19th Mar2014

Saison Casual F1 2013 : E01 Melbourne

by Alphajet

f1_2013_logo

Comme vous le savez déjà, j’ai toujours aussi peu de temps pour profiter de mes consoles ou de mon PC… Toujours autant de mal à finir un jeu d’ailleurs! Pourtant, deux choses m’ont donné envie de tenter une nouvelle expérience cette année. La première, c’est la reprise du championnat du monde de F1 ce week-end, et la seconde c’est le week end gratuit de F1 2013 proposé par Steam. La combinaison des deux m’a motivé à retenter l’expérience F1, pas forcément évidente en utilisation occasionnelle.

L’idée, c’est de suivre le calendrier du (vrai) championnat du monde et de voir si :

1. Je suis capable de tenir le rythme d’une course toutes les deux semaines, et même plus grâce à Bernie Ecclestone
2. Un jeu/simulation relativement exigeant comme F1 2013 peut être pratiqué de façon régulière mais espacée sans que ça soit juste horrible, énervant, ou chiant. C’était mon postulat à l’époque où je jouais à F1 2010 ou 2011: je trouvais que le jeu se laissait prendre en main, mais exigeait un certain investissement
3. Sur une saison complète de F1, je pouvais m’améliorer et espérer finir des courses, voire pourquoi pas viser quelques podiums soyons fous !!

Bon, maintenant, il faut définir les règles du jeu. D’abord l’idée c’est de jouer les week-ends de grand prix, mais je ne m’interdis pas quelques entraînements entre (encore faudra-t-il trouver le temps) ! Ensuite, il faut définir les paramètres du jeu. J’ai commencé par régler le taquet de difficulté à 3/4, mais je me suis finalement ravisé en voyant que je tournais 5 à 6 secondes au tour moins vite que mes adversaires. Faut dire que j’étais rouillé, mais quand même, j’ai voulu éviter la désagréable sensation de me prendre des tours de retard. J’ai donc fixé l’IA à 2/4 et par contre désactivé certaines assistances pour arriver finalement à un niveau personnalisé qui me convient – enfin pour l’instant.

Concernant les épreuves, je choisis de me réserver environ une demi-heure maxi pour réaliser mes essais libres, mes réglages et la demi heure restante doit être suffisante pour réaliser 25% de la distance officielle du Grand Prix. Ca fait un total d’une heure tout compris, et j’essaierai de m’y tenir.

Sidewinder_precision_wheel

Un volant pas tout jeune, mais pas non plus tout à fait dépassé non plus!

Dernier point: le matériel. J’ai tout de suite écarté l’option de jouer au clavier, tout à fait acceptable pour TrackMania, mais absolument pas pour F1 2013. Non j’avais prévu de jouer au pad Xbox 360, quand même très doué avec ses gâchettes avec une bonne course et ses sticks creusés. Et puis, à l’occasion d’un passage chez mes parents, j’ai déterré mon poussiéreux Microsoft Sidewinder Precision Wheel, que je n’avais probablement pas utilisé depuis une dizaine d’années. Et après un petit décrassage, une reconnaissance immédiate par Windows 7, il a fonctionné comme un charme! Par contre il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour m’y faire (mes chronos étaient moins bons que sur le pad au départ), mais le confort est sans égal, même si sûrement loin d’un Logitech G27.

Episode 0 : Young Driver Tests

Bon, c'est pas tout ça, mais va falloir sérieusement décrasser mes skills!

Bon, c’est pas tout ça, mais va falloir sérieusement décrasser mes skills!

Avant de s’élancer comme un petit fou sur les pistes du monde, il faut faire ses preuves! Codemasters nous propose donc deux jours de tests des jeunes pilotes, qui consistent en fait à un tutorial plutôt sympathique pour prendre ses marques. Tests de base, pilotage avec des pneus usés, sous la pluie, et en fonction des résultats l’accès à des écuries plus ou moins prestigieuses. Bon faut pas s’attendre à partir chez Red Bull Racing tout de suite hein! Au mieux on peut viser Lotus.

Malgré mes efforts sur ma MacLaren, je n’arrive pas à débloquer les deux dernières écuries, et je choisis donc l’équipe de Sir Franck Williams, au passé prestigieux. Les données sont celles de la saison dernière, et je fais donc équipe avec Pastor Maldonado, que j’appellerai désormais affectueusement Castor. Après avoir un choisi les couleurs de mon casque, je suis fin prêt pour mon premier grand prix. Direction les antipodes, sur le premier circuit de la saison : l’Australie.

Episode 1 : Melbourne

Bon, bon, bon… Melbourne est au programme du cirque de la F1 depuis des années, je devrais quand même avoir quelques souvenirs du tracé rapide d’Albert Park, non? En fait, oui et non, quelques portions me reviennent mais je suis complètement déstabilisé par certains passages que je ne maîtrise pas du tout, et je finis la plupart de mes tours d’essais dans le bac à gravier. J’allège mon appui aéro, les virages étant pour la plupart rapides. Mais entre le temps d’adaptation nécessaire au volant et la mémorisation du circuit, je galère et mes temps au tour sont juste pourris.

Heureusement il fait beau... Avec la pluie ça se serait fini en partie de stock cars

Heureusement il fait beau… Avec la pluie ça se serait fini en partie de stock cars

Un peu dépité, les Marussia et autres Caterham sont loin devant, et je m’attends au pire pour la suite. J’accélère donc le temps pour passer aux qualifs… Et là finalement, je commence à assimiler quelques repères, je mange moins souvent les graviers, et mes pneus Option me mettent en confiance. Et là, c’est la cata… Alors que je finis par claquer le 17e temps (heho, c’est un exploit vu mon niveau), je percute une Lotus en me loupant au freinage et en partant en tête à queue. Verdict pénalité de 10 places sur la grille pour « collision volontaire » !! Non mais bordel messieurs les commissaires de course, la mission n’était déjà pas assez compliquée pour moi ?? F1 2013 semble être assez susceptible avec les collisions, et je rage-quit la séance pour passer à la course, de toute façon aucun espoir de me rapprocher du Top 10.

La course s’annonce sous un soleil radieux, pas de souci, je choisis les pneus Option qui sont les plus performants. Vu que la course fait le quart de la distance réelle et qu’un arrêt est imposé, ça me convient parfaitement. Je vérifie mes réglages, mais pour la forme parce qu’au final je n’ai pas du tout envie de prendre de risques. Je me dis qu’en partant de la 22e et dernière place, si j’atteins déjà la ligne d’arrivée avec un bolide en un seul morceau, ça sera déjà pas mal. Les feux s’éteignent progressivement… Et je prends un envol trèèèès prudent, mais très vite je me retrouve au premier virage que je négocie superbement bien pour gagner 4 positions.

L'avantage quand on part dernier, c'est qu'on peut pas faire pire de toute façon !

L’avantage quand on part dernier, c’est qu’on peut pas faire pire de toute façon !

Remotivé par ce bon départ, je prends un peu d’assurance et j’attaque Giedo Van de Garde. Je me rapproche mais j’attends le bon moment, et je finis par le passer au 2e tour. Au petit jeu du « qui freinera le plus tard », je ne suis pas mauvais et je finis par talonner … mon pote Castor qui se trouve à la quatorzième place. Mais Castor n’est pas manchot et si je maintiens plus ou moins l’écart, je n’arrive pas non plus à me rapprocher. Mais compte tenu de la faible distance, il est déjà temps de rentrer aux stands pour changer les pneus. Un autre set de pneus Option comme planifié et c’est reparti !

Je perds quelques place pendant l’arrêt et me retrouve à nouveau dans le trafic avec les Caterham en 17e position. J’essaie de maintenir le rythme, pendant que les autres effectuent leurs arrêts, et soudain c’est le drame… A trois tours de l’arrivée, un moment d’inattention et je me lourde au freinage et finit tel un parfait Jean Alesi dans les graviers… Pas longtemps mais suffisamment pour permettre à mes poursuivants de me rattraper. Et c’est dans ces moments là qu’on sent le manque d’expérience: agacé par ce foirage, je perds ma concentration et je percute un adversaire et je perds mon aileron avant dans la bataille. Retour au stand obligatoire, et je mets un temps fou à y rentrer avec une voiture qui n’a plus d’appui avant. Et là, c’est la douche froide. Alors qu’il ne reste qu’un tour à parcourir, je suis disqualifié pour mauvais choix de pneus. Du moins le règlement imposait l’utilisation d’au moins un jeu de pneus Prime pendant la durée de la course… Me voilà éjecté, terminant à la 21e position (un abandon me sauvant de la dernière place).

F1 2013 aurait pu m’avertir UN PEU PLUS de mon mauvais choix, ça m’aurait évité une disqualification forcément rageante à un tour du but. A part ça, j’ai quand même pris du plaisir sur la piste, plus que je ne pensais au final car je me suis surpris à tenir un bon rythme pendant quelques tours. J’espère que c’est prometteur pour la suite! Castor finit finalement 12e, et mon écurie n’oublie pas de me rappeler que je suis loin de mon objectif de la 10e place – comme si j’avais pas remarqué! Bon, rendez-vous dans deux semaines en Malaysie, sur un circuit où les risques de pluie sont importants.