22nd Juil2012

Critique Casual: Diablo III

by Alphajet

Ca fait hyper longtemps qu’on n’a pas publié de critique casual. Torment doit en avoir une bonne demi douzaine qu’il n’a pas fini de rédiger, et de mon côté je n’ai guère eu le temps de m’y mettre ces dernières semaines. Mais s’il existe une bonne raison de casser cette spirale négative, c’est bien la sortie de Diablo III il y a déjà… 2 mois! Une éternité donc… bien qu’infime comparée à l’attente de ce 3 épisode, plus de 10 ans après le second.

Mais rentrons immédiatement dans le saignant, parce que le titre qui détient désormais un certain nombre de records de ventes n’a pas fait parler de lui qu’en bien. Ca n’est pas forcément l’objet de la critique qu’aborder les polémiques qui ont eu lieu, mais s’il faut avouer que le désormais célèbre « error 37 epic fail » a été rageant pendant quelques jours, Blizzard a très largement redressé la barre depuis. Mais bien au delà de ce problème temporaire, c’est l’incapacité à jouer en vrai « solo » qui m’insupporte. Non pas que je sois réfractaire à y jouer en multi, bien au contraire, mais l’incapacité à y jouer loin d’une connexion internet est aussi inutile que frustrante.

Après cette parenthèse rageante, qu’ajouter d’autre? Et bien je dois avouer que mes premières impressions sur le jeu ont été mitigées. J’étais au bord des larmes de sang quand j’ai passé mon premier niveau et que je me suis rendu compte qu’il était impossible de répartir manuellement ses points de caractéristiques, ou quand mon regard s’est posé sur le panneau des compétences. De nombreux joueurs (et joueuses), et a fortiori des testeurs, se sont levés tels une armée d’orcs assoiffés de sang pour s’insurger contre la « simplification » du jeu. Tout comme ceux qui ont appelé le mode normal du jeu « un tutoriel de 20 heures ».

Je ne suis pas d’accord avec ce constat, du moins pas complètement. Après quelques heures de jeu, j’ai compris qu’au contraire Blizzard avait réussi une sorte de pari improbable qu’il est un des rares à réussir : créer deux jeux en un. Ou plutôt… créer un jeu pour deux publics différents. Simplification…non, rationalisation oui! Diablo III c’est une sorte d’eau de vie de Diablo 2 : tout ce qui n’était pas nécessaire ou ne servait pas directement le coeur du gameplay a été supprimé. Il en résulte qu’on passe beaucoup moins de temps à réfléchir comment faire évoluer son personnage et beaucoup plus à combattre et ramasser son butin.

Du coup, moi qui ait pourtant traversé les deux premiers épisodes en long, en large et en travers, je n’ai même pas encore fini le jeu… Et pourtant il m’a déjà diablement amusé! Mais pour autant, le plaisir des plus acharnés n’est pas gâché pour autant puisqu’ils sont déjà des milliers à avoir fait, refait, rerefait et arpenté le jeu jusqu’au terrible mode Armageddon. En quoi sont-ils lésés par la facilité du jeu en normal ? Ils auraient de toute façon joué des dizaines d’heures avant d’arriver aux challenges les plus ardus. Ceux qui comme moi n’en auront pas le temps se satisferont parfaitement de le finir une seule fois.

Diablo III applique l’exacte recette de Starcraft 2 : refaire du similaire en apportant suffisamment de changement pour tout remettre en question. Et avec succès une fois encore.

30-60min Durée de session:
Il est possible de jouer à Diablo pendant 10 minutes grâce aux points de sauvegarde automatique répartis de façon très équilibrée. Pourtant c’est difficile d’envisager des parties si courtes. Comptez minimum une bonne demi heure, même si souvent vous déborderez largement sur l’heure de jeu.
Long Intervalle de partie:
Malgré ce que je pouvais imaginer au départ, on peut facilement laisser tomber sa souris pendant quelques semaines et retrouver le goût du clic frénétique en quelques instants. On retrouve toujours son personnage avec plaisir là où on l’avait abandonné (oui, en été, l’abandon de personnages sur le bord de la route est un drame courant)
Aisé Complexité:
Blizzard a extrait l’essence des précédents épisodes pour la condenser dans ce 3e. Du coup, la prise en mains est encore plus évidente et il n’y a plus de raison de réfléchir des heures à déterminer si on ajoute un point de compétence par ici, un point de force par là… On peut à chaque instant modifier sa façon de jouer sans contrainte.
20-30h Durée de vie:
Je considère que Diablo III est plutôt un jeu long, dont on pourra d’ailleurs étendre la durée de vie sur des mois. Mais ne serait ce que finir l’histoire principale en mode normal est bien plus longue que pour les épisodes précédents et invite toujours à visiter tel donjon secret ou tel bout de carte encore inexploré. Comptez une vingtaine d’heures pour en voir le bout quand même.
+30€ Prix conseillé:
N’espérez pas voir Diablo III soldé avant … haha longtemps! Il passera probablement aux alentours des 30€ l’année prochaine seulement. Du coup il faudra forcément lâcher quelques euros mais je considère que le rapport nombre d’heures jouées / prix est intéressant.

Casual

Hardcore

Blizzard a une fois de plus fourni un travail méticuleux pour rendre son jeu attractif au plus grand nombre. Diablo y a certes perdu une partie de son âme RPG, mais pas son plaisir brut. Il est néanmoins difficile de ne pas y passer de nombreuses heures. Pourtant il est beaucoup moins frustrant de le lâcher que l’était son prédécesseur, un très bon point. Rageantes durant les premières heures de contact, les modifications du gameplay finissent par s’estomper devant l’amélioration du rythme du jeu. On ne s’ennuie jamais et les combats s’enchainent de façon bien plus fluide qu’avant, l’action étant presque ininterrompue.
En réalité, je trouve le jeu encore plus tactique qu’auparavant son nouveau système de soin. Bref, Blizzard a encore frappé avec un titre qui s’impose une fois de plus comme un incontournable de sa catégorie.