10th Fév2015

Critique magazine : PC Gamer

by Alphajet

PC_Gamer_01Ma générosité envers les magazines de jeu vidéo trouvera-t-elle une limite?? Mais en fin de compte, je n’ai pas trouvé grand chose à propos de ce « nouveau » magazine consacré aux jeux PC. Du coup, ça me semble plutôt opportun de vous en toucher deux mots, histoire de savoir s’il mérite ses quelques euros. Mais passons tout de suite aux présentations : PC Gamer est un spin-off de Video Gamer, qui parait tous les deux mois pour le tarif de 4,90€. Il n’a cependant rien à voir avec les éditions britanniques ou américaines de PC Gamer, desquelles le plus proche parent français était PC Jeux, décédé en 2012 lors de la grande épidémie qui a éradiqué 90% des magazines de jeux du marché avec la liquidation de Mer7.

Le rédacteur en chef est donc le même que pour Video Gamer, et on trouve de toute façon certains noms bien connus parmi les rédacteurs.

La couv’

PC Gamer présente un facial à la fois proche et différent de son frangin Video Gamer. D’une part, il y a un air de ressemblance avec une large illustration d’un jeu dont un focus est fait dans le numéro, mais il s’en démarque par un titre/logo encore plus visible qui barre toute la largeur du haut de la couverture. Une bonne façon de le repérer à coup sûr et de trancher face au rouge de Jeux Vidéo Magazine par exemple. Le reste est relativement classique avec un rappel des principaux titres abordés dans les pages du mag, mais aussi toujours une touche de hardware, un domaine souvent cher au joueur PC. On verra ce qu’il en est réellement plus tard.

L’édito

On en est déjà au second numéro de PC Gamer, et c’est « la rédaction » qui signe l’édito. On sent donc une volonté de parler d’une seule voix pour ouvrir le propos. Quel est le pitch ? En gros que le laboratoire (avec les jeux indépendants, les early-access, le crowdfunding…) et la meilleure expérience de jeu vidéo – graphiquement parlant – se trouve aujourd’hui sur PC. Pas faux en effet, mais cela parait tout de même assez osé à l’heure où les consoles représentent le gros du marché. Mais cela tend aussi à dire qu’on peut retrouver des magazines encore plus spécialisés, du moins s’il rencontre son public. En tout cas la volonté semble être de mettre l’accent sur les forces du PC, ses spécificités (les MMORPG, MOBA, …) et ses avancées côté matériel. Voyons voir si ça se précise par la suite…

Le contenu

PC Gamer se découpe en 4 grandes parties.

La première est surnommée « Actus ». Alors oui, les actus dans un bimestriel, ça peut faire peur. Mais la rédaction, au lieu de traiter succinctement d’un maximum de sujets, se concentre sur quelques nouvelles en étoffant un peu le discours. Une bonne chose, d’autant que les sujets abordés ne sont pas toujours sous les feux des projecteurs. On a principalement droit à des focus d’un peu moins d’une page sur les jeux à venir au cours des prochains mois. Certains comme Overwatch ou Battlefield Hardline par exemple s’étalent sur plusieurs pages et permettent d’en savoir un peu plus sur le jeu en question, même si on n’en apprend pas forcément plus que ce qu’on peut trouver ça et là en ligne. En revanche, c’est assez souvent plutôt un bon condensé, permettant au joueur PC un peu occasionnel de bénéficier d’un panel d’informations assez touffu sur les gros titres à venir, comme Evolve. La sélection des jeux est assez judicieuse car elle n’hésite pas à mettre l’accent sur ceux avant tout – voire exclusivement – destinés au PC.

Day of the Tentacle, monument de l'oeuvre LucasArts

Day of the Tentacle, monument de l’oeuvre LucasArts

La seconde section est constituée des « Focus ». L’occasion de s’attarder sur une thématique au cours de quelques pages. Difficile exercice avec un nombre de pages assez limité. Le premier numéro présentait judicieusement une sélection de jeux indépendants qui valent le détour, mais qui aurait mérité une présentation un peu moins courte de chaque titre. Le second quant à lui revient sur les plateformes de jeu dématérialisé ; sans grande surprise ni réellement exhaustif, mais encore une fois une bonne synthèse des offres principales du marché. Je regrette un peu la maquette qui privilégie les images envahissantes au texte. En revanche, mention très bien aux pages de la section Rétro de Denis Brusseaux qui revient successivement sur les success stories de Lucasarts et de Sierra avec nostalgie et passion.

Coincé entre la poire et le fromage, la rubrique Conso/Matos est celle qui se rapproche le plus du magazine « guide d’achat ». Mais il faut rappeler que le gamer PC est une cible de choix pour les fabricants de clavier, souris, casques et autres accessoires destinés à parfaire son exclusivité. Encore que les joueurs console n’ont plus guère que les composants à leur envier… Justement, les « tests » de matériel sont plutôt un aperçu, ou du moins une opinion générale sur le produit plutôt qu’une succession de benchmarks. A destiner aux joueurs qui veulent se faire un avis rapide sur la dernière génération de cartes graphiques par exemple. Le numéro 2 aborde les récents ultrabooks avec docks, évoqué avec curiosité mais des doutes qu’il m’a semblé juste de soulever. Une double page présente enfin quelques nouveautés en quelques lignes chacune. Bref c’est la partie qui m’a le moins convaincu.

La sélection matos, sympa mais vraiment sans plus...

La sélection matos, sympa mais vraiment sans plus…

Enfin, évidemment, le cœur du poulet ce sont les Tests qui occupent un tiers du magazine. Que dire… Les rédacteurs sont des plumes connues, le style est agréable… Allez faisons un « J’aime/J’aime pas ». J’ai aimé le côté synthétique des critiques qui vont droit au but sans être pour autant trop impersonnelles. J’ai aimé aussi les jeux sélectionnés pour la période de deux mois, qui comprennent forcément les hits incontournables mais aussi des titres typés PC (comme Civilization ou Company of Heroes 2) ou des moins connus, du genre This War is Mine qui mérite de l’être plus (connu). J’ai aussi apprécié le courage d’étaler un test sur 6 à 8 pages pour les coups de cœur comme Alien Isolation… mais beaucoup moins d’en gâcher 2 ou 3 pour y foutre des images pleine page… J’ai trouvé également ridiculement cosmétique d’équilibrer le nombre de points forts et points faibles comme si ça apportait quelque chose au propos. Enfin, petit manque d’audace sur la notation qui navigue très souvent gentiment entre 14 et 18 sur 20. Bon en même temps, on aura rarement vu un magazine se vendre avec un panel complet de jeux médiocres… donc je comprends que la sélection bimestrielle soit plus convenue.

Le mot de la fin

PC Gamer est un peu le cul entre trois chaises. C’est un magazine spécialisé PC, mais pas forcément un magazine de spécialistes avertis, avec des articles assez généralistes. Pour autant, certains focus ou la rubriques rétro sont intéressantes à plus d’un titre. La périodicité pose également question car elle impose de condenser l’actu, les tests et les dossiers dans 100 pages tous les deux mois. Et quand on voit certaines pages sacrifiées sous l’autel de la maquette, on sent que le magazine se cherche encore un peu, et surtout, cherche son public. La cible se trouve probablement vers le trentenaire ou quarantenaire qui n’a pas toujours le temps d’écumer les sites d’informations pour se renseigner (et y trier les 2/3 d’informations poubelles qui y trainent).

Pour toutes ces raisons, je souhaite bonne chance à PC Gamer, en espérant que la rédaction puisse lui insuffler suffisamment de personnalité et de spécificité pour qu’il puisse se démarquer de ses confrères les plus grand public (Jeux Vidéo Magazine ou Jeux Vidéo News) et plus « adultes » comme JV, Games ou The Game. Je crains juste que l’espace dans la presse vidéoludique (et le budget des lecteurs) se restreigne un peu trop pour un titre qui ne manque pourtant pas d’atouts.

02nd Jan2015

En route pour 2015 !

by Alphajet

2015

Et voilà, 2014 s’efface déjà au profit de la nouvelle année ! Ces 12 derniers mois ont été assez intenses pour moi, mais pas spécialement au niveau du blog ni du temps passé sur mes jeux. Mais comme il est de coutume de tirer un bilan de l’année, pourquoi ne pas me plier à l’exercice, voire même me projeter sur les mois à venir, soyons fous !! Allez c’est parti

Tout d’abord, je m’étais fixé quelques objectifs, ou en tout cas motivations cette année

  • Le plus ambitieux (façon de parler) était de réaliser en fil rouge une saison complète de F1 2013, en parallèle de la vraie saison 2014. L’idée était de voir si ce jeu pouvait être joué de façon régulière mais assez espacée, typiquement entre 1 et 3 semaines. Et d’une part si c’était agréable, et d’autre part si je tiendrai sur la durée. Verdict : j’ai tenu à peu près la moitié de la saison, et même si j’ai arrêté, la sensation de maitrise s’est accrue au fil des mois. En effet, je n’avais pas envie de jouer en mode arcade, qui ne présentait pas grand intérêt pour moi, mais avec peu d’aides au pilotage et un niveau de difficulté qui présentait un challenge assez corsé pour un gars comme moi qui ne jouerait pas intensivement. Au début, c’était un peu l’enfer, le temps de me faire au pilotage, aux réglages de la carrière, et de passer mes premières courses dans les tréfonds du classement. Puis l’expérience aidant, j’ai fini par me retrouver sur le podium, certes à coups de sauvegardes/rechargement, mais au prix de parties qui duraient aux alentours des 2 heures.

    C’est une des raisons qui m’a fait lâcher l’affaire au bout de quelques mois, n’ayant pas nécessairement 2 heures de disponibles au moment des courses de F1. Puis avec le retard accumulé, ma motivation a chuté…
    Je pense néanmoins que l’expérience est plus ou moins concluante. F1 2013 peut effectivement être joué sur ce rythme, tout en progressant, mais il ne faut pas avoir les nerfs trop sensibles sous peine de criser régulièrement… Entre les adversaires parfois bourrins, les pertes de concentrations qui occasionnent des sorties de route sauvages ou l’usure des pneus un peu binaire, le jeu peut s’avérer crispant. Au final, je doute avoir le temps de finir ma saison…

  • En juin dernier, pour fêter mon anniversaire, MarioKart 8 s’est invité sur ma Wii U. Grand bien lui a fait, j’ai beaucoup apprécié cet épisode, et si je n’avais pas temporairement débranché ma Wii U pour cause de réaménagement de mon salon, j’y jouerai encore. Je m’étais fixé l’objectif de terminer tous les championnats avec 3 étoiles avant la fin de l’année, et je n’ai malheureusement pas (encore) réussi ! Il me reste quelques championnats en 150cc à terminer sans faute, et il faut l’avouer, ça n’est pas si simple. Mais j’ai bon espoir d’y arriver en 2015 !
  • Étant donné que 2013 a été assez peu prolifique en finissage de jeu (je ne suis même pas sûr d’en avoir achevé un seul), je m’étais dit que je devrais au moins en finir un en 2014. Et c’était le cas, notamment avec Shadow Warrior, un bon FPS que j’ai mis des mois à terminer, à raison d’une mission à chaque fois. Mais j’y ai pris pas mal de plaisir, notamment car l’utilisation du sabre dans un bon vieux « Doom-like » des familles était rafraichissante.
  • En 2004 sortait Half-Life 2, que j’avais à l’époque commencé sur la toute nouvelle plateforme Steam mais délaissé au bout de quelques temps. Et en cette année 2014, je m’étais dit que je terminerais ce monument du jeu vidéo, en que je pourrais écrire ensuite quel impact ce jeu aura laissé, 10 ans plus tard. Là encore, j’ai réussi non seulement à terminer HL2, mais également ce que j’appelle la « trilogie Half-Life 2 », c’est à dire les deux extensions (on appellerait ça DLC aujourd’hui…) Episode One et Two. En attendant un hypothétique Episode 3 (auquel je ne crois pas du tout), j’ai fait le tour de ce jeu marquant et j’ai commencé un article fleuve que je n’ai pas encore eu le temps d’achever… La suite en 2015 donc !!
  • Concernant le blog, j’avais espéré écrire au moins un article par mois, un rythme que j’ai respecté… jusqu’au mois de décembre où je n’ai rien publié! Dommage, mais j’espère atteindre au moins la même fréquence cette année, ce serait déjà pas mal.

Que dire pour 2015? Avant tout, j’en profite pour vous souhaiter, oui vous mes quelques lecteurs là-bas au fond 🙂 , une excellente année 2015, autant du point de vue des loisirs, qu’au niveau personnel et professionnel.

Ensuite gardez l’œil ouvert, on peut lire de plus en plus de choses sur le milieu du jeu vidéo, que ce soit en ligne ou sur papier. Cependant, il faut veiller à conserver un esprit critique, car j’aurais lu cette année un certain nombre d’articles qui manquaient de recul, ou d’angles de vision sur la situation. Notre loisir est devenu un business assez complexe, qui draine beaucoup d’argent, et déchaine de plus en plus les passions. On l’a vu en 2014 avec l’affaire Zoe Quinn, les relents de suspicion de copinage entre presse vidéoludique et éditeurs, ou la guerre marketing entre Microsoft et Sony…

Pour ma part, je vais essayer de garder un rythme de publication régulier, de dégager un temps un peu plus régulier pour jouer, de dépoussiérer un peu ma 3DS, et de rejouer un peu en multijoueur avec mes potes, une habitude que j’ai un peu perdue en 2014.

A très bientôt !!!

11th Jan2014

2014 vous salue!

by Alphajet

2014_new_year

Deux-mille-treize est passé à la vitesse du son. Une année très pleine pour moi, dans le sens où elle était particulièrement remplie d’événements. Côté jeux vidéo par contre, et côté blog, elle ne restera pas comme une grande année évidemment 🙂 Je remercie les quelques fidèles qui viennent me lire ici, mais clairement je ne leur ai pas fait trop mal aux yeux avec des kilomètres de lecture!

Encore que mon article (presque) fleuve sur la polémique à nouveau soulevée par Mar_Lard était certainement le pavé le plus indigeste que j’ai jamais publié! J’ai aussi parlé de presse jeu vidéo l’année passée, qui fut une charnière entre la calamiteuse fin 2012 et ce possible renouveau qui s’est amorcé récemment. En tout cas c’était vraiment une de mes bonnes surprises de 2013! A part ça il faut avouer que j’ai eu du mal à publier un article par mois.

Je ne me risquerai surtout pas à faire de bonnes – ou mauvaises – résolutions. Je ne sais pas de quoi le blog sera fait cette année. L’envie de parler de mes opinions est toujours là, mais le temps et le courage de le faire ne suivent pas toujours. Je vais conclure en espérant que 2014 me laisse un peu d’espace-temps pour jouer et surtout en souhaitant une très très bonne année sur tous les plans à tous ceux qui passeront par ici!

Crédit image: www.geoado.com
19th Jan2013

2012: les Mayas n’en avaient rien à foutre

by Alphajet

2012

Ca fait des plombes que je ne vous ai pas écrit… Du moins à l’échelle d’Internet, un mois c’est effectivement proche d’une éternité! D’ailleurs, je n’ai pas tenu ma bonne résolution que j’avais prise il y a quelques mois de pondre un article par semaine. Mais alors pas du tout! Du coup pour 2013 j’ai décidé … de ne pas en prendre. C’est encore mieux je pense 🙂

Alors avant de parler de cette nouvelle année qui commence, que dire sur celle qui vient de s’achever – dans le domaine du jeu vidéo qui est a priori celui qui vous intéresse ici? Personnellement, je l’ai trouvée forte en contrastes. D’un côté, on a eu une année remplie d’excellents titres. Mais pas seulement des « Triple A » ou des jeux très attendus. Qui par exemple avait misé un kopeck sur Far Cry 3, qui s’annonçait pas mal, mais pas forcément aussi transcendant que les louanges données par la critique?! J’ai également apprécié de voir que Xbox Live, PSN et Steam accordaient une place toujours plus importante aux jeux indépendants, Journey en tête – auquel je n’ai pas joué. Certes, leur chemin pour trouver le succès commercial reste toujours très mince, mais j’ai l’impression qu’ils touchent mieux le grand public.

Et les tablettes n’y sont pas non plus étrangères! Qu’on le veuille ou non, les iPad et autres ardoises magiques Android se sont vendues comme des petits pains cette année. Et même si j’ai du mal à croire que le marché des jeux à 79 centimes arrive à faire bouffer leurs développeurs, le public commence à s’habituer à payer quelques euros et s’approchent d’un modèle économique viable… mais pour combien de temps avant que la donne change? C’est ce cher Zynga qui doit commencer à trembler des genoux depuis que leur gagne pain commence à battre sérieusement de l’aile. Tout change très vite…

Ce sont en tout cas les fabricants de consoles qui tentent de garder leur bout de gras. Mine de rien 2012 aura vu quand même 2 nouvelles consoles sortir, ce qui est assez rare !! Pour rappel, il s’agit de la Wii U bien évidemment, et de la PS Vita pour celles et ceux qui l’auraient déjà oubliée (la pauvre). Lancements avec des fortunes diverses, la Vita étant plutôt malmenée sur le terrain des jeux malgré sa puissance, et la Wii U tirant plutôt pas mal son épingle du jeu malgré son prix substantiellement plus élevé que pour son ancêtre. Difficile de prévoir leur succès sur le long terme, seuls les calendriers de sortie permettront de déterminer si oui ou non elles sauront rencontrer un large public. Mais avec le recul, j’ai tendance à croire que ce public a tendance à se lasser de plus en plus vite…

L’année dernière je suis également allé au RetroGamingShow vol.2, une expo marseillaise consacrée évidemment aux machines et aux jeux d’hier. Et j’ai été très agréablement surpris de voir à quel point l’engouement était présent, dans les yeux des trentenaires nostalgiques, mais aussi et surtout dans ceux des enfants et mêmes des grands parents. Une jolie preuve qui montre que ce loisir est définitivement rentré dans les moeurs et qu’aujourd’hui, il y a une place non seulement pour les dernières nouveautés à apprécier sur une TV LED 46″, mais aussi pour ces titres qui sont désormais rentrés dans l’histoire. Et qu’on peut maintenant les considérer comme des vrais classiques dans leur domaine, comme certains films ont marqué le cinéma.

2012 aura englouti Game et THQ

2012 aura englouti Game, mais aussi THQ et la plupart des magazines de jeux

Mais même si je considère cette année 2012 comme un bon cru, elle aura également été émaillée d’évènements pas très glamour, voire bien moches. En premier lieu, et c’est un sujet qui m’a tenu à coeur, c’est l’amputation de la presse vidéoludique de  la plupart de ses membres. En gros, il reste aujourd’hui un tronc avec IG Mag, et les couilles avec Canard PC – oui j’aime leur côté humour gras. Mais le navire Mer7 n’aura mis qu’un an à couler, malgré toute la bonne volonté des rédactions des magazines comme JeuxVidéo Mag ou Joystick avec leur nouvelle formule. Mais il faut croire qu’elles n’ont pas su trouver l’ingrédient magique pour renouveler en profondeur un système qui n’avait que trop peu évolué en 10 ans. Je souhaite bonne chance au petit nouveau Video Gamer… j’en reparle bientôt.

Ces fameux journalistes ont eu leur lot de casseroles cette année. L’affaire « Lara Croft » cet été, qui a jeté un bon coup d’huile féministe sur l’humour graveleux, mais surtout le célèbre DoritosGate, qui a remis en cause l’intégrité de la presse en général. J’ai d’ailleurs tendance à croire que cette cabale va se prolonger en 2013, et que les principales cibles risquent encore de prendre des SCUDs en pleine tête. Mais peut être que soulever certains problèmes d’éthique, y compris vis à vis de blogueurs bien arrosés, permettra de crever l’abcès.

J’ai aussi bien détesté l’attitude rageuse de tous ceux qui ne peuvent s’empêcher de s’emporter parce qu’un jeu ne sortira pas sur leur console préférée (Bayonetta 2) où qui crachent dans la soupe Diablo 3 parce qu’elle n’est pas assez immédiatement hardcore à leur goût. Des MMO comme Star Wars The Old Republic ont montré à quel point les exigences des joueurs se sont élevées au fil des années, quitte à devenir parfois abusives ou même méprisantes. Je pense que c’est bon pour le jeu vidéo en général que son public devienne plus exigeant… mais pas plus con. Souhaiter des scénarii qui sortent des sentiers battus, une intelligence artificielle bluffante (ça je l’entends depuis au moins 15 ans), ou des univers qui changent des théâtres d’opération militaires, ça me va. Râler sur les bugs d’un jeu ou le manque de finition, les DRM insupportables ou les Season Pass, pourquoi pas. Mais les pleureuses gâtées qui chialent à la moindre occasion m’exaspèrent…

Pour finir, la fin du monde s’est concrétisée pour deux acteurs bien connus de notre marché. Tout d’abord l’éditeur THQ qui, assez paradoxalement, s’est cassé la gueule après avoir tenté de se tourner vers des jeux plus novateurs et moins de licences dérivées (catch, jeux tirés de films…). Le cadavre s’est vite fait dépecer par les autres rapaces du coin, sinistre présage qui m’incite assez peu à penser que 2013 sera placée sous le signe de l’innovation à outrance. L’autre macchabée encore tiède, prêt lui aussi à se faire piller les poches, c’est l’enseigne de magasins Game, ex-concurrent de Micromania. Après des soldes dévastatrices qui ont vu des centaines de console et jeux s’arracher à -30% (même Attila aurait été moins sauvage, il ne reste guère que les locaux à racheter. Signe que le marché dématérialisé finit par tuer la vente classique? En partie certainement, mais une gestion très moyenne de l’entreprise n’est pas à exclure…

Voilà pour mon petit bilan, je vous souhaite donc à tous une excellente année 2013, profitez-en bien avant qu’on nous annonce un nouveau cataclysme en décembre prochain selon le calendrier des Aztèques…

31st Déc2011

2012 entre en jeu

by Alphajet

Dernier jour de l’année, l’heure des bilans pour beaucoup, mais nous sommes déjà tournés vers l’année prochaine 🙂 On peut quand même rappeler que 2011 aura réservé de beaux succès, parfois surprenants, alors tout ce qu’on peut espérer, c’est que l’année qui commence demain soit aussi prolifique! On devrait fêter également notre première année d’existence l’année prochaine, un cap qu’on espère bien franchir malgré nos emplois du temps chargés. On a des piles de jeux à essayer, mais en bon casual hardcore gamers, on se contente du temps qu’on a ! Allez c’est parti pour notre Top 3 respectif de nos attentes en 2012

 

Top 3 de Torment

– Mass Effect 3
Si il y a vraiment un seul jeu auquel je trépigne d’impatience de pouvoir jouer, c’est bien celui ci. Le premier Mass Effect m’a profondément marqué, et le second ne m’a pas déçu. Avec 2 épisodes comme ME1 et ME2, ça sera difficile de satisfaire mes attentes stratosphériques.

 

– Bioshock Infinite
Contrairement à beaucoup de gens, j’ai beaucoup aimé le second volet, même s’il lui manquait les grandes surprises du premier. Le second était beaucoup plus fun,  et a réussi à me surprendre agréablement. J’attends à ce que ce troisième épisode combine la fraicheur du premier avec le fun du second.

 

– Tomb Raider
Je n’ai jamais été fan de la Lara, et les multiples « reboots » n’y ont jamais rien changé. Cependant, rien qu’en voyant la vidéo, on réalise vite qu’on a plus du tout à faire à l’ancienne Lara, arrogante, qui a plus d’une braconneuse que d’une archéologue.
J’espère que Lara aura avec prochain Tomb Raider, ce que Samus aurait du avoir avec Metroid:Other M.

 

Top 3 d’Alphajet

– Diablo III
Je ne peux pas m’empêcher de l’inclure dans mon top 3. Pourtant je sais pertinemment que c’est un jeu gourmand en temps, et a grosse tendance addictive. Mais j’ai trop de bons souvenirs des 2 premiers épisodes pour ne pas l’attendre avec impatience. Retrouver son univers sombre, sa musique et surtout ses clics frénétiques! Je sais d’avance que je suis nostalgique, mais je pense y perdre quelques heures malgré tout, je n’imagine pas une seconde Blizzard se lourder sur sa licence.

 

– Wii U
Nintendo joue gros l’année prochaine, et sa nouvelle console sera sans aucun doute la première de la nouvelle génération. Malgré les doutes qu’elle suscite, j’admire la volonté de Nintendo de toujours chercher à innover. Et finalement, le concept de manette tablette n’est probablement pas si tordu que ça! Je suis peut être naïf, mais je reste convaincu qu’on peut espérer de très bonnes surprises de la Wii U… la course à la puissance n’est pas tout.

 

– Tomb Raider
Lara Croft et moi, c’est un bond de presque 15 ans en arrière. J’ai joué et terminé le premier épisode, mais par la suite, j’ai rarement flirté de nouveau avec la belle brune. Jusqu’à Lara Croft and the Guardian of Light que j’ai vraiment apprécié. Alors quand je vois que ce « reboot » semble renouer avec une vraie narration et un changement dans le gameplay, je dis un grand OUI et j’attends de voir cette fille plus fragile en action

Pour finir, on vous souhaite à tous une excellente année 2012 !!