10th Oct2011

Critique Casual : Team Fortress 2

by Torment

Team Fortress 2 (TF2) est un FPS online, qui a su attirer un grand public de part sa très grande qualité. De nombreuses mises à jour et de nouveaux contenus de qualité ont réussi à lui garantir une loyauté importante chez les joueurs.

TF2 est maintenant gratuit, et ne requiert plus d’investissement d’argent, mais il demande toujours un investissement de temps important. Est ce qu’aujourd’hui cela vaut le coup d’investir du temps dans TF2?

 

Le pavé casual

30 minutes – sans limite Durée de session: On peut facilement faire une partie rapide à TF2, mais il est souvent difficile de s’arrêter!!! Du coup, TF2 est vraiment un bon jeu pour faire une petite partie entre amis.
Long Intervalle de session: TF2 c’est un peu comme le vélo, on peut laisser tomber pendant un an, et reprendre comme si on s’était jamais arrêté.
Lourd Degré d’investissement: Probablement le point faible de TF2. Il est très facile d’accès, mais on s’en prend plein la figure quand on débute. Le jeu sera beaucoup plus intéressant pour les débutants s’ils jouent avec des amis. Aussi certaines classes de support (médics et ingénieurs par exemple) demandent peu d’adresse, et conviennent bien aux débutants.
Sans limite Durée de vie: Un début, mais pas de fin. Les mises à jour de Valve relancent l’intérêt en permanence.
0€ Tranche de prix: Le jeu ne vaut aujourd’hui plus rien… Enfin, si, il a de la valeur, mais il est gratuit.
B Midcore Verdict: TF2 est vraiment un jeu hardcore, qui demande un investissement important pour bien savoir jouer. Pourtant, le fait de pouvoir faire des parties très courtes et en coopération avec beaucoup d’amis (TF2 est gratuit) lui donne un intérêt social qui devrait plaire aux casuals.
04th Oct2011

Une heure sur… Battlefield 3 Beta

by Alphajet

Les joies de la beta ! Espérons que ce genre de mise à jour se fasse plus rare avec la version commerciale

Etant donné que je me suis résolu à installer Origin, autant en profiter pour essayer la Beta ouverte de Battlefield 3, disponible en libre téléchargement jusqu’au 10 Octobre. Pendant que les quelques Go se téléchargent tranquillement, quelques infos sur cette beta. Il faut savoir qu’elle est uniquement multijoueur et ne propose qu’une seule map, « Opération Métro » qui se passe dans un Paris un brin dévasté. On peut y jouer jusqu’à 32 joueurs sur PC et 24 sur console (même si des petits malins ont voulu contourner les règles). Pas de mal pour trouver un serveur occupé, il y a déjà des milliers de joueurs qui se canardent, preuve s’il en fallait encore une que le jeu est très très attendu.

 

C’est plutôt une bonne idée de la part de DICE d’avoir voulu faire une première couche de tests en Open Beta, qui devrait permettre de peaufiner considérablement le jeu d’ici sa sortie. Revenons à Origin: jeu téléchargé? OK. Je lance le jeu, et il m’ouvre une page internet… qu’il est impossible d’atteindre. Je réessaie plusieurs fois avant de comprendre qu’il essaie de se logger sur Battlelog. J’utilise donc Google mon ami pour l’atteindre et j’arrive sur ce magnifique écran de mise à jour. — Musique d’ascenseur — De retour une heure plus tard, je me rends compte que pour lancer le jeu, il faut installer un plugin Origin dans son navigateur Web, pour enfin pouvoir lancer le jeu depuis le Battlelog. Euh, les gars, c’est pas un peu compliqué votre truc là?

Comme je n'ai pas eu le temps de faire de screenshot de mes parties, vous aurez un bel aperçu de mes stats pourries 🙂

Bon j’imagine que c’est prévu pour centraliser tout sur une même page, peut être pour sécuriser les connexions aux serveurs aussi, mais j’aurais cru qu’Origin (indispensable pour lancer le jeu) suffirait! Bon du coup je parle en deux mots de Battlelog qui est une sorte de Facebook du combattant. Chaque nouvel achievement et vos statistiques complètes se mettront automatiquement à jour sur cet espace. Bon et le jeu alors? Je vais commencer par l’unique map, assez sympathique et qui donne une bonne impression d’ouverture dans la partie extérieure. La partie souterraine , dans le métro parisien, est plus linéaire (en même temps, c’est souvent le cas dans le métro), mais offre quand même plusieurs passages. Côté visuel, ça flatte l’oeil, les modèles de personnage sont détaillés, et l’environnement assez crédible et suffisamment varié. Côté ambiance sonore, ça alterne entre du bon (explosions) et du moins bon (certains sons d’armes manquent de pêche je trouve)

Mais pour le reste, BF3 promet-il d’être un investissement viable pour des parties occasionnelles? Et bien pour l’instant je suis partagé. Le gameplay est je pense assez définitif, et assez réaliste comme dans tout bon Battlefield qui se respecte. Mais je pense qu’il faudra pas mal d’investissement pour en profiter. Pour suivre la tendance amorcée dès Battelfield 2, les parties jouées feront gagner des points, qui procureront au fur et à mesure de nouveaux grades, armes et objets. Alors malgré mon départ de zéro et mon M16 de base, j’ai parfois réussi à faire de beaux cartons, mais un joueur occasionnel pourra-t-il rivaliser à terme avec des joueurs assidus armés comme Schwarzenegger? De plus, je n’ai pas encore capté si être chef d’une escouade de 4 joueurs sert à quelque chose, et si on peut donner des ordres ou des objectifs. Bref, au bout d’une heure, on appréhende un gameplay assez touffu, qui encourage le travail d’équipe (on récompense les tirs de suppression ou le fait de permettre à autres joueurs de l’équipe de respawner à côté de soi); mais à l’inverse d’un Team Fortress 2, je dirais qu’il est possible qu’un risque de déséquilibre se crée entre joueurs réguliers et occasionnels.

Réponse le 27 Octobre… enfin si vous me l’offrez ! 😉

28th Sep2011

Freebox Revolution & Gamepad

by Alphajet

La boite est jolie en tout cas, mais beaucoup de carton pour un petit gamepad!

J’avais commencé à écrire un post en Mai lorsque j’ai reçu le gamepad de ma Freebox Revolution. Et puis comme d’hab, les semaines ont passé, le pad a stagné dans mon meuble TV et l’article a trainé dans la rubrique brouillon avec 3 pauvres lignes. Mais toi cher lecteur, tu te poses peut être la question de savoir si tu aurais intérêt à profiter de ton écran de TV 55 pouces pour profiter d’expériences ludiques intenses avec ta Freebox Player, non? Ah, tu n’es pas chez Free? Bon ben à bientôt alors!

J’imagine que ceux qui sont restés sont soit abonnés chez Free, soit curieux. Alors je vais quand même vous donner mon sentiment. Prenons le pad en main tout d’abord. La prise est assez naturelle, sauf pour les boutons à l’arrière qui ne conviendront peut être à toutes les tailles de mains. En dehors de ça, il y a un grip fait dans une sorte de caoutchouc, mais bon je n’ai pas joué suffisamment pour transpirer des palmes! Après, faut avouer qu’un c’est une repompe plus ou moins lointaine de la DualShock de Sony, made in China bien sûr. Mais si on sent bien que le plastique n’est pas de grande qualité, la manette ne craque pas et j’ai trouvé les 2 sticks plutôt agréables. Bien sûr, certains boutons sont un peu cheap, notamment ceux de la tranche, mais franchement dans l’ensemble ça tient la route. Bref, on a en gros un peu mieux que ce qu’on peut attendre d’un pad à 10€ dans le commerce.

Ca c'est le jeu sur iPad : ça peut encore passer sur 10", pas sur une TV de salon!

Reste encore à savoir si ce gamepad trouve une utilité avec les jeux proposés par Free! Pour représenter le casual gamer lamba, j’ai donc jeté mon dévolu sur Asphalt 5 HD de Gameloft qui est gracieusement offert aux abonnés. C’est un peu censé être le produit d’appel quoi! Ben c’est une bouse. On a parlé de rendu similaire à la Wii? Désolé, mais à part la résolution très correcte, tout le reste est très très bof. Genre 1997-style avec un gros bitmap en fond de circuit, genre plutôt Need for Speed 2 que Need for Speed Hot Pursuit… Bon d’un autre côté, on peut accepter un graphisme moyen si le reste tient la route. Alors, pour un « petit jeu », c’est relativement complet avec un mode carrière où on remplit son garage, on débloque des véhicules, des courses, et il y a plusieurs modes de jeu (contre la montre, course, échapper aux flics, jouer le flic…). Mais une fois la partie lancée, c’est le néant du feeling. On aurait remplacé la voiture par un skateboard, ça aurait été pareil… La direction latérale est trop vive, on peut rouler à fond quasi en permanence sans problème, l’IA a un comportement pathétique (SNCF bonjour! je roule sur un rail) et en plus de tout ça j’ai eu occasionnellement quelques saccades bien désagréables.

Donc en bref, après 2 sessions de jeu et une dernière course en moto avec son pilote qui reste droit comme un I dessus, j’ai cru m’étrangler d’ennui. Alors il y a peut être d’autres jeux qui valent le coup, mais pour l’instant, je préfère vraiment passer mon temps sur autre chose…

25th Sep2011

Critique Casual : Trackmania² Canyon

by Alphajet

Il y a des jeux comme ça qui marquent une période particulière de votre vie. Pour ma part, Trackmania Nations a clairement laissé son empreinte sur la fin de mes études supérieures. Il faut dire que cet épisode était gratuit avec un multijoueurs complet qui m’offrait ainsi qu’à mes collègues de fac un excellent défouloir entre deux sessions de travail (ou bien c’était l’inverse??) grâce à son mémorable mode Hotseat où tour à tour on essayait de battre nos meilleurs temps avec un stock de mauvaise foi et de tentatives de déconcentration.

Le même en mieux

L'adhérence est toujours différente en fonction de la surface, limite savonette sur la terre!

J’attendais donc Trackmania² avec une certaine impatience, lui qui était annoncé comme la « vraie » suite de la série. Ce qui était plaisant avec les premiers épisodes, c’est qu’il était facile de lancer une partie pour une quinzaine de minutes et faire quelques courses rapides histoire de claquer un temps. Est ce que Canyon réussit à procurer le même sentiment d’accessibilité? Laissez tomber le suspense, la réponse est oui. Tout ce qui faisait le sel du jeu se retrouve ici : la sensation de vitesse omniprésente, les passages millimétrés, les sauts, les loopings et la transpiration qui colle aux doigts. Y compris l’éditeur de niveau, encore plus complet, mais j’avoue que ce n’est pas trop un aspect du jeu qui m’intéresse. Par ailleurs, le jeu est plus beau mais reste toujours aussi fluide, même si je n’ai pas encore eu le temps de le tester sur mon Netbook du pauvre.

Comme d'hab, pas de collisions entre véhicules, mais un ghost qui met la pression!

Alors quoi de neuf à noter ici? D’abord, comme pour Nations, il n’y a qu’une voiture et qu’un seul environnement : je pense que vous avez tous pu deviner qu’il s’agit de Canyon. C’est une sorte de mix entre « Desert » de Trackmania pour les décors et « Island » pour le véhicule. Là où Nadeo a poussé le bouchon un peu plus loin, c’est en ajoutant la notion de Drift que je trouve plutôt fun et indispensable pour certains passages. Les dégâts visuels sur la voiture sont maintenant reproduits mais ça n’a aucun effet sur la conduite et d’ailleurs, pour chasser le chrono il vaut mieux éviter les murs… J’ai remarqué aussi que contrairement à ses prédécesseurs, il n’est plus possible de freiner en l’air pour stabiliser l’assiette de la bagnole, autrefois indispensable dans la maitrise des sauts. Pour finir, le jeu offre désormais la possibilité de faire un temps « officiel » qui sera immédiatement comparé à tous les autres joueurs en sur Internet. Mais pour corser la chose, on ne peut faire une course officielle que toutes les 5 minutes! Et ça c’est une excellente idée pour récompenser le sang froid exceptionnel qu’il faut pour ne pas rater un seul virage.

Alors forcément, il faut une certaine maitrise et je me suis déjà pas mal arraché les cheveux après avoir réalisé un super temps en entraînement et une grosse merde en officiel. A noter quand même que les modes de jeu Stunt ou Puzzle ont disparu et que seul le Time Trial subsiste (pour l’instant?). Pour ceux qui se sentent encore plus l’âme de compétiteurs, le jeu en ligne, élément phare grâce à une communauté mondiale très présente, est très accessible. Comme à l’époque, c’est toujours aussi facile de trouver des serveurs avec un bon ping, et même pour moi qui n’ait plus trop l’occasion de faire du multi online, c’est hyper faisable avec TM², les parties durant une dizaine de minutes en général.

Le pavé casual

20 mn
Durée de session: Même en 10 minutes on est capable de s’amuser. TM² est très structuré avec des courses qui durent en moyenne entre 20 secondes et 3 minutes. Pour ceux qui aiment les jeux de Time Trial, c’est LE jeu casual hardcore idéal
Long Intervalle de session: Je n’avais pas touché Trackmania depuis au moins un an et j’ai repris mes marques en quelques minutes seulement. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas et c’est hyper facile de s’adapter au nouveau feeling de la voiture, peut être encore plus qu’avant
Modéré Degré d’investissement: 5 touches à maitriser : le gameplay est instinctif. Pourtant, il faut un certain nombre d’heures pour le maitriser, et le problème c’est que comme pour Angry Birds, le jeu est addictif et incite toujours à relancer la course pour gratter 1 centième de seconde. A vous de vous gérer 🙂
10h – illimité
Durée de vie: comptez une dizaine d’heures au moins si vous voulez finir le mode solo en médaille d’or. Mais ensuite vous aurez accès à une infinité de circuits produits par la communauté si bien qu’on peut en découvrir tous les jours
20€ Tranche de prix: TM² a la bonne idée d’être vendu pour un prix modique, alors foncez! A voir à quel prix seront ensuite vendues les extensions (probablement un prix similaire)
Excellent Verdict: avec son gameplay hyper accessible mais technique et addictif, Trackmania² Canyon a tout pour plaire à un casual hardcore gamer. Pour peu que vous aimiez les jeux de caisse et le principe de battre des records, vous ne regretterez certainement pas l’expérience. Mettre un doigt dans l’engrenage, c’est à coup sûr passer quelques heures à chasser le temps
19th Sep2011

Critique Casual : Starcraft 2

by Torment

Sorti il y a déjà un an, Starcraft 2 s’est rapidement imposé comme un incontournable du jeu de stratégie temps réel sur PC, et digne successeur de pépé Starcraft. Mais si ses qualités sont déjà démontrées, qu’en est-il face à l’aspect casual du jeu? SC2 peut il s’apprécier autant de façon occasionnelle qu’en culture multijoueur intense? Réponse immédiate!

Le pavé casual

45 minutes –  1 h Durée de session: Dur à imaginer pour un STR, mais les missions de Starcraft 2 ne durent qu’entre 45 minutes et une heure. Pourtant, cela n’empêche pas que les parties soient intéressantes et proposent du challenge. Certaines missions plus dures pourront vous demander à recommencer, ou vous feront un peu trainer, mais c’est assez rare, et de toute manière on peut sauvegarder à tout moment.
Grand Intervalle de session: A moins de mettre une difficulté élevée, je pense qu’on doit pouvoir facilement laisser tomber Starcraft 2 un long moment, et reprendre sans se sentir perdu. Les STRs ont tendance à tous se ressembler au niveau interface, donc la reprise est facile.
Faible Degré d’investissement: En difficulté moyenne, le jeu n’est pas vraiment difficile, même s’il propose quelques challenges. En difficulté élevée par contre, il faut vraiment se concentrer pour gagner. Le mieux est probablement de commencer en difficile, puis de baisser la difficulté si celle ci ne vous convient plus (on peut régler la difficulté avant chaque mission).
25h Durée de vie: 29 missions, ça parait énorme, mais ça passe finalement assez vite. Les missions étant courtes, on arrive à jouer assez souvent (une petite heure le soir par ci par là), et la diversité des missions fait qu’on ne s’ennuie vraiment pas. Aussi, le temps qu’on passe sur le vaisseau à bavarder, upgrader, etc… offre un petit break très bienvenu à l’action.
45€ Tranche de prix: Starcraft 2 est une valeur sûre, vous pouvez y aller, d’autant plus que Blizzard n’est pas connu pour baisser les prix de ses jeu avant longtemps.
Casual hardcore Verdict: Starcraft 2, pourtant jeu hardcore par excellence, est décidément aussi un jeu parfaitement jouable en casual. Il a tous les mécanismes qui satisferont les plus hardcore, mais la campagne, de loin la meilleure pour un STR, satisfait aussi un public casual qui a peu de temps pour jouer. Elle est en effet assez révolutionnaire pour un STR en offrant un rythme narratif complètement réussi. On se retrouve donc en mission pendant 45 minutes, puis une petite cinématique nous raconte la conclusion, et finalement on passe quelques instants sur le vaisseau pour préparer la nouvelle mission et surtout explorer l’univers passionnant de Starcraft.
23rd Août2011

Une heure sur … From Dust

by Alphajet

Ca me rappelle un peu le film Seul au Monde

Pour ceux qui ne le sauraient pas, From Dust est le nouveau jeu d’Eric Chahi que seuls les gamers des années 90 peuvent connaitre. Ses créations dont la plus célèbre reste Another World, un jeu de plateformes/aventure où la réflexion et surtout l’observation sont de mises. Mais ensuite le gars a ensuite complètement disparu du milieu du jeu vidéo pour se consacrer entre autres à sa passion des volcans. Hormis la réédition d’Another World en « HD », le voilà enfin, son vrai nouveau projet.

Première surprise, je m’attendais à un jeu au prix fort, mais il est finalement vendu pour une quinzaine d’euros seulement. On pourrait s’attendre à un jeu au rabais, mais ça n’est pas ça. Revenons au commencement… From Dust raconte l’histoire d’un peuple dont la mémoire a disparu. Imaginez-vous ouvrir les yeux sur une île déserte, balayée par les vents, les embruns… Une terre vierge mais inhospitalière. Encadrée par des hautes roches, un monolithe résiste aux éléments. Le sage du peuple conte alors patiemment la lente redécouverte de l’histoire de leurs ancêtres, au travers de totems qui permettent de reconstituer des villages, puis peu à peu explorer de nouveaux territoires.

Le terrain n'est ni avec, ni contre nous. Il existe tout simplement et il faut cohabiter avec lui

Le mode histoire se découpe en 13 niveaux différents. Il n’y a pas de tutorial à proprement parler, chaque nouvelle île se laisse découvrir avec de nouveaux pouvoirs, de nouveaux challenges. C’est très progressif, on se laisse aisément porter par le rythme calme d’une belle musique d’ambiance et on profite pour jouer avec le terrain. Oui, car je suis le Souffle, une sorte de Dieu vénéré par le peuple en question, et qui leur permet d’éviter les catastrophes si nombreuses dans leur monde. Pour ceux qui avaient joué à Black&White il y a dix ans, il y a un air de famille, même si ici, toute la gestion se joue sur le terrain et non plus au travers d’une créature. Il faut franchir une rivière? Alors je prends du sable par ici pour créer une digue. Mais rapidement, les stratégies initiales sont à repenser. Ce cours d’eau est trop puissant et ma digue ne tient pas malgré les tonnes de sable que j’y mets… Alors on repense à nos vacances à la mer quand on était petit, et qu’il est plus facile de dévier un flux d’eau que l’arrêter. Et puis on finit par s’amuser à remodeler son univers comme ça, juste pour le plaisir.

J'attends de comprendre la destinée de ce peuple sans nom...

Tout s’enchaine très naturellement, avec une interface souple et évidente, c’est intuitif, limpide et ça laisse uniquement le temps de penser à son petit univers, à protéger nos petits bonhommes d’une coulée de lave ou d’un raz de marée. J’ai joué 2 fois une trentaine de minutes et ça m’aura permis de terminer 4 des 13 niveaux. Typiquement un bon signe pour moi dans la perspective casual. C’est tout simplement agréable de lancer une partie, laisser s’égrainer les minutes sans pour autant y consacrer beaucoup de temps. Bref, mes impressions sont plutôt positives, et j’ai hâte de voir la suite, en espérant pouvoir continuer à en profiter sur le même rythme. A suivre…

28th Juil2011

Critique Casual : Duke Nukem Forever

by Alphajet

L'image brisée de Duke Nukem

J’ai vraiment voulu y croire, à ce retour improbable, tel une Formule 1 qui viendrait gagner un grand prix après avoir pris le départ de la dernière place. Je souriais rien qu’en découvrant la boite avec sa magnifique contre-plongée sur l’entrejambes du grand blond, et le DVD arborant son fameux sigle radioactif. J’ai même trouvé le générique d’introduction réussi, avec son célèbre morceau, l’odeur de cigare grillé et le goût des stéroïdes. C’est reparti pour botter du cul d’alien!

Le syndrome Expendables

Ils ont pas loin de 500 ans cumulés à eux tous 😉

Et là , je me rends compte qu’après 13 ans, Duke nous revient atteint par ce terrible syndrome… Mais reprenons au début. Tout commence par une vague impression, celle de retrouver un vieux pote d’enfance qu’on n’a pas revu depuis 20 ans. Il vous rappelle de bons souvenirs, mais dans son regard, on sent que quelque chose a changé. Ou plutôt, on a changé, mais lui pas. Vous avez vu le film de Stallone, The Expendables? Si ce n’est pas le cas, alors je vous le résume en quelques phrases. Notre brave Sylvester, constatant le succès des récentes suites de Rocky et Rambo s’est dit « Mais pourquoi que jreferais pas un bon vieux film d’action des années 80 avec plein d’flingues et plein d’gars musclés qui pètent la gueule aux méchants? ».

J'ai pas vu autant de seins dans un jeu depuis... Duke Nukem 3D ?

Ni une, ni deux, voilà qu’il débauche tous les ex-stars de l’époque (plus les quelques acteurs qui subsistent dans ce créneau) pour en faire une super équipe de balèzes et massacrer de façon improbable une armée entière. On prend les mêmes et on recommence en gros… Duke Nukem Forever fonctionne exactement sur le même principe. Un gros hommage à la série et en particulier DN3D sorti en 96. Et c’est du fan service plutôt bien fait, Duke nous balance régulièrement ses vannes, les babes sont toujours là, les Pigcops aussi, bref aucun élément de l’univers ne manque. Et ça partait bien, avec un premier niveau qui nous permet d’interagir avec pas mal d’objets, de constater les clins d’oeil au développement interminable du jeu en suggérant les activités que Duke a faites pendant 13 ans.

La séquence en Monster Truck, assez inutile au final

Mais rapidement, j’ai déchanté. Comme pour Expendables, il n’y a pas de scénario plus bidon, mais dans les deux cas, on s’y attend! Par contre, dans l’un comme dans l’autre, j’ai trouvé l’action plate et très inégale. Les armes sont pour la plupart moins réussies que dans l’original, hormis la chaingun qu’on se trimbale du début à la fin tellement elle est polyvalente. A côté d’un Shrinker quasiment absent, d’un RPG et Devastator aux trop faibles munitions ou d’un Freeze Ray inefficace, on finit vite par délaisser le côté fun et tourner avec les mêmes flingues. Et bordel, pourquoi avoir limité Duke a deux armes simultanées?? Du vécu: je me suis retrouvé au milieu d’un niveau sans munitions et avec 2 aliens en jetpack au dessus de ma gueule. Difficile de les tabasser au poing, et il a fallu que je réussisse parfaitement des jets de Pipe-Bomb en l’air pour réussir à les descendre. Alors OK j’ai joué en Hard, mais même en économisant les munitions, j’ai eu l’impression de courir après sans arrêt. Là encore, ce qui faisait le fun de Duke Nukem 3D, c’est son côté exagéré avec sa dizaine d’armes assez originales pour l’époque et le fait de pouvoir bourriner avec. Et là j’ai vraiment passé des moments à m’emmerder, à galérer à passer des zones juste frustrantes.

Les éléments interactifs sont nombreux au début, puis disparaissent quasiment. Dommage vu que ça constitue un trait caractéristique de Duke Nukem

Et comme dans Expendables, parsemé de scènes pseudo comiques, Duke peine à retrouver son humour grossier. Il est toujours là ouais, mais il est usé notre Dolph Lungdren du jeu vidéo. Fatigué de sortir les mêmes vannes, il nous sort quand même quelques clins d’oeil sympas: par exemple, dans DN3D il nous sortait « That was one Doom Space Marine » devant un cadavre en armure verte. Ici, l’analogie est bien trouvée lorsqu’il balance un « That was one Dead Space Marine ». C’est ça que j’aurais aimé plus trouver, un humour plus en adéquation avec son époque. Je suis déçu oui, mais Duke Nukem Forever n’est pas à jeter. Il aurait pu être une catastrophe complète, mais au final, Gearbox nous a sorti le jeu qu’il aurait du être en …2003. C’est comme si pendant 6 à 8 ans, 3DRealms n’avait quasiment pas du tout tenu compte des autres jeux sortis entre temps.

Pas de miracle, la licence Duke risque bien de couler!

J’aime quand un shooter me fait découvrir des lieux un peu originaux et DNF n’y arrive guère. Reste quand même un hommage particulièrement réussi au meilleur FPS du XXe siècle, dans le sens où l’esprit est totalement conservé, Duke est et restera à jamais un personnage à part, dans un univers où la faune ennemie est bien respectée (les Octabrains sont très réussis). Le seul problème, c’est que comme The Expendables,avec sa conception d’une autre époque il frise malheureusement la ringardise de très près…

Le pavé casual

1 h Durée de session: en mode difficile (3e cran), il faut vraiment entre 45mn et 1h de jeu pour avoir l’impression d’avancer. Par contre, jouer plus longtemps peut aussi être très agaçants tant certains passages peuvent être frustrants et m’ont fait perdre patience… Une heure semble adéquat pour progresser de 2 ou 3 chapitres.
Moyen Intervalle de session: idéalement une à deux sessions par semaine seront nécessaires. Mais n’ayant pas de fil conducteur très fort ni de mécaniques complexes, vous pouvez éventuellement l’envisager sur un rythme plus espacé (1 à 2 semaines d’écart)
Modéré Degré d’investissement: si vous ne voulez pas trop vous prendre la tête, jouez au pire en difficulté moyenne, car le mode difficile (et je ne parle même pas du mode dément qui se débloque à la fin) est parfois saoulant. Les niveaux défileront plus fluidement et vous demanderont moins de concentration.
12-15h Durée de vie: plus longue que beaucoup de FPS, mais pas trop longue. Certains niveaux trainent un peu en longueur, mais dans l’absolu c’est plutôt bien. J’ai mis environ 6 semaines pour aller au bout.
15-30€ Tranche de prix: vous avez attendu 13 ans, attendez donc encore quelques mois pour profiter d’un prix plus intéressant. Je dirais qu’il vaut le coup pour 15 ou 20€. Au dessus, c’est vraiment pour les fans.
Ringard Verdict: Gameplay très simple, linéaire, et bourrin. DNF est a priori un bon jeu casual, qui peut se terminer en quelques semaines. Mais avec sa durée de vie moyenne, ses passages crispants, sa répétitivité et son arsenal raté, son intérêt ne tient qu’à ses aspects humoristique, bourrin et honorifique envers le personnage. A essayer à petit prix pour ceux qui ont connu Duke3D en 1996, les autres passez votre chemin… Allez un D comme Duke.
13th Juil2011

Critique Casual : Call of Duty Modern Warfare 2

by Alphajet

Johnny et Edouard semblent préoccupés par ce ciel menaçant. Ou bien ils s'en tapent

Call of Duty, trois petits mots qui désignent une franchise qui en moins de 10 ans et (déjà) 7 épisodes s’est imposée comme une, si ce n’est LA référence du FPS sur PC, voire même sur console. Personnellement, j’ai joué à tous les CoD… d’Infinity Wards seulement. Donc ne comptez pas sur mon pour relancer la guéguerre Infinity Wards vs Treyarch, de toute façon, au final, seule la qualité du jeu compte. Alors que vaut ce CoD 6 a l’épreuve de notre premier test casual ?

Et voilà, je vais encore finir trempé... Finalement l'Irak c'était pas si mal

Call of Duty: en seulement 3 mots, les concepteurs du jeu ont sur décrire l’ambiance qui prévaudrait dans leur produit et ses suites. A savoir, une belle grosse mécanique bien huilée qui tourne autour du devoir honorable du militaire étasunien. Quand j’étais petit, je regardais beaucoup tous les films de guerre des années 60-70 qui passaient à la télévision, comme Le jour le plus long, Les canons de Navarone, Un pont trop loin, Patton, etc… Tous ces films étaient des superproductions de l’époque, avec leurs qualités et leurs défauts, mais avec le recul j’analyse mieux leurs points communs. Une ribambelle de belles gueules américaines et un sens de l’honneur et du devoir à toute épreuve.

Allez, on a droit à notre désormais habituel missile nucléaire...

Ce sont ces héros ordinaires qui font partie des principales inspirations des personnages de Call of Duty. Mais à l’image d’un John Wayne, ils sont toujours droits dans leurs bottes, veillant à accomplir leur mission quoiqu’il advienne, car il faut vaincre l’ennemi pour sauver le monde libre. Après avoir pourchassé les méchants allemands et les patibulaires japonais pendant trois épisodes, j’avais trouvé qu’Infinity Wards avait intelligemment trouvé le moyen de coller un double message dans Modern Warfare. Certes, le manichéisme transpirait par les pores dilatées des Marines que l’on incarnait, mais c’était aussi une vision plus réaliste et donc plus terrifiante de la guerre moderne. A ce titre, la froide séquence de tir au pigeon depuis l’AC 130 m’a marqué par la distance qu’elle impliquait entre le joueur et les personnages au sol. La radio vous informe des mouvements des troupes « ennemies » et vous devez vous y fier et pilonner la zone sans relâche ni possibilité de réflexion. Comme certaines autres scènes, ce passage illustre une volonté de prise de conscience sur l’habituel manque de considération de l’ennemi dans les FPS et permet de faire un parallèle avec ces images de la guerre d’Irak qu’on a tous vus au JT. Celles d’une caméra embarquée dans un missile s’abattant sur un bâtiment présumé militaire, ou d’un hélicoptère mitraillant en vision nocturne un véhicule et ses occupants qui s’avèreront être des journalistes…

CoD et les patés de sable, maintenant CoD aux sports d'hiver... un peu réchauffé tout ça, surtout l'improbable poursuite en motoneige

Cette seconde lecture qui permet de prendre un peu de recul sur l’aspect très patriotique, je ne l’ai pas vraiment retrouvée dans le 2e épisode. Pour être honnête, MW2 reprend plus ou moins les mêmes ficelles que celles utilisées dans son prédécesseur, donc peut être que ce qui le découvriront avec un œil neuf auront un avis différent. Quoiqu’il en soit, mon sentiment reste la déception d’un scénario auquel j’avoue je pas avoir compris grand chose, une sorte d’imbroglio militaro-terroristo-politique très JamesBondesque où peut importe la cause, c’est la finalité qui compte. On se balade donc dans des environnements variés, mais dont on sent que la présence (montagne neigeuse, banlieue américaine) est plus justifiée par une volonté de rendre plus original le parcours du joueur que pour coller à une histoire crédible. On traversera par exemple une favela brésilienne plutôt réussie, mais peuplée uniquement de « méchants terroristes brésiliens » armés jusqu’aux dents… Bonjour les clichés, comme l’invasion des Etats Unis qui, même si elle n’est pas un thème surexploité, est ici un peu gâchée sur l’autel du grand spectacle. On n’a pas vraiment l’impression de participer à une vraie offensive (ni une contre-offensive d’ailleurs), les évènements sont au service de l’action, et malheureusement pas l’inverse.

I-NU-TI-LE et absolument pas crédible dans le scénario. Vraiment le pire passage du jeu

Un petit aparté sur la fameuse scène de l’aéroport russe, tentative ratée de choquer le joueur, car là encore on est frustré de n’avoir qu’un choix possible. On suit juste le fil de la mission sans pouvoir en dévier d’un iota. Pourquoi ne pas avoir profité de ce scénario rempli de trahisons multiples pour proposer de véritables alternatives au joueur, plutôt que l’enfermer une fois de plus dans une voie imposée? Cette impression d’assister à un film interactif plutôt qu’une véritable aventure est d’autant plus renforcée par l’IA guignolesque de nos coéquipiers. Certes leur présence contribue à l’immersion, mais c’est tellement peu crédible de les voir se faire tirer dessus sans réagir, puis se relever comme si de rien n’était car il était écrit que le personnage ne devait pas mourir. Au final on finit par les ignorer complètement et les laisser crever dans leur coin puisqu’ils n’attirent aucune sympathie.

Loin d'une vierge effarouchée, MW2 sait y faire pour vous séduire et réserve quelques moments assez mémorables!

Je me rends bien compte que je dresse un tableau peu glorieux de Modern Warfare 2, mais compte tenu de ses qualités, il est bien dommage de constater qu’Infinity Wards s’est contenté de faire du grand spectacle sans renouveler le moins du monde les mécaniques du jeu. Car si on dépasse les réticences initiales, on trouve aussi une ambiance très prenante, théâtrale, mais réellement immersive. Des passages comme l’assaut du château russe ou la prise de la maison blanche sont captivants, et l’action soutenue gomme les défauts que j’ai énoncés plus haut. Le studio exploite parfaitement sa maitrise du rythme en fonction des missions, entre mission d’infiltration et attaques massives. On sent que tout est rôdé, calculé mais comme pour toute superproduction américaine, on finit par l’accepter comme tel et on ne s’ennuie jamais, passant sans transition d’un objectif à une nouvelle arme en passant à travers des décors au bout du compte plutôt séduisants.

Mention spéciale au mode SpecOps qui permet de partager des missions en coopération, fonctionnalité qu’on apprécie au plus haut point Torment et moi. Mes excuses pour ce résumé que j’aurais voulu plus court, mais qui explique mon sentiment mitigé sur ce qui reste malgré tout un FPS efficace.

Le pavé casual

1 h Durée de session: à partir de 30 minutes, on commence à apprécier une partie, mais une heure me semble vraiment être la longueur la plus appréciable pour profiter d’une à 2 missions par session de jeu. Leur durée est régulière ce qui permet de facilement calibrer son temps de jeu.
Court Intervalle de session: finir MW2 d’une traite n’a pas grand sens, mais mieux vaut ne pas laisser filer plus d’une semaine entre vos parties pour garder le fil de l’histoire et de l’action.
Modéré Degré d’investissement: le jeu pousse à découvrir chaque nouvelle mission, l’immersion est réussie mais on arrête facilement une partie à la fin de chacune d’entre elles. C’est un jeu popcorn, profitez en!
8-12h Durée de vie: d’un point de vue casual, elle est idéale. 8 à 12h donc, en fonction du niveau de difficulté, de votre choix de faire ou non les missions spéciales et de votre intervalle de session. Mais c’est le format idéal pour finir le jeu en 2 à 3 semaines à coups de sessions d’une heure. Un point fort indéniablement
15-30€ Tranche de prix : MW2 n’est plus très récent, mais il mérite encore un investissement de 15 à 20€ maximum. Si vous le trouvez à moins, profitez en!
Moyen Verdict : MW2 est un FPS qui ne sort pas des sentiers battus et déçoit par son scénario moisi et manichéen. Si vous cherchez l’originalité, passez votre chemin. En revanche, si ce point ne vous gène pas, vous profiterez d’un jeu efficace, prenant du début à la fin et qui s’apprécie comme la série Dexter. Un petit épisode le soir de temps en temps et vous aurez passé un bon moment.

 

02nd Juil2011

La Critique Casual: les règles du jeu

by Alphajet

Plus de trois mois après le lancement de Casual Hardcore Gamer, il était temps de lancer notre rubrique de la Critique Casual; oui, oui, celle qui est désespérément vide depuis le départ. Mais avant d’entamer nos premières critiques dans le genre, il nous semblait nécessaire de planter un peu le décor. *mode Michel Chevalet on* : « Alors la Critique Casual, comment ça marche? » *mode Michel off, non parce qu’il saoule un peu après*

Notre constat de départ, c’est qui existe déjà des tonnes de sites qui testent des jeux, chacun avec leur style. De façon générale, tous visent à évaluer de façon plus ou moins objective la qualité intrinsèque du jeu en question. Mais de notre côté, même si on va évidemment parler de son intérêt et de quelle façon il aura su nous marquer, on va surtout déterminer sa capacité à être joué occasionnellement.

Bref c’est un peu le pitch du blog, peut-on apprécier la profondeur, la richesse d’un jeu tout en y jouant que de temps en temps? Quels sont les jeux qui ne sont effectivement pas faits pour être lâchés trop longtemps, ceux qui vous bouffent des heures ou ceux qu’on peut caser entre le retour du boulot et l’heure du dîner? Pour répondre à ces questions, nos tests seront découpés en deux parties:

– Tout d’abord, on va quand même donner un avis subjectif sur le jeu en question. Non parce qu’un jeu bidon, à forte ou mini dose, ça reste un mauvais jeu sur lequel il ne vaut mieux pas trop perdre de temps

– Ensuite, on analysera plus précisément les forces et les faiblesses du jeu dans une optique casual. « Nom de Zeus Marty, mais comment? » Et bien cher Doc, en définissant des critères qui nous permettent de décortiquer s’il intéressera ou non un Casual Hardcore Gamer. Et comme on n’a pas beaucoup de temps à perdre, on les a même regroupés dans un joli Pavé Casual 🙂

30 min Durée de session: elle indique combien de temps est approximativement nécessaire pour profiter du jeu. Jouer 10 minutes à World of Warcraft n’a guère de sens, tout comme il n’est pas indispensable de jouer 5 heures d’affilée à Street Fighter IV
Court
Moyen
Long
Intervalle de session: il sert à déterminer s’il vaut mieux jouer fréquemment au jeu testé, ou si on peut se permettre de le poser pendant plusieurs semaines avant de s’y remettre. Typiquement, Portal est un jeu que j’ai apprécié finir d’une traite, alors que j’ai pu longuement espacer des séances de Donkey Kong Country Returns
Faible
Modéré
Fort
Degré d’investissement: le jeu a-t-il tendance à être très prenant ou exigeant, ce qui incite à le finir ou à progresser le plus possible, mais peut être frustrant si à l’inverse on n’a trop peu de temps à y accorder.
8 – 10h Durée de vie: un jeu court n’est pas nécessairement mauvais lorsqu’il est casual, mais si l’aventure vaut le coup, on aime parfois en avoir plus
0 – 15€
15- 30€
30-60€
La tranche de prix : un CHG n’a pas des milliers d’heures à consacrer à ses jeux, et ne voudra pas forcément payer le prix fort pour un jeu qu’il ne finira peut être pas. 3 tranches pour estimer pour quel prix on considère qu’il mérite d’être essayé
A – E Une évaluation du jeu : du grade A jusqu’au grade E pour donner échelle de valeur, elle constitue le verdict pour déterminer si le jeu mérite d’être acheté pour quelqu’un qui n’aura que quelques heures à y consacrer.

Voilà sur ce, on espère avoir l’occasion de vous proposer ce genre de critique assez régulièrement, mais ça dépendra forcément de notre capacité… à jouer !

14th Juin2011

Prise en mains : Nintendo 3DS

by Alphajet

Un déballage 3 mois après tout le monde, ça n’est pas forcément utile mais j’y ajouterai mon regard de joueur occasionnel, surtout sur console portable. C’est donc avec joie que j’ai accueilli mon nouveau joujou noir cosmos, qui m’accompagnera certainement lors de mes prochaines vacances !

Après ma DS lite blanche, je passe au noir

Comme d’habitude chez Nintendo, le packaging est soigné, sobre et classe. J’ai immédiatement remarqué le PEGI 7 qui indique que la console est déconseillée aux moins de 7 ans. Une bonne recommandation pour les enfants qui n’ont pas encore leur vue définitive, mais un manque à gagner pour Nintendo qui doit se priver d’une part de son public.

De la lecture gratuite, merci!

La doc est largement plus épaisse que la consol

Première surprise en ouvrant la boite : au moins la moitié de son poids est constitué par l’énorme documentation multilingue de la 3DS. Alors il y a bien sûr les avertissements cités plus haut, mais honnêtement M. Nintendo, vous n’y êtes pas allé un peu fort là ? Rien qu’en coût de production de papier, d’impression, et de coupage d’arbre, c’est un peu dommage.

A part la couleur, rien ne change

Et là, c'est le drame...

Deuxième chose qui m’a frappée, alors que l’adaptateur secteur est exactement au même format que celui de ma DS Lite, le connecteur est différent… Là encore, je me demande bien ce qui justifiait réellement ce changement pas très eco-friendly, et qui empêche de réutiliser les anciens adaptateurs. Pourquoi ne pas suivre l’exemple de la téléphonie mobile, qui est ENFIN en train de s’accorder sur un format standardisé ?

Un petit côté collector au passage

Je découvre ensuite les cartes de réalité augmentée. Ca rappelle quelque part l’ancien métier de Nintendo qui a commencé par produire des jeux de carte dans un siècle où aucun de nous n’était né. J’ai testé les mini jeux et franchement, j’ai été agréablement surpris. J’y ai joué la nuit, avec assez peu de lumière et la détection fonctionnait plutôt très bien. Les jeux en eux même ne sont pas exceptionnels et ne m’amuseront pas des siècles, mais ils donnent un très bon avant-goût des capacités de la console. D’autre part, je crois vraiment à l’avenir des jeux en réalité augmentée et ça me laisse de bonnes raisons de croire que Nintendo ne jettera pas ce concept aux oubliettes.

Format similaire, mais mieux exploité

Et voilà la bête… Comparée à la DS Lite, c’est le même format (je me fous bien d’un millimètre de différence) ; c’est la forme qui a changé. Elle est plus anguleuse, mais ça ne semble pas gêner la prise en mains. Par contre, le stick surplombe maintenant la croix directionnelle. Et ayant rapidement essayé New Super Mario Bros dessus, je n’ai pas réussi à y jouer avec le stick. Du coup en utilisant la croix, on a une position un peu décalée, pouce gauche en bas et pouce droit en haut. Je ne sais pas encore si à la longue  la position est fatigante, on verra bien.

Le vide remplacé par le port SD et réglage du volume

A droite, le switch wireless remplace le On/Off

De dos, c'est également plus chargé mais le port cartouche reste inchangé

Le Cosmos black est un peu salissant

La 3DS est plus communicante que la DSi, et largement plus encore comparée à la DS Lite. Je n’ai pas encore pu essayer le StreetPass, mais ça ne saurait tarder, bien que je sois rarement entouré d’une foule de gens 🙂 Le Cosmos Black est très sympa et modernise un peu les couleurs laquées de la DS. Par contre, comme tous les plastiques brillants, et d’autant plus les noirs, ça prend facilement la poussière et les traces de doigt.

Et voilà mon Mii !

Je n’ai pas encore de jeu 3DS, du coup je ne peux pas préjuger ses capacités réelles en action. La 3D ne m’a pas fatigué pour le temps que je l’ai utilisée, mais ça reste à voir sur une session plus longue. En tout cas, c’est un bel objet et j’ai hâte de pouvoir l’essayer un peu plus pour m’en faire un meilleur avis.

Pour finir, je comprends un peu mieux les critiques que la console subit en l’ayant eue en main. Tout dans la 3DS, de son logo, jusqu’à la forme de la console ressemble à la DS ou la DSi. Du coup, le grand public n’a probablement pas encore saisi qu’il y a une véritable avancée technologique, ne serait-ce que sur la puissance de la console entre les deux. D’autant plus qu’il est très difficile de communiquer sur la 3D… quand on ne peut pas la voir à la télé! Un dernier mot : désolé pour la mauvaise qualité des photos, ça m’apprendra à faire ça la nuit…

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