23rd Juin2013

Critique: Ridge Racer Unbounded

by Alphajet

ridge_racer_unbounded_title

Ridge Racer Unbounded

Sorti en Mars 2012 Supports PC, PS3, Xbox360
Par les mêmes gars FlatOut (2004), FlatOut 2 (2006), FlatOut Ultimate Carnage (2007)
Alternatives NFS Hot Pursuit (2010), Burnout Paradise (2008)

Ah Ridge Racer. Quel vieux crouton ne se souvient pas du premier Ridge à la sortie de la Playstation?! Véritable vitrine pour la première machine de Sony, c’était la borne d’arcade dans son salon (le PC avait également Screamer qui n’était pas mal non plus dans son genre à la même époque). Que reste-t-il de ce noble héritage aujourd’hui?

Ridge Racer Unbounded est sorti un an avant que je l’essaie à l’occasion d’une promo Steam – comme souvent. Chose assez rare pour moi ces derniers temps, j’ai fini le jeu, voire même plus car je n’étais pas loin de l’avoir terminé de fond en comble. Pourtant, ça partait moyen. Le style graphique de RRU est assez particulier, le designer devait être dans un régime mono-aliment à base d’oranges pour avoir autant utilisé cette couleur dans le jeu. Du coup, pour faire ressortir ce détail, les tracés et les décors en général sont volontairement ternes, ce que j’ai trouvé un peu … vilain. Ou disons, pas aussi dépaysant qu’un jeu de bagnoles qui nous fait parcourir des paysages très différents, voire paradisiaques (Test Drive Unlimited).

Là par exemple, il n'y a pas beaucoup d'orange. N'oubliez pas vos lunettes de soleil quand vous jouez

Là par exemple, il n’y a pas beaucoup d’orange. N’oubliez pas vos lunettes de soleil quand vous jouez

D’autre part, Ridge Racer a longtemps été connu pour être un jeu très arcade avec un feeling plein de dérapages contrôlés. Unbounded l’est aussi, mais dans un genre très différent. La conduite se joue pas mal en s’appuyant lourdement sur les concurrents, le poids de la voiture se sent beaucoup plus,  et il faut un certain temps d’adaptation pour maitriser les virages au frein à main. J’ai d’ailleurs évité complètement certaines caisses qui avaient un comportement juste atroce. A propos engins, sachez que même si certains ont vaguement un air de ressemblance avec des modèles réels, la plupart sont juste inventées et plutôt dans un style japonais assez impersonnel encore une fois.

Donc là, vous vous dites qu’on ne peut pas dire que ce soit l’ambiance, ni le scénario (enfin les 3 lignes de pitch qui le constituent) qui m’ont attiré. Non, je crois que la période à laquelle j’y ai joué, peu avant la naissance de mon bébé, a contribué à créer une sorte de lien affectif avec un des derniers jeux que j’aurais fini avant de passer en mode insomnie/biberon/aucun répit. Mais ça serait injuste de ne le limiter qu’à ça, car au final pour le joueur occasionnel que je suis, le jeu propose différents styles de courses qui évitent de trop s’installer dans des courses monotones. Et j’ai bien aimé que les adversaires sortent un petit peu du carcan « je roule comme pépé-bérêt quand t’es derrière, et je suis le Sebastian Vettel des rues mal famées quand tu es en tête ».

Je conseille Unbounded aux amateurs de course qui auraient épuisé leur quota de gomme brulée : pas un premier choix, mais un second couteau pas désagréable à pratiquer de temps en temps si on oublie son manque criant de personnalité.

Quelle dose ?

Cool RRU est un jeu de course pas très exigeant en temps. On y joue 10 minutes comme on y joue une heure, sans aucun problème. Une course dure 3-4 minutes en moyenne. En fait, à petite dose, ça passe, mais je ne conseillerais pas trop d’en faire des sessions bourrines de 3 heures. Chacun son truc hein, mais il y a trop peu de variété ensuite pour ne pas se lasser.

Quelle complexité?

Abordable  Chaque véhicule a beau avoir des caractéristiques spécifiques, il n’y a pas non plus des différences flagrantes entre la quinzaine de voitures disponible. Bon évidemment, le camion du mode crash se joue un peu plus bourrin, et en fonction des épreuves et des tracés on aura ses préférences. Mais c’est simple à prendre en main.
Concernant la difficulté, elle n’est pas réglable.  Pour les amateurs de courses, le jeu se corse légèrement au fil de la progression, sans pour autant devenir infinissable. Bizarrement, certaines courses sont aléatoirement bien plus dures que la moyenne. En revanche, pour les moins expérimentés, sachez que les concurrents ne vous feront pas de cadeau, et n’ont pas le syndrome Mario Kart : ils ne vous attendront pas une fois en tête. Vous risquez donc de refaire plusieurs fois la même course, au risque de vous ennuyer.

J’en verrai le bout ?

C’est fait J’ai mis une dizaine d’heures à faire le tour du jeu, c’est à dire finir toutes les courses mais sans chercher à faire un 3 étoiles systématique. Depuis, j’ai fait 2h de plus pour en finir quelques unes de plus avec les honneurs.
Mais je ne jouerai pas plus de 2 ou 3 heures supplémentaires. Après c’est juste trop répétitif. Cela dit, c’est le genre de jeu qui ne vous frustrera pas trop si vous n’en voyez pas la fin…

Quel prix ?

Pas cher Je l’ai eu pour 6,79€ précisément, promo Steam oblige. Honnêtement, le jeu les vaut. Il vaut même le coup en prix budget (15-20€ en fonction du support), mais pas plus.

Le multi? Les bonus?

A oublier  Oubliez le multijoueur online en 2013! Les serveurs sur Steam étaient vidés, je pense que le constat n’est pas mieux sur console. De plus, les parties manquent de fun pour s’amuser vraiment.
Le jeu vous propose aussi de construire vos circuits avec des blocs. Vous voulez la vérité? J’ai même pas essayé.

Mon impression

Sympa sans plus Très honnêtement, je ne sais pas ce qui m’a accroché avec ce jeu, probablement le challenge assez relevé qui est un défi intéressant sans être non plus trop frustrant à mon goût. Par contre, pour ceux qui aimaient vraiment le « style Ridge Racer », ce Unbounded n’a rien à voir. Visuellement très impersonnel, et avec des sensations de conduite très différentes de la savonnette Ridge, il marque une vraie différence. Pas désagréable, mais pas 100% convaincante non plus.