04th Oct2012

Critique Casual: New Super Mario Bros 2

by Alphajet

Comme à mon habitude, j’arrive après l’été et la sortie de New Super Mario Bros 2 sur 3DS. Pourtant, c’est l’un des rares jeux que j’ai acheté dès sa sortie, un peu sur un coup de tête, en prévision de mes vacances. Un jeu de vacances, c’est peut être précisément la meilleure définition de NSMB2…

Mais revenons un peu en arrière. En 2006, je me fais un cadeau pour mes 25 ans en m’offrant la DS Lite et New Super Mario Bros (oui, je suis généreux envers moi-même!). Ce retour à un plateformer classique dans sa structure, mais réintégrant les meilleures idées de la série est alors une vraie réussite à mon goût. Succès non démenti par l’épisode Wii qui apporte lui aussi toute la convivialité du jeu à 4 et quelques nouveautés intéressantes. Cette année, Nintendo décide de continuer à pousser sa 3DS en lui offrant son propre épisode de cette sous-série après un Super Mario 3D Land très apprécié.

Et sur quoi on se focalise cette fois? La thune! Et oui, Mario aussi se heurte de plein fouet à la crise financière et décide de collecter le plus de pièces possible, l’objectif majeur étant d’atteindre le million de pièces d’or. Quel rapace ce plombier! Mais qu’en est il des niveaux à traverser? C’est là que le bât blesse d’après moi. NSMB exigeait de traverser 8 mondes pour défaire Bowser et son ignoble royaume de tortues communistes. Et sa suite directe propose un chemin direct qui n’en compte que 6. En fait il y en a bien 8 mais 2 sont cachés et uniquement accessibles par des sorties secrètes. Un monde étoile se débloque également après la fin du jeu. Mais du coup, dès lors qu’on ne cherche pas le 100%, le jeu se termine plutôt vite…

D’autre part, Nintendo a introduit très peu d’éléments nouveaux dans cet épisode, et les rares qui le sont servent souvent à faciliter la progression. Je pense surtout au costume de raton laveur qui rend invulnérable (sauf si comme moi on est un pitre des plateformes et qu’on finit dans un gouffre) qui apparait dès 5 essais ratés sur un niveau. Ou encore à la réintroduction de Reznor, cet espèce de boss rhinocéros apparu dans Super Mario World sur SNES qui conclut les châteaux de mi-monde et qui est vraiment facile à battre.

En fait pour moi cet épisode cherche à concilier les plus jeunes (ou les moins expérimentés) et les fondus de Mario qui ne considèrent la fin du jeu que lorsqu’il est fouillé de fond en comble. Ca plaira devrait convenir à ces deux catégories extrêmes, mais pour moi qui me trouve plutôt au milieu, je reste un peu sur ma faim. Bien sûr j’ai apprécié le challenge des 3 pièces d’or à récupérer par niveau, mais pas du tout convaincu par la course aux pièces qui ne séduira que les amateurs de compétition.

D’autre part, les 4 premiers mondes m’ont fait vraiment prendre NSMB2 pour un remake plus joli du premier! Vraiment trop peu d’originalité dans le level design. Il faut attendre les deux derniers mondes pour sortir des sentiers battus, que pour le coup, j’ai vraiment appréciés. Petit apparté, j’ai trouvé le Bowser final assez étrange à battre, comme un pied de nez au reste du jeu ultra classique. Un Mario reste un Mario, mais j’ai vraiment été habitué à plus d’audace d’un épisode à l’autre…

0-30min Durée de session:
C’est le plateformer « snacking » par excellence! NSMB2 brille toujours par ses niveaux pas très longs, et qui permettent de saucissonner correctement ses sessions de jeu. 2-3 niveau par-ci, par-là et hop on arrive à la fin du monde.
Ca donne au joueur une parfaite impression d’avancer constamment sans jamais rester bloqué.
Long Intervalle de partie:
Typiquement pas le genre de jeu qu’on risque de ne plus maitriser après 1 mois… Le gameplay est connu depuis 25 ans alors bon. Pas de surprise, il brille par sa capacité à être immédiatement accessible, et re-accessible des mois plus tard si on a envie de se refaire quelques niveaux.
Aisé Complexité:
Là encore, je crois que ne n’expliquerai à personne le principe de NSMB2. Le jeu est tellement accessible que même si on allait chercher un autochtone de la jungle amazonienne, il pourrait s’en sortir en quelques minutes.
On ne le souligne peut être plus assez, mais Mario a créé un jalon de référence pour les jeux de plateforme, et cet épisode ne déroge bien sûr pas à la règle avec une maniabilité toujours impeccable et jamais frustrante.
6-10h Durée de vie:
Personnellement je l’ai fini en 6h30 sans passer par les 2 mondes secrets. Et encore, en refaisant plusieurs fois les niveaux pour collecter les 3 pièces. On peut donc considérer ça comme une durée moyenne.
Ceux qui cherchent un challenge plus corsé devront débloquer et finir les 3 mondes secrets complètement, puis pourront s’acharner pour récupérer 1 million de pièces, ou essayer de battre leur meilleur score dans les « courses à la pièce ». Personnellement, j’ai trouvé ces challenges peu motivants et c’est bien dommage
+30€ Prix conseillé:
NSMB2 se trouve au prix assez classique de 35€ sur le net et 40 à 45€ en boutique, tarif qui ne bougera pas d’un iota avant très longtemps. Considérant la durée de vie assez courte, je trouve l’addition un peu salée comparée à l’excellent Mario Kart 7 par exemple.

Casual

Hardcore

C’est probablement le Mario le plus casual jamais sorti. Avec sa courte durée de vie, ses boss plutôt simples, et surtout le fait qu’on trouve autant de vies que de bière à l’Oktoberfest de Munich, on ne risque jamais la crise de nerfs.
Et dès qu’on galère un peu, le costume du Iron-raton-laveur flamboyant transformera le niveau en promenade de santé même pour les plus mous des doigts.
Si vous cherchez un jeu sympa et pas trop long, ou comme moi pour jouer sur la plage, c’est ce qu’il vous faut.
Je suis par contre bien plus réservé sur ma note « hardcore ». Autant le jeu est vraiment mignon, toujours efficace et avec une maniabilité impeccable, autant l’impression de jouer à un remake pendant 4 mondes m’a déçu.
Un point en moins pour cette fainéantise, et un autre en moins pour le manque d’innovations en général. J’ai trouvé que la chasse aux pièces d’or était presque décourageant comme challenge, et au fond pas très captivant.

Bref un épisode qui ne fait pas d’étincelles et ne restera surement pas dans les annales de la saga.

22nd Juil2012

Critique Casual: Diablo III

by Alphajet

Ca fait hyper longtemps qu’on n’a pas publié de critique casual. Torment doit en avoir une bonne demi douzaine qu’il n’a pas fini de rédiger, et de mon côté je n’ai guère eu le temps de m’y mettre ces dernières semaines. Mais s’il existe une bonne raison de casser cette spirale négative, c’est bien la sortie de Diablo III il y a déjà… 2 mois! Une éternité donc… bien qu’infime comparée à l’attente de ce 3 épisode, plus de 10 ans après le second.

Mais rentrons immédiatement dans le saignant, parce que le titre qui détient désormais un certain nombre de records de ventes n’a pas fait parler de lui qu’en bien. Ca n’est pas forcément l’objet de la critique qu’aborder les polémiques qui ont eu lieu, mais s’il faut avouer que le désormais célèbre « error 37 epic fail » a été rageant pendant quelques jours, Blizzard a très largement redressé la barre depuis. Mais bien au delà de ce problème temporaire, c’est l’incapacité à jouer en vrai « solo » qui m’insupporte. Non pas que je sois réfractaire à y jouer en multi, bien au contraire, mais l’incapacité à y jouer loin d’une connexion internet est aussi inutile que frustrante.

Après cette parenthèse rageante, qu’ajouter d’autre? Et bien je dois avouer que mes premières impressions sur le jeu ont été mitigées. J’étais au bord des larmes de sang quand j’ai passé mon premier niveau et que je me suis rendu compte qu’il était impossible de répartir manuellement ses points de caractéristiques, ou quand mon regard s’est posé sur le panneau des compétences. De nombreux joueurs (et joueuses), et a fortiori des testeurs, se sont levés tels une armée d’orcs assoiffés de sang pour s’insurger contre la « simplification » du jeu. Tout comme ceux qui ont appelé le mode normal du jeu « un tutoriel de 20 heures ».

Je ne suis pas d’accord avec ce constat, du moins pas complètement. Après quelques heures de jeu, j’ai compris qu’au contraire Blizzard avait réussi une sorte de pari improbable qu’il est un des rares à réussir : créer deux jeux en un. Ou plutôt… créer un jeu pour deux publics différents. Simplification…non, rationalisation oui! Diablo III c’est une sorte d’eau de vie de Diablo 2 : tout ce qui n’était pas nécessaire ou ne servait pas directement le coeur du gameplay a été supprimé. Il en résulte qu’on passe beaucoup moins de temps à réfléchir comment faire évoluer son personnage et beaucoup plus à combattre et ramasser son butin.

Du coup, moi qui ait pourtant traversé les deux premiers épisodes en long, en large et en travers, je n’ai même pas encore fini le jeu… Et pourtant il m’a déjà diablement amusé! Mais pour autant, le plaisir des plus acharnés n’est pas gâché pour autant puisqu’ils sont déjà des milliers à avoir fait, refait, rerefait et arpenté le jeu jusqu’au terrible mode Armageddon. En quoi sont-ils lésés par la facilité du jeu en normal ? Ils auraient de toute façon joué des dizaines d’heures avant d’arriver aux challenges les plus ardus. Ceux qui comme moi n’en auront pas le temps se satisferont parfaitement de le finir une seule fois.

Diablo III applique l’exacte recette de Starcraft 2 : refaire du similaire en apportant suffisamment de changement pour tout remettre en question. Et avec succès une fois encore.

30-60min Durée de session:
Il est possible de jouer à Diablo pendant 10 minutes grâce aux points de sauvegarde automatique répartis de façon très équilibrée. Pourtant c’est difficile d’envisager des parties si courtes. Comptez minimum une bonne demi heure, même si souvent vous déborderez largement sur l’heure de jeu.
Long Intervalle de partie:
Malgré ce que je pouvais imaginer au départ, on peut facilement laisser tomber sa souris pendant quelques semaines et retrouver le goût du clic frénétique en quelques instants. On retrouve toujours son personnage avec plaisir là où on l’avait abandonné (oui, en été, l’abandon de personnages sur le bord de la route est un drame courant)
Aisé Complexité:
Blizzard a extrait l’essence des précédents épisodes pour la condenser dans ce 3e. Du coup, la prise en mains est encore plus évidente et il n’y a plus de raison de réfléchir des heures à déterminer si on ajoute un point de compétence par ici, un point de force par là… On peut à chaque instant modifier sa façon de jouer sans contrainte.
20-30h Durée de vie:
Je considère que Diablo III est plutôt un jeu long, dont on pourra d’ailleurs étendre la durée de vie sur des mois. Mais ne serait ce que finir l’histoire principale en mode normal est bien plus longue que pour les épisodes précédents et invite toujours à visiter tel donjon secret ou tel bout de carte encore inexploré. Comptez une vingtaine d’heures pour en voir le bout quand même.
+30€ Prix conseillé:
N’espérez pas voir Diablo III soldé avant … haha longtemps! Il passera probablement aux alentours des 30€ l’année prochaine seulement. Du coup il faudra forcément lâcher quelques euros mais je considère que le rapport nombre d’heures jouées / prix est intéressant.

Casual

Hardcore

Blizzard a une fois de plus fourni un travail méticuleux pour rendre son jeu attractif au plus grand nombre. Diablo y a certes perdu une partie de son âme RPG, mais pas son plaisir brut. Il est néanmoins difficile de ne pas y passer de nombreuses heures. Pourtant il est beaucoup moins frustrant de le lâcher que l’était son prédécesseur, un très bon point. Rageantes durant les premières heures de contact, les modifications du gameplay finissent par s’estomper devant l’amélioration du rythme du jeu. On ne s’ennuie jamais et les combats s’enchainent de façon bien plus fluide qu’avant, l’action étant presque ininterrompue.
En réalité, je trouve le jeu encore plus tactique qu’auparavant son nouveau système de soin. Bref, Blizzard a encore frappé avec un titre qui s’impose une fois de plus comme un incontournable de sa catégorie.
13th Juin2012

Une heure sur… World of Tanks

by Alphajet

S’il y a bien une catégorie de jeu qui ne me réussit habituellement pas, c’est bien le MMO. En effet, difficile pour moi de trouver le temps souvent énorme demandé pour profiter de ces jeux. Mais je viens d’en essayer un qui est en train de faire un carton depuis un an, le très bien nommé World of Tanks. Il est parti de loin le petit, de Biélorussie plus exactement. Mais là où la plupart des MMO m’auraient déjà découragés, WoT propose un gameplay qui se rapproche bien plus de Team Fortress que de World of Warcraft.

Ah le charme de la campagne !

Bon, il faut quand même faire un postulat de base : soit vous aimez un tant soit peu les grosses boites de conserves à canon sur chenille, soit vous pouvez passer votre chemin et vous rabattre sur les FPS multijoueurs… il y en a des tonnes. Pour ceux qui sont toujours là, amateurs de cambouis et d’odeur de poudre, je crois que je tiens votre bijou. Avant de lancer le jeu, je dois dire que je ne le connaissais que de réputation (certes grandissante) sans savoir vraiment les détails. WoT c’est donc un MMO « light » : je veux dire par là qu’il n’est que relativement massif (les parties se jouent en 15 contre 15) et qu’il ne propose pas de monde persistant. En fait, la composante MMO se trouve dans la progression étape par étape vers les tanks les plus puissants du jeu.

Le principe des parties ressemble à un Battlefield 1942 qu’on aurait résumé aux combats entre chars. En bref, deux équipes qui peuvent être composées de véhicules de n’importe quelle nation s’affrontent sur une carte de 1km². L’objectif est soit d’annihiler l’équipe adverse, soit de capturer sa base schématisée par un drapeau. Jusque là, c’est ultra classique,  limite basique même. Mais la richesse du jeu se trouve ailleurs. Comme dans un FPS par équipe, on trouve différentes « classes » de tanks, 5 au total. Et chacune avec ses spécificités, notamment les chasseurs de chars et les canons automoteurs qui sont les plus spécialisées.

Quand on arrive en ville, tout le monde change de trottoir!

Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est le système de combat. Loin, très loin d’un Quake sautillant, il faut tenir compte des particularités du terrain, les aptitudes de chaque véhicule tant dans leur pilotage que dans leurs capacités d’attaque. Il faut également comprendre toutes les subtilités du gameplay :  le système de tir, cibler les zones les moins blindées, savoir se camoufler, gérer le timing du rechargement du canon… Mais tout ça n’est absolument pas pourri par une jouabilité complexe, bien au contraire. Seules les touches directionnelles, la souris et quelques rares autres boutons sont indispensables.

Et ça c’est la grande force de ce jeu, proposer un gameplay profond et abouti, tout en restant accessible. Et pour moi, il y en a une autre : c’est proposer des parties qui ne durent pas trois plombes. Contrairement à la plupart des MMO sont des gouffres de temps, WoT permet quand même de s’amuser pendant 10 minutes, même pendant les premières étapes du jeu, grâce à un système de matchmaking efficace. Bref, j’ai été conquis, et franchement je pense trainer mes chenilles sur WoT pendant quelques temps!

Impressions

Free to Play mais pas bridé, riche mais accessible, réduit à un unique mode de jeu (pour l’instant) mais très prenant pour autant, World of Tanks cultive les paradoxes avec succès. J’apprécie d’autant plus que le jeu occasionnel n’est pas du tout compromis. Seul frein possible : son univers très militaire et uniquement ciblé sur les tanks qui peut en rebuter plus d’un. En dehors de ça, c’est pour moi l’exemple de ce qu’il faut faire en Free to Play.
07th Juin2012

Une heure sur… Dirt Showdown

by Alphajet

Vends voiture, état proche du neuf, à voir!

J’ai voulu me faire une idée du dernier jeu de course de Codemasters en téléchargeant la version démo de Dirt Showdown. Donc en réalité, je n’y ai pas joué une heure, mais seulement 1/2 heure. En même temps, je suis censé pouvoir évaluer la qualité du jeu à partir de ce court aperçu. C’est bien l’objectif d’une démo, non? J’ai donc téléchargé ses 2,8 Go pour me rendre compte qu’au final il n’y avait qu’un seul circuit proposé, et donc un seul mode de jeu.

Les circuits proposent des croisements qui peuvent se révéler désastreux

Mais ça m’aura quand même permis de voir que l’EGO Engine déjà à l’oeuvre sur les précédents épisodes ou encore GRID est toujours aussi joli, fluide et chatoyant sur ses effets de lumière. Mais rentrons dans le coeur du sujet avec la tracé de San Francisco qui fait partie d’un des types d’épreuves disponibles. Et là, flashback de 1995 avec Destruction Derby qui proposait exactement le même type de course : tous les coups sont permis, on fonce dans ses adversaires, on s’appuie dessus pour pas réfléchir à comment prendre le virage, et on essaie de finir la course en un seul morceau et si possible, en tête.

C'est pas le camion de Baraccuda ça ?

J’ai refait la course avec plusieurs véhicules différents, et s’il y a effectivement des nuances dans la sensation de conduite, c’est quand même hyper facile d’accès. La prise en main est immédiate et je n’ai pas forcément l’impression que les catégories supérieures rendront la maniabilité plus difficile pour autant. C’est sympa, mais est ce que les 2 modes supplémentaires – le Gymkhana déjà présent dans Dirt 3 où les arènes de destruction là aussi comme dans l’ancêtre Destruction Derby ou plus récemment Flatout – renouvelleraient l’intérêt? Peut être…

Il n’empêche que je suis un peu déçu de voir l’orientation de la série passer du rallye pur (les anciens Colin McRae et Dirt 1) progressivement passer à un jeu purement arcade. Quelque part, Codemasters cherche à renouveler le style du jeu, mais je trouve qu’il y perd un peu son identité au passage. Donc je reste sur une impression un peu mitigée : du nouveau c’est bien, mais oublier ce qui faisait le coeur des anciens jeux, c’est dommage. Et à 40€(PC) ou 50€ le jeu (PS3), personnellement je préfère m’abstenir.

Impressions

Toujours plus arcade, la série se veut ouverte à un public moins ciblé. Le jeu vise le fun avant tout, mais je trouve qu’il y perd un peu de son charme. Pour autant, pour ceux qui recherchent un jeu de course pas prise de tête et la tôle froissée, ça peut le faire. Pour moi, peut être dans quelques mois en promotion…
31st Mai2012

1 heure sur… Sniper Elite V2

by Alphajet

C'est la fin des haricots pour les nazis

Sniper Elite V2 est une sorte de remake HD du jeu du même nom sorti en 2005 sur PS2, Xbox et PC. C’est Rebellion – studio que j’ai vénéré pour les heures de fun qu’ils m’ont fait passer sur le premier Aliens vs Predator – qui s’y colle à nouveau. La formule est du coup très proche : on incarne un sniper américain durant les dernières heures de la 2e guerre mondiale, qui doit éliminer (ou capturer selon les circonstances) les scientifiques responsables du projet V2. Et oui, c’est donc un vrai challenge de faire du neuf avec la seconde guerre mondiale. Voyant ses très bonnes ventes en France, je me suis laissé tenter par un essai

Commençons avec les points positifs. D’abord, j’ai trouvé que l’ambiance « pays dévasté » telle qu’elle était en Allemagne en 1945 est plutôt bien rendue. Et pour le coup, c’est plutôt bien joué car ça fait le parfait terrain de jeu pour un tireur d’élite, après tout c’est le but! Le moteur est fluide et tient bien la route. J’ai été surpris par le choix de proposer un 3rd Person Shooter pour un jeu de sniper. Mais finalement, ça m’a rappelé ce bon vieux Hidden & Dangerous en version modernisée. Au final, la maniabilité est très correcte avec les désormais habituelles possibilités de se mettre à couvert. Mais venons en au coeur du poulet : la qualité des phases de tir!

L'Allemagne en 1945, pas très fun et c'est bien retranscrit

Et bien Sniper Elite V2 se débrouille plutôt bien, avec une gestion de la gravité (il faut viser plus haut que sa cible en fonction de la distance), du vent (tir plus à gauche ou à droite) et du rythme cardiaque. L’élément le plus gratifiant étant le ralenti de la balle éjectée du canon qui finit sa course dans le buffet des soldats ennemis. Le jeu pousse parfois le détail jusqu’à présenter quels organes internes sont touchés. Bref, vous l’avez compris, l’idée est de trouver la position de tir idéale pour se dégager le passage afin d’accomplir l’objectif de la mission.

Bon jusque là, ça peut faire un très bon jeu pour les amateurs du genre non? Mais il y a aussi des choses qui me dérangent sérieusement. Le level design notamment qui m’a semblé très « couloirisé » sur ce que j’en ai vu. Pour un jeu qui aurait pu jouer sur la liberté d’action en laissant le joueur se poster où il le souhaite, c’est raté. Tout est très scripté et il n’y a pas trop de place pour faire à sa guise (non, ne me faites pas Jean Rochefort). Du coup on se retrouve souvent à devoir éliminer l’armée allemande entière parce que le fusil fait tellement de boucan qu’au moindre coup tiré, tous les ennemis se mettent en alerte et nous courent après. C’est très bien, mais dommage qu’on ne puisse pas faire d’approches plus furtives!

J'ai fini par aligner cet enfoiré de Gunther au snipe. Il ne s'est pas réveillé cette fois

Ensuite, je n’ai pas trouvé l’IA très convaincante. J’ai bien aimé le système honteusement pompé sur Splinter Cell Conviction où on voit sa dernière position en filigrane dès qu’on est repéré par un ennemi, mais en contrepartie, ces derniers courent en pleine rue et peinent souvent à se mettre rapidement à couvert. Donc ça donne lieu à de belles séquences de tir au pigeon… même si c’est un peu l’objectif du jeu finalement : se concentrer sur les compétences de tir. Mais quand même, le coup des soldats qui accourent en mode petit train pour se faire éliminer un par un, je croyais que ça n’existait plus depuis Call of Duty 2 non?

Pour finir, j’ai parfois regretté le manque de crédibilité. Autant les tirs au fusil de précision sont plutôt réussis, autant en tirant avec les mitrailleuses Thompson ou la MP40 allemande j’ai eu l’impression de tirer des boulettes de papier sur les ennemis ! Je me suis retrouvé dans la situation suivante : face à un soldat allemand endormi, je m’approche à 2 mètres et je lui tire 3 balles dans les poumons. Mais Gunther est plus costaud que ça, se réveille tout frais et m’élimine sans sourciller. Ah faut croire que les ennemis se servent beaucoup mieux de leurs joujoux parce que même à 200m ils arrivent à vous toucher avec leur vieille pétoire. Dans le même genre, si le rythme cardiaque est géré lorsqu’on court, il est étonnant de constater que se prendre du plomb dans le bide ne l’augmente absolument pas. Moi il m’en a fallu moins que ça en jouant au paintball pour monter dans les tours!

Bref vous l’avez compris, je n’ai pas été convaincu, même si je suis persuadé que les fans du genre pourront y trouver leur compte. D’autant plus que côté casual, c’est un succès avec des missions pas trop longues (entre 30 min et 1 heure) durant lesquelles on trouve plusieurs sauvegardes intermédiaires. Bref ça n’est jamais frustrant et SEV2 m’apparait comme un titre qui ne requiert pas d’y jouer de façon intensive.

Impressions

J’ai hésité à mettre mon appréciation à 2/4. Mais malgré sa gestion du tir de précision séduisante et réussie et des décors qui m’ont plu, l’IA défaillante et les scripts trop flagrants ont décapité mon enthousiasme. En bref, j’y ai joué une heure, mais j’aurai du mal à me motiver pour le finir.
25th Mai2012

1 heure sur … Ridge Racer Unbounded

by Alphajet

Après les sabres laser, les feux arrière laser!

La série Ridge Racer de Namco, c’est une institution depuis l’arrivée de la toute première Playstation. Alors après un épisode qui a déçu beaucoup de monde sur PS Vita, je me demandais ce que valait le petit dernier tout récemment sorti. Mais c’est une première, nos amis japonais ont confié pour la première fois la réalisation à une équipe européenne. Et pas une inconnue, il s’agit de Bugbear, qui s’est fait un nom en développant la série des FlatOut. Pour ceux qui ne la connaitraient pas, on parle de course de stock cars, et y bouffait beaucoup de ferraille entre les adversaires à défoncer et les éléments du décor à désintégrer.

Pour redonner un coup de fouet à Ridge, Bugbear s’est forcément inspiré de son expérience, et ce Unbounded est une sorte de bâtard entre le jeu original (pour le style des voitures), Burnout (pour la mise en scène apocalyptique des craches), Trackmania (pour l’éditeur de niveaux) et … Flatout (pour le décor destructible). Ils ont un gros shaker nos potes finlandais, mais il faut croire qu’ils ne sont pas si mauvais en cocktails parce que la sauce prend plutôt bien en fait. Bon mon expérience est trop courte pour savoir si l’intérêt subsiste au fil des courses, mais les sensations de conduite et de vitesse sont plutôt bien rendues. On a un pilotage arcade, mais on sent quand même le poids des véhicules. C’est pas simplement du On/Off gauche/droite. D’autant plus que le mode « Domination » que j’ai testé impose à la fois de se concentrer pour doubler ses adversaires, mais aussi sur les différents éléments à défoncer grâce au « Power! » . C’est une barre d’énergie que vous remplirez en driftant, en collant un adversaire au pot d’échappement ou encore en les percutant. Une fois remplie, elle permet de d’exploser certaines portions du décor normalement bloquées pour libérer des raccourcis, et gagner un maximum de points.

Pour avancer dans la carrière, il faudra donc engranger pas mal de points au travers des différents circuits. Circuits qui restent dans la très grande tradition Ridge Racer, à savoir des tracés urbains. Je n’ai pas pu essayer l’éditeur de circuits, mais d’après ce que j’en ai vu, il semble très simple à manipuler. Bon pour être un peu chauvin, je dirais que c’est quand même très pompé sur ce que Nadeo a fait avec Trackmania, mais bon, tant que ça rend service au jeu! La difficulté m’a semblé relativement relevée, les adversaires n’étant pas touchés par le fameux syndrome pathétique du « je me traine misérablement quand je suis devant, mais dès que tu me doubles j’ai un boost cheaté en permanence ». Chose qui m’irrite souvent dans les jeux de course.

Après, niveau visuel, c’est plutôt sympa mais les graphistes de chez Bugbear ont du créer le jeu avec des lunettes de soleil. Oui parce qu’ils ont un peu trop forcé sur les éclairages orange! Ca donne évidemment un style mais on était pas franchement loin du drame esthétique. Au final, ce nouveau Ridge Racer me semble être la plus franche évolution de la série depuis longtemps, et plutôt dans le bon sens. Maintenant, pour un joueur occasionnel, j’ai quand même quelques doutes sur la motivation à débloquer toutes les courses et apprécier le jeu sur la durée.

Impressions

Il n’a pas que de la gueule ce petit Ridge! Les nombreux changements apportés devraient permettre aux amateurs de courses déchainées d’y trouver leur compte. Et de renouveler le plaisir grâce à l’éditeur de niveaux. Seul ombre au tableau, un risque de répétitivité et de lassitude qui peut s’installer à la longue
04th Mar2012

Critique Casual/Hardcore: Deadly Creatures

by Torment

Je joue aux jeux avec généralement 1 ou 2 ans de retard. Pour l’écriture d’un article à venir, j’ai voulu tester Deadly Creatures qui est encore plus vieux (2009). Je me suis rendu compte que, comme Aquaria, Deadly Creatures est aussi une perle qui est passée inaperçue. Je veux donc vous en parler dans l’espoir que vous donniez une chance à celui ci (J’en profite pour vous rappeller de donner une chance aussi à Aquaria en passant).

Il faut le dire, les protagonistes sont un scorpion (que nous appellerons Rocco), et une mygale (que nous appellerons Roxanne), et ceux-ci ne nous donne pas forcement envie de les voir de très près. Pourtant, j’ai trouvé que c’était une  expérience vraiment rafraichissante de me mettre à la place de Roxanne et Rocco. Deadly Creatures m’a fait penser à un film de Jean-Jacques Annaud où on voit le monde depuis les yeux de notre petite bestiole. D’abord, on voit à quel point ce monde minuscule, pourtant toujours sous nos yeux, est une véritable jungle d’une sauvagerie effrayante.  Et aussi on se rend compte, que nous les humains, sommes finalement des créatures, pas mal comme les autres.

Rocco est un véritable petit Kratos et la violence de ses attaques sont impressionnantes (digne de… Scorpion… Celui de Mortal Kombat regardez ici). Roxanne, elle, me fait plus penser à un ninja, elle spécialise dans l’attaque indirecte: Elle adhère à toute surface, saute dans tous les sens, peut empoisonner ses ennemis, et les paralyser avec la toile. Le gameplay est simple, mais vraiment fun, on s’amuse du début à la fin, autant avec l’un qu’avec l’autre.

Deadly Creatures n’est certainement pas fait pour un public casual, mais reste t il accessible?

Le gameplay du scorpion résumé en une image... Qu'est ce qu'on s'amuse!

 

Le pavé casual


30-60min

Durée de session:
Le jeu est divisé en chapitres, et il y a des points de sauvegarde toutes les 15 minutes. On avancera bien de 4 points de sauvegarde par partie, ce qui nous fait 1 heure par partie.

Long
Intervalle entre parties:
Il y a une histoire, mais pas vraiment une qui nous tient en haleine, donc on ne se sentira pas mal de laisser tomber pendant un long moment, et reprendre quand on veut.

Simple
Complexité:
Deadly Creatures est essentiellement un Beat’em All à la GOW, mais avec une prise en main beaucoup plus simple (un bouton pour frapper, l’autre pour sauter ou se défendre dépendant de si l’on joue Rocco ou Roxanne). Les coups spéciaux sont assez simples à sortir (agitez la wiimote), et on peut s’en passer en difficulté moyenne.
8h Durée de vie:
J’ai terminé le jeu en 8H00, en prenant mon temps. Certains diront que c’est court, mais au prix où il coute, c’est plus qu’honnête. Aussi, je trouve ça rafraichissant qu’un jeu ne se sente pas obligé de nous présenter une quête épique et interminable.
La survie des petits arachnides Rocco et Roxanne est dans un sens plus mémorable que beaucoup d’histoires où il faut sauver le monde des forces du mal.
-15€ Prix conseillé:
Je l’ai eu à moins de 15€, et il les vaut bien
Casual
Hardcore
Deadly Creatures est court, les parties sont courtes, on peut s’arrêter de jouer pendant longtemps, et reprendre quand on veut. Le gameplay, lui, reste très simple, mais est très efficace. Je me suis bien amusé à donner des coups de queue avec Rocco (!).. en frappant la wii comme un marteau. Deadly Creatures ne s’adresse pas à un public casual, néanmoins c’est un jeu qui peut très bien être joué casualement. Je ne mâcherai pas mes mots, Deadly Creatures a été victime de racisme… Si seulement les protagonistes étaient des humains, il aurait très bien marché.
Sérieusement, le jeu est aussi fun que GOW, et 100 fois plus original. Je qualifierais Deadly Creatures d’être un des jeux les plus sous-appréciés de la Wii! Donnez lui une chance, vous ne regretterez pas..
27th Fév2012

Critique casual : SpaceChem

by Torment


SpaceChem est un jeu de réflexion original, au point que je n’arrive pas à le décrire. Une simulation de programmation non procédurale, non orienté objet, orienté spatialement peux être?… Le tout basé sur de principes chimiques réels (mais faux!)…?

Je ne saurais décrire le principe de SpaceChem, mais j’ai peux vous dire que le maitriser est une expérience difficile et enrichissante. Ceci étant dit, est ce que cela mérite de s’y investir?

 


+60min

Durée de session: (30 minutes – 3 heures)
Les premiers systèmes que l’on met en place ne sont pas trop longs au début, mais au fur et à mesure que l’on avance, la complexité demande un temps de mise en place qui peut prendre plusieurs heures! Heureusement, on peut s’arrêter à tout moment et reprendre plus tard, mais pour résoudre un problème compliqué, il faut consacrer de longues périodes de réflexion.

Court
Intervalle entre parties:
Si on laisse tomber trop longtemps une solution à moitié implémentée, mieux vaut repartir à zéro. Ça n’est vraiment pas un jeu qu’on peut laisser tomber, et revenir longtemps dessus après.

Difficile
Complexité:
Le moins qu’on puisse dire est que SpaceChem n’est pas facile d’accès, et qu’il ne se laisse pas maitriser facilement. La difficulté est très progressive, et du coup on continue d’apprendre pendant très longtemps. Et plus on avance, plus la complexité augmente, et plus les problèmes demandent du temps.

+20h
Durée de vie: (20 heures?)
Le jeu m’indique que je suis à 40%, mais les derniers 10% que j’ai joué m’ont pris plus longtemps que les premiers 30%. Je suspecte que la durée de vie est très longue.

-15€
Prix conseillé:
Sachant que la majorité des gens laisseront très rapidement tomber, 5€ est un bon prix. Ceci étant dit, les 10€ actuels restent un prix très honnête si vous avez vraiment envie de découvrir un jeu d’excellente qualité et très original.
Casual
Hardcore
SpaceChem me fait plus penser à un langage de programmation qu’un jeu. Il faut un investissement considérable de temps rien que pour apprendre à s’en servir, et ensuite il faut encore plus de temps pour arriver à faire des choses intéressantes avec. Je ne vois vraiment pas comment on pourrait apprécier ce jeu casualement. Je tiens quand même à mentionner que SpaceChem a un certain potentiel instructif, car il réussit le fait extraordinaire de rendre la logique de programmation accessible et amusante. Du coup, cela pourrait être un bon investissement de temps pour beaucoup de personnes. SpaceChem est un jeu qui nous fait résoudre des puzzles avec une logique de programmation très particulière. J’ai énormément apprécié son gameplay original, ainsi que sa présentation très simple, mais vraiment réussie. Il est bien dommage que le jeu demande des parties interminables pour pouvoir l’apprécier.

 

20th Fév2012

Critique Casual/Hardcore: Anno 2070

by Torment

J’ai toujours adoré les jeux de gestion comme Theme Park, Sim City, Settlers 2, Civilization, et autres Genesia. Ce sont toujours des jeux d’une très grande complexité, qui prennent beaucoup de temps, mais qui sont d’une richesse inégalée.

Je pense qu’un jeu de gestion, où on dirige une corporation, une ville, une civilisation, nous apprend plus sur la vie réelle que n’importe quel autre type de jeu (hormis simulation pure). Theme park, par exemple, sous ses airs de jeu enfantin, était en fait une simulation de business très complète.

Ces derniers temps, les fans de gestion n’ont eu droit qu’à des plats réchauffés (Civilization, Anno, et Settlers). Cependant cette année, au lieu de nous sortir Anno 1753, 0003, ou 1234, Blue Byte prend le pari (réussi) de nous projeter dans un futur proche. Anno 2070 nous permet donc de suivre l’odyssée passionnante de la civilisation humaine dans un futur submergé par les eaux. Comme nouveauté, les humains auront accès à la recherche, ils pourront conquérir de nouveaux milieux (terres sous marines), et devront gérer l’environnement.

Anno 2070 se projette donc dans le futur, mais est-il donc un jeu de gestion moderne, qui pourrait être apprécié en casual?

+60min Durée de session:
Les premières missions de la campagne ne sont pas trop longues (moins d’une heure pour certaines), mais après elles deviennent interminables. Il y a 3 actes, où le premier peut se boucler en 3 heures, et le dernier en une quinzaine.Heureusement, on peut s’arrêter à tout moment. Mais on devient tellement pris par le jeu qu’on se retrouve facilement à jouer jusqu’à minuit sans s’en rendre compte.
Court Intervalle de partie:
Vu la complexité, il sera difficile de se relancer dans une partie d’Anno 2070, une fois les mécanismes oubliés.
Forte Complexité:
C’est un Anno, une simulation économique poussée, et il ne faut pas s’attendre à quelque chose de simple. La campagne nous apprend tous les mécanismes du jeu, et comme il y en a beaucoup, on apprend de nouvelles choses tout le long. Mais quand même, l’interface n’est pas toujours intuitive, et la campagne oublie de mentionner des choses parfois cruciales, et je me suis déjà retrouvé complètement bloqué sans savoir comment faire (merci Internet). Après, je comprend aussi qu’il y a des choses que le jeu ne nous apprend pas volontairement (gagner un combat, balancer le budget,…), car dans une certaine mesure cela fait partie du jeu que l’on apprenne à se débrouiller.
+20h Durée de vie:
Longue bien sûr, mais pas autant qu’on pourrait le croire. La campagne est très intéressante et permet de faire le tour des mécanisme du jeu (j’estime à 25 heures). Une fois la campagne finie, on peut se lancer dans le mode bac à sable ou le multijoueurs.
+30€ Prix conseillé:
Si les jeux de gestion sont votre truc, vous n’avez pas trop de choix, et Anno vaut un bon prix (disons 30€). Si vous êtes juste intéressé à découvrir, pourquoi ne pas faire le premier acte, qui dure 3 heures (vaut bien 5€).
Casual
Hardcore
Il est difficile d’imaginer comment apprécier occasionnellement un jeu avec autant de complexité, et des parties aussi longues. Pourtant je pense qu’il y a moyen. Même si les parties sont très longues, la campagne reste d’une durée raisonnable pour le genre. Si vous avez peu de temps en général, mais le temps de faire des parties longues (dans l’avion par exemple), vous pourrez en voir le bout. Évidemment, il y a aussi tout un potentiel social à découvrir avec un ami, ce que je n’ai pas essayé. Je pense qu’Anno 2070 est le meilleur jeu de gestion sur le marché. Ceci étant dit, à part Civ V, il n’y a pas vraiment de compétition… Au final, ça reste un Anno (difficile, profond, même interface…) , mais avec une très grosse dose d’originalité, ce qui mérite de redécouvrir la série.
17th Fév2012

Critique Casual/Hardcore: Mario Kart 7

by Alphajet

Et l’enfant prodigue arriva. Aidé de son fidèle destrier Super Mario 3D Land, le dernier Mario Kart a été le héros des ventes de la 3DS au dernier Noël. Comme quoi, si la preuve devait encore en être faite, une console se vend bien à partir du moment où des jeux incontournables débarquent. Et là en l’occurrence, Zorro est arrivé!

Trêve de bavardages! Presque tous les joueurs ont un jour vu ou touché de près ou de loin à un Mario Kart, la série ayant cartonné sur toutes les consoles Nintendo depuis 1992. Et clairement, c’est un des éléments qui fait sa force, mais j’y reviendrai plus tard. Honnêtement, avant de l’essayer j’avais des doutes sur ce 7e épisode. Pas sur sa qualité, ce genre de licence étant incontournable pour Nintendo, mais plutôt sur son intérêt. Je me disais « bah, c’est juste un MK de plus avec un nouveau panel de circuits, mais pas de grands changements à l’horizon ». Bref un très bon jeu, mais pas exceptionnel.

Et je n’avais pas tout à fait tort. La 3D est très bien exploitée dans le jeu, mais pas indispensable, les graphismes sont très mignons, mais ça n’est jamais très important dans Mario Kart, il y a quelques petits changements dans les armes, mais pas fondamentaux… Oui mais un peu comme l’épisode sur DS que j’avais adoré, ce MK7 améliore tout un tas de petites choses qui boostent l’expérience. Les deltaplanes et les hélices que j’imaginais très gadget proposent en réalité des passages très sympas et parfois techniques, la gestion des dérapages a été affinée, le StreetPass permet aux plus hardcore de chasser le chrono pendant des heures. Le multi online m’a semblé d’ailleurs très réussi, sans parler de la possibilité de « partager son jeu » pour jouer en local avec une seule cartouche!

MK7, comme certains de ses prédécesseurs, synthétise la quintessence de ce jeu de course ou le fun est toujours gagnant. Qu’on soit joueur occasionnel ou acharné, il offrira d’excellents moments, de la petite dizaine de minutes pour finir un GP 100cc jusqu’à la traque des trajectoires idéales pour gagner 1 dixième de seconde. C’est ce que je trouve exceptionnel, dans ce Mario Kart : il est nouveau, mais tout le monde le connait déjà. Et pour autant, toujours aussi addictif, c’est sa formule magique!

-30min Durée de session:
On peut finir un GP en un quizaine de minutes, et s’arrêter là. Mario Kart 7 est juste idéal à ce niveau là. J’ai progressé par petites étapes, finissant les 50cc, puis 100cc, et j’en suis désormais aux 150cc. A la limite, je trouve même que que c’est beaucoup plus sympa d’y jouer par courtes sessions que de longues parties.
Long Intervalle de partie:
J’aime beaucoup ce MK7 et ça ne m’empêche pas de poser ma 3DS pendant 2 semaines et la reprendre sans sentir le moindre inconfort en rejouant. Les réflexes ne disparaissent pas, et on prend toujours autant plaisir à relancer une partie de temps en temps.
Aisé Complexité:
Comme je le dis plus haut, Mario Kart 7 reste Mario Kart. Si la quête des meilleurs temps ou des 3 étoiles dans toutes les courses requiert une maitrise certaine, ça n’empêche pas de s’amuser dès la première course. Même un débutant total s’éclatera très vite et assimilera rapidement le gameplay très accessible
10-20h Durée de vie:
J’indique entre 10 et 20h mais compte tenu du mode multijoueurs, les plus accrocs pourront encore passer quelques dizaines d’heures à se fritter en ligne. Faire le tour du mode solo demandera déjà un certain temps, sans pour autant frustrer si on n’en vient pas à bout.
+30€ Prix conseillé:
Typiquement le genre de hit dont le prix ne baissera pas avant des années. On le trouve sur internet aujourd’hui pour un peu moins de 35€. Mais pour tous ceux qui ont une 3DS, c’est un bon investissement même à ce prix.

Casual

Hardcore

Mario Kart 7 est exemplaire en tout point côté Casual. Accessible, jouable en courtes parties, sans nécessiter d’y jouer régulièrement. Nintendo a su balayer mes doutes avec cet excellent épisode 3DS. S’il n’atteint pas la note maximale, c’est juste qu’après tout ça reste un Mario Kart de plus sans révolutionner la formule. Mais après tout, en a-t-elle vraiment besoin… tant qu’on s’amuse!
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