13th Juin2012

Une heure sur… World of Tanks

by Alphajet

S’il y a bien une catégorie de jeu qui ne me réussit habituellement pas, c’est bien le MMO. En effet, difficile pour moi de trouver le temps souvent énorme demandé pour profiter de ces jeux. Mais je viens d’en essayer un qui est en train de faire un carton depuis un an, le très bien nommé World of Tanks. Il est parti de loin le petit, de Biélorussie plus exactement. Mais là où la plupart des MMO m’auraient déjà découragés, WoT propose un gameplay qui se rapproche bien plus de Team Fortress que de World of Warcraft.

Ah le charme de la campagne !

Bon, il faut quand même faire un postulat de base : soit vous aimez un tant soit peu les grosses boites de conserves à canon sur chenille, soit vous pouvez passer votre chemin et vous rabattre sur les FPS multijoueurs… il y en a des tonnes. Pour ceux qui sont toujours là, amateurs de cambouis et d’odeur de poudre, je crois que je tiens votre bijou. Avant de lancer le jeu, je dois dire que je ne le connaissais que de réputation (certes grandissante) sans savoir vraiment les détails. WoT c’est donc un MMO « light » : je veux dire par là qu’il n’est que relativement massif (les parties se jouent en 15 contre 15) et qu’il ne propose pas de monde persistant. En fait, la composante MMO se trouve dans la progression étape par étape vers les tanks les plus puissants du jeu.

Le principe des parties ressemble à un Battlefield 1942 qu’on aurait résumé aux combats entre chars. En bref, deux équipes qui peuvent être composées de véhicules de n’importe quelle nation s’affrontent sur une carte de 1km². L’objectif est soit d’annihiler l’équipe adverse, soit de capturer sa base schématisée par un drapeau. Jusque là, c’est ultra classique,  limite basique même. Mais la richesse du jeu se trouve ailleurs. Comme dans un FPS par équipe, on trouve différentes « classes » de tanks, 5 au total. Et chacune avec ses spécificités, notamment les chasseurs de chars et les canons automoteurs qui sont les plus spécialisées.

Quand on arrive en ville, tout le monde change de trottoir!

Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est le système de combat. Loin, très loin d’un Quake sautillant, il faut tenir compte des particularités du terrain, les aptitudes de chaque véhicule tant dans leur pilotage que dans leurs capacités d’attaque. Il faut également comprendre toutes les subtilités du gameplay :  le système de tir, cibler les zones les moins blindées, savoir se camoufler, gérer le timing du rechargement du canon… Mais tout ça n’est absolument pas pourri par une jouabilité complexe, bien au contraire. Seules les touches directionnelles, la souris et quelques rares autres boutons sont indispensables.

Et ça c’est la grande force de ce jeu, proposer un gameplay profond et abouti, tout en restant accessible. Et pour moi, il y en a une autre : c’est proposer des parties qui ne durent pas trois plombes. Contrairement à la plupart des MMO sont des gouffres de temps, WoT permet quand même de s’amuser pendant 10 minutes, même pendant les premières étapes du jeu, grâce à un système de matchmaking efficace. Bref, j’ai été conquis, et franchement je pense trainer mes chenilles sur WoT pendant quelques temps!

Impressions

Free to Play mais pas bridé, riche mais accessible, réduit à un unique mode de jeu (pour l’instant) mais très prenant pour autant, World of Tanks cultive les paradoxes avec succès. J’apprécie d’autant plus que le jeu occasionnel n’est pas du tout compromis. Seul frein possible : son univers très militaire et uniquement ciblé sur les tanks qui peut en rebuter plus d’un. En dehors de ça, c’est pour moi l’exemple de ce qu’il faut faire en Free to Play.