25th Nov2011

Génération Call of

by Alphajet

Un petit Rage comics (parce qu’en ce moment je trippe un peu dessus) qui rappelle que certains dans notre jeune génération sont un peu monomaniaques 🙂

13th Juil2011

Critique Casual : Call of Duty Modern Warfare 2

by Alphajet

Johnny et Edouard semblent préoccupés par ce ciel menaçant. Ou bien ils s'en tapent

Call of Duty, trois petits mots qui désignent une franchise qui en moins de 10 ans et (déjà) 7 épisodes s’est imposée comme une, si ce n’est LA référence du FPS sur PC, voire même sur console. Personnellement, j’ai joué à tous les CoD… d’Infinity Wards seulement. Donc ne comptez pas sur mon pour relancer la guéguerre Infinity Wards vs Treyarch, de toute façon, au final, seule la qualité du jeu compte. Alors que vaut ce CoD 6 a l’épreuve de notre premier test casual ?

Et voilà, je vais encore finir trempé... Finalement l'Irak c'était pas si mal

Call of Duty: en seulement 3 mots, les concepteurs du jeu ont sur décrire l’ambiance qui prévaudrait dans leur produit et ses suites. A savoir, une belle grosse mécanique bien huilée qui tourne autour du devoir honorable du militaire étasunien. Quand j’étais petit, je regardais beaucoup tous les films de guerre des années 60-70 qui passaient à la télévision, comme Le jour le plus long, Les canons de Navarone, Un pont trop loin, Patton, etc… Tous ces films étaient des superproductions de l’époque, avec leurs qualités et leurs défauts, mais avec le recul j’analyse mieux leurs points communs. Une ribambelle de belles gueules américaines et un sens de l’honneur et du devoir à toute épreuve.

Allez, on a droit à notre désormais habituel missile nucléaire...

Ce sont ces héros ordinaires qui font partie des principales inspirations des personnages de Call of Duty. Mais à l’image d’un John Wayne, ils sont toujours droits dans leurs bottes, veillant à accomplir leur mission quoiqu’il advienne, car il faut vaincre l’ennemi pour sauver le monde libre. Après avoir pourchassé les méchants allemands et les patibulaires japonais pendant trois épisodes, j’avais trouvé qu’Infinity Wards avait intelligemment trouvé le moyen de coller un double message dans Modern Warfare. Certes, le manichéisme transpirait par les pores dilatées des Marines que l’on incarnait, mais c’était aussi une vision plus réaliste et donc plus terrifiante de la guerre moderne. A ce titre, la froide séquence de tir au pigeon depuis l’AC 130 m’a marqué par la distance qu’elle impliquait entre le joueur et les personnages au sol. La radio vous informe des mouvements des troupes « ennemies » et vous devez vous y fier et pilonner la zone sans relâche ni possibilité de réflexion. Comme certaines autres scènes, ce passage illustre une volonté de prise de conscience sur l’habituel manque de considération de l’ennemi dans les FPS et permet de faire un parallèle avec ces images de la guerre d’Irak qu’on a tous vus au JT. Celles d’une caméra embarquée dans un missile s’abattant sur un bâtiment présumé militaire, ou d’un hélicoptère mitraillant en vision nocturne un véhicule et ses occupants qui s’avèreront être des journalistes…

CoD et les patés de sable, maintenant CoD aux sports d'hiver... un peu réchauffé tout ça, surtout l'improbable poursuite en motoneige

Cette seconde lecture qui permet de prendre un peu de recul sur l’aspect très patriotique, je ne l’ai pas vraiment retrouvée dans le 2e épisode. Pour être honnête, MW2 reprend plus ou moins les mêmes ficelles que celles utilisées dans son prédécesseur, donc peut être que ce qui le découvriront avec un œil neuf auront un avis différent. Quoiqu’il en soit, mon sentiment reste la déception d’un scénario auquel j’avoue je pas avoir compris grand chose, une sorte d’imbroglio militaro-terroristo-politique très JamesBondesque où peut importe la cause, c’est la finalité qui compte. On se balade donc dans des environnements variés, mais dont on sent que la présence (montagne neigeuse, banlieue américaine) est plus justifiée par une volonté de rendre plus original le parcours du joueur que pour coller à une histoire crédible. On traversera par exemple une favela brésilienne plutôt réussie, mais peuplée uniquement de « méchants terroristes brésiliens » armés jusqu’aux dents… Bonjour les clichés, comme l’invasion des Etats Unis qui, même si elle n’est pas un thème surexploité, est ici un peu gâchée sur l’autel du grand spectacle. On n’a pas vraiment l’impression de participer à une vraie offensive (ni une contre-offensive d’ailleurs), les évènements sont au service de l’action, et malheureusement pas l’inverse.

I-NU-TI-LE et absolument pas crédible dans le scénario. Vraiment le pire passage du jeu

Un petit aparté sur la fameuse scène de l’aéroport russe, tentative ratée de choquer le joueur, car là encore on est frustré de n’avoir qu’un choix possible. On suit juste le fil de la mission sans pouvoir en dévier d’un iota. Pourquoi ne pas avoir profité de ce scénario rempli de trahisons multiples pour proposer de véritables alternatives au joueur, plutôt que l’enfermer une fois de plus dans une voie imposée? Cette impression d’assister à un film interactif plutôt qu’une véritable aventure est d’autant plus renforcée par l’IA guignolesque de nos coéquipiers. Certes leur présence contribue à l’immersion, mais c’est tellement peu crédible de les voir se faire tirer dessus sans réagir, puis se relever comme si de rien n’était car il était écrit que le personnage ne devait pas mourir. Au final on finit par les ignorer complètement et les laisser crever dans leur coin puisqu’ils n’attirent aucune sympathie.

Loin d'une vierge effarouchée, MW2 sait y faire pour vous séduire et réserve quelques moments assez mémorables!

Je me rends bien compte que je dresse un tableau peu glorieux de Modern Warfare 2, mais compte tenu de ses qualités, il est bien dommage de constater qu’Infinity Wards s’est contenté de faire du grand spectacle sans renouveler le moins du monde les mécaniques du jeu. Car si on dépasse les réticences initiales, on trouve aussi une ambiance très prenante, théâtrale, mais réellement immersive. Des passages comme l’assaut du château russe ou la prise de la maison blanche sont captivants, et l’action soutenue gomme les défauts que j’ai énoncés plus haut. Le studio exploite parfaitement sa maitrise du rythme en fonction des missions, entre mission d’infiltration et attaques massives. On sent que tout est rôdé, calculé mais comme pour toute superproduction américaine, on finit par l’accepter comme tel et on ne s’ennuie jamais, passant sans transition d’un objectif à une nouvelle arme en passant à travers des décors au bout du compte plutôt séduisants.

Mention spéciale au mode SpecOps qui permet de partager des missions en coopération, fonctionnalité qu’on apprécie au plus haut point Torment et moi. Mes excuses pour ce résumé que j’aurais voulu plus court, mais qui explique mon sentiment mitigé sur ce qui reste malgré tout un FPS efficace.

Le pavé casual

1 h Durée de session: à partir de 30 minutes, on commence à apprécier une partie, mais une heure me semble vraiment être la longueur la plus appréciable pour profiter d’une à 2 missions par session de jeu. Leur durée est régulière ce qui permet de facilement calibrer son temps de jeu.
Court Intervalle de session: finir MW2 d’une traite n’a pas grand sens, mais mieux vaut ne pas laisser filer plus d’une semaine entre vos parties pour garder le fil de l’histoire et de l’action.
Modéré Degré d’investissement: le jeu pousse à découvrir chaque nouvelle mission, l’immersion est réussie mais on arrête facilement une partie à la fin de chacune d’entre elles. C’est un jeu popcorn, profitez en!
8-12h Durée de vie: d’un point de vue casual, elle est idéale. 8 à 12h donc, en fonction du niveau de difficulté, de votre choix de faire ou non les missions spéciales et de votre intervalle de session. Mais c’est le format idéal pour finir le jeu en 2 à 3 semaines à coups de sessions d’une heure. Un point fort indéniablement
15-30€ Tranche de prix : MW2 n’est plus très récent, mais il mérite encore un investissement de 15 à 20€ maximum. Si vous le trouvez à moins, profitez en!
Moyen Verdict : MW2 est un FPS qui ne sort pas des sentiers battus et déçoit par son scénario moisi et manichéen. Si vous cherchez l’originalité, passez votre chemin. En revanche, si ce point ne vous gène pas, vous profiterez d’un jeu efficace, prenant du début à la fin et qui s’apprécie comme la série Dexter. Un petit épisode le soir de temps en temps et vous aurez passé un bon moment.

 

07th Juin2011

[E3] La guerre des Trois

by Alphajet

"Cet automne, ça va chier!"

Ca y est l’E3 est véritablement lancé, en témoignent les nouvelles vidéos présentées pour chacun des deux mammouths de la fin d’année: Modern Warfare 3 et Battlefield 3. Si vous voulez mon avis, on n’a pas fini d’en bouffer de la vidéo et du teaser de guerre moderne d’ici le mois de Novembre. Je vous laisse juge de la confrontation entre ces deux vidéos, mais j’avais d’ores et déjà envie d’émettre un petit avis sur le sujet, jme mouille !

Background : avantage MW3
Quand je parle de background, je veux dire où le décor est planté. Battlefield 3 semble pour l’instant campé sur le terrain Irakien à l’image du 1er Modern Warfare, du moins c’est tout ce que DICE nous a laissé voir. De son côté MW3 veut faire encore plus gros que son prédécesseur et nous a permis d’entrevoir une guerre totale sur Manhattan. Question dépaysement ça semble plus prometteur que les sables dont on finit par être autant lassé que la 2nde guerre mondiale.

Immersion : avantage BF3
Ici j’inclus les graphismes et la bande son. Malgré l’expertise d’Infinity Wards dans le grand spectacle, le nouveau Battlefield nous a montré un grand pas en avant, surtout si on le compare à son ancêtre. Le Frosbite 2 envoie du bois, on sent quand même que DICE a fait beaucoup d’efforts pour rendre des sensations encore plus prenantes. MW3 lui paraît plutôt dans la continuité du 2, séduisant mais pas très novateur.

Multijoueur : avantage BF3?
Difficile d’en dire quoi que ce soit dans la mesure où on n’en a rien vu pour l’instant. Les derniers Call of Duty, ont donné de bonnes expériences mais on ne peut nier l’épisode douloureux de la suppression des serveurs dédiés. D’autre part, l’expertise de DICE dans le domaine n’est plus à faire et les BF se sont toujours révélés impeccables dans ce domaine. Wait&See…

Casual : avantage MW3?
Là encore, difficile de s’avancer, mais si on part sur la continuité des précédents épisodes, Call of Duty reste une franchise plus accessible que Battlefield, surtout en multijoueur. On peut critiquer la faible durée de vie du mode solo de CoD, n’empêche que d’un point de vue casual c’est plus facile d’apprécier une campagne de moins de 10h qu’une de 30h. Idem pour le multi, il me sera très difficile d’investir des heures à « monter » en expérience sur BF et c’est pourtant la voie qui était suivie par le deuxième opus.

Verdict : vous aurez probablement déjà votre petit chouchou, en gros mon impression c’est plutôt Modern Warfare 3 pour la campagne solo qui se bouffera sûrement bien avec du popcorn et Battlefield 3 pour les accrocs du multijoueur, car DICE a certainement encore des atouts dans sa manche. Et si c’était Ghost Recon Future Soldier qui tirait son épingle du jeu en 2012 ? 😉

09th Mai2011

Oussama est mort, vive Oussama (in-game)

by Alphajet

2 hélicos, des rebondissements, et les forces spéciales: tout ce que les derniers FPS adorent

Ayé, après dix ans de traque intensive, de cave en cave et de grotte en grotte, l’homme le plus recherché du monde s’est finalement fait perforer le crâne la semaine dernière. D’ailleurs, les médias et la population US se sont rarement autant réjouis de la mort de quelqu’un. Dans un sens ça peut se comprendre. Mais si vous avez un peu suivi les actualités à ce sujet, vous avez surement remarqué que les journalistes on à peu près balancé tout et n’importe quoi pour broder et apporter la « petite news sensationnelle que les autres n’ont pas ». Du genre « Le corps d’Oussama Ben Laden a été emporté du Pakistan en Afghanistan puis immergé en mer »… La mer d’Afghanistan c’est ça…Mais bien sûr!

Enfin tout ça pour dire qu’il y a eu un engouement tout particulier autour de la mort de l’instigateur des attentats du 11 Septembre, et qu’il me semble évident que des adaptations de l’opération des Navy Seals vont surgir d’ici peu. Je suis persuadé qu’il y en a déjà une de prévue pour le cinéma, mais je pense que les jeux vidéo auront la leur aussi. Alors je ne sais pas si un Call of Duty, un Medal of Honor ou un Ghost Recon oseront pousser le bouchon aussi loin qu’une reconstitution fidèle de l’assaut sur la maison « fortifiée » d’Abbottabad. Peut être qu’ils ne mettront en scène qu’une situation similaire (toute ressemblance avec des faits réels serait purement fortuite! :D). N’empêche que depuis quelques années, il est de moins en moins tabou de faire représenter des évènements historiquement proches.

Auparavant, les jeux vidéo évitaient soigneusement les sujets prétexte à polémique, et seules les guerres mondiales, manichéennes au possible (gentils alliés, méchants nazis, typiquement dans Wolfenstein 3D par exemple) ne présentaient pas de cas de conscience. Il est vrai qu’on risquait moins de froisser des sensibilités dans les années 90 en représentant un contexte passé depuis 50 ans qu’en narrant des faits en pleine actualité. Les scenarii préféraient alors se concentrer sur des évènement fictifs comme une extension de la guerre froide, des opérations dans des pays imaginaires d’Amérique du Sud ou très récemment la Corée du Nord (Homefront). Un des premiers contre-exemples qui me revienne est Desert Strike, jeu de tir en hélicoptère qui présentait plus ou moins la 1ère guerre du Golfe. Mais c’est vraiment dans les années 2000 que la tendance s’est accélérée et que des situations de plus en plus proches de la réalité étaient représentées. Full Spectrum Warrior qui se situait l’action au cours de la 2e guerre du golfe est sorti en 2004, quelques mois tout juste après les opérations réelles de l’armée US.

Ont suivi nombre d’exemples, CoD et MoH en tête, qui malgré leur histoire fantaisiste tentaient clairement de faire revivre des scènes réalistes dans un contexte actuel : l’Irak et l’Afghanistan sont maintenant clairement cités, même si les éditeurs se gardent bien de nommer Al Quaeda comme ennemi du jeu. Mais la frontière me semble de plus en plus fine avant d’en arriver là. Je ne serai donc pas du tout étonné de voir des FPS inclure une mission du genre « Assault on Abbotabad Fortress » d’ici quelques mois, clou du spectacle digne de la prise du « Nid d’Aigle » d’Hitler durant la 2nde guerre mondiale…