11th Nov2013

Diablo 3 et l’équilibre instatisfaisant

by Alphajet

diablo_versusVoilà, à peu près un an et demi après sa sortie (et son achat que j’avais fait pour une fois à l’avance!), j’ai terminé Diablo III en compagnie de Torment. On a avancé dans le jeu de façon hachée, trouvant l’occasion d’y jouer parfois régulièrement, et parfois des mois plus tard. C’est ce qui s’est passé pour traverser l’acte IV et atteindre la « fin » du jeu. En tout cas le mode « normal » qui constitue un passage obligé pour accéder à une difficulté plus élevée. L’autre soir au coin du feu, on revenait sur cette expérience et en quoi elle différait du tout premier épisode qu’on a écumé il y a 16 ans.

De façon objective, on peut dire qu’on a traversé le jeu à peu près comme une promenade de santé… Quelques obstacles mais rarement on s’est senti inquiété. Au cours de Diablo I, on est mort assez rarement, mais pas du tout pour les mêmes raisons que dans Diablo 3. A l’époque, la mort était très punitive (je rappelle que dans la vraie vie, elle est définitive!) puisqu’on perdait de l’expérience, tout l’or qu’on portait sur soi, tout son équipement qui était certes récupérable si on retrouvait son corps en échange d’une perte de durabilité. Si on évitait la mort à tout prix, c’est qu’elle nous inquiétait et risquait potentiellement de nous faire perdre gros. C’était cette épée de Damoclès qui nous imposait la prudence et le fait que le personnage ne pouvait alors pas courir rendait l’exploration plus dangereuse tant la fuite était parfois compliquée.

La crainte de perdre son or nous obligeait à l'époque à laisser des tas de pièces à la merci des vils marchands

La crainte de perdre son or nous obligeait à l’époque à laisser des tas de pièces à la merci des vils marchands

Pour faire une analogie sportive, Diablo I nous imposait un état de tension et de concentration permanent comme en compétition alors que Diablo 3 dans son premier niveau de difficulté nous propose plutôt un match amical sans trop d’enjeu. Cependant, on se rend compte que les deux épisodes diffèrent beaucoup par leur rythme. Le premier était très sinusoïdal dans ses temps de jeu: dès qu’on était dans le donjon, la mort pouvait se trouver au carrefour de n’importe quel pan de mur ou n’importe quel recoin qui pouvait abriter un monstre unique et sa troupe. Néanmoins, cette tension était très régulièrement désamorcée par les allers-retours incessants imposés par les nécessaires retours au village pour faire le plein de potions, déposer son or et vendre le butin stocké dans le maigre inventaire. De ce fait, ces temps morts pouvaient être vus comme des pauses salvatrices pour reprendre son souffle entre deux plongées dans l’enfer des souterrains.

Les développeurs ont choisi de proposer une action quasi-ininterrompue dans Diablo 3, avec des temps morts plus courts et beaucoup plus espacés. En effet, on ne cherche plus à économiser les sorts de Town Portal qui sont désormais infinis ; les orbes de vie déposées par les monstres morts nous évitent les stocks imposants de potions et les armes magiques glanées durant le massacre des monstres méritent d’être vendues tant les autres sont inutiles (à l’époque de Diablo, les armes standards pouvaient souvent servir, ce qui n’est plus le cas dans le troisième épisode où elles sont reléguées à l’état de rebut…).

L'acte II de Diablo 3, graphiquement sans reproche mais esthétiquement sans trop de charme

L’acte II de Diablo 3, graphiquement sans reproche mais esthétiquement sans trop de charme

Autre exemple du virage de l’accessibilité, la montée en niveaux du personnage. Le premier opus ne proposait pas « compétences » – qui ont été introduites dans Diablo 2 – mais seulement la possibilité de choisir comment répartir les 5 points gagnés par niveau dans les différentes caractéristiques du personnage. A l’époque, on ne nous calculait pas les dégâts par seconde, il fallait choisir au mieux pour optimiser son personnage. Et le retour en arrière n’était pas permis! Le 2e épisode ne changeait pas fondamentalement cet état de fait et on construisait SON avatar qui devrait vivre ensuite avec ses avantages et ses défauts. Diablo 3 propose un intelligent système de compétences et de runes à activer qui rend la montée en niveau moins stressante. On ne décide pas qu’on vise à optimiser telle ou telle compétence , non, elles se débloquent automatiquement au cours de la progression.

En contrepartie, on crée un lien moins intime avec son personnage qui peut changer son style de combat du tout au tout sans perdre en efficacité. C’est cependant ce qui rend Diablo 3 beaucoup plus apte à être joué par un novice qui pourra expérimenter tout le panel des actions d’une classe sans pour autant devoir recommencer le jeu du début. D’une certaine façon le jeu permet d’exploiter tout le potentiel d’un personnage tout au long des 3 niveaux de difficulté successifs en autorisant à le moduler en fonction des situations. Quelque part il ne peut jamais être totalement mauvais en mode normal, alors que dans le premier Diablo on pouvait se retrouver très démuni face à des monstres exploitant notre point faible, par exemple un défaut de résistance au feu.

L'écran des statistiques du personnage dans Diablo 1: un peu rudimentaire mais il nous laissait faire notre choix d'amélioration du personnage

L’écran des statistiques du personnage dans Diablo 1: un peu rudimentaire mais il nous laissait faire notre choix d’amélioration du personnage

Dans le même esprit, les caractéristiques du personnage (force, dextérité, intelligence…) sont désormais augmentées automatiquement par le jeu selon une répartition fixée d’avance. Dans un sens c’est une amélioration pour rendre la progression plus claire, mais qui se fait au détriment du lien joueur-avatar car moins on a de contrôle sur la façon de faire évoluer son alter-ego, moins on aura de chance d’en faire un être unique, et donc plus attachant. D’autre part, notre héros, pourtant embarqué dans une histoire millénaire de combats entre le bien et le mal, entre les anges et les démons dont les pouvoirs semblent largement dépasser les nôtres… se retrouve finalement être une espèce de machine à tuer sans peur et sans reproche. Et c’est bien cette sensation de (sur)puissance qui crée un décalage entre le scénario et notre aventurier soit-disant simple mortel.

Ce qui différencie également les deux épisodes, c’est leur atmosphère. Je ne pense pas que le problème vienne à proprement parler des graphismes, mais plutôt de la direction artistique. Non pas que les 4 actes traversés dans Diablo 3 soient esthétiquement ratés, mais plutôt qu’ils n’évoquent pas autant l’atmosphère étouffante des catacombes de la cathédrale de Tristram. Et pourtant on les traverse dans l’acte I! Mais ce n’est pas le même souffle épique que l’on respire. Le style visuel du premier épisode rappelait le gothique du début à la fin, que ce soit dans les décors, les ennemis ou les équipements disponibles. Diablo 3 évoque ce style, s’en approche parfois mais reste plus souvent dans le « fantasy » que dans « l’heroic » si je puis me permettre.

On ne peut pas nier la qualité du

On ne peut pas nier la qualité des artistes de Blizzard, mais les étroits couloirs ont laissé place à des décors grandiloquents qui imposent moins de pression au joueur

Au delà d’une atmosphère visuelle, c’est surtout celle de la construction des niveaux que je retiendrai. De par les limitations techniques de l’époque, la génération aléatoire de niveaux (révolutionnaire à la sortie du jeu) imposait des tailles de cartes plus petites et composées d’éléments assez simples. Diablo 3 propose des décors vraiment très beaux, pensés pour être plus originaux et que l’on imaginerait construits à l’avance. C’est un tour de force des développeurs, mais le premier opus lui, inspirait la crainte dans son level-design. La peur de descendre l’escalier vers le niveau inférieur, l’angoisse d’ouvrir telle porte qui mènerait vers un démon unique et toute sa clique, ou même la simple crainte d’arriver dans un cul-de-sacet se retrouver sans possibilité de fuite face à une horde d’hommes-boucs impitoyables. Point de saut de barbare à l’époque, ou de techniques d’esquive, non… il fallait affronter la mort en face, chose que Diablo 3 nous impose moins souvent.

Je pourrais conclure en disant que ce troisième épisode de Diablo, malgré toutes ses qualités, nous impose un mode « normal » dans lequel à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… Peut être, néanmoins il est frappant pour moi de constater que si j’ai pu passer des heures et des heures à jouer avec Torment avec un modem 56k il y a plus de 15 ans, il m’aurait été impossible de le faire aujourd’hui. Il est probable que si Blizzard nous avait imposé un challenge aussi brut de décoffrage qu’à l’époque, je n’aurais pas fini ce Diablo 3 – et je rappelle que j’ai mis un an et demi à le terminer! On peut toujours jeter la pierre au studio pour ses choix, mais avec un peu de recul, si l’expérience est un peu trop tendre au premier abord, elle a le mérite d’être rendue accessible au plus grand nombre, y compris désormais aux joueurs console. C’est un choix qui peut se comprendre et se respecte, et pour ceux qui aiment se faire violence sans préliminaire, il y a toujours Dark Souls.

 

22nd Juil2012

Critique Casual: Diablo III

by Alphajet

Ca fait hyper longtemps qu’on n’a pas publié de critique casual. Torment doit en avoir une bonne demi douzaine qu’il n’a pas fini de rédiger, et de mon côté je n’ai guère eu le temps de m’y mettre ces dernières semaines. Mais s’il existe une bonne raison de casser cette spirale négative, c’est bien la sortie de Diablo III il y a déjà… 2 mois! Une éternité donc… bien qu’infime comparée à l’attente de ce 3 épisode, plus de 10 ans après le second.

Mais rentrons immédiatement dans le saignant, parce que le titre qui détient désormais un certain nombre de records de ventes n’a pas fait parler de lui qu’en bien. Ca n’est pas forcément l’objet de la critique qu’aborder les polémiques qui ont eu lieu, mais s’il faut avouer que le désormais célèbre « error 37 epic fail » a été rageant pendant quelques jours, Blizzard a très largement redressé la barre depuis. Mais bien au delà de ce problème temporaire, c’est l’incapacité à jouer en vrai « solo » qui m’insupporte. Non pas que je sois réfractaire à y jouer en multi, bien au contraire, mais l’incapacité à y jouer loin d’une connexion internet est aussi inutile que frustrante.

Après cette parenthèse rageante, qu’ajouter d’autre? Et bien je dois avouer que mes premières impressions sur le jeu ont été mitigées. J’étais au bord des larmes de sang quand j’ai passé mon premier niveau et que je me suis rendu compte qu’il était impossible de répartir manuellement ses points de caractéristiques, ou quand mon regard s’est posé sur le panneau des compétences. De nombreux joueurs (et joueuses), et a fortiori des testeurs, se sont levés tels une armée d’orcs assoiffés de sang pour s’insurger contre la « simplification » du jeu. Tout comme ceux qui ont appelé le mode normal du jeu « un tutoriel de 20 heures ».

Je ne suis pas d’accord avec ce constat, du moins pas complètement. Après quelques heures de jeu, j’ai compris qu’au contraire Blizzard avait réussi une sorte de pari improbable qu’il est un des rares à réussir : créer deux jeux en un. Ou plutôt… créer un jeu pour deux publics différents. Simplification…non, rationalisation oui! Diablo III c’est une sorte d’eau de vie de Diablo 2 : tout ce qui n’était pas nécessaire ou ne servait pas directement le coeur du gameplay a été supprimé. Il en résulte qu’on passe beaucoup moins de temps à réfléchir comment faire évoluer son personnage et beaucoup plus à combattre et ramasser son butin.

Du coup, moi qui ait pourtant traversé les deux premiers épisodes en long, en large et en travers, je n’ai même pas encore fini le jeu… Et pourtant il m’a déjà diablement amusé! Mais pour autant, le plaisir des plus acharnés n’est pas gâché pour autant puisqu’ils sont déjà des milliers à avoir fait, refait, rerefait et arpenté le jeu jusqu’au terrible mode Armageddon. En quoi sont-ils lésés par la facilité du jeu en normal ? Ils auraient de toute façon joué des dizaines d’heures avant d’arriver aux challenges les plus ardus. Ceux qui comme moi n’en auront pas le temps se satisferont parfaitement de le finir une seule fois.

Diablo III applique l’exacte recette de Starcraft 2 : refaire du similaire en apportant suffisamment de changement pour tout remettre en question. Et avec succès une fois encore.

30-60min Durée de session:
Il est possible de jouer à Diablo pendant 10 minutes grâce aux points de sauvegarde automatique répartis de façon très équilibrée. Pourtant c’est difficile d’envisager des parties si courtes. Comptez minimum une bonne demi heure, même si souvent vous déborderez largement sur l’heure de jeu.
Long Intervalle de partie:
Malgré ce que je pouvais imaginer au départ, on peut facilement laisser tomber sa souris pendant quelques semaines et retrouver le goût du clic frénétique en quelques instants. On retrouve toujours son personnage avec plaisir là où on l’avait abandonné (oui, en été, l’abandon de personnages sur le bord de la route est un drame courant)
Aisé Complexité:
Blizzard a extrait l’essence des précédents épisodes pour la condenser dans ce 3e. Du coup, la prise en mains est encore plus évidente et il n’y a plus de raison de réfléchir des heures à déterminer si on ajoute un point de compétence par ici, un point de force par là… On peut à chaque instant modifier sa façon de jouer sans contrainte.
20-30h Durée de vie:
Je considère que Diablo III est plutôt un jeu long, dont on pourra d’ailleurs étendre la durée de vie sur des mois. Mais ne serait ce que finir l’histoire principale en mode normal est bien plus longue que pour les épisodes précédents et invite toujours à visiter tel donjon secret ou tel bout de carte encore inexploré. Comptez une vingtaine d’heures pour en voir le bout quand même.
+30€ Prix conseillé:
N’espérez pas voir Diablo III soldé avant … haha longtemps! Il passera probablement aux alentours des 30€ l’année prochaine seulement. Du coup il faudra forcément lâcher quelques euros mais je considère que le rapport nombre d’heures jouées / prix est intéressant.

Casual

Hardcore

Blizzard a une fois de plus fourni un travail méticuleux pour rendre son jeu attractif au plus grand nombre. Diablo y a certes perdu une partie de son âme RPG, mais pas son plaisir brut. Il est néanmoins difficile de ne pas y passer de nombreuses heures. Pourtant il est beaucoup moins frustrant de le lâcher que l’était son prédécesseur, un très bon point. Rageantes durant les premières heures de contact, les modifications du gameplay finissent par s’estomper devant l’amélioration du rythme du jeu. On ne s’ennuie jamais et les combats s’enchainent de façon bien plus fluide qu’avant, l’action étant presque ininterrompue.
En réalité, je trouve le jeu encore plus tactique qu’auparavant son nouveau système de soin. Bref, Blizzard a encore frappé avec un titre qui s’impose une fois de plus comme un incontournable de sa catégorie.
20th Mai2012

Le Diable est hors ligne

by Alphajet

A quand le Haut-Fait "arriver à lancer une partie de Diablo III" ?

Après deux mois d’attente, j’ai retrouvé une connexion Internet valide cette semaine. A vrai dire, juste à temps pour profiter de Diablo III qui venait d’atterrir dans ma boite à lettres. Magnifique non?! Mais ça, c’était sans compter sur les casseroles que le super hit de Blizzard allait trainer durant ses premiers jours d’exploitation… Dès l’ouverture officielle des serveurs à minuit, l’affluence monstrueuse a mis à mal l’infrastructure pourtant réputée solide du créateur de World of Warcraft.

Je pensais que c’était juste l’affaire des quelques heures, un ou deux jours à la limite. Ce dimanche magnifiquement pluvieux était d’ailleurs le jour idéal pour continuer les aventures de mon chasseur de démons  à travers l’Acte I du jeu. D’ailleurs, jusqu’à présent mon expérience est plutôt positive mais là n’est pas le sujet. Après le lancement du jeu, c’est le passage obligatoire par l’écran de login Battle.net. Dimanche après midi, 15h, et des trombes d’eau dehors. Trois conditions qui auraient du justifier un service irréprochable ! Mais l’impensable est arrivé à nouveau et Blizzard a fermé les serveurs européens pour une nouvelle maintenance, probablement concernant la correction des Hauts-Faits qui n’étaient pas toujours sauvegardés.

Cela justifiait-il pour autant une maintenance d’urgence en plein après midi le week end? Les forums peuplés de mécontents l’auraient peut être été encore plus s’il avaient perdus des heures de quêtes à cause d’un problème technique. Mais pour moi clairement, c’est une fois de plus la démonstration des failles de la connexion permanente. Que ce soit pour une très mauvaise raison (les DRM) ou juste une mauvaise raison (la sauvegarde en ligne du personnage pour éviter la triche), ça cause nécessairement des emmerdes. Alors oui, le côté positif, c’est qu’on peut jouer avec son personnage rien qu’en se connectant sur son compte, même sur le PC d’un pote ou même après 12 réinstallations.

Mais n’empêche, que se serait il passé il y a quelques jours si ma connexion n’avait pas été rétablie? J’aurais lu le manuel utilisateur du jeu en long, en large et en travers vu que ça aurait été la seule chose utilisable de la boite. Au bout du compte, même la lecture de Voici m’aurait paru plus agréable… Moi je me souviens de Diablo et sa suite, qui étaient tout à fait jouables hors ligne. Dans l’époque d’où je viens, ça s’appelait un mode solo. Mais aujourd’hui, il faut appeler ça mode offline, tellement les jeux sont nombreux à demander à être connecté en permanence. Tout ça pour quel bénéfice?

Honnêtement, ça n’aurait pas été suffisant d’imposer une synchronisation asynchrone du personnage, à savoir uniquement pour jouer en multijoueurs? Et laisser à des milliers de joueurs la possibilité de profiter du jeu en solo en n’interrompant que les parties multijoueurs…

19th Sep2011

Critique Casual : Starcraft 2

by Torment

Sorti il y a déjà un an, Starcraft 2 s’est rapidement imposé comme un incontournable du jeu de stratégie temps réel sur PC, et digne successeur de pépé Starcraft. Mais si ses qualités sont déjà démontrées, qu’en est-il face à l’aspect casual du jeu? SC2 peut il s’apprécier autant de façon occasionnelle qu’en culture multijoueur intense? Réponse immédiate!

Le pavé casual

45 minutes –  1 h Durée de session: Dur à imaginer pour un STR, mais les missions de Starcraft 2 ne durent qu’entre 45 minutes et une heure. Pourtant, cela n’empêche pas que les parties soient intéressantes et proposent du challenge. Certaines missions plus dures pourront vous demander à recommencer, ou vous feront un peu trainer, mais c’est assez rare, et de toute manière on peut sauvegarder à tout moment.
Grand Intervalle de session: A moins de mettre une difficulté élevée, je pense qu’on doit pouvoir facilement laisser tomber Starcraft 2 un long moment, et reprendre sans se sentir perdu. Les STRs ont tendance à tous se ressembler au niveau interface, donc la reprise est facile.
Faible Degré d’investissement: En difficulté moyenne, le jeu n’est pas vraiment difficile, même s’il propose quelques challenges. En difficulté élevée par contre, il faut vraiment se concentrer pour gagner. Le mieux est probablement de commencer en difficile, puis de baisser la difficulté si celle ci ne vous convient plus (on peut régler la difficulté avant chaque mission).
25h Durée de vie: 29 missions, ça parait énorme, mais ça passe finalement assez vite. Les missions étant courtes, on arrive à jouer assez souvent (une petite heure le soir par ci par là), et la diversité des missions fait qu’on ne s’ennuie vraiment pas. Aussi, le temps qu’on passe sur le vaisseau à bavarder, upgrader, etc… offre un petit break très bienvenu à l’action.
45€ Tranche de prix: Starcraft 2 est une valeur sûre, vous pouvez y aller, d’autant plus que Blizzard n’est pas connu pour baisser les prix de ses jeu avant longtemps.
Casual hardcore Verdict: Starcraft 2, pourtant jeu hardcore par excellence, est décidément aussi un jeu parfaitement jouable en casual. Il a tous les mécanismes qui satisferont les plus hardcore, mais la campagne, de loin la meilleure pour un STR, satisfait aussi un public casual qui a peu de temps pour jouer. Elle est en effet assez révolutionnaire pour un STR en offrant un rythme narratif complètement réussi. On se retrouve donc en mission pendant 45 minutes, puis une petite cinématique nous raconte la conclusion, et finalement on passe quelques instants sur le vaisseau pour préparer la nouvelle mission et surtout explorer l’univers passionnant de Starcraft.
02nd Août2011

Diablo III sauce casual

by Alphajet

Souriez, vous pourrez y jouer! (image:Evolvana)

Ces derniers jours, JudgeHype qui est un peu la référence sur les jeux Blizzard, nous en dit un peu plus sur Diablo III. Bon évidemment, c’est pas juste maintenant qu’il en parle, mais il a abordé des aspects qui m’intéressent plus particulièrement. Et depuis que Starcraft 2 est sorti, l’attention se porte tout naturellement sur la suite du meilleur Hack’n Slash de tous les temps, toujours prévu sur PC et console quelque part durant l’année prochaine.

Il a fait couler beaucoup d’encre numérique depuis l’annonce du jeu, c’est son aspect casual. Comme tout jeu Blizzard, Diablo possède son lot de purs hardcore gamers qui ne jurent que par la difficulté du jeu et argumentent depuis des mois sur le fait qu’il devienne « trop accessible« . Palette de couleurs trop flashy, aides de jeu à la WoW, tout est prétexte à polémiquer. Tonton Blizzard répond par l’intermédiaire de Bashiok en rappelant leur vision du casual consiste à rendre le jeu ouvert à une partie relativement courte aussi bien que de plusieurs heures. Bien sûr, plus l’investissement est grand et plus la progression sera rapide, mais ça n’exclut pas de prendre du plaisir en jouant à un rythme plus léger. Bashiok rajoute également qu’accessible ne rime pas forcément avec facile, l’équipe de développement cherchant avant tout à créer un gameplay facile à comprendre mais difficile à maitriser.

Je ne peux qu’être d’accord avec l’approche de Blizzard sur ce coup là. Je vois de plus en plus de posts de joueurs qui ont aujourd’hui la trentaine et ne peuvent clairement plus consacrer 6 heures d’affilée à Diablo ou un quelconque autre jeu (ou en tout cas très très rarement!). Comment un studio aussi proche de ses joueurs pourrait négliger une tendance aussi forte? Diablo II est sorti il y a 10 ans et les tendances ont vraiment évolué entretemps. De la part de Blizzard qui a été toujours été très attentif à toucher un large public tout en proposant des jeux profonds d’une grande qualité, ça semble même essentiel pour faire perdurer leur succès. J’avais des doutes sur la capacité de Diablo à amorcer un virage plus casual, car Diablo II reste quand même un sacré trou noir à temps. Mais je commence à croire que c’est jouable, même s’il sera très difficile de trouver le bon compromis. Car il va falloir proposer un challenge suffisant pour tous les profils de joueurs, un accès évident mais pas au détriment de la profondeur du gameplay.

Blizzard a par exemple abandonné le système d’arbre de compétences inauguré avec Diablo II et perfectionné dans World of Warcraft. Le principe, c’est des compétences qui se découvrent et s’améliorent automatiquement à chaque niveau, sans imposer au joueur le choix d’une voie précise et irréversible. Forcément, ça a suscité la critique puisqu’une partie des fans a déjà crié au saccage, à la newbisation, et invité à immoler toutes les copies sous une croix renversée… Mais en y réfléchissant, les plus mordus, au lieu de devoir « reroll » (recréer de zéro) un personnage pour changer de style de jeu, ou trouver un meilleure combinaison, perdront tout simplement moins de temps. Quant aux plus casual, ils pourront bien plus facilement apprécier les différentes facettes du jeu dont ils n’auraient probablement pas profité faute de pouvoir refaire plusieurs fois le jeu.

Je suis convaincu que Blizzard fera tout pour trouver un équilibre, et la longue phase de beta test qui sera très certainement mise en place sera probablement aussi axée sur la profondeur que l’accessibilité. Alors que 5 ans ont séparé les deux premiers épisodes, c’est carrément 11 ans d’écart entre les deux derniers ; donc côté finition, j’ai une tendance naïve à leur donner ma confiance.