Bros (oui, je suis généreux envers moi-même!). Ce retour à un plateformer classique dans sa structure, mais réintégrant les meilleures idées de la série est alors une vraie réussite à mon goût. Succès non démenti par l’épisode Wii qui apporte lui aussi toute la convivialité du jeu à 4 et quelques nouveautés intéressantes. Cette année, Nintendo décide de continuer à pousser sa 3DS en lui offrant son propre épisode de cette sous-série après un Super Mario 3D Land très apprécié.

Et sur quoi on se focalise cette fois? La thune! Et oui, Mario aussi se heurte de plein fouet à la crise financière et décide de collecter le plus de pièces possible, l’objectif majeur étant d’atteindre le million de pièces d’or. Quel rapace ce plombier! Mais qu’en est il des niveaux à traverser? C’est là que le bât blesse d’après moi. NSMB exigeait de traverser 8 mondes pour défaire Bowser et son ignoble royaume de tortues communistes. Et sa suite directe propose un chemin direct qui n’en compte que 6. En fait il y en a bien 8 mais 2 sont cachés et uniquement accessibles par des sorties secrètes. Un monde étoile se débloque également après la fin du jeu. Mais du coup, dès lors qu’on ne cherche pas le 100%, le jeu se termine plutôt vite…

D’autre part, Nintendo a introduit très peu d’éléments nouveaux dans cet épisode, et les rares qui le sont servent souvent à faciliter la progression. Je pense surtout au costume de raton laveur qui rend invulnérable (sauf si comme moi on est un pitre des plateformes et qu’on finit dans un gouffre) qui apparait dès 5 essais ratés sur un niveau. Ou encore à la réintroduction de Reznor, cet espèce de boss rhinocéros apparu dans Super Mario World sur SNES qui conclut les châteaux de mi-monde et qui est vraiment facile à battre.

En fait pour moi cet épisode cherche à concilier les plus jeunes (ou les moins expérimentés) et les fondus de Mario qui ne considèrent la fin du jeu que lorsqu’il est fouillé de fond en comble. Ca plaira devrait convenir à ces deux catégories extrêmes, mais pour moi qui me trouve plutôt au milieu, je reste un peu sur ma faim. Bien sûr j’ai apprécié le challenge des 3 pièces d’or à récupérer par niveau, mais pas du tout convaincu par la course aux pièces qui ne séduira que les amateurs de compétition.

D’autre part, les 4 premiers mondes m’ont fait vraiment prendre NSMB2 pour un remake plus joli du premier! Vraiment trop peu d’originalité dans le level design. Il faut attendre les deux derniers mondes pour sortir des sentiers battus, que pour le coup, j’ai vraiment appréciés. Petit apparté, j’ai trouvé le Bowser final assez étrange à battre, comme un pied de nez au reste du jeu ultra classique. Un Mario reste un Mario, mais j’ai vraiment été habitué à plus d’audace d’un épisode à l’autre…

0-30min Durée de session:
C’est le plateformer « snacking » par excellence! NSMB2 brille toujours par ses niveaux pas très longs, et qui permettent de saucissonner correctement ses sessions de jeu. 2-3 niveau par-ci, par-là et hop on arrive à la fin du monde.
Ca donne au joueur une parfaite impression d’avancer constamment sans jamais rester bloqué.
Long Intervalle de partie:
Typiquement pas le genre de jeu qu’on risque de ne plus maitriser après 1 mois… Le gameplay est connu depuis 25 ans alors bon. Pas de surprise, il brille par sa capacité à être immédiatement accessible, et re-accessible des mois plus tard si on a envie de se refaire quelques niveaux.
Aisé Complexité:
Là encore, je crois que ne n’expliquerai à personne le principe de NSMB2. Le jeu est tellement accessible que même si on allait chercher un autochtone de la jungle amazonienne, il pourrait s’en sortir en quelques minutes.
On ne le souligne peut être plus assez, mais Mario a créé un jalon de référence pour les jeux de plateforme, et cet épisode ne déroge bien sûr pas à la règle avec une maniabilité toujours impeccable et jamais frustrante.
6-10h Durée de vie:
Personnellement je l’ai fini en 6h30 sans passer par les 2 mondes secrets. Et encore, en refaisant plusieurs fois les niveaux pour collecter les 3 pièces. On peut donc considérer ça comme une durée moyenne.
Ceux qui cherchent un challenge plus corsé devront débloquer et finir les 3 mondes secrets complètement, puis pourront s’acharner pour récupérer 1 million de pièces, ou essayer de battre leur meilleur score dans les « courses à la pièce ». Personnellement, j’ai trouvé ces challenges peu motivants et c’est bien dommage
+30€ Prix conseillé:
NSMB2 se trouve au prix assez classique de 35€ sur le net et 40 à 45€ en boutique, tarif qui ne bougera pas d’un iota avant très longtemps. Considérant la durée de vie assez courte, je trouve l’addition un peu salée comparée à l’excellent Mario Kart 7 par exemple.

Casual

Hardcore

C’est probablement le Mario le plus casual jamais sorti. Avec sa courte durée de vie, ses boss plutôt simples, et surtout le fait qu’on trouve autant de vies que de bière à l’Oktoberfest de Munich, on ne risque jamais la crise de nerfs.
Et dès qu’on galère un peu, le costume du Iron-raton-laveur flamboyant transformera le niveau en promenade de santé même pour les plus mous des doigts.
Si vous cherchez un jeu sympa et pas trop long, ou comme moi pour jouer sur la plage, c’est ce qu’il vous faut.
Je suis par contre bien plus réservé sur ma note « hardcore ». Autant le jeu est vraiment mignon, toujours efficace et avec une maniabilité impeccable, autant l’impression de jouer à un remake pendant 4 mondes m’a déçu.
Un point en moins pour cette fainéantise, et un autre en moins pour le manque d’innovations en général. J’ai trouvé que la chasse aux pièces d’or était presque décourageant comme challenge, et au fond pas très captivant.

Bref un épisode qui ne fait pas d’étincelles et ne restera surement pas dans les annales de la saga.

22nd Juil2012

Critique Casual: Diablo III

by Alphajet

Ca fait hyper longtemps qu’on n’a pas publié de critique casual. Torment doit en avoir une bonne demi douzaine qu’il n’a pas fini de rédiger, et de mon côté je n’ai guère eu le temps de m’y mettre ces dernières semaines. Mais s’il existe une bonne raison de casser cette spirale négative, c’est bien la sortie de Diablo III il y a déjà… 2 mois! Une éternité donc… bien qu’infime comparée à l’attente de ce 3 épisode, plus de 10 ans après le second.

Mais rentrons immédiatement dans le saignant, parce que le titre qui détient désormais un certain nombre de records de ventes n’a pas fait parler de lui qu’en bien. Ca n’est pas forcément l’objet de la critique qu’aborder les polémiques qui ont eu lieu, mais s’il faut avouer que le désormais célèbre « error 37 epic fail » a été rageant pendant quelques jours, Blizzard a très largement redressé la barre depuis. Mais bien au delà de ce problème temporaire, c’est l’incapacité à jouer en vrai « solo » qui m’insupporte. Non pas que je sois réfractaire à y jouer en multi, bien au contraire, mais l’incapacité à y jouer loin d’une connexion internet est aussi inutile que frustrante.

Après cette parenthèse rageante, qu’ajouter d’autre? Et bien je dois avouer que mes premières impressions sur le jeu ont été mitigées. J’étais au bord des larmes de sang quand j’ai passé mon premier niveau et que je me suis rendu compte qu’il était impossible de répartir manuellement ses points de caractéristiques, ou quand mon regard s’est posé sur le panneau des compétences. De nombreux joueurs (et joueuses), et a fortiori des testeurs, se sont levés tels une armée d’orcs assoiffés de sang pour s’insurger contre la « simplification » du jeu. Tout comme ceux qui ont appelé le mode normal du jeu « un tutoriel de 20 heures ».

Je ne suis pas d’accord avec ce constat, du moins pas complètement. Après quelques heures de jeu, j’ai compris qu’au contraire Blizzard avait réussi une sorte de pari improbable qu’il est un des rares à réussir : créer deux jeux en un. Ou plutôt… créer un jeu pour deux publics différents. Simplification…non, rationalisation oui! Diablo III c’est une sorte d’eau de vie de Diablo 2 : tout ce qui n’était pas nécessaire ou ne servait pas directement le coeur du gameplay a été supprimé. Il en résulte qu’on passe beaucoup moins de temps à réfléchir comment faire évoluer son personnage et beaucoup plus à combattre et ramasser son butin.

Du coup, moi qui ait pourtant traversé les deux premiers épisodes en long, en large et en travers, je n’ai même pas encore fini le jeu… Et pourtant il m’a déjà diablement amusé! Mais pour autant, le plaisir des plus acharnés n’est pas gâché pour autant puisqu’ils sont déjà des milliers à avoir fait, refait, rerefait et arpenté le jeu jusqu’au terrible mode Armageddon. En quoi sont-ils lésés par la facilité du jeu en normal ? Ils auraient de toute façon joué des dizaines d’heures avant d’arriver aux challenges les plus ardus. Ceux qui comme moi n’en auront pas le temps se satisferont parfaitement de le finir une seule fois.

Diablo III applique l’exacte recette de Starcraft 2 : refaire du similaire en apportant suffisamment de changement pour tout remettre en question. Et avec succès une fois encore.

30-60min Durée de session:
Il est possible de jouer à Diablo pendant 10 minutes grâce aux points de sauvegarde automatique répartis de façon très équilibrée. Pourtant c’est difficile d’envisager des parties si courtes. Comptez minimum une bonne demi heure, même si souvent vous déborderez largement sur l’heure de jeu.
Long Intervalle de partie:
Malgré ce que je pouvais imaginer au départ, on peut facilement laisser tomber sa souris pendant quelques semaines et retrouver le goût du clic frénétique en quelques instants. On retrouve toujours son personnage avec plaisir là où on l’avait abandonné (oui, en été, l’abandon de personnages sur le bord de la route est un drame courant)
Aisé Complexité:
Blizzard a extrait l’essence des précédents épisodes pour la condenser dans ce 3e. Du coup, la prise en mains est encore plus évidente et il n’y a plus de raison de réfléchir des heures à déterminer si on ajoute un point de compétence par ici, un point de force par là… On peut à chaque instant modifier sa façon de jouer sans contrainte.
20-30h Durée de vie:
Je considère que Diablo III est plutôt un jeu long, dont on pourra d’ailleurs étendre la durée de vie sur des mois. Mais ne serait ce que finir l’histoire principale en mode normal est bien plus longue que pour les épisodes précédents et invite toujours à visiter tel donjon secret ou tel bout de carte encore inexploré. Comptez une vingtaine d’heures pour en voir le bout quand même.
+30€ Prix conseillé:
N’espérez pas voir Diablo III soldé avant … haha longtemps! Il passera probablement aux alentours des 30€ l’année prochaine seulement. Du coup il faudra forcément lâcher quelques euros mais je considère que le rapport nombre d’heures jouées / prix est intéressant.

Casual

Hardcore

Blizzard a une fois de plus fourni un travail méticuleux pour rendre son jeu attractif au plus grand nombre. Diablo y a certes perdu une partie de son âme RPG, mais pas son plaisir brut. Il est néanmoins difficile de ne pas y passer de nombreuses heures. Pourtant il est beaucoup moins frustrant de le lâcher que l’était son prédécesseur, un très bon point. Rageantes durant les premières heures de contact, les modifications du gameplay finissent par s’estomper devant l’amélioration du rythme du jeu. On ne s’ennuie jamais et les combats s’enchainent de façon bien plus fluide qu’avant, l’action étant presque ininterrompue.
En réalité, je trouve le jeu encore plus tactique qu’auparavant son nouveau système de soin. Bref, Blizzard a encore frappé avec un titre qui s’impose une fois de plus comme un incontournable de sa catégorie.
14th Nov2011

Critique Casual: Plants Vs Zombies

by Torment

Je me souviens d’avoir découvert le Tower Defense sur le site Newgrounds où de tout petits développeurs proposaient des jeux flash originaux. Le potentiel addictif de ces jeux où on met en place des défenses grandissantes et où on voit des armées débarquer n’est pas à prendre à la légère. On peut facilement perdre des heures sur des jeux hyper répétitifs pour voir jusqu’où notre base tiendra.

Plants Vs Zombies est le premier Tower Defense à atteindre le grand public. Avec ses graphismes mignon, son gameplay hyper équilibré, sans compter qu’il utilise le touchpad de l’iPad, on comprend pourquoi’ il cartonne. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il soit un bon investissement de temps.

Le pavé casual

10 minutes Durée de session: Entre 2 mails à rédiger, on peut facilement faire des petites parties courtes et satisfaisantes.
Très Long Intervalle de session: Le principe du jeu est tellement simple, que je pense qu’on pourrait le laisser tomber pendant 5 ans, et reprendre sans problème (utilisera t on toujours des souris?!?).
Aucun Degré d’investissement: On clique sur la plante pour la mettre dans un lot, et c’est tout ce qu’on a à retenir. La simplicité est de rigueur, et on s’amuse dès la première seconde.
4 h Durée de vie: On peut finir la campagne en 4 heures à peu près, mais évidement, il est toujours possible de perdre son temps à outrance en affrontant des vagues de zombies sans limites.
5€ Tranche de prix: A 5 € c’est un bon divertissement.
Midcore Verdict: Très accessible, PVsZ a tout du titre casual, mais il peut rapidement devenir une perte de temps. Cependant si on se borne à la campagne, on passera un très bon moment à découvrir ce titre charmant, tactique, et plein d’humour. Gare quand même à ne pas trop se laisser emporter après!
24th Oct2011

Critique Casual : Michael Jackson the Experience

by Alphajet

Fait assez rare sur CHG pour être relevé, je teste aujourd’hui un jeu qu’on range traditionnellement dans la rubrique « très casual« . Surfant sur la vague bien glauque de la mort de Michael Jackson pour vendre des disques et des produits dérivés, Ubisoft s’est dit que ça serait pas mal de faire un jeu de danse. Non parce que les deux séparément font vendre, alors les deux ensemble, c’est forcément une formidable idée! Bon j’ai l’air médisant comme ça, mais c’est qu’on part forcément avec un a priori négatif avec ce type de jeu.

D’abord, je le précise parce que c’est important, j’ai testé la version Wii du jeu, avec tout ce que ça implique. Oui je veux dire par là qu’on utilise la Wiimote et que c’est pas toujours la panacée niveau précision. En dehors de ça, l’interface est plutôt jolie, et en gros on a accès à 26 titres du répertoire de Michael. Et c’est tout. Oui les bonus vidéo sont inintéressants au possible (à part pour Kamel Ouali), et il n’y a pas vraiment de modes de jeu différents. En clair, on lance une musique et on essaie de suivre les mouvements d’un Michael virtuel. C’est relativement accessible, mais d’une part on ne comprend pas forcément certains choix de chansons pas très dansantes, et d’autre part « MJTE » a un gros défaut : il est très court et peu rejouable. Et une fois le stock de morceaux écoulé, même pour un joueur occasionnel, ça n’est plus très captivant.

Du coup, on tourne rapidement en rond, et on en a fait le tour en une soirée. A ressortir du placard pour une soirée entre potes, pourquoi pas…

Le pavé casual

30 mn Durée de session: Quelques minutes suffisent pour s’habituer au jeu. La durée de la partie dépendra plutôt de l’envie de vos amis à y jouer… oui parce que tout seul, le jeu est juste ennuyeux.
Néant ou Long
Intervalle de session: Deux cas de figure, soit vous le finissez dans une soirée et vous le laissez prendre la poussière, soit vous le ressortez de temps en temps entre amis, mais pas trop souvent au risque de ne plus jamais voir vos amis revenir
Très modéré
Degré d’investissement: Une main, une Wiimote, et on se trémousse. Au moins, MJTE est parfaitement accessible et pas un brin addictif non plus
2h Durée de vie: Deux heures d’affilée vous fatigueront de toute façon bien assez! Plus sérieusement, c’est le gros point noir : pourquoi ne pas avoir proposé de chansons téléchargeables? Des chorégraphies alternatives? D’autres modes de jeu? Pas assez de contenu tout simplement
10€ Prix conseillé: A moins que vous soyez vraiment fan de ce type de jeu auquel cas il vaut ses 20€, je dirais qu’il mérite plutôt une bonne promotion. 10€ le prix d’un film au ciné, c’est raisonnable!
Courte expérience
Verdict: MJTE n’est pas un mauvais jeu occasionnel dans l’absolu. Plutôt réussi graphiquement, il pêche surtout par son manque d’originalité et de possibilités. Mais la sauce prend entre amis à jouer la compétition. L’espace d’une soirée, il fait passer un bon moment… trop court.
25th Sep2011

Critique Casual : Trackmania² Canyon

by Alphajet

Il y a des jeux comme ça qui marquent une période particulière de votre vie. Pour ma part, Trackmania Nations a clairement laissé son empreinte sur la fin de mes études supérieures. Il faut dire que cet épisode était gratuit avec un multijoueurs complet qui m’offrait ainsi qu’à mes collègues de fac un excellent défouloir entre deux sessions de travail (ou bien c’était l’inverse??) grâce à son mémorable mode Hotseat où tour à tour on essayait de battre nos meilleurs temps avec un stock de mauvaise foi et de tentatives de déconcentration.

Le même en mieux

L'adhérence est toujours différente en fonction de la surface, limite savonette sur la terre!

J’attendais donc Trackmania² avec une certaine impatience, lui qui était annoncé comme la « vraie » suite de la série. Ce qui était plaisant avec les premiers épisodes, c’est qu’il était facile de lancer une partie pour une quinzaine de minutes et faire quelques courses rapides histoire de claquer un temps. Est ce que Canyon réussit à procurer le même sentiment d’accessibilité? Laissez tomber le suspense, la réponse est oui. Tout ce qui faisait le sel du jeu se retrouve ici : la sensation de vitesse omniprésente, les passages millimétrés, les sauts, les loopings et la transpiration qui colle aux doigts. Y compris l’éditeur de niveau, encore plus complet, mais j’avoue que ce n’est pas trop un aspect du jeu qui m’intéresse. Par ailleurs, le jeu est plus beau mais reste toujours aussi fluide, même si je n’ai pas encore eu le temps de le tester sur mon Netbook du pauvre.

Comme d'hab, pas de collisions entre véhicules, mais un ghost qui met la pression!

Alors quoi de neuf à noter ici? D’abord, comme pour Nations, il n’y a qu’une voiture et qu’un seul environnement : je pense que vous avez tous pu deviner qu’il s’agit de Canyon. C’est une sorte de mix entre « Desert » de Trackmania pour les décors et « Island » pour le véhicule. Là où Nadeo a poussé le bouchon un peu plus loin, c’est en ajoutant la notion de Drift que je trouve plutôt fun et indispensable pour certains passages. Les dégâts visuels sur la voiture sont maintenant reproduits mais ça n’a aucun effet sur la conduite et d’ailleurs, pour chasser le chrono il vaut mieux éviter les murs… J’ai remarqué aussi que contrairement à ses prédécesseurs, il n’est plus possible de freiner en l’air pour stabiliser l’assiette de la bagnole, autrefois indispensable dans la maitrise des sauts. Pour finir, le jeu offre désormais la possibilité de faire un temps « officiel » qui sera immédiatement comparé à tous les autres joueurs en sur Internet. Mais pour corser la chose, on ne peut faire une course officielle que toutes les 5 minutes! Et ça c’est une excellente idée pour récompenser le sang froid exceptionnel qu’il faut pour ne pas rater un seul virage.

Alors forcément, il faut une certaine maitrise et je me suis déjà pas mal arraché les cheveux après avoir réalisé un super temps en entraînement et une grosse merde en officiel. A noter quand même que les modes de jeu Stunt ou Puzzle ont disparu et que seul le Time Trial subsiste (pour l’instant?). Pour ceux qui se sentent encore plus l’âme de compétiteurs, le jeu en ligne, élément phare grâce à une communauté mondiale très présente, est très accessible. Comme à l’époque, c’est toujours aussi facile de trouver des serveurs avec un bon ping, et même pour moi qui n’ait plus trop l’occasion de faire du multi online, c’est hyper faisable avec TM², les parties durant une dizaine de minutes en général.

Le pavé casual

20 mn
Durée de session: Même en 10 minutes on est capable de s’amuser. TM² est très structuré avec des courses qui durent en moyenne entre 20 secondes et 3 minutes. Pour ceux qui aiment les jeux de Time Trial, c’est LE jeu casual hardcore idéal
Long Intervalle de session: Je n’avais pas touché Trackmania depuis au moins un an et j’ai repris mes marques en quelques minutes seulement. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas et c’est hyper facile de s’adapter au nouveau feeling de la voiture, peut être encore plus qu’avant
Modéré Degré d’investissement: 5 touches à maitriser : le gameplay est instinctif. Pourtant, il faut un certain nombre d’heures pour le maitriser, et le problème c’est que comme pour Angry Birds, le jeu est addictif et incite toujours à relancer la course pour gratter 1 centième de seconde. A vous de vous gérer 🙂
10h – illimité
Durée de vie: comptez une dizaine d’heures au moins si vous voulez finir le mode solo en médaille d’or. Mais ensuite vous aurez accès à une infinité de circuits produits par la communauté si bien qu’on peut en découvrir tous les jours
20€ Tranche de prix: TM² a la bonne idée d’être vendu pour un prix modique, alors foncez! A voir à quel prix seront ensuite vendues les extensions (probablement un prix similaire)
Excellent Verdict: avec son gameplay hyper accessible mais technique et addictif, Trackmania² Canyon a tout pour plaire à un casual hardcore gamer. Pour peu que vous aimiez les jeux de caisse et le principe de battre des records, vous ne regretterez certainement pas l’expérience. Mettre un doigt dans l’engrenage, c’est à coup sûr passer quelques heures à chasser le temps
19th Sep2011

Critique Casual : Starcraft 2

by Torment

Sorti il y a déjà un an, Starcraft 2 s’est rapidement imposé comme un incontournable du jeu de stratégie temps réel sur PC, et digne successeur de pépé Starcraft. Mais si ses qualités sont déjà démontrées, qu’en est-il face à l’aspect casual du jeu? SC2 peut il s’apprécier autant de façon occasionnelle qu’en culture multijoueur intense? Réponse immédiate!

Le pavé casual

45 minutes –  1 h Durée de session: Dur à imaginer pour un STR, mais les missions de Starcraft 2 ne durent qu’entre 45 minutes et une heure. Pourtant, cela n’empêche pas que les parties soient intéressantes et proposent du challenge. Certaines missions plus dures pourront vous demander à recommencer, ou vous feront un peu trainer, mais c’est assez rare, et de toute manière on peut sauvegarder à tout moment.
Grand Intervalle de session: A moins de mettre une difficulté élevée, je pense qu’on doit pouvoir facilement laisser tomber Starcraft 2 un long moment, et reprendre sans se sentir perdu. Les STRs ont tendance à tous se ressembler au niveau interface, donc la reprise est facile.
Faible Degré d’investissement: En difficulté moyenne, le jeu n’est pas vraiment difficile, même s’il propose quelques challenges. En difficulté élevée par contre, il faut vraiment se concentrer pour gagner. Le mieux est probablement de commencer en difficile, puis de baisser la difficulté si celle ci ne vous convient plus (on peut régler la difficulté avant chaque mission).
25h Durée de vie: 29 missions, ça parait énorme, mais ça passe finalement assez vite. Les missions étant courtes, on arrive à jouer assez souvent (une petite heure le soir par ci par là), et la diversité des missions fait qu’on ne s’ennuie vraiment pas. Aussi, le temps qu’on passe sur le vaisseau à bavarder, upgrader, etc… offre un petit break très bienvenu à l’action.
45€ Tranche de prix: Starcraft 2 est une valeur sûre, vous pouvez y aller, d’autant plus que Blizzard n’est pas connu pour baisser les prix de ses jeu avant longtemps.
Casual hardcore Verdict: Starcraft 2, pourtant jeu hardcore par excellence, est décidément aussi un jeu parfaitement jouable en casual. Il a tous les mécanismes qui satisferont les plus hardcore, mais la campagne, de loin la meilleure pour un STR, satisfait aussi un public casual qui a peu de temps pour jouer. Elle est en effet assez révolutionnaire pour un STR en offrant un rythme narratif complètement réussi. On se retrouve donc en mission pendant 45 minutes, puis une petite cinématique nous raconte la conclusion, et finalement on passe quelques instants sur le vaisseau pour préparer la nouvelle mission et surtout explorer l’univers passionnant de Starcraft.
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