05th Juin2013

Balade au Retrogaming Show vol. 3

by Alphajet

retrogamingshow_vol3_1

Je vous avais causé du Retrogaming Show il y a un mois environ, et malgré un mariage le samedi, mon fils encore tout petit (et oui j’ai un pitchoun de 3 semaines!), j’ai eu le temps l’occasion d’y passer pendant 2 heures le dimanche 2 Juin. Ca se déroule toujours au même endroit – les Docks des Suds qui est un espace dédié aux concerts la plupart du temps – mais cette année il avait investi encore plus de place. Et pourtant, il y a quelques trucs qui me sont restés en travers de la gorge

Mais revenons d’abord sur les points positifs de cette expo entièrement dédiée aux consoles et machines d’une autre époque, celle de la préhistoire du jeu vidéo. C’est tout d’abord le plaisir de retrouver ces dizaines de boites électroniques qui ont bercé l’enfance des plus « agés » et de les faire découvrir aux plus jeunes. Cette année j’y suis notamment allé avec deux gamins d’une amie dont la première console était la Nintendo DS. Alors quand je leur parlais de Gamecube ou pire, de Nintendo 64, ils se demandaient bien de quoi je parlais. Et bien ils ont pu essayer Mega Drive, Atari et NES, parfois avec succès (Super Mario Bros 3, Pacman, Duck Hunt…) et parfois moins (Altered Beast!). Mais l’essentiel est bien là, le retour vers le passé fait son effet et le superbe état de conservation du matériel fait plaisir à voir.

retrogamingshow_vol3_2 retrogamingshow_vol3_3

On retrouvait également des exposants qui vendaient des vieilles consoles et accessoires, ou des objets typés rétro, et les concours de Super Smash Bros, Street Fighter 2 ou Mario Kart 64 étaient toujours de la partie, avec à mon avis une meilleure organisation. D’autre part, cette année des conférences étaient organisées avec des invités geek célèbres – Le Joueur du Grenier (plus fin que d’habitude), RealMyop (plus grand que je pensais) ou Usul et Dorian – une très bonne initiative au final qui montre que le salon est beaucoup mieux préparé que les précédentes éditions. Dernier point, un concours de Cosplay était également organisé ; ça fait recette dans tous les salons manga/jeu vidéo, why not.

Bon alors avec tout ça, quel est le problème qui fait tâche au milieu de cette sympathique exposition?? Et bien, comme l’année dernière, je déplore un peu la rareté des exposants, pas très nombreux malgré la présence de Pix’n Love. Je n’ai pas trouvé la collection plus étendue ou plus  originale que l’an dernier, c’est même plutôt l’inverse. On voyait beaucoup de NES, Mega Drive, Super Nintendo etc mais moins de machines un peu exotiques. Mais surtout, je trouve que la présentation laissait à désirer alors qu’il y avait bien mieux à faire pour expliquer l’historique de chaque machine. Ou ne serait-ce que classer les machines par époque, mieux les mettre en valeur de façon générale. C’est même une régression par rapport au volume 2 qui comportait des fiches détaillées pour chaque engin.

retrogamingshow_vol3_4 retrogamingshow_vol3_5

Tout cela passerait encore, si l’addition n’avait pas été aussi salée!!! J’ai payé 8€ pour la précédente édition, et 15€ cette année (tarif enfant 8€…)! Quasiment le double, auquel s’additionne 2€ supplémentaires de « vestiaire pour sac à dos » obligatoire non mentionnés sur le site officiel ; raison invoquée : le vol de manettes l’année dernière… Mouais, en tout cas ça ne justifie aucunement le prix! Bref, pour les quelques maigres ajouts, j’ai trouvé l’inflation carrément violente et non justifiée. S’il s’agissait de payer les cachets des « stars » invitées, je trouve ça dommage car ça réduit l’accessibilité d’un salon qui vise à faire connaître ou revisiter l’histoire du jeu vidéo au plus grand nombre. Au passage, les verres de boisson soft à 3€… très cher payé les 15cl de coca.

Même si j’apprécie toujours l’initiative, probablement une des meilleures du genre en France, j’ai été vraiment déçu par cette trop forte augmentation du tarif (et les 12€ en prévente ne changent pas mon opinion).

31st Mai2013

La Curiosity est un vilain défaut

by Alphajet
La révélation finale de Curiosity, une déception pour beaucoup

La révélation finale de Curiosity, une déception pour beaucoup

Curiosity, le jeu lancé sur iOS et Android par 22Cans, proposait aux joueurs curieux de déglinguer un cube géant flottant dans le vide en piochant dedans jusqu’à atteindre son cœur. D’après Peter Molyneux, son célèbre créateur, un secret « life-changing » s’y cachait. Mais là où La Fontaine nous enseignait la valeur du travail dans le Laboureur et ses Enfants, en prétextant un trésor caché dans un champ pour démontrer que l’effort promet une juste récompense, ça n’est pas du tout le cas de Curiosity. Non, ce dernier s’apparente plutôt au Loto mais avec une tare considérable qui promettait quasiment à coup sûr une déception finale.

Certes, le concept de loterie se rapproche assez bien dans la mesure où Bryan Henderson – le gagnant – avait téléchargé l’application du jeu le jour même, rendant probablement aussi dépité ceux qui débitaient du cube depuis 165 jours en espérant être l’heureux vainqueur de cet Everest cubique. Avouez qu’il y a de quoi voir une similitude avec ces enfoirés chanceux qui gagnent à l’Euromillions en ayant joué une fois dans leur vie. Mais après tout, c’est la dure loi des probabilités, et le postulat était posé dès le coup d’envoi des pioches.

En revanche, là où la Française des Jeux sait parfaitement nous faire miroiter des millions d’euros, récompense hautement tangible et matérielle que n’importe quel clampin saurait exploiter en bien et surtout en mal, Curiosity ne nous offre qu’un mystère. Or, toute personne normalement constituée s’attendrait à une récompense à la hauteur de l’effort. Après tout, passer près de 6 mois à exploser 25 milliards de cubes semble une tâche suffisamment monumentale pour mériter un cadeau en conséquence. Or on peut gagner des millions en cochant au hasard quelques numéros, alors pour 165 jours de dur labeur, les joueurs s’attendaient à quelque chose de plus spectaculaire que d’être considéré comme le Dieu du nouveau jeu de Molyneux, avec quelques décisions à prendre et un maigre pourcentage des ventes (qui sera de toute façon rentable pour Bryan vu qu’il n’a joué qu’une heure…à moins que 22Cans ne vende que 12 exemplaires de Godus).

En fait la récompense n’est pas surprenante ; quand on y pense… que pouvait bien offrir un habitué des annonces fumeuses concepteur de jeux à part une place privilégiée dans ses développements? C’était l’hypothèse la plus crédible et partiellement prévisible au vu de certaines couches du cube qui contenaient des images du futur jeu. Certes Molyneux, malgré toutes ses annonces révolutionnaires, reste parfois tellement convaincant qu’on veut le croire.
Je pense par contre que le but qu’il recherchait en créant ce jeu n’était pas la récompense (l’avait-il même clairement dès le départ??), mais la collaboration, les interactions entre joueurs pour atteindre un même but, et le plaisir de la découverte de chaque nouvelle couche du cube.

Et c’est là à mon avis qu’il s’est trompé. On dit « peu importe la destination, c’est le voyage qui compte », mais pour Curiosity, c’est plutôt une armada de chercheurs d’or qui s’est finalement fourvoyée dans une mine de quartz…

05th Mai2013

Retour vers le futur III

by Alphajet

Ca n’est pas le meilleur épisode de la saga… mais ça n’est pas du tout le propos !

Le "Archeopterix présente" me fait bien marrer, mais le gars est sympa et plein de bonnes intentions!

Le « Archeopterix présente » me fait bien marrer, mais le gars est sympa et plein de bonnes intentions!

Juste un petit mot pour rappeler à mes colocataires sudistes – pour faire clair, les gens qui vivent à moins de 60 bornes de Marseille ou alors des gens très très motivés – que la 3e édition du Retrogaming Show se déroulera les 1er et 2 Juin 2013, comme d’hab aux Docks des Suds (ça tombe bien c’est juste en face de mon boulot … ah merde je ne travaille pas le week end, tant pis!).

J’ai rien contre la JapanExpo Sud et tous les autres salons du genre, mais j’ai plus envie de donner un coup de pouce à Archeopterix et sa troupe qui essaient de faire un salon de qualité avec pas beaucoup de moyens mais une très bonne ambiance.

Pour ceux qui découvriraient, sachez qu’on y trouve tout un tas de vieilles machines jouables et accessibles à tous, dont certaines merveilles vidéoludiques plus exotiques que d’autres, mais aussi:

– une bibliothèque Pix’n Love pour les amateurs de lecture de qualité
– une bourse d’échange / brocante retrogaming
– divers concours, du style Street Fighter 2 ou Super Smash Bros
– une initiation à la création de « micromusic », ou comment composer la 5e symphonie sur une Gameboy
– et cette année on a droit à quelques invités Deluxe, genre le Joueur du Grenier & Seb, Usul, Dorian, Coeurdevandale (même mal orthographié sur le flyer ^^) et Realmyop pour des « conférences »
– un concert « Origine » le samedi soir à 22h (mais ne me demandez pas ce qui passera comme musique, j’imagine un trip retro 8 bits? Ou les musiques les plus marquantes du jeu vidéo? Le mieux c’est encore d’y aller!)

Je précise que l’ambiance est très sympa, que vous pouvez y amener vos enfants, c’est même conseillé si vous voulez leur faire découvrir que Mario a aussi existé quand vous étiez jeunes. De mémoire, l’entrée était à 8€ l’année dernière, j’ose espérer que ça n’a pas trop bougé.

Allez, bon dimanche pluvieux!

01st Mar2013

Joyeux anniversaire CHG !

by Alphajet

CHG_2ansVous n’y aurez certainement pas pensé, mais je ne vous en veux clairement pas pour autant! Et oui Casual Hardcore Gamer a 2 ans aujourd’hui… enfin en théorie c’était le 29 février mais la blague commence à être éculée. Bref avant tout je remercie ceux qui me lisent, ceux que j’arrive à intéresser et plus encore ceux qui me laissent des commentaires 🙂 Après tout, donner son avis c’est bien, mais échanger des points de vue c’est encore mieux! Donc merci pour les fidèles et tous les autres!

J’en profite pour vous annoncer également ce qu’on a coutume d’appeler un heureux évènement : je vais être bientôt papa d’un petit gars! Je peux donc déjà vous dire qu’il y aura pas mal de changement dans mes priorités et mon temps libre. Mais j’essaierai de garder le contact avec le blog, peut être lors de certaines courtes nuits 🙂 Enfin je vais quand même essayer de ne pas transformer mon fils en geek dès son plus jeune âge!

Voilà, voilà, à bientôt ici même ou sur Twitter où je traine régulièrement aussi !

20th Fév2013

PS Vita: Sony tient son caliméro

by Alphajet

ps-vita

Je tiens à le préciser d’emblée, je ne possède pas de PS Vita. Au moins on pourra me taxer sans vergogne de parler sans savoir! Mais ayant appris la récente baisse de tarif de la console portable au Japon, je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur ce semi-échec. Alors je ne vais pas faire ma Madame Irma du jeu vidéo, mais juste essayer de comprendre pourquoi une console qui a tant fait parler d’elle et tant rêver avant sa sortie au pu faire l’effet d’un soufflé qui retombe – saison de Top Chef oblige.

1. Les jeux, bordel. Le discours est assez partagé sur la question. Certains diront qu’il n’y a pas de jeux sur la Vita, d’autres crieront à l’injustice tant certains jeux méritent effectivement le coup d’oeil. Mon avis sur la question, c’est que la portable de Sony manque quand même d’un jeu qui l’aura définitivement marquée. Plus qu’un blockbuster, c’est une empreinte, une expérience qu’on puisse réellement identifier à cette console qui manque. Car toute bardée de technologie qu’elle est, le novice que je suis ne connait aucun jeu, hormis Gravity Rush, qui l’exploite vraiment. Et si la 3DS a eu le même bad effet kiss-cool quand on s’est rendu compte que l’effet 3D était assez gadget, elle a eu en revanche suffisamment de bons jeux plus classiques utilisant les fonctions tactiles qui ont su sortir leur épingle du jeu dès la première année.

2. Cette fameuse technologie qui équipe la Vita et qui sert de vitrine à Sony pour démontrer toute la puissance qu’une portable peut déployer, n’est elle pas inutilement démesurée? Autant tout le monde s’accorde pour dire que l’écran est magnifique, autant le pavé tactile à l’arrière semble complètement sous-exploité. Tout comme la très inutile version 3G, et même l’accéléromètre n’est pas souvent mis à contribution. Combiné au fait que Sony – une fois de plus – a voulu imposer un format propriétaire de carte mémoire hors de prix (le format SD tu connais??). En fait, ce qui m’inquiète le plus, c’est que cette masse technologique vaut son pesant de cacahuètes, enfin de Yens en l’occurrence. La Vita coûte cher, et Sony n’a que peu de marge de manœuvre pour ne pas la vendre trop à perte.

3. Sony n’avait pas anticipé le changement de son public cible… et très honnêtement, on peut difficilement leur jeter la pierre tant c’était compliqué à prévoir. Mais notre époque et les joueurs qui la vivent ont changé leurs attentes. Retour dans les années 90 lorsque sort la/le (rayez la mention inutile) GameBoy. La portable de Nintendo devient un véritable phénomène, car c’est une vraie console avec une très grosse ludothèque, transportable partout. Lorsque sortent la DS et la PSP une quinzaine d’années plus tard, Nintendo innove avec son double écran (qui paradoxalement rappelle les Game&Watch des années 80) et Qony mise sur la puissance mais aussi le multimédia : lecture de vidéos, de musique…

Mais qu’a apporté la PS Vita au joueur de 2012? Malheureusement pas suffisamment pour faire face aux smartphones et aux tablettes qui ont tous deux largement cannibalisé son marché! On joue à un « petit jeu » dans le métro sur son smartphone, et pour le canapé on privilégie un écran Retina d’Ipad par exemple. Mais le marché du gamer nomade, lui s’est considérablement restreint. La portion du grand public prête à payer pour un smartphone (indispensable) + une tablette (à la mode) + une console portable a, à mon avis, chuté.

Et c’est aussi je pense, ce qui explique en partie les points 1 et 2.
1. De nombreux développeurs de jeux ont trouvé un marché juteux sur smartphones et tablettes, et la Vita démarrant mollement n’a pas vraiment ressemblé à un eldorado sur son marché. Et curieusement, Sony n’a poussé que très peu de jeux sur sa propre console, à l’inverse de Nintendo. Justement la 3DS elle, se permet de surfer sur le vague « casual » et les jeux pour enfants, ce qui contribue à créer un cercle vertueux du parc de machines installées.

2. Sony, avec un matériel beaucoup plus coûteux que la 3DS, se heurte de façon plus frontale à la concurrence des tablettes et smartphones évoluant très vite et avec un prix proche, sans avoir pour autant beaucoup de latitude pour baisser son prix.

Qui sait, cette baisse, si elle est répercutée au niveau mondial, aura peut être l’effet escompté de relancer l’intérêt pour une console qui reste malgré tout  un bel objet.

18th Fév2013

Le retour de la convergence

by Alphajet

amd_apu_a10

Il y a quelques années de cela, on parlait du terme convergence (dans le milieu du high tech) pour désigner le fait que le perfectionnement et la miniaturisation de l’électronique feraient disparaitre certains appareils ou plutôt les fusionner en un seul bon à tout faire. En l’occurrence, c’est le destin – tragique – qu’ont suivi des appareils comme le Palm, le Discman, remplacés par les smartphones ou les baladeurs MP3. Mais aujourd’hui, je pense à convergence en voyant les configurations matérielles des deux futures stars des consoles chez Sony et Microsoft.

Alors bien sûr, pour moi il ne s’agit que de spéculations sur les spécifications des nouvelles Xbox et Playstation qui circulent, mais on en a quand même une idée assez précise aujourd’hui. Et elle dit quoi la rumeur? Elle annonce un processeur multi-coeurs, très probablement de chez AMD, et très probablement proche des APU A10 sortis récemment pour nos PC. Jusqu’à présent, la plus grosse différence semble ses situer autour de la mémoire vive qui serait plutôt de type GDDR5 chez Sony, et DDR3 chez Microsoft. Ca vous en bouche un coin hein? Ah vous étiez déjà tous au courant? Normal.

Non là où je suis surpris c’est :

1. Le choix d’une architecture très proche du PC. Et pour ça que je parle de convergence, c’est que si la plateforme matérielle est très proche entre ces 2 consoles et les PC, c’est du pain béni pour le multi-plateformes! Et c’est à mon avis une réelle volonté de la part des éditeurs aussi de pouvoir faire un portage sur d’autres supports à moindre frais! On le sait, certains studios ont parfois accouché de catastrophes en tentant de porter leur jeu, avec un framerate abominable, ou des textures façon bave de limace. Et même les plus grands s’y sont heurtés – souvenez-vous des premières semaines de GTA IV sur PC!! Bref, les éditeurs et les développeurs cherchent à rentabiliser respectivement leurs investissements et leur travail, et les joueurs retrouveront plus facilement une expérience similaire sur la machine de leur choix. Honnêtement c’est plutôt tout bénef’ !

2. Le choix d’AMD m’a également étonné, alors que nVidia avait été le partenaire de Sony pour la partie graphique, et IBM le fournisseur exclusif de processeur pour toutes les consoles de la précédente génération. Cela dit, ça me semble plutôt être un bon coup, car AMD a réussi à être très performant à la fois au niveau CPU et GPU, et est le seul à maitriser correctement cette Fusion (haha) – Intel étant bien trop faible sur la partie graphique et nVidia encore trop léger sur la partie processeur avec son Tegra. C’est également une excellente nouvelle pour AMD qui s’assure ici un gros marché pendant plusieurs années, et j’espère, lui permettra de continuer à concurrencer Intel et nVidia après les difficultés qu’ils ont rencontrées.

3. La – probable – forte ressemblance technique entre la prochaine Xbox et la prochaine Playstation. Initialement, je pensais que les deux concurrents les plus démonstratifs au niveau performance auraient tenté le concours de qui-ka-la-plus-grosse. Sony était un magnifique spécialiste de ce jeu là – heureusement qu’il n’y a pas de PS3 avec son Cell en Corée du Nord, on a échappé à une guerre nucléaire s’ils avaient pu mettre la main sur autant de puissance! Mais blague à part, c’est plutôt le choix de la raison qui l’a emporté, avec des prix des consoles qui ne devraient à mon avis pas crever des plafonds et une architecture qui sera plus rapidement maitrisable par les développeurs. Ce qui signifie qu’on peut espérer un line-up riche dès la sortie.

Il ne faut pas l’oublier, même si le marché du jeu vidéo est devenu énorme, il n’en reste pas moins colosse au pieds d’argile… Les récentes catastrophes de THQ, Atari, Game montrent que la crise est aussi passée par là, et ni Nintendo, ni Sony ne peuvent fanfaronner en plongeant dans des baignoires en platine pleins de champagne. L’époque impose une rationalisation, et même si cette harmonisation pourra peut être en décevoir certains, espérant des puissances démesurées, elle est clairement le choix de l’intelligence.

Ni Sony, ni même Microsoft et son budget démesuré n’ont guère envie de produire une console hors de prix qui plombera leur rentabilité autant que leurs ventes à une époque où les concurrents, même indirects, n’ont jamais été aussi nombreux. Un peu de sagesse dans ce monde de brutes…

27th Jan2013

2013 en chiffres

by Alphajet

2013

Mes grands amis les analystes du jeu vidéo sont des grands férus des chiffres (et de Paco Rabane probablement). Pour commencer cette année dans ce registre, je vous propose d’inventer les chiffres qui vont marquer 2013. Et au passage, essayer d’y mettre un peu de crédibilité quand même.

1. C’est le nombre de nouvelles consoles que je prévois cette année. En l’occurrence la prochaine Xbox de Microsoft. J’exclus volontairement la Ouya, dont le succès et la concrétisation sont encore à prouver. Et clairement, elle va avoir beaucoup à prouver!! Concernant la nouvelle boîte X, je crois personnellement à une sortie pour Noël prochain et pas seulement son annonce. Microsoft a depuis le début annoncé sa volonté d’être leader sur le marché des consoles, et ça fait certainement des années que la prochaine génération est en développement. Je rappelle aussi que la Xbox 360 est sortie un an avant la PS3, un avantage considérable sur ce marché. Rendez-vous à l’E3… voire même avant, je mise une pièce sur une annonce anticipée vers Avril ou Mai.

3. Comme d’hab, les mois à venir nous réserveront leur lot de suites… et de trilogies. Dragon Age 3, Crysis 3 mais aussi Dead Space 3. Je suis assez curieux de savoir ce que donnera ce 3e épisode. Autant le premier était une très bonne surprise, tout comme le spin-off sur Wii, autant le 2e a laissé planer un virage d’action un peu brutal. Du coup, c’est un peu le risque de voir un intéressant mélange survival-horror-action se déséquilibrer. System Shock 2 risque de se retourner dans sa tombe…

4. C’est à mon avis cette année que Sony annoncera sa 4e génération de PlayStation. Mais de mon point de vue, elle sortira plutôt en 2014. Cependant, il est nécessaire d’occuper le terrain d’ici là, et faire face à Microsoft. Si le marché japonais restera a priori la chasse gardée de Sony, le reste (le monde quoi) risque d’être beaucoup plus disputé. Peut être qu’avec le rachat de Gaikai, le Cloud Gaming sera une des armes de la PS4, mais la guerre risque de se faire surtout sur le terrain des performances. Mine de rien, le PC a repris du poil de la bête, le jeu vidéo se diversifie désormais sur de nombreuses plateformes, et les consoles de salon devront trouver de nouveaux moyens de se démarquer pour exister.

10. C’est cette année qu’est prévue la sortie du dixième épisode de la saga principale de Tomb Raider. Il fait partie des jeux que j’attends cette année, parce que Crystal Dynamics a eu le courage de faire ce que Core Design n’avait pas su faire en son temps: se remettre en question. Parce que le premier Tomb Raider avait été en son temps une de mes premières expériences où la 3D se justifiait pleinement. Alors même si ce reboot ne marquera probablement pas autant que l’original, j’espère sincèrement qu’il saura suffisamment renouveler les mécanismes de la série.

12. Comme le numéro du mois qu’il faudra probablement attendre pour voir une bonne partie des plus gros titres de l’année sortir. Parmi ceux-ci, Watch Dogs est probablement celui qui me tente le plus. Même s’il ne sera peut être pas le jeu le plus original de l’année, son univers qui me rappelle un peu Syndicate chatouille ma glande nostalgique.

Voilà, après une année 2012 déjà prolifique, il faut croire que 2013 ne sera pas de tout repos non plus. Bon je n’ai abordé que quelques évènements « faciles », mais il y aura j’espère beaucoup d’autres choses à retenir. En vrac, je ne crois pas à la percée du Could Gaming cette année, j’attends de voir le nouveau Double Fine : The Cave, ou encore ce que donneront les nouveaux projets financés par Kickstarter, et je me demande si la Wii U saura attirer intelligemment de très bons jeux.

Que vous l’attendiez ou non, 2013 est là, alors bonne année à tous!

19th Jan2013

2012: les Mayas n’en avaient rien à foutre

by Alphajet

2012

Ca fait des plombes que je ne vous ai pas écrit… Du moins à l’échelle d’Internet, un mois c’est effectivement proche d’une éternité! D’ailleurs, je n’ai pas tenu ma bonne résolution que j’avais prise il y a quelques mois de pondre un article par semaine. Mais alors pas du tout! Du coup pour 2013 j’ai décidé … de ne pas en prendre. C’est encore mieux je pense 🙂

Alors avant de parler de cette nouvelle année qui commence, que dire sur celle qui vient de s’achever – dans le domaine du jeu vidéo qui est a priori celui qui vous intéresse ici? Personnellement, je l’ai trouvée forte en contrastes. D’un côté, on a eu une année remplie d’excellents titres. Mais pas seulement des « Triple A » ou des jeux très attendus. Qui par exemple avait misé un kopeck sur Far Cry 3, qui s’annonçait pas mal, mais pas forcément aussi transcendant que les louanges données par la critique?! J’ai également apprécié de voir que Xbox Live, PSN et Steam accordaient une place toujours plus importante aux jeux indépendants, Journey en tête – auquel je n’ai pas joué. Certes, leur chemin pour trouver le succès commercial reste toujours très mince, mais j’ai l’impression qu’ils touchent mieux le grand public.

Et les tablettes n’y sont pas non plus étrangères! Qu’on le veuille ou non, les iPad et autres ardoises magiques Android se sont vendues comme des petits pains cette année. Et même si j’ai du mal à croire que le marché des jeux à 79 centimes arrive à faire bouffer leurs développeurs, le public commence à s’habituer à payer quelques euros et s’approchent d’un modèle économique viable… mais pour combien de temps avant que la donne change? C’est ce cher Zynga qui doit commencer à trembler des genoux depuis que leur gagne pain commence à battre sérieusement de l’aile. Tout change très vite…

Ce sont en tout cas les fabricants de consoles qui tentent de garder leur bout de gras. Mine de rien 2012 aura vu quand même 2 nouvelles consoles sortir, ce qui est assez rare !! Pour rappel, il s’agit de la Wii U bien évidemment, et de la PS Vita pour celles et ceux qui l’auraient déjà oubliée (la pauvre). Lancements avec des fortunes diverses, la Vita étant plutôt malmenée sur le terrain des jeux malgré sa puissance, et la Wii U tirant plutôt pas mal son épingle du jeu malgré son prix substantiellement plus élevé que pour son ancêtre. Difficile de prévoir leur succès sur le long terme, seuls les calendriers de sortie permettront de déterminer si oui ou non elles sauront rencontrer un large public. Mais avec le recul, j’ai tendance à croire que ce public a tendance à se lasser de plus en plus vite…

L’année dernière je suis également allé au RetroGamingShow vol.2, une expo marseillaise consacrée évidemment aux machines et aux jeux d’hier. Et j’ai été très agréablement surpris de voir à quel point l’engouement était présent, dans les yeux des trentenaires nostalgiques, mais aussi et surtout dans ceux des enfants et mêmes des grands parents. Une jolie preuve qui montre que ce loisir est définitivement rentré dans les moeurs et qu’aujourd’hui, il y a une place non seulement pour les dernières nouveautés à apprécier sur une TV LED 46″, mais aussi pour ces titres qui sont désormais rentrés dans l’histoire. Et qu’on peut maintenant les considérer comme des vrais classiques dans leur domaine, comme certains films ont marqué le cinéma.

2012 aura englouti Game et THQ

2012 aura englouti Game, mais aussi THQ et la plupart des magazines de jeux

Mais même si je considère cette année 2012 comme un bon cru, elle aura également été émaillée d’évènements pas très glamour, voire bien moches. En premier lieu, et c’est un sujet qui m’a tenu à coeur, c’est l’amputation de la presse vidéoludique de  la plupart de ses membres. En gros, il reste aujourd’hui un tronc avec IG Mag, et les couilles avec Canard PC – oui j’aime leur côté humour gras. Mais le navire Mer7 n’aura mis qu’un an à couler, malgré toute la bonne volonté des rédactions des magazines comme JeuxVidéo Mag ou Joystick avec leur nouvelle formule. Mais il faut croire qu’elles n’ont pas su trouver l’ingrédient magique pour renouveler en profondeur un système qui n’avait que trop peu évolué en 10 ans. Je souhaite bonne chance au petit nouveau Video Gamer… j’en reparle bientôt.

Ces fameux journalistes ont eu leur lot de casseroles cette année. L’affaire « Lara Croft » cet été, qui a jeté un bon coup d’huile féministe sur l’humour graveleux, mais surtout le célèbre DoritosGate, qui a remis en cause l’intégrité de la presse en général. J’ai d’ailleurs tendance à croire que cette cabale va se prolonger en 2013, et que les principales cibles risquent encore de prendre des SCUDs en pleine tête. Mais peut être que soulever certains problèmes d’éthique, y compris vis à vis de blogueurs bien arrosés, permettra de crever l’abcès.

J’ai aussi bien détesté l’attitude rageuse de tous ceux qui ne peuvent s’empêcher de s’emporter parce qu’un jeu ne sortira pas sur leur console préférée (Bayonetta 2) où qui crachent dans la soupe Diablo 3 parce qu’elle n’est pas assez immédiatement hardcore à leur goût. Des MMO comme Star Wars The Old Republic ont montré à quel point les exigences des joueurs se sont élevées au fil des années, quitte à devenir parfois abusives ou même méprisantes. Je pense que c’est bon pour le jeu vidéo en général que son public devienne plus exigeant… mais pas plus con. Souhaiter des scénarii qui sortent des sentiers battus, une intelligence artificielle bluffante (ça je l’entends depuis au moins 15 ans), ou des univers qui changent des théâtres d’opération militaires, ça me va. Râler sur les bugs d’un jeu ou le manque de finition, les DRM insupportables ou les Season Pass, pourquoi pas. Mais les pleureuses gâtées qui chialent à la moindre occasion m’exaspèrent…

Pour finir, la fin du monde s’est concrétisée pour deux acteurs bien connus de notre marché. Tout d’abord l’éditeur THQ qui, assez paradoxalement, s’est cassé la gueule après avoir tenté de se tourner vers des jeux plus novateurs et moins de licences dérivées (catch, jeux tirés de films…). Le cadavre s’est vite fait dépecer par les autres rapaces du coin, sinistre présage qui m’incite assez peu à penser que 2013 sera placée sous le signe de l’innovation à outrance. L’autre macchabée encore tiède, prêt lui aussi à se faire piller les poches, c’est l’enseigne de magasins Game, ex-concurrent de Micromania. Après des soldes dévastatrices qui ont vu des centaines de console et jeux s’arracher à -30% (même Attila aurait été moins sauvage, il ne reste guère que les locaux à racheter. Signe que le marché dématérialisé finit par tuer la vente classique? En partie certainement, mais une gestion très moyenne de l’entreprise n’est pas à exclure…

Voilà pour mon petit bilan, je vous souhaite donc à tous une excellente année 2013, profitez-en bien avant qu’on nous annonce un nouveau cataclysme en décembre prochain selon le calendrier des Aztèques…

26th Nov2012

Wii U la mal nommée

by Alphajet

La campagne publicitaire de Nintendo pour lancer sa nouvelle console en Europe a commencé assez tard, ce qui n’a pas manqué de surprendre beaucoup de monde. C’est donc depuis moins d’un mois, parmi le gavage crânien monumental mais désormais habituel de la période pré-Noëlique, que tout un chacun découvre le nouveau bébé d’un blanc immaculé (ou d’un noir poussiérigène au choix). Ce qui ne m’avait pas frappé au début, c’est mon entourage qui me l’a fait sauter aux yeux.

Je me suis rendu compte que Nintendo avait fait la même « erreur » pour ses deux dernières consoles en date, cette Wii U donc et la 3DS. Comme d’habitude depuis la Wii, les différentes pubs mettent tout particulièrement le joueur en scène, la convivialité des séquences de jeu à plusieurs, et les nouveautés de gameplay que permet le gamepad avec son écran. D’ailleurs, soit dit en passant, l’originalité du gameplay asymétrique n’est pas réellement bien expliquée dans les spots TV. En tout cas, je suis à peu près certain que la plupart des parents qui vont se poser la question d’acheter la console pour une livraison sous le sapin n’ont pas complètement saisi le concept.

Comme à l’E3, c’est plutôt Zombie U qui tire son épingle du jeu, alors que les passages sur NintendoLand ou New Super Mario Bros Wii U restent finalement trop classiques. Honnêtement, le coup d’avoir un deuxième joueur qui crée des plateformes pour le premier, ça me rappelle vaguement l’inintérêt de jouer à Super Mario Galaxy à deux pour collecter des fragments d’étoile. Et ce manque de clarté… il est juste sublimé par le choix d’un nom passablement mal choisi. En voulant innover tout en conservant un héritage de l’immense succès de la Wii (qui faut-il le rappeler est la plus vendue de la génération actuelle), Nintendo a choisi de conserver « une marque »: Wii.

Or, c’est un choix à double tranchant, car cet héritage est lourd de conséquences. J’étais surpris au début quand mes ami(e)s m’ont demandé ce qu’était la Wii U. Un truc qui se branche sur la Wii? Une sorte de mise à jour? Une tablette pour la Wii ? Est-ce qu’on peut garder sa console? Loin d’être naïves, ces questions prouvent qu’à force de mettre en avant telle ou telle fonctionnalité, Nintendo en oublie qu’il sort une véritable nouvelle console! NES, Super Nintendo, Gameboy, Nintendo 64, Gamecube, autant de noms qui ont fièrement construit l’Histoire de la marque japonaise… et celle du jeu vidéo.

Mais quand la 3DS est sortie, le grand public n’y a vu que la dernière venue d’une gamme composée de la DS, DS Lite, DS XL, DSi. Une simple mise à jour avec un écran 3D, finalement pas si révolutionnaire. Le nouveau stick analogique ou la puissance largement revue à la hausse sont complètement passés inaperçus au point qu’elle n’est pas restée dans l’esprit des gens comme une nouvelle console. C’est exactement la route que suit la Wii U, avec sa promotion trop proche de celle de sa grande soeur.

A force de matraquer son originalité, Nintendo fait l’erreur de négliger l’effet nouveauté. Attention, je ne dis pas que je n’approuve pas cette politique qui ne mise pas tout sur des graphismes bandants et une puissance à faire chialer des supercalculateurs de la NASA  (cf PS3). En revanche, ne pas en parler du tout est à mon avis préjudiciable pour marquer sa différence. On ne voit quasiment pas la console en elle même, planquée derrière sa « tablette »,  on ne se rend pas compte que la résolution est désormais HD… A côté de ça, Sony n’hésitera certainement pas à coller un 4 derrière son célèbre PlayStation, et Microsoft fera surement dans la même veine.

Bref, même « Wii 2 » ou « New Wii » aurait moins fait de mal à l’image de cette nouvelle console, à défaut d’être original…

09th Nov2012

Mort7

by Alphajet

Réaction à chaud ce soir après l’annonce du placement en liquidation judiciaire du groupe Mer7, société éditrice de nombreux magazines de jeu vidéo et d’informatique en général, qui comprennent papy Joystick, Jeuxvideo Magazine, ou encore Consoles+, sans parler de feu Joypad. A ce jour, il est difficile de savoir si tous ces titres retrouveront une maison d’édition, ou bien s’ils disparaitront tout simplement des kiosques à journaux à tout jamais.

Alors, j’ai déjà vu des gens réagir en écrivant « de toute façon, qui les lisait encore?« . Moi entre autres, mais certes la question mérite d’être posée. S’ils en sont là aujourd’hui, c’est en partie car dans un marché de technophiles avertis, le papier apparait parfois comme désuet, hors du temps face à une armada de sites et de blogs qui « flashnewsent » plus vite que leur ombre. Clairement, l’émergence des actualités en ligne a porté un gros coup aux magazines, quand ils accusent un mois voire parfois deux de retard pour tester un jeu vidéo. C’est forcément rédhibitoire pour beaucoup qui n’iront pas payer 3 à 7€ un magazine pour avoir un article pas si éloigné de ce qu’ils ont déjà lu sur internet.

Dans ma série d’articles de cet été, j’ai également soulevé les grosses difficultés qu’avaient certains magazines à se renouveler, à réécrire une nouvelle histoire pour survivre. Mais c’est un peu la débâcle françaises de 1940: trop peu de nouveautés sont arrivées trop tard… C’était pourtant à mon avis un des rares moyens de survivre puisque tenter de concurrencer la presse internet sur les mêmes contenus était perdu d’avance.

Mais à tous ceux qui restent de marbre face à cette annonce, j’aimerais leur rappeler que les Joy’ et consorts font partie à tout jamais de l’Histoire du jeu vidéo. Si ce média en est là où il est en France, c’est pour une petite partie grâce à ces passionnés qui pendant des années ont su décortiquer des centaines de titres, des sombres étrons aux merveilles qui ont jalonné notre enfance/adolescence/et plus si affinités. Il est aussi important de rappeler que bon nombre des testeurs, journalistes ou ménestrels qui officient aujourd’hui sur les sites les plus connus ont fait leurs armes dans ces rédactions de magazines pendant longtemps. Et que sans ces bandes de joyeux drilles au ton souvent décalé voire loufoque, et ben il n’y aurait peut être pas sur internet ce regard côté plaisir et fun qui prime avant tout, et tous ces blogs qui ont poussé comme des champignons. C’est un peu leur flamme qui s’est transmise chez tous ces gens et qui s’éteint aujourd’hui.

Certainement que je ne serais pas là à vous écrire si dans les années 90, je n’épluchais pas chaque page de mes magazines en me disant que … »Bordel, ils font un des plus beaux métiers du monde quand même! ». Malheureusement peut être pas suffisamment rémunérateur et gratifiant pour qu’il survive à 2012.

Pages :«1234567...23»