04th Oct2012

Critique Casual: New Super Mario Bros 2

by Alphajet

Comme à mon habitude, j’arrive après l’été et la sortie de New Super Mario Bros 2 sur 3DS. Pourtant, c’est l’un des rares jeux que j’ai acheté dès sa sortie, un peu sur un coup de tête, en prévision de mes vacances. Un jeu de vacances, c’est peut être précisément la meilleure définition de NSMB2…

Mais revenons un peu en arrière. En 2006, je me fais un cadeau pour mes 25 ans en m’offrant la DS Lite et New Super Mario Bros (oui, je suis généreux envers moi-même!). Ce retour à un plateformer classique dans sa structure, mais réintégrant les meilleures idées de la série est alors une vraie réussite à mon goût. Succès non démenti par l’épisode Wii qui apporte lui aussi toute la convivialité du jeu à 4 et quelques nouveautés intéressantes. Cette année, Nintendo décide de continuer à pousser sa 3DS en lui offrant son propre épisode de cette sous-série après un Super Mario 3D Land très apprécié.

Et sur quoi on se focalise cette fois? La thune! Et oui, Mario aussi se heurte de plein fouet à la crise financière et décide de collecter le plus de pièces possible, l’objectif majeur étant d’atteindre le million de pièces d’or. Quel rapace ce plombier! Mais qu’en est il des niveaux à traverser? C’est là que le bât blesse d’après moi. NSMB exigeait de traverser 8 mondes pour défaire Bowser et son ignoble royaume de tortues communistes. Et sa suite directe propose un chemin direct qui n’en compte que 6. En fait il y en a bien 8 mais 2 sont cachés et uniquement accessibles par des sorties secrètes. Un monde étoile se débloque également après la fin du jeu. Mais du coup, dès lors qu’on ne cherche pas le 100%, le jeu se termine plutôt vite…

D’autre part, Nintendo a introduit très peu d’éléments nouveaux dans cet épisode, et les rares qui le sont servent souvent à faciliter la progression. Je pense surtout au costume de raton laveur qui rend invulnérable (sauf si comme moi on est un pitre des plateformes et qu’on finit dans un gouffre) qui apparait dès 5 essais ratés sur un niveau. Ou encore à la réintroduction de Reznor, cet espèce de boss rhinocéros apparu dans Super Mario World sur SNES qui conclut les châteaux de mi-monde et qui est vraiment facile à battre.

En fait pour moi cet épisode cherche à concilier les plus jeunes (ou les moins expérimentés) et les fondus de Mario qui ne considèrent la fin du jeu que lorsqu’il est fouillé de fond en comble. Ca plaira devrait convenir à ces deux catégories extrêmes, mais pour moi qui me trouve plutôt au milieu, je reste un peu sur ma faim. Bien sûr j’ai apprécié le challenge des 3 pièces d’or à récupérer par niveau, mais pas du tout convaincu par la course aux pièces qui ne séduira que les amateurs de compétition.

D’autre part, les 4 premiers mondes m’ont fait vraiment prendre NSMB2 pour un remake plus joli du premier! Vraiment trop peu d’originalité dans le level design. Il faut attendre les deux derniers mondes pour sortir des sentiers battus, que pour le coup, j’ai vraiment appréciés. Petit apparté, j’ai trouvé le Bowser final assez étrange à battre, comme un pied de nez au reste du jeu ultra classique. Un Mario reste un Mario, mais j’ai vraiment été habitué à plus d’audace d’un épisode à l’autre…

0-30min Durée de session:
C’est le plateformer « snacking » par excellence! NSMB2 brille toujours par ses niveaux pas très longs, et qui permettent de saucissonner correctement ses sessions de jeu. 2-3 niveau par-ci, par-là et hop on arrive à la fin du monde.
Ca donne au joueur une parfaite impression d’avancer constamment sans jamais rester bloqué.
Long Intervalle de partie:
Typiquement pas le genre de jeu qu’on risque de ne plus maitriser après 1 mois… Le gameplay est connu depuis 25 ans alors bon. Pas de surprise, il brille par sa capacité à être immédiatement accessible, et re-accessible des mois plus tard si on a envie de se refaire quelques niveaux.
Aisé Complexité:
Là encore, je crois que ne n’expliquerai à personne le principe de NSMB2. Le jeu est tellement accessible que même si on allait chercher un autochtone de la jungle amazonienne, il pourrait s’en sortir en quelques minutes.
On ne le souligne peut être plus assez, mais Mario a créé un jalon de référence pour les jeux de plateforme, et cet épisode ne déroge bien sûr pas à la règle avec une maniabilité toujours impeccable et jamais frustrante.
6-10h Durée de vie:
Personnellement je l’ai fini en 6h30 sans passer par les 2 mondes secrets. Et encore, en refaisant plusieurs fois les niveaux pour collecter les 3 pièces. On peut donc considérer ça comme une durée moyenne.
Ceux qui cherchent un challenge plus corsé devront débloquer et finir les 3 mondes secrets complètement, puis pourront s’acharner pour récupérer 1 million de pièces, ou essayer de battre leur meilleur score dans les « courses à la pièce ». Personnellement, j’ai trouvé ces challenges peu motivants et c’est bien dommage
+30€ Prix conseillé:
NSMB2 se trouve au prix assez classique de 35€ sur le net et 40 à 45€ en boutique, tarif qui ne bougera pas d’un iota avant très longtemps. Considérant la durée de vie assez courte, je trouve l’addition un peu salée comparée à l’excellent Mario Kart 7 par exemple.

Casual

Hardcore

C’est probablement le Mario le plus casual jamais sorti. Avec sa courte durée de vie, ses boss plutôt simples, et surtout le fait qu’on trouve autant de vies que de bière à l’Oktoberfest de Munich, on ne risque jamais la crise de nerfs.
Et dès qu’on galère un peu, le costume du Iron-raton-laveur flamboyant transformera le niveau en promenade de santé même pour les plus mous des doigts.
Si vous cherchez un jeu sympa et pas trop long, ou comme moi pour jouer sur la plage, c’est ce qu’il vous faut.
Je suis par contre bien plus réservé sur ma note « hardcore ». Autant le jeu est vraiment mignon, toujours efficace et avec une maniabilité impeccable, autant l’impression de jouer à un remake pendant 4 mondes m’a déçu.
Un point en moins pour cette fainéantise, et un autre en moins pour le manque d’innovations en général. J’ai trouvé que la chasse aux pièces d’or était presque décourageant comme challenge, et au fond pas très captivant.

Bref un épisode qui ne fait pas d’étincelles et ne restera surement pas dans les annales de la saga.