10th Avr2014

Saison Casual F1 2013 : E03 Shanghai

by Alphajet

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Je me suis planté. J’avais annoncé Bahrein comme prochaine étape du cirque de la F1, c’était bien le cas… à la télé (pour les chanceux abonnés à Canal+). Pas dans F1 2013 où c’est bien la saison précédente qui est représentée et pour laquelle le 3e GP est celui de Chine. Je ne sais pas trop où va me mener cette rubrique, ni même si j’arriverai à la tenir toute l’année, mais en tout cas pour l’instant j’arrive à peu près à tenir.

Le briefing

…A peu près seulement, car cette fois-ci, pour la première fois je n’ai pas « roulé » le week end, mais plutôt le mercredi suivant. Du moins, j’ai fait ma qualif le dimanche, mais ma course a tellement été un désastre que je l’ai abandonnée. Le fait même de me compresser du temps pour jouer ma saison a tendance à me stresser un peu dans ma course, et je me rends compte que ça n’aide pas à rester concentré. C’est un des aspects que je voulais voir avec cette expérience, et pour l’instant, l’effet « temps limité » du genre il-te-reste-10-secondes-pour-finir-la-moitié-du-niveau-à-Super-Mario – avec la petite musique qui va bien – a clairement un impact sur le plaisir de jeu.

Résumons le briefing, on me demande en gros quelque chose comme une 16e ou 17e place, je ne sais plus trop à vrai dire. Comme je pensais faire mieux, j’ai été un peu distrait.

La qualif’

Ma meilleure qualif’ de la saison jusqu’à maintenant !! Shanghai est un circuit assez particulier, dans le sens où plusieurs portions imitent un peu certains circuits, comme les virages rapides de Silverstone ou les deux grandes lignes droites qui rappellent Sepang. Par contre, la première succession de virages que j’ai surnommée l’escargot est restée un obstacle terrible pour moi. Incapable de trouver des points de repères efficaces, j’étais systématiquement trop lent à cet endroit.

Il faut que je revienne sur le volant. C’est un atout certain dans un jeu vidéo qui se rapproche tant bien que mal de la réalité. MAIS, le mien ne gère pas le retour de force, et pour avoir eu la chance dans ma vie (merci Madame ma femme!) de piloter sur karting, Ferrari et Formule 3, je peux dire que le ressenti dans le volant (mais aussi dans le cul sur lequel on repose) des vibrations de la voiture, des décrochages et glissades est vraiment important. Je pense qu’un Logitech G27 ou même mieux, les Thrustmaster hors de prix, doivent être bien plus efficaces dans ce domaine.

Les premiers virages lents sont toujours super profitables pour gagner des places

Les premiers virages lents sont toujours super profitables pour gagner des places

J’en reviens donc à mes points de repères visuels que chaque pilote utilise comme points de freinage. Les qualifs ne m’ont permis d’effectuer que quelques tours et j’ai ensuite été éliminé en Q1, à la 18e place. Je pense que pour mes prochaines courses, je vais choisir un « week-end long » qui doit me permettre de m’échauffer pendant des essais libres. Mais bon, l’un dans l’autre c’est la première fois que je réussis à battre 4 voitures à la régulière.

La course

Bon, j’ai maintenant bien compris comment fonctionne l’IA dans le premier tour : elle a tendance à être prudente. Moi je connais d’avance ma faiblesse : mes temps au tour ne sont pas suffisants pour espérer m’incruster dans le Top 10… Malgré ma qualification en 18e place, j’en perds immédiatement au départ car je n’ai toujours pas trouvé le moyen de réaliser un envol efficace. Mais rapidement, les premiers virages me permettent de passer – habilement cette fois – de nombreux concurrents. Au bout de quelques hectomètres, je finis par atteindre la 8e place, juste devant Mark Webber sur Red Bull – belle perf!

Il est a priori plus rapide que moi, mais l’IA, à ce niveau, n’est pas hyper agressive sur les dépassements, et permet assez aisément de contenir un adversaire derrière soi. Et ça fonctionne… pendant quelques tours. Le problème, c’est que regarder dans ses rétroviseurs a une fâcheuse tendance à déconcentrer. Et je finis par me lourder, et c’est 4 voitures qui me dépassent. Tant bien que mal, j’arrive à suivre le 11e et même à le dépasser ! Je me dis que j’ai ma chance pour espérer m’approcher du Top 10.

Mon arrêt au stand et ma piteuse 22e position. Heureusement pas d'incident mécanique...

Mon arrêt au stand et ma piteuse 22e position. Heureusement pas d’incident mécanique…

Hélas, encore une fois, mon inconstance me coûtera cher, comme le fait d’avoir joué ce Grand Prix un peu à blanc un mercredi matin avant d’aller au boulot! Je me loupe dans un virage – c’est rare de se louper en ligne droite en même temps – et j’accroche une Force India au passage. Honnêtement, c’était difficile pour moi de l’éviter, mais évidemment… je me prends une pénalité. Sauf qu’à la suite de cette erreur, j’ai perdu ma patience : à peine quelques virages plus tard je suis percuté par l’arrière et on m’inflige une nouvelle PENALITE pour avoir « causé un accident » !

Je commence à tâter quelques limites de l’IA, ou en tout cas des juges virtuels, dans sa gestion des litiges. Ca m’a vraiment gonflé et j’ai du prendre 4 ou 5 pénalités dans cette course au moins, tout rageux que j’étais d’avoir une fois de plus gâché mon avance. Finalement, après mon arrêt au stand, je pointe en … dernière position. Toute la seconde partie de ma course s’est donc limitée à une petite bagarre avec Giedo van der Garde, modeste pilote Caterham que j’ai laissé derrière moi. Dans le dernier tour, alors que la pluie s’invitait sur la piste, un coup de « chance » a fait qu’Esteban Gutierrez a du abandonner devant moi, me laissant la 20e position finale.

Bilan, une nouvelle course décevante, qui a encore confirmé ma difficulté à être suffisamment constant, tout comme le côté très tatillon de la réglementation qui ne tolère pas trop les passes d’armes viriles… Rendez-vous à Bahreïn pour de bon la prochaine fois, en espérant que ce circuit me réussisse plus. Et que je finisse ENFIN PAR FOUTRE UNE TANNÉE A CASTOR !