17th Juil2013

1h sur…World of Warplanes

by Alphajet

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Vous le savez peut être, World of Warplanes, le spin-off aérien de World of Tanks, est récemment passé en beta ouverte (version 0.5.0 pour être exact). Ayant passé de (trop) nombreuses heures sur WoT malgré ses aspects purement hardcore, notamment l’investissement en temps qu’il nécessite, j’étais curieux de jeter un œil à son compère ailé. D’autant plus que dans ma jeunesse, j’étais un grand fan de simulations de combats aériens, et c’est justement bien de ça qu’il s’agit.

En réalité, j’ai même eu une clé pour participer à la beta fermée, mais je n’ai pas eu le temps de l’exploiter. Ca m’aura en tout cas permis d’avoir un regard plus acéré sur cette version qui est désormais accessible au plus grand nombre, du moment que le nombre en question dispose d’un compte Wargaming.net. Un petit rappel sur les principes de jeu, assez proche de son grand frère, me semble nécessaire. WoWP oppose deux équipes de 15 joueurs dans des avions existants sur une période des années 30 aux années 60 et de niveau sensiblement proche (sur une échelle de dix niveaux), dans une bataille dont le succès est acquis soit par la destruction totale des ennemis, soit par la supériorité aérienne.

En revanche, ne croyez pas que le jeu n’est qu’une transposition des tanks dans le ciel. Par exemple, là où la victoire s’obtenait par la capture d’un point dans WoT, ici elle s’acquiert à la manière d’un Battlefield, lorsque l’équilibre d’une équipe prend le dessus sur l’autre, alors le compteur de l’équipe plus faible décroit progressivement jusqu’à atteindre zéro, à moins de renverser la vapeur dans l’autre sens. D’autre part, WoWP introduit des cibles terrestres non gérées par un joueur : des stations radars, des tourelles anti-aériennes et une base principale. Chaque camp dispose ainsi de défenses qui permettent de faire pencher la balance dans leur camp…mais qui sont destructibles! L’annihilation de la base principale adverse a d’ailleurs pour conséquence de considérablement affaiblir les tirs de défense. C’est pour cela qu’existe des avions spécialisés dans l’attaque au sol, résistants mais évidemment la proie des chasseurs adverses.

Je pense que ce concept a été introduit pour une raison simple, c’est que là où WoT proposait des combats éminemment tactiques et plutôt lents, ceux de WoWP m’ont paru tout de suite plus brutaux, plus bordéliques aussi. Je m’explique. Retranscrire une capture de base dans le ciel relevait du non sens. Pour proposer un gameplay plus fin que des simples combats aériens, Wargaming a donc introduit cette notion d’objectifs terrestres censés focaliser l’attention des joueurs sur autre chose que le « pan-pan poum-poum t’es mort ». En revanche, je dirais que pour l’expérience que j’en ai eu, ça ne fonctionne qu’à moitié. Beaucoup de pilotes prennent des chasseurs et se focalisent principalement sur la destructions de leurs ennemis volants bien identifiés par des grosses flèches rouges.

D’autre part, je n’ai pas trouvé une grande notion de coopération encore, même si le jeu est très largement en rodage. On peut inviter un ou deux amis à jouer, mais il n’y a pas vraiment de notion d’escadrille où 3 avions joueraient ensemble par exemple, avec des points d’assistance supplémentaires lorsqu’ils aident un coéquipier. L’autre raison, c’est qu’en jouant à faible niveau, j’ai beaucoup plus de chances de croiser des joueurs occasionnels qui testent le titre sans chercher trop loin.

Après au delà de ça, le jeu propose 4 nations avec des arbres de recherche pour l’instant assez limités, notamment dans la variété des types d’avions. WoT proposait 5 archétypes aux philosophies très différentes (char léger, char moyen, char lourd, chasseur de char, artillerie). WoWP est beaucoup plus limité puisqu’on peut plus ou moins les diviser en « chasseurs » et « avions d’attaque ». Mais je pense que Wargaming saura étoffer ce contenu et essayer de proposer des combinaisons plus recherchées.

Finalement, ce que je trouve paradoxal pour un joueur occasionnel comme moi, c’est qu’à la fois le gameplay même du jeu le rend moins riche que son confrère chenillé, mais qu’en contrepartie, ce gameplay plus accessible permet d’en profiter plus facilement, sans devoir acquérir des mécaniques de jeu trop complexes. J’ai d’ailleurs testé le jeu à la souris et au joystick, et même si je préfère cette dernière option, la première est tout autant jouable! WoWP – dans cette première mouture – propose donc des parties plutôt courtes et prenantes qui manquent un peu de piquant à mon goût mais qui sont abordables par n’importe quel joueur intéressé (aucun besoin de notions de simulation aérienne).

Reste à voir si cette formule saura convaincre autant de joueurs sur le long terme. Réponse dans les prochains mois!!