11th Juin2014

Saison Casual F1 2013 : E07 Montréal

by Alphajet

f1_2013_canada_01Après un grand prix de Monaco aussi mouvementé que difficile nerveusement pour moi, j’espérais un GP du Canada plus « cool ». Faut dire que les températures à Montréal devraient être plus fraiches. Mais avec ma 8e place sur la piste du Prince Albert, mes ambitions étaient revues à la hausse pour cette nouvelle course. Autant Monaco est le circuit le plus lent de la saison, autant le circuit Gilles Villeneuve est un des plus rapides. Alors que les Mercedes dominent outrageusement la saison 2014, j’espère bien montrer que ma vaillante Williams peut se battre dans le Top 10.

Le briefing

Comme je le disais, le GP du Canada se déroule sur un circuit comprenant de nombreux virages rapides, quelques gros freinages et de longues lignes droites. Il faut donc trouver un équilibre entre vitesse de pointe et appui dans les virages rapides. Cette fois encore, je m’inspire très largement des conseils de réglage sur Internet. C’est franchement d’une très grande aide, car régler une Formule 1, même virtuelle, ça demande du temps que je n’ai pas!

Mon écurie considérant mon coup d’éclat à Monaco comme une exception, on ne me fixe qu’une 17e place à viser. Pff quel manque de confiance! Cela dit, la séance d’essais libres se déroule sous une pluie abondante. Faut pas avoir peur d’être mouillé, c’est moi qui vous le dit. Je rentre donc en piste pour tester mon setting « pluie », avec des pneus intermédiaires. Je me rends compte une fois de plus à quel point c’est compliqué de maitriser un tracé dans des conditions loin d’être idéales. Surtout avec ma façon occasionnelle de jouer.

Non là, ce ne sont pas les essais libres, le temps était tellement moche que je vous épargne cette douche

Non là, ce ne sont pas les essais libres, le temps était tellement moche que je vous épargne cette douche

Par conséquent, je passe un certain temps sur la piste, et atteint une 14e ou 15e place je ne sais plus exactement. Un temps moyen, mais pas bidon comme ça a pu être le cas à Monaco. Je passe mon setup sur une configuration sec en croisant les doigts pour que la qualification se déroule sous le soleil.

La qualif’

Q1, temps parfaitement sec, je suis prêt. J’enchaine quelques tours et je m’aperçois que je suis compétitif. Il va falloir attaquer pour rentrer dans les 16 premiers et viser la Q2. Hormis sur les phases d’accélération ou ma F1 chasse un peu du cul, le setup est très bon et me permet de réaliser un très bon 3e secteur, les deux premiers étant moyens. Peu à peu, je progresse et j’arrive à passer en Q2.

La Q2 se déroule encore mieux. Alors que je prends des précautions énormes pour éviter de toucher un adversaire, ce qui serait synonyme de 10 places perdues sur la grille, un de mes tours est complètement gâché par un Vergne qui ne sait pas se décaler proprement. Mais dans le tour suivant, j’enchaine avec un excellent chrono qui m’amène en 5e position, synonyme de Q3 pour la toute première fois !

Quoiqu’il arrive maintenant, je sais que je serai dans le Top 10. Mon temps en Q2 compte malheureusement pour du beurre désormais, j’aurais bien aimé garder cette 5e place… 10 minutes pour me classer au mieux. Je réalise finalement un temps qui est à moins de 8 dixièmes du poleman Lewis Hamilton : je suis en 8e position sur la grille! Pas si mal pour un casual gamer…

La course

Comme depuis quelques courses, je ne cherche pas à faire un « one shot », c’est à dire faire l’intégralité de la course sans m’y reprendre. Comme souvent, le départ et le premier tour sont les points clés. Etant donné la mauvaise foi ultime des commissaires de course pour qui je suis la seule et unique tête de turc à sanctionner, je m’accorde le droit de recommencer plusieurs fois le départ… C’est la bonne, après un envol moyen, je m’infiltre dans la meute, et attrape la 3e place dès le deuxième virage. Viser la première? Une autre fois peut être, Hamilton et Vettel s’échappent déjà à quelques encablures. Conscient de mes possibilités, je décide de maintenir cette place comme objectif.

Mon dépassement dans la ligne droite du départ sur Mark Webber

Mon dépassement dans la ligne droite du départ sur Mark Webber

Les tours s’enchainent et je suis pour l’instant dans le bon rythme, suffisant pour maintenir la meute derrière moi, et ne pas être trop distancé par les leaders. Je me sens bien sur la piste, mais par contre ma première qualification en Q3 m’a réservé une surprise du règlement que j’ignorais : les 10 premiers doivent conserver leur train de pneus « Option » de la séance de qualif. Alors que j’ai choisi de m’arrêter au 7e tour sur 18, les deux derniers me causent des problèmes d’usure. Assez crédible dans la gestion de l’usure, F1 2013 permet de simuler une transition assez brutale entre un train de pneus en état et mort. Mais je garde mon sang froid et tente de ne pas trop patiner en sortie de virage. Malgré tous mes efforts, mes poursuivants me collent au train, et Mark Webber s’annonce dangereusement dans mes rétroviseurs… Et finit par me dépasser dans le dernier virage avant les stands !

Je plonge juste derrière lui pour chausser les pneus Prime, et ressort également dans ses échappements. Mais ayant été patient cette fois, j’en profite pour me rapprocher progressivement, jusqu’à enfin pouvoir le doubler au tour suivant! Me revoilà en 3e position, et ma monte neuve me permet d’enchainer de bons chronos. Si bons que j’en viens même à réaliser 2 fois le meilleur temps au tour. Mais malgré cela, mon écart avec Hamilton ne redescend pas suffisamment pour me permettre d’envisager une attaque. Lewis maintient environ 9 secondes avec moi, et je décide sagement de penser d’abord à creuser l’écart avec ceux qui sont derrière moi, pour pallier éventuellement à une baisse de rythme en fin de course. Mais cette fois-ci, pas de choc, pas de virage raté, et un premier podium !! Et 15 points dans ma poche, ce qui me permet de distancer largement Castor au classement général. Une belle satisfaction pour un GP du Canada bien maitrisé. ENFIN !

Cette rubrique régulière que je mène doit pour moi aussi faire l’objet d’une analyse, d’une réflexion sur ma façon de jouer à F1 2013. Bien sûr je ferai un bilan plus général à la fin, mais d’ici là – et si j’y arrive – il me semble intéressant de prendre un peu de recul. Comme je l’ai déjà évoqué, jouer occasionnellement et avec un temps plutôt limité cause un stress supplémentaire. Chaque dépassement, chaque virage même, est un risque qui peut foutre en l’air tous les efforts d’une heure et demie de jeu. Par conséquent, désormais j’use et j’abuse de la fonction « Sauvegarde de mi-session » qui désamorce une partie de ce stress. Car elle permet de revenir en arrière en cas de drame, et d’être un vrai parachute de secours. Je n’arrive toujours pas à penser à utiliser la fonction « Replay », qui permet de revenir à peine quelques secondes en arrière… Du coup la recharge est un bon moyen.

Le podium, le podium !! Hmm F1 2013 est un peu avare en émotions là dessus! Juste ce point levé

Le podium, le podium !! Hmm F1 2013 est un peu avare en émotions là dessus! Juste ce point levé

D’autre part, avec l’expérience accumulée des dernières courses, je connais mieux les forces et les faiblesses de l’IA, tout comme les miennes. Je comprends mieux les réactions de la voiture, trouve un peu plus rapidement les bonnes trajectoires, commets moins d’erreur. Cette expérience me rend moins « fougueux » également, j’apprends à être plus patient et à moins paniquer dans une situation compliquée. Typiquement quand je suis en galère avec mes pneus. Bref, F1 2013 comme ses ancêtres, est un jeu exigeant qu’il faut apprendre à maîtriser. Je me souviens avoir essayé de jouer à F1 2010 pendant quelques temps, mais moins que cette fois. Et c’était bien plus frustrant et vexant. Je pense avoir atteint un pallier nécessaire pour apprécier le jeu à sa juste valeur… du moins dans ce niveau de difficulté. Sinon, il faut jouer avec toutes les aides activées, l’IA en facile et hop on se retrouve avec un Need for Speed F1.

La prochaine fois, j’escale à Silverstone alors que la saison officielle reviendra en Autriche pour la première fois depuis longtemps. To be continued…