07th Fév2018

Shovel Knight Treasure Trove

by Alphajet

Papa Noël a été généreux avec moi en 2017 en déposant une Nintendo Switch Néon flambante au pied du sapin. Le seul souci était que ma femme pensait que la console été systématiquement fournie en pack avec un jeu, comme avaient pu l’être la Wii puis la Wii U en leur temps. Mais contrairement à ces temps lointains où l’eShop Nintendo était encore rudimentaire, il m’a été super simple de me connecter pour acheter et télécharger la version Switch de Shovel Knight, que je n’avais jamais eu l’occasion de tester, ni même vraiment de connaître au delà de son titre. Le Chevalier de la Pelle, sacré programme…

Le pitch

Shovel Knight est un preux chevalier, très affecté par la disparition de son amie de toujours, Shield Knight. Revanchard, il décide de battre la campagne, et par la même occasion, une ribambelle de boss pour atteindre son objectif : éteindre le règne de l’enchanteresse et retrouver son sidekick. Mais le parcours ne sera pas de tout repos…

Mes impressions

Techniquement, Shovel Knight est un plateformer 2D plutôt mignon, qui tourne – heureusement – à la perfection sur la Nintendo Switch. Mais si on s’arrêtait à la pure technique, il n’aurait pas grand chose de plus à offrir que les jeux de plateforme des années 90, hormis peut être ses animations très sympas.

Shovel Knight est à mon goût un jeu hommage à tous ces jeux Super Nintendo ou MegaDrive qui ont bercé notre enfance pour certains ou que d’autres découvrent en rétrogaming. Il m’a beaucoup rappelé Zelda II (les traversées de village), Megaman (les combats de boss), Duck Tales (le saut pogo) ou encore Castlevania (pour son inventaire). Bref, il compile en quelque sorte de nombreux éléments des meilleurs jeux de cette période pour proposer une aventure assez classique puisqu’avec une progression assez linéaire de niveau en niveau. On retrouve également beaucoup des environnements traditionnels comme la forêt, le milieu aquatique, les airs, la glace, etc. De même la prise en main se fait rapidement lors de nos premiers pas, car le Chevalier creuseur se manipule facilement, avec des sauts précis et bien calibrés.

Jusqu’ici, rien d’exceptionnel, mais surtout les caractéristiques d’un très bon jeu fait par des développeurs qui ont fait un excellent boulot de finition et de peaufinage du gameplay. Maintenant, il faut rappeler que ça n’est pas si simple non plus, surtout quand on entend parler des catastrophes de la Sonic Team – j’en parle cela dit avec détachement car je n’ai joué à aucun Sonic récent. Shovel Knight se démarque surtout parce qu’il combine tous les éléments que j’ai évoqués avec une grande finesse et avec une caractéristique unique : le pognon. Là où un Mario récompensera son joueur en pièces d’or qui lui permettront de gagner des vies, SK ne s’embarrasse pas d’encombrants cœurs et autres extra credits. On meurt assez souvent mais ça n’a pas d’importance… hormis la perte d’or. Shovel Knight dévoile alors ses aspects vicelards en tentant le joueur à s’aventurer dans des passages toujours plus compliqués pour grapiller quelques diamants ou piécettes, au risque d’en perdre bien plus ! En effet, chaque mort nous oblige à larguer trois sacs de monnaie, que l’on a la chance de récupérer… si on parvient au moins à revenir à l’endroit de notre mort pour les atteindre ! Et quand on sait que l’or permettra d’acheter des équipements spéciaux aux différents marchands, autorisant justement à réduire la prise de risque, on comprend que ça devient l’un des moteurs du jeu.

Shovel Knight est assez difficile, mais juste. Il trouve un subtil équilibre entre la finesse de son gameplay, son level design et sa difficulté. Chaque passage qui semble insurmontable finit par être dompté, maîtrisé, afin de progresser plus loin pour affronter un objectif encore plus piégeux. Concrètement, c’est la logique de nombreux jeux, mais la mécanique est ici exécutée avec une minutie d’amoureux du travail bien fini. Et je pense que c’est ce qui caractérise le plus ce très bon jeu de plateformes.

Ce qu’il en restera

Je n’ai pas commencé les campagnes impliquant les deux autres chevaliers, Plague Knight et Specter Knight, et je ne sais pas si je trouverai le temps de les terminer. J’ai mis une dizaine d’heures à finir la première campagne et elle a déjà suffit à mon bonheur et à l’appréciation du jeu.

Comme je le disais plus haut, Shovel Knight brille surtout par son uniformité : il excelle dans de nombreux domaines. Ceci dit, il lui manque probablement un souffle plus épique pour rester gravé à jamais dans ma mémoire. L’histoire assez plate au final sert surtout de prétexte à traverser les niveaux, sans proposer de rebondissement majeur. Il me restera donc l’image d’un jeu « décathlonien », très bon partout mais rarement exceptionnel, si ce n’est par la limpidité de son gameplay et sa difficulté très bien dosée. Quelque part, j’en garderai peut être l’image du meilleur plateformer classique 2D des années 2010… il reste encore deux ans à la concurrence pour le détrôner.

En résumé
Testé sur Temps de jeu
Nintendo Switch 10,5 hrs
Shovel Knight est un excellent jeu de plateformes, efficace avant tout, à qui il manque pour moi une saveur supplémentaire pour me laisser un goût impérissable dans ma mémoire. Ca restera mon premier jeu sur Switch, une console à laquelle il convient parfaitement