15th Juil2015

1h sur … World of Warships

by Alphajet

World_of_Warships_01

World of Warships – WoWs pour les intimes – est passée en beta ouverte il y a deux semaines environ. Wargaming, l’heureux papa de ce troisième enfant, est donc assez certain de son gameplay et de son équilibrage pour justifier une ouverture à tout le monde. Ils estiment le jeu à 85% finalisé, ce qui donne une idée assez juste à mon goût du degré de finition actuel. Pour ceux qui ne le connaitraient pas, World of Warships est le 3e et dernier larron (a priori?) de l’équipe des « World of… » qui avait démarré par les tanks, puis les avions. Comme son nom l’indique, on parle ici de navires de guerre qui font des gros boooms avec des canons de 380mm.

Le principe est très similaire à celui appliqué pour ses frères, à savoir des combats en équipe opposant des véhicules de la première moitié du XXe siècle, de rang proche, dans des batailles durant environ une quinzaine de minutes. Le gameplay est un savant dosage entre réalisme et plaisir de jeu impliquant des concessions sur cette réalité. Par exemple, les distances des combats navals sont plus faibles que ce que permettraient réellement les navires, ce qui permet de concentrer l’action sur des cartes plus petites. Les présentations étant désormais faites, rentrons un peu plus dans le détail.

World of Tanks est certainement un des jeux auquel j’ai le plus joué au cours des cinq dernières années. Il est exigeant, parfois punitif, mais sait constamment être suffisamment attractif pour refaire une partie… voire même mettre la main au portefeuilles pour acquérir certains bonus payants proposés par Wargaming. Lorsque World of Warplanes est sorti, mes attentes étaient fortes pour un jeu qui concernait des batailles aériennes que j’affectionne plus particulièrement. Pourtant… je n’ai que moyennement accroché. La coopération entre équipiers était plus erratique, les différents types d’avion pas aussi judicieux que les classes de tanks, les modèles de vol un peu trop similaires… Bref, il n’y avait pas ce petit quelque chose qui fait dire à tout joueur accroc « allez je m’en fais une petite dernière et j’arrête ».

A l’entame de World of Warships, on retrouve très vite ses petites habitudes. On n’est plus dans un hangar, mais dans un port, mais tout est similaire aux autres jeux de la saga biélorusse. L’interface étant rodée, les développeurs n’allaient pas réinventer la roue à chaque fois. On démarre donc avec un croiseur de rang 1, américain ou japonais. Bien que d’autres nations aient d’ores et déjà été annoncées (dont la puissante Navy britannique), le choix se limite pour l’instant à la marine des Etats-Unis et la marine Impériale Japonaise. On sait déjà que de nombreuses mises à jour viendront étoffer le contenu que ce soit avant la fin de la phase beta ou après: Wargaming est connu pour le suivi exemplaire de ses jeux. Et là, sans pourtant être un marin aguerri, on comprend vite la mécanique de base pour se déplacer, viser et faire feu. Dans la même veine que les jeux Blizzard : « easy to play, hard to master ».

Maman les ptits bateaux qui vont sur l'eau ont ils des canons de 420 mm ?

Maman les ptits bateaux qui vont sur l’eau ont ils des canons de 420 mm ?

Par rapport à ses homologues terrestre et aérien, WoWs n’engage que 12 unités dans chaque camp contre 15 habituellement. J’imagine que c’est une question d’équilibre par rapport à la taille des cartes, mais cela ne m’a pas gêné pour autant. Parlons des cartes justement… dont je n’ai pu voir qu’une seule. Même si les environnements sont amenés à varier, j’imagine que la majorité seront faites de côtes ou d’îles permettant de couper habilement les lignes d’horizon. Il semble risqué de proposer une map en plein océan sans aucun obstacle… même si c’est pourtant le cas de l’essentiel des batailles navales de la période ciblée ! Mais pour le gameplay semi-réaliste de WoWs, c’est parfait. Si World of Warplanes était plus rapide et moins tactique que World of Tanks, j’aurais presque tendance à dire que World of Warships est plus stratégique. Vu la vitesse d’un navire de guerre qui se situe grosso-modo entre 20 et 30 noeuds, il est important de prévoir son plan de bataille, de s’organiser, de suivre un autre bateau plus puissamment armé ou protégé.

Tirer profit des forces et des faiblesses de son navire est primordial, même au niveau 1. Comme dans WoT, il est également important de savoir orienter son monstre d’acier, d’une part pour orienter ses canons correctement, et d’en placer le plus possible face à l’adversaire pour faire feu, mais d’autre part pour « angler », c’est à dire éviter de présenter un profil trop large à l’adversaire et de faciliter la pénétration des obus dans la coque. Et si le Tier 1 ne permet de jouer que les croiseurs, les niveaux suivants permettent de débloquer d’autres classes via la recherche, comme les destroyers, les puissants cuirassés et les porte-avions, qui permettent de décupler les tactiques et les possibilités.

Bref, le peu de temps que j’ai pu consacrer à WoWs m’a d’ores et déjà convaincu qu’il serait un excellent titre du genre, très probablement plus que World of Warplanes. Si vous aimez les batailles historiques, les croiseurs de guerre et les connaissez leur calibre sur le bout des doigts : ce jeu est fait pour vous. Si ce n’est pas le cas mais que cela vous tente, il ne vous en coûtera que les 4,4 Go de téléchargement de la beta. Dans tous les cas, il est certain que c’est un jeu qui, bien que pouvant être pratiqué occasionnellement, demandera beaucoup d’investissement en temps pour progresser au delà d’un certain niveau.

24th Mar2011

Quand le jeu vidéo se fait médecin

by Alphajet

Certainement le plus physiques des jeux de Wii Sports!

Cet article publié sur Gameblog m’a fait réfléchir à la dimension thérapeutique que pouvaient prendre les jeux vidéos d’ici quelques années. Pour résumer le post de Salomé pour ceux qui auraient la flemme de cliquer 😉 elle présente l’initiative d’un kinésithérapeute respiratoire qui a eu pour idée d’utiliser Wii Sports comme exercice pour ses patients. Ce n’est pas la première initiative, déjà en 2007 le Glenrose Rehabilitation Hospital au Canada avait inclus la Wii et Wii Sports comme moyen de rééducation après une intervention chirurgicale. Ce qui démontre que même si ça ne remplacera jamais l’accompagnement d’un kiné, cela peut faire efficacement partie de son arsenal pour aider les patients à retrouver leur motricité ou mobilité.

Là où le gars en question va plus loin, c’est qu’il est à l’initiative de la création d’un serious game, MUCO Play (les serious game comme leur nom le laisse entendre, sont des jeux qui ont vocation à atteindre un objectif « sérieux » en utilisant des moyens ludiques). La prise de conscience des apports que peuvent procurer le jeu vidéo à des patients est relativement récente. Mais je l’apprécie car elle donne une légitimité supplémentaire au jeu vidéo ; je pense qu’elle permet de véhiculer le message qu’ils n’apportent pas que de la violence au travers de FPS militaires… D’autre part, je suis assez convaincu que les enfants hospitalisés verraient leur stress diminuer si on leur proposait des sessions de jeux vidéos, en focalisant leur esprit sur quelque chose de ludique. Re-mission est typiquement dans cette lignée, en proposant à des enfants cancéreux d’incarner une héroïne qui doit détruire des cellules cancéreuses, un moyen de mieux comprendre sa maladie, et peut être de mieux la combattre aussi…

Ce qui m’amène sur le terrain des serious games, un genre qui n’a pas trop vocation à être discuté sur CasualHardcoreGamer.fr mais quand même. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est un style de jeu qui peut se développer dans les années à venir, et notamment dans les entreprises. Il y a clairement des activités pour lesquelles les informations pourraient être représentées de manière plus ludique, par exemple sous forme d’un Sim-like. Une représentation graphique qui pourrait pourquoi pas être plus lisible, et plus efficace qu’une armada de tableaux et de chiffres. Pourquoi pas un Sim-Usine pour gérer des chaînes de production? Les possibilités sont infinies et pourraient également remotiver des salariés parfois perdus dans la masse d’informations! Bientôt des « achievements » du style « 3 réunions inutiles d’affilée » à votre boulot? 😉