13th Fév2012

Critique Casual/Harcore : Just Dance 3

by Alphajet

La seule danse où j'ai une chance de gagner contre le public féminin: la ronde des momies!

Un autre dance game sur Casual Hardcore Gamer?? Et pourquoi pas? Après tout, c’est un des plus gros succès de Noël en France sur consoles! Et c’est clairement le public « Casual » qui est visé avec ce titre auquel tout le monde peut jouer. Est ce que c’est un jeu que je recommanderais? Ca dépend.

Just Dance est une série qui est maintenant bien installée sur toutes les consoles, et Ubisoft a bien fait son travail de communication à la TV. Cet épisode je (on) l’a testé sur Wii, mais c’est probablement sur Kinect que l’expérience doit se révéler la plus convaincante. Je ne m’éternise pas sur le principe du jeu : il faut suivre la chorégraphie du personnage à l’écran. Point. Bref c’est ultra accessible et n’importe qui peut s’y essayer.

Ce type de jeu doit faire sa différence sur la qualité de sa playlist, et là dessus, Just Dance 3 se débrouille pas mal. C’est plutôt varié en partant du disco à des titres dance récents, même s’il y a toujours quelques « WTF??? » au milieu. Par contre, je trouve que le nombre de morceaux est toujours un peu trop juste (une cinquantaine), à peine plus que le 2nd opus (mais certes bien mieux que le premier). On peut toujours passer par la case téléchargement mais… foutage de gueule, la majorité proviennent des épisodes précédents.

Finalement, c’est toujours la même recette, on sait ce qu’on achète, je déplore juste que la détection de mouvements présente toujours des failles sur Wii alors que le Wii Motion Plus aurait pu être utilisé.

+30min Durée de session:
On peut très bien jouer sur 2 chansons… mais honnêtement qui pousserait les meubles de son salon pour même pas 10 minutes? Non Just Dance s’apprécie dans une soirée entre potes en se tirant la bourre à 2, 3 ou 4! Comptez facilement entre 30 minutes et 1 heure. Si vos amis ont du souffle, alors la session peut très vite prendre la fin de soirée le temps de finir le jeu.
Long Intervalle de partie:
Aucun problème de ce côté là, c’est comme le vélo! On peut arrêter pendant des mois et au bout de quelques minutes, on gesticule comme un malade comme si c’était hier. Bref, à moins d’être un accroc au high score, c’est vraiment le jeu qu’on peut laisser dans un coin sans remord.
Aisé Complexité:
Tenir une wiimote et la secouer. C’est à peu près tout ce qu’il y a à connaitre sur ce jeu, et sur Kinect c’est encore plus simple. Si maitriser réellement toutes les chorégraphies demande plus d’investissement, ça n’est vraiment pas nécessaire pour s’amuser et se ridiculiser
Courte Durée de vie:
Très courte. On fait le tour de la playlist en moins de 3h (selon si on prend des plus ou moins longues pauses!). Je trouve que c’est encore trop peu… Heureusement, vu que ça n’est pas le genre de jeu sur lequel on s’acharne pendant des heures de toute façon. Mais clairement il faudrait faire des efforts de ce côté là car il y a vraiment trop peu (pas??) de modes de jeu pour compenser cette durée de vie rachitique.
15-30€ Prix conseillé:
On trouve Just Dance 3 autour de 30€ aujourd’hui. On va dire que c’est bien plus raisonnable que le premier épisode à 40€. Pour les amateurs, ça se tient ; si c’est juste pour le sortir une fois tous les 6 mois, vous pouvez attendre de le trouver à 20€.

Casual

Hardcore

Just Dance 3 frise l’excellence côté Casual: on comprend immédiatement comment y jouer, c’est un pur jeu détente, et on peut l’abandonner pendant longtemps. Mais malgré ça, occasionnel ne veut pas dire qu’on doit éternellement se payer les mêmes morceaux, aussi sympathiques soient-ils! No pain, no gain! JD3 remplit parfaitement son rôle quant il s’agit d’animer une soirée, mais au delà de ça…rien ne vous incitera à lancer une partie. A quand un peu plus de créativité dans les modes de jeu? Il serait temps de se renouveler parce que là, même les accrocs vont finir par s’essouffler.
05th Fév2012

Critique Casual/Hardcore : Portal 2

by Torment


Je me souviens d’avoir acheté l’Orange Box de Valve pour pouvoir jouer à Team Fortress 2 avec Alphajet et d’autres amis (KK, Barrox & Mantaor). J’ai dû installer Steam, et un jeu mystérieux y était inclus: Portal. A peine mentionné sur la jaquette, avec un principe qui me faisait plutôt penser à un projet scolaire, je ne pensait pas que j’étais sur le point de vivre un moment historique du jeu vidéo.

Ce premier Portal n’était pas exempt de défaut, mais ceci était très largement compensé par une originalité extraordinaire, et beaucoup d’humour, ce qui était extrêmement rare à l’époque. Depuis Portal est devenu un jeu culte, mais de par sa très grande originalité et ses surprises, il était dur d’imaginer une suite qui fasse honneur au premier.

Portal 2 relève le défi, et vise surtout à perfectionner son ainé, mais parviendra t il à en conserver la fraicheur? Et surtout est ce que vous arriverez à trouver le temps d’y jouer?

 

Durée de session:Environ 10 minutes.
Le jeu est essentiellement divisé en salles qui contiennent des énigmes à résoudre. En règle générale, on voudra finir l’énigme avant de finir la partie. Ces énigmes peuvent être résolues très rapidement (5 minutes), et sauf rares exceptions, ne durent pas plus de 30 minutes.
Intervalle de partie:
La prise en main de Portal 2 est très simple pour qu’on puisse le laisser tomber pendant très longtemps, avant de revenir dessus. Cependant on perdra le fil de l’histoire, et surtout on mettra un temps avant de pouvoir se remettre dans la logique de Portal.
Complexité:
J’ai envie de dire que le jeu entier est un long tutoriel passionnant. On rentre dans le jeu très progressivement, on s’amuse à chaque instant, sans s’ennuyer.
Je ne dirais pas que Portal 2 soit facile, mais la difficulté est tellement bien dosée, qu’on ne bloque jamais longtemps. Cette difficulté ultra progressive fait qu’à la fin on résout des énigmes qu’on aurait vraiment pensées impossibles au début.
Durée de vie:
La campagne solo, très marrante, fait un peu moins d’une dizaine d’heure, on n’a donc pas le temps de s’ennuyer. Le mode coop, encore plus courte, mais loin d’être un bête add on, apporte une expérience complètement fraiche: le puzzle coopératif.
Prix conseillé:
A 30€, prix actuel sur Steam, Portal 2 vaut le détour. Si vous avez peur de ne pas accrocher, attendez qu’il descende à 5-10€.

Casual

Hardcore

Portal 2 est une expérience intelligente et drôle qui peut vraiment s’apprécier en casual, surtout grâce à ses énigmes très courtes. L’expérience multi apporte beaucoup de fraîcheur au titre, et permet de partager le plaisir avec femmes/enfants/amis/parents…. Au final, Portal 2 atteint ses objectifs, c’est le premier, mais avec une réalisation beaucoup plus soignée, une histoire vraiment développée, et surtout une personnalité encore bien plus éclatante qu’avant. C’est simple, Portal 2 doit être le jeu le plus drôle que j’ai jamais joué.
Comme je n’ai pas la place de faire les louanges de Portal 2 (ce n’est pas le but de notre site), je vous recommande de lire le test extrêmement soigné sur Chroniques Ludiques. Cherchez les easters eggs, ils valent le coup 🙂
29th Jan2012

Critiques Casual/HardCore

by Torment


Au départ, l’idée du blog vient d’Alphajet, qui s’est rendu compte que l’on trouve nulle part sur Internet des renseignements sur le potentiel d’un jeu hardcore à être joué en Casual (pour les gens trop occupés que nous sommes).

On est donc partis de l’idée de faire des tests casual qui permettent aux hardcores avec peu de temps de déterminer quels sont les jeux de qualité qui pourraient leur convenir.

Le but de la critique casual n’est donc pas de mesurer l’intérêt d’un jeu, mais de donner des indicateurs pour dire si le jeu peut ou non être joué de manière occasionnelle. On a donc mis en place une note casual qui reflète le confort de faire des parties courtes, de pouvoir terminer le jeu, etc…

Cependant, on peut se retrouver à mettre des super notes à des jeux pourris, mais facilement abordables (imaginez FarmVille), et des mauvaises notes, à des supers jeux difficilement jouables (imaginez Skyrim). On a peur d’être mal compris, et honnêtement, moi même ça me perturbe. Histoire de mieux exprimer notre pensée, on rajoute donc une note Hardcore à la critique Casual, ce qui nous donne maintenant la « critique Casual/Hardcore« .

1 Une note Casual : elle reflète si le jeu est abordable (parties courtes, prise en main rapide, jouable sur téléphone, etc…)

2 Une note Hardcore: elle donne notre estimation parfaitement subjective de comment de vrais gamers hardcore comme nous apprécieront le jeu. On ne vous fera pas un test, car ce n’est pas l’objectif du site, mais j’espère vous fournir le lien vers le meilleur test que nous trouvons sur la blogosphère.

Superficiellement, ces 2 notes paraissent bien opposées, mais justement, l’idée de notre site est qu’il est possible d’avoir le meilleur des 2 mondes, à condition que les passionnés comme nous s’expriment sur ce format là.

A titre d’exemple, je prend Starcraft 2, avec une prise en main facile, des parties très courte, mais à la fois un gameplay abyssal de profondeur et une campagne très engageante.

Voici notre notre pavé nouvelle version !

  Durée de session: pas de changement ici, il s’agit toujours de savoir quelle durée de partie est suffisante pour profiter du jeu.
Horloge verte : 0-30 minutes, horloge jaune: 30-60 minutes, horloge rouge : + de 60 minutes.
Intervalle de partie: reste aussi identique, et permet de déterminer si on a tout intérêt à rapprocher les parties pour garder le fil du jeu ou si ça n’est pas obligatoire.
Trois icônes pour indiquer si on peut lâcher complètement le jeu, ou bien seulement faire des pauses assez rapprochées.
Complexité: regroupe un mélange entre la difficulté du jeu et son accessibilité (remplace à peu prêt l’ancien critère degrés d’investissement). En gros, si je joue à un Wargame du genre Hearts of Iron, ça sera bien plus difficile d’acquérir tous les mécanismes du jeu que pour Angry Birds.
Le joystick Atari indique un jeu accessible, la manette SNES une complexité moyenne, et le gamepad Playstation les jeux les plus exigeants
Durée de vie: vous connaissez notre crédo, estimer la durée de vie est essentiel à un casual hardcore gamer pour déterminer s’il jouera à un titre ou non. Un titre comme Zelda Skyward Sword pourra décourager à cause du temps nécessaire pour le finir.
Un coeur indiquera une durée de vie < 10h, deux coeurs entre 10 et 20h, et trois coeurs > 20h
Prix conseillé: un CHG n’est pas systématiquement intéressé à acheter un jeu le jour de sa sortie. Au contraire, vu son temps limité pour jouer, il vaut souvent mieux attendre quelques mois. On donnera une idée du prix qu’on considère raisonnable pour recommander son achat
Une rupee verte: moins 15€, 2 rupee bleues : entre 15 et 30€, 3 rupee rouges : plus de 30€

Casual

Hardcore

On garde donc notre note Casual sur 5 points mais qui ne considère plus que les aspect occasionnel du jeu La note Hardcore sera également donnée sur 5 « Companion Cubes » 🙂

Pour commencer on vous a une critique Casual/Hardcore d’un jeu qui est bien Casual+Hardcore : Portal 2. Vous pourrez le lire cette semaine 🙂

04th Déc2011

Une heure sur… Rage

by Alphajet

Sorti au moins d’Octobre, le dernier bébé d’iD Software a plutôt  reçu un bon accueil général dans la presse. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’ai envie de préciser que j’ai beaucoup joué aux précédents jeux du studio, Wolfenstein 3D, Doom, Quake, autant de sagas mythiques. Mais assez paradoxalement, je n’ai jamais testé Doom III qui est pourtant le dernier « vrai » jeu d’iD sorti en 2004, ni aux derniers épisodes des autres licences comme Quake IV et Ennemy Territory : Quake Wars. C’est donc à la fois avec curiosité et quelques doutes que je lançais Rage, puisque pour la première fois depuis longtemps, la bande de John Carmack inaugure un territoire vierge.

Honnêtement, les premiers pas dans l'univers de Rage en jettent, malgré le lag d'affichage des textures

Vierge et assez désert, c’est un peu l’impression que m’ont laissé les premières minutes de jeu. Dans un Wasteland supposément immense, je me suis vite rendu compte que les zones où il y a quelque chose à faire sont très proches, en tout cas dans les débuts de l’aventure. L’univers de Rage m’avait séduit immédiatement, avec notre Terre dévastée et dans laquelle quelques humains à peu près normaux, sauvés par l’Arche, se retrouvent confrontés un siècle plus tard à des bandes de sales types dégénérés. Mais après Fallout, Mad Max ou Borderlands, on ne peut pas dire que ça soit hyper original, même si ça n’est pas non plus surexploité. Pour l’instant c’est plutôt le scénario que j’aurais aimé un peu plus chiadé, je plante le décor.

Pssschhh !! Le caisson cryogénique s’ouvre devant moi… j’ouvre péniblement les yeux. Devant moi l’ordinateur de contrôle débite ses alertes de sécurité. Je me souviens, je suis un membre de l’Arche et je suis … Je suis qui bordel? Et qu’est ce qui se passe ici? Tous les autres types pourrissent dans leurs caissons… Est ce que je les connaissais au moins? Est ce que je suis censé ressentir quelque chose parce que là j’ai l’impression que je m’en tape complet. Bon déjà, je peux accéder au monde extérieur alors je ne vais pas m’en priver!

Rhaaaaa!!! Mauvaise idée, le soleil me crame les yeux! Ils auraient pas pu prévoir des lunettes de soleil dans leur combinaison soit disant High Tech?! Bon apparemment, la civilisation n’a pas fait son retour, c’est ruines et canyons. Je fais 5 mètres et une espèce de tronche de cake à la noix de coco me tombe dessus, puis un deuxième! Même pas le temps de réfléchir que les deux gus se prennent une balle chacun. C’est un type prénommé Dan Hagar qui vient de me sauver. Comme je suis apparemment malpoli, je ne le remercie pas et ça n’a pas l’air de le déranger. En fait, probablement qu’il s’en fout aussi, il me dit qu’on n’a pas le temps de taper la discute maintenant.

Gloire à Duke !... Ah non c'est pas lui

On n’est apparemment pas en sécurité, alors on s’enfuit… 400m plus loin, pour se retrouver dans un mini-camp, genre celui qui résiste encore et toujours à l’envahisseur et Dan m’explique :
« – Ecoute mon gars, je t’ai sauvé et ça m’a foutu dans la merde, alors vu que j’ai envie de rester pépère dans mon garage, ben… t’as qu’à aller buter tous les bandits, ça devrait être du gâteau pour toi! »
Et dans sa grande bonté, il me file un vieux flingue de western tout rouillé. Genre il est pas du tout en train de se foutre de ma gueule lui non? Bon… de toute façon vu qu’il n’y a rien à faire ici… y’a plus qu’à…

Bon vous l’aurez compris, Rage c’est mission sur mission, et pas vraiment du style intrigue complexe. Les 3 que j’ai eu le temps d’effectuer consistaient simplement à aller un endroit, buter les méchants et revenir. Mais bon, par contre je me suis tout de suite senti bien dans mes bottes avec le gameplay, très iD. C’est fluide, évident, et les quelques types de monstr’humains que j’ai eu l’occasion de croiser avaient un comportement différent d’une espèce à l’autre, même si tous partagent pour l’instant leur QI de 12. Pas 2011 non plus les cadavres qui disparaissent au bout de 2 secondes.

J’attends d’en voir un peu plus pour me forger un avis plus solide pour le jeu, mais il me fait d’ores et déjà beaucoup penser à Borderlands, le côté action/RPG en moins. Du coup, j’espère vraiment que le reste sera un peu plus original et me donnera plus envie d’y passer quelques heures. Côté casual, Rage semble tout à fait jouable en niveau normal (2 sur 4) sans être frustrant, avec une progression qui devrait être assez régulière. L’aspect qui m’enthousiasme le plus, c’est que les munitions ne tombent pas par containers entiers, assurant quand même un challenge sympa et obligeant par la même occasion à ne pas bourriner stupidement.

Impressions

Visuellement sexy, sensations au rendez vous, mais l’aventure doit clairement faire preuve de plus de rythme sur la durée pour espérer accrocher le joueur occasionnel.
24th Nov2011

Une heure sur… Burnout Paradise

by Alphajet

Profitant de l’offre gratuite sur Origin (à propos, je ne sais pas si elle est toujours valide, ça n’était pas très clair), je me suis essayé à Burnout Paradise : The Ultimate Box pendant un peu plus d’une heure, histoire de voir ce qu’il avait dans le ventre. Burnout est une série amorcée sur PS2, XBox et Gamecube et dont ce dernier épisode en date est sorti en 2008 sur Xbox360 et PS3. Il s’agit donc d’une réédition sur PC, sortie en 2009. Autant le dire tout de suite, le jeu accuse un peu son âge. Paradise City, la ville ouverte dans laquelle on évolue, est mignonne sans être spécialement aguicheuse.

Alors il nous propose quoi ce Burnout Paradise? D’abord un excellent générique puisque c’est Paradise City de Guns’n Roses qui ouvre le bal, suivi par pas mal de morceaux sympas. Mais de la bonne musique on trouvera beaucoup de caisses (75), et chose assez rare pour être remarquée, des motos! Et des dizaines de kilomètres de bitume. Loin du concept de course fermée sur un circuit ou une portion de route bien délimitée, ici c’est toute la ville qui s’offre à nous à volonté. Et c’est bien ce sentiment de liberté que j’ai apprécié.

A tous les carrefours on a la possibilité de faire une course dans un des différents modes : course à classement, poursuite où il faut défoncer un maximum d’adversaires, cascades… Honnêtement pour l’instant j’ai trouvé ça suffisamment varié pour ne pas s’ennuyer. Et puis on peut tout simplement rouler pour le plaisir de traverser les différentes zones de la cartes ou tenter de remplir des objectifs comme trouver tous les raccourcis, ou tous les méga-sauts. Alors bien sûr la conduite est hyper arcade, on s’en serait douté ! Mais je m’en tape, je fonce au volant de mon bolide, de toute façon au pire on se crashe et la seconde d’après, la voiture est réparée (si seulement ça pouvait être pareil dans la réalité…).

Des sauts improbables mais qui font toujours plaisir

Ce monde sans contrainte, c’est la caractéristique principale du jeu. Alors évidemment, c’est pas du GTA, il n’y a bien que des courses de véhicules ici, mais ça n’était pas l’objectif. Le but, c’est offrir un vrai jeu au sens propre : pas de simulation, pas de contrôles complexes à maitriser, juste accélérer, tourner et enclencher le boost. Criterion a voulu offrir du fun et de mon point de vue ils ont réussi. Alors Burnout Paradise n’est pas un grand jeu, mais c’est un défouloir sympa quand vous rentrez le soir après vous être payés les embouteillages. C’est l’assurance de passer 15, 30 minutes ou plus sans se prendre la tête, vautré dans son canapé, une canette à côté de la souris et le paquet de chips derrière le clavier. C’est le jeu qui donne envie de repenser à l’été en plein hiver, et qui m’a imprimé dans la tête du Guns’n Roses toute la journée.

« Take me home to Paradise City! »

14th Nov2011

Critique Casual: Plants Vs Zombies

by Torment

Je me souviens d’avoir découvert le Tower Defense sur le site Newgrounds où de tout petits développeurs proposaient des jeux flash originaux. Le potentiel addictif de ces jeux où on met en place des défenses grandissantes et où on voit des armées débarquer n’est pas à prendre à la légère. On peut facilement perdre des heures sur des jeux hyper répétitifs pour voir jusqu’où notre base tiendra.

Plants Vs Zombies est le premier Tower Defense à atteindre le grand public. Avec ses graphismes mignon, son gameplay hyper équilibré, sans compter qu’il utilise le touchpad de l’iPad, on comprend pourquoi’ il cartonne. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il soit un bon investissement de temps.

Le pavé casual

10 minutes Durée de session: Entre 2 mails à rédiger, on peut facilement faire des petites parties courtes et satisfaisantes.
Très Long Intervalle de session: Le principe du jeu est tellement simple, que je pense qu’on pourrait le laisser tomber pendant 5 ans, et reprendre sans problème (utilisera t on toujours des souris?!?).
Aucun Degré d’investissement: On clique sur la plante pour la mettre dans un lot, et c’est tout ce qu’on a à retenir. La simplicité est de rigueur, et on s’amuse dès la première seconde.
4 h Durée de vie: On peut finir la campagne en 4 heures à peu près, mais évidement, il est toujours possible de perdre son temps à outrance en affrontant des vagues de zombies sans limites.
5€ Tranche de prix: A 5 € c’est un bon divertissement.
Midcore Verdict: Très accessible, PVsZ a tout du titre casual, mais il peut rapidement devenir une perte de temps. Cependant si on se borne à la campagne, on passera un très bon moment à découvrir ce titre charmant, tactique, et plein d’humour. Gare quand même à ne pas trop se laisser emporter après!
01st Nov2011

Une heure sur… Resident Evil 5

by Alphajet

"Salut moi c'est Chris! Qu'est ce que tu fous dans ce trou paumé??"

Profitant des soldes Steam d’Halloween, Torment et moi nous sommes laissés tenter par Resident Evil 5 à bas prix pour son mode coopératif. Ouais le jeu a plus d’un an et demi mais on aime ça le coopératif! Après une première tentative infructueuse de Torment pour lancer le jeu en utilisant son Games for Windows Live, nous avons réessayé un peu plus tard. Il a donc réapparu sous le merveilleux pseudonyme BateauTunique26 généré par Microsoft. Décidément, le GWL, c’est pas notre truc…

Me voici donc dans la peau de Chris Redfield, le héros du premier épisode qui a du mal à assumer d’avoir laissé crever sa première partenaire, Jill Valentine. Du coup, je joue un peu les papa-poule avec Sheva Alomar, starring BateauTunique26. Bon, au début ça commence cool, on remarque tout de suite une structure de niveau très linéaire et balisée. Bon en même temps, c’est un peu le genre qui veut ça. On trouve notre premier flingue, on décapite nos premiers infectés, bref une promenade de santé quoi. Jusqu’au moment où on arrive à la fin du chapitre 1-1 (le premier donc…) et qu’on se fait massacrer hmmm…. pas loin de 10 fois consécutives. On avait mis la difficulté sur normal mais il semble que « Facile » semble plus adéquat pour avancer sans trop galérer.

"Hey salut toi! Dis moi t'as une tête vachement sympathique toi tu sais?"

Finalement, c’est plus le manque d’indications qui nous aura laissé perplexe : il fallait en effet laisser de côté l’espèce de colosse-bourreau trop puissant, s’enfuir et résister jusqu’à l’arrivée de l’hélicoptère – tiens ça me rappelle un certain Left 4 Dead cette mise en scène 🙂 . A l’inverse, BateauTunique26 et moi tentions vainement d’annihiler la menace mais les munitions venaient trop vite à manquer. BT26 me fit très justement remarquer que l’on ne peut pas bouger lorsqu’on tire, ce qui est un peu pénible. De mon côté je trouve la maniabilité très lourde, même si Chris doit peser 110kg de muscles il n’empêche qu’un peu plus de souplesse aurait été agréable! Et puis bon, il y a ces maudits QTE pour lesquels je suis aussi doué qu’un escargot pour la vitesse…

En dehors de ça, on découvre un environnement assez rare, l’Afrique, qui donne une lumière et une couleur inhabituelle aux décors. Bon après, un zombie reste un zombie hein, rien de neuf sous le soleil. Reste à savoir si l’aventure sera assez rythmée, et pas trop frustrante pour vous le conseiller. Réponse dans quelques temps…

24th Oct2011

Critique Casual : Michael Jackson the Experience

by Alphajet

Fait assez rare sur CHG pour être relevé, je teste aujourd’hui un jeu qu’on range traditionnellement dans la rubrique « très casual« . Surfant sur la vague bien glauque de la mort de Michael Jackson pour vendre des disques et des produits dérivés, Ubisoft s’est dit que ça serait pas mal de faire un jeu de danse. Non parce que les deux séparément font vendre, alors les deux ensemble, c’est forcément une formidable idée! Bon j’ai l’air médisant comme ça, mais c’est qu’on part forcément avec un a priori négatif avec ce type de jeu.

D’abord, je le précise parce que c’est important, j’ai testé la version Wii du jeu, avec tout ce que ça implique. Oui je veux dire par là qu’on utilise la Wiimote et que c’est pas toujours la panacée niveau précision. En dehors de ça, l’interface est plutôt jolie, et en gros on a accès à 26 titres du répertoire de Michael. Et c’est tout. Oui les bonus vidéo sont inintéressants au possible (à part pour Kamel Ouali), et il n’y a pas vraiment de modes de jeu différents. En clair, on lance une musique et on essaie de suivre les mouvements d’un Michael virtuel. C’est relativement accessible, mais d’une part on ne comprend pas forcément certains choix de chansons pas très dansantes, et d’autre part « MJTE » a un gros défaut : il est très court et peu rejouable. Et une fois le stock de morceaux écoulé, même pour un joueur occasionnel, ça n’est plus très captivant.

Du coup, on tourne rapidement en rond, et on en a fait le tour en une soirée. A ressortir du placard pour une soirée entre potes, pourquoi pas…

Le pavé casual

30 mn Durée de session: Quelques minutes suffisent pour s’habituer au jeu. La durée de la partie dépendra plutôt de l’envie de vos amis à y jouer… oui parce que tout seul, le jeu est juste ennuyeux.
Néant ou Long
Intervalle de session: Deux cas de figure, soit vous le finissez dans une soirée et vous le laissez prendre la poussière, soit vous le ressortez de temps en temps entre amis, mais pas trop souvent au risque de ne plus jamais voir vos amis revenir
Très modéré
Degré d’investissement: Une main, une Wiimote, et on se trémousse. Au moins, MJTE est parfaitement accessible et pas un brin addictif non plus
2h Durée de vie: Deux heures d’affilée vous fatigueront de toute façon bien assez! Plus sérieusement, c’est le gros point noir : pourquoi ne pas avoir proposé de chansons téléchargeables? Des chorégraphies alternatives? D’autres modes de jeu? Pas assez de contenu tout simplement
10€ Prix conseillé: A moins que vous soyez vraiment fan de ce type de jeu auquel cas il vaut ses 20€, je dirais qu’il mérite plutôt une bonne promotion. 10€ le prix d’un film au ciné, c’est raisonnable!
Courte expérience
Verdict: MJTE n’est pas un mauvais jeu occasionnel dans l’absolu. Plutôt réussi graphiquement, il pêche surtout par son manque d’originalité et de possibilités. Mais la sauce prend entre amis à jouer la compétition. L’espace d’une soirée, il fait passer un bon moment… trop court.
17th Oct2011

Critique Casual : Aquaria

by Torment

Aquaria est un petit jeu indépendant, dont je pense le plus grand bien. Sous son look charmant, se cache un jeu profond et marquant qui montre que les jeux les plus marquants ne sont pas forcément les grosses productions du moment. Contrairement à tout ce qu’on pourrait croire, Aquaria est loin d’être un jeu facile, et il demandera un investissement de temps considérable pour en voir le bout.

 

Le pavé casual

1 h 30 Durée de session: On ne peut sauvegarder qu’aux points de sauvegardes, qui sont éloignés de 30-45 minutes à peu près (ce que je trouve long). Mais le pire est qu’on peut les rater facilement, car ils sont souvent cachés. Heureusement, on mourra assez rarement si on utilise l’inventaire à bon escient.
Faible Intervalle de session: Le jeu est divisé en quelques chapitres très longs, et on a pas beaucoup le sentiment d’avancer à moins d’en terminer un. On aura envie de finir ce jeu d’une traite.
Moyen Degré d’investissement: Loin d’être facile, mais jamais trop dur (sauf peut être le boss de Mithalas), il faut prendre le temps d’explorer, de collecter des ingrédients de cuisine, et trouver de nouvelles recettes pour survivre. Heureusement explorer l’univers d’Aquaria est loin d’être une corvée, et les ingrédients de base (pour la cuisine) deviendront illimités dans la maison de Naia.
25h Durée de vie: Le jeu aurait surement pu être plus court, mais on ne s’ennuie pas non plus. Il faut pouvoir prendre son temps pour jouer à Aquaria.
20€ Tranche de prix: Le jeu est sorti à 20€, et il les vaut largement. N’hésitez pas à acheter directement sur le site des développeurs, cela leur évitera de payer une commission.
Midcore Verdict: Un univers aquatique, de sublimes musiques, de vives émotions, bref Aquaria est dans un sens l’opposé de Call of Duty et a tous les atouts pour séduire un public casual. Pourtant la difficulté et le degré d’investissement assez élevés en font clairement un jeu hardcore. Il n’en reste pas moins qu’Aquaria est une très belle expérience, et vous n’aurez pas le sentiment de perdre votre temps non plus.
11th Oct2011

Une heure sur… Keys of a Gaming Space

by Alphajet

J'ai bien aimé le style graphique assez original (merci Sashka, j'ai emprunté ton screenshot!)

En fait, c’est pas une heure, mais une vingtaine de minutes maximum qu’il m’a fallu pour terminer cette petite aventure. Je n’aurais certainement jamais entendu parler de KoaGS si je n’avais pas fait un tour sur Playtime, le blog du Monde. L’interview de Sébastien Genvo, créateur du jeu et maître de conférences universitaire, dévoile une volonté de susciter des émotions spécifiques chez le joueur, sur un thème rarement abordé dans le jeu vidéo. A savoir le sujet délicat de la pédophilie et des conséquences qu’il engendre au sein d’une famille. Keys of a Gaming Space se revendique donc « jeu expressif » et nous invite donc à vivre cette expérience au travers de son personnage principal.

J’en serais probablement resté à l’interview si je n’avais pas lu la réponse de Sashka (game et narrative designer) à l’article de Playtime, qui était assez négative sur le jeu mais avant tout sur la promotion de l’interview. Du coup, ma curiosité a été titillée, et j’ai donc téléchargé le jeu (qui est gratuit) pour analyser 3 points :
– Est ce qu’il réussit à susciter des émotions particulières comme annoncé ?
– La critique de Sashka est elle légitime selon moi ?
– Et plus important, le jeu étant a priori aussi destiné à des « non-joueurs », avoir l’avis de ma moitié.

Pour répondrai à la première question par oui et non. Oui car ce thème particulier est à ma connaissance nouveau pour un jeu vidéo. Je félicite donc l’auteur d’avoir eu l’ambition d’aborder un sujet compliqué et délicat. Je répondrai non aussi car pour moi KoaGS est loin d’être innovant sur sa capacité à faire ressentir des émotions. Je veux dire par là que s’il est « expressif », c’est bien parce que c’est le seul but recherché par le jeu. De nombreux jeux ont réussi à faire passer des messages, certes de façon peut être moins directe, tout en proposant un « vrai » jeu.

C’est là où je rejoins Sashka, puisque KoaGS est plus une « expérience interactive » qu’autre chose. Il reprend les principes du Point’n Click et une structuration qui rappelle Braid pour les différents tableaux (là c’est le cas de le dire!). Il y a quelques autres clins d’oeil au jeu vidéo en général, mais on passe la plupart du temps à lire les dialogues. Une fois toutes les 5 minutes, on doit trouver un objet et le donner à la bonne personne, une fois toutes les 10 minutes on doit faire un choix dans les dialogues. Vu la longueur du jeu, vous comprenez mieux pourquoi je parle d’expérience plutôt que de jeu. Et ça m’amène au 3e point.

Je me demandais ce que serait l’opinion de Mme-Beauté qui n’est pas du tout familière de ce type de jeu. Et bien passé les premières minutes, elle en est venue à la même conclusion que moi, à savoir que cette mini aventure laissait un gros arrière goût de cliché. Pas sur le parti pris esthétique au demeurant très sympa, mais vraiment sur le fond. Les états d’âme du personnage ne paraissent finalement pas plus crédibles ou travaillées que dans des jeux plus classiques. Et au final, du fait de ces bribes de vie désordonnées, on a du mal à s’attacher à lui, et donc à se sentir impliqué par ses choix. Du coup, le déterminisme imposé au joueur ne m’a pas vraiment marqué, ni ma chère partenaire de test non plus. KoaGS laisse donc une impression de « pas abouti »…du tout. Peut être un galop d’essai pour inspirer des vrais studios de développement? Pourquoi pas!

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